Congo-Brazzaville : Grande Stratégie des Presidents Hollande et Boukadia

Le 21 octobre 2015 lors de la Conférence de presse à l’Elysée conjointement donnée par le Président Keita du Mali et le Président Hollande, ce dernier fut d’une subtilité magistrale induisant le faux-pas tout aussi magistral du Président Sassou qui y a vu un feu vert subliminal quant à poursuivre dans son référendum du 25 octobre 2015.

En effet, la question tout aussi subtile posée par le journaliste au Président Hollande, en constatant une « forte tension à Brazzaville huit jours avant le référendum », était précisément la suivante : 

« Est-ce que le Président (sous-entendu Sassou Nguesso) a le droit de consulter son Peuple et quel est le message que Vous lui adressez ? ».

Le Président Hollande dans sa réponse immédiate ne fit que répondre : « Oui, il a le droit de consulter son Peuple » étant sous-entendu dans les conditions permises par sa Constitution, il va de soi, en ne pouvant un instant publiquement faire état d’un Président allant à l’encontre de sa Constitution sans pouvoir diplomatiquement lui en faire la remarque, l’acte n’étant pas encore consommé au moment de la question, ce qui eut été alors un procès d’intention et aussi une ingérence en pays souverain que le Président Sassou n’aurait pas manqué de lui objecter. 

Le Président Hollande, par sa réponse laconique « piégea » de fait le Président Sassou, celui-ci y ayant perçu un encouragement à poursuivre son idée potentiellement inconstitutionnelle et qui l’ait advenue de fait en d’obscures conditions par l’élection anticipée du 20 mars 2016, la perception d’un ralliement implicite du Président Hollande au Président Sassou par l’Opposition congolaise in situ et par la Diaspora Congolaise mondiale n’étant alors qu’une illusion ayant contribué à encourager le Président Sassou dans son faux-pas, comme le suggère son empressement à « saluer la sagesse » du Président Hollande.

Telle est l’analyse magistrale et immédiate du Président Boukadia s’avérant géniale encore, dès qu’il eut pris connaissance de la réponse du Président Hollande : « Sur le Congo, le Président Sassou peut consulter son Peuple, ça fait partie de son droit et le Peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, ça vaut pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux dire sur la question ». Ce qui en rien ne s’oppose à ses « conseils » fondés sur le fait constitutionnel qu’il était interdit au Président Sassou de modifier, voire de faire modifier la Constitution, au prétexte de se représenter ; à bon entendeur salut ; génial dans cette réponse de ne pas y faire allusion ; il suffisait d’attendre le faux-pas dans le piège tendu, en n’analysant pas la réponse pythique. Génial de n’avoir pas mis en exergue les conditions inadmissibles du référendum de modification de la Constitution nonobstant celles tout autant inadmissibles que celles de l’élection présidentielle qui se profilait à un horizon sans être encore anticipée.

Silence,  on fraude au Congo Brazzaville

Alain Mabanckou a parfaitement raison de dire à propos de Brazzaville-Mfoa actuel : "Silence, on fraude!" ; tout le monde le sait, ceux qui l’avouent et ceux qui ne veulent pas, la question pour ces derniers étant « encore un quart d’heure s’il vous plait » en  n’ayant pas perçu qu’il fallait constater l’ampleur de la fraude organisée pour réagir. Donc, que Alain Mabanckou se rassure, et rassure la Diaspora, au second degré les faits sont rassurants ; la géopolitique a des subtilités jansénistes et jésuitiques que le Président Boukadia maîtrise à merveille avec un héroïsme honorant la Sous-Région, lui qui, parmi d’autres, fut à l’origine de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 contre Sassou, en notant que la thèse économique considérée fondamentale est un poncif qui cache l’arbre de la forêt : ce n’est pas en changeant de mentor que l’on résout la question.

La solution est d’un autre ordre plus subtil dont il est encore trop tôt pour en parler, notant que les atrocités faites dans le Pool, viennent de faire prendre conscience à la Communauté Internationale dont la France qu’il s’agit en fait d’une épuration ethnique qui perdure depuis 1997.

Comment se sortir de ce tragique génocide

Donc, la question est comment se sortir de ce tragique génocide semblant perdurer aujourd’hui sans que la Communauté Internationale devienne de fait un complice ?


Que la France ait bien compris la situation au Congo-Brazza, on peut y voir un indice avec la ministre de France, Audrey Azoulay, qui vient de remettre à Alain Mabanckou qui professe au Collège de Franceles insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en rappelant que sa ville de Pointe-Noire a été privée de télécommunication pendant cinq jours lors de la dernière élection, façon de réprouver cette élection en stigmatisant par un carton rouge ceux passés en force contre la volonté du Peuple.

Modeste Boukadia a la confiance de la communauté internationale

D’autant que la France déclare terminer l’opération Sangaris pour la fin de l’année, que ce 13 mai au matin le Ministère des affaires étrangères du Congo a pris contact avec le représentant du Président Boukadia à Brazzaville pour lui demander : « Qui est votre Président » s’entendant dire : « Consulter votre gros dossier, sinon voyez Sassou, il le connait mieux que quiconque » et qu’on lui ait répondu « qu’une réunion interministérielle à propos de votre Président était prévue et qu’on lui faisait parvenir l’invitation transmise aux différents ministres », une façon de dire que le Président Boukadia, l’Homme Intègre passé sous silence, est au cœur du cyclone, interface providentiel ayant la confiance internationale par sa probité et sa parole en  étant dénué de revanche sans laxisme prônant le repli transitoire pour éviter le sang.

L’Ambassadeur de France exige la libération du Président Boukadia

D’autant que les Autorités Américaines et Européennes ne reconnaissent pas les dernières élections présidentielles ni la formation le 25 avril du gouvernement, que les Autorités belges ont refusé le 5 mai le visa à Clément Mouamba au motif : « on ne reconnaît pas votre gouvernement, libérez les prisonniers politiques » et que la France vient d’en faire autant, l’ambassadeur de France ayant haussé le ton lors de la dernière réunion, ce qui est inhabituel, pour exiger la libération du Président Boukadia et de tous les prisonniers politiques, y compris les 14 membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (en sigle CDRC, parti du Président Boukadia) séquestrés depuis le 21 août 2013, le Président Boukadia ayant été exfiltré du Congo avec l’appui de la France.

Condamnation du Congo-Brazzaville par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

A noter qu’un jugement rendu en Cour d’Appel à Pointe-Noire (sans 1ère instance) relâcha 14 des 28 personnes arrêtées le 21 août 2013 et condamna les 14 autres à des peines d’emprisonnement dont certaines très lourdes pour des motifs reconnus illégitimes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU saisie par le Président Boukadia en novembre 2013 et signifié par l’ONU au Président Sassou en décembre 2014, celui-ci ayant depuis fait le dos rond devant toutes tentatives de la diplomatie internationale qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts à Brazzaville, les promesses de libération immédiate étant systématiquement non tenues et les emprisonnements arbitraires de l’opposition s’étant généralisés au point de créer un climat de terreur.

Donc, remarquable politique prévoyante du silence du Président Hollande relevant comme au judo dans l’attente de la faute de l’Autre pour pouvoir lui signifier un motif réel et sérieux, à savoir l’arrestation du Président Boukadia le 15 janvier dernier qui s’est présenté à l’aéroport de Maya Maya retournant au pays avec une condamnation par contumace de la cour de Pointe-Noire du 9 avril 2014, condamnation qui ne lui a jamais été signifiée et dont il est toujours impossible de s’en procurer une copie, une arrestation rocambolesque qui n’a jamais été médiatisée avec 1900 militaires, quatre chars et un hélicoptère militaire plus un appareil politico-judiciaire ayant investi tout l’aéroport pour accueillir et adouber le Président Boukadia et son épouse, celui-ci se voyant opposé le jugement par contumace aux mêmes motifs que ses hommes (des motifs reconnus abusifs par l’ONU au regard du droit international), puis séparé et embarqué sur un vol partant pour Pointe-Noire où il est depuis séquestré sans motif, le motif le plus grave retenu contre Lui et ses hommes ayant été « atteinte à la sûreté de l’Etat pour demande de gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud » avec brandissement de pancartes « Carton rouge » à l’égard du gouvernement, une situation ubuesque qui porterait à en rire si de nombreuses vies n’étaient pas en jeu.

« Le Changement ne viendra que de Modeste Boukadia»

Le Président Boukadia conditionne sa propre sortie à celle de tous les prisonniers politiques du Congo

De source sûre, il semble que la Gendarmerie Nationale Congolaise fasse pression sur la Magistrature pour que celle-ci sorte le Président Boukadia. Celle-ci répond que l’on veut bien l’extraire car « le Changement ne viendra que de Lui », la question étant ses Hommes, le Président Boukadia conditionnant sa propre sortie à la leur et celle de tous les prisonniers politiques du Pays, lui-même étant reconnu comme tel par la Croix-Rouge Internationale nonobstant l’Avis de la Commission Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU pour libérer ses Hommes et implicitement lui-même, l’auteur de la Requête à l’ONU incarcéré pour les mêmes motifs que ses Hommes. 

Quatre mois d’incarcération sans cause

En effet, rappelons, malgré l’omerta généralisée de l’Opposition Institutionnelle du Congo-Brazza à propos du Président Boukadia dont le nom brûle les langues même parmi les ténors de la Diaspora pour des raisons compréhensibles d’égo personnel, que celui-ci, ayant la double nationalité française et congolaise ayant prévenu lui-même les Autorités Congolaises et Françaises de son retour le 15 janvier 2016, fut arrêté ce jour en présence de son épouse à sa descente d’avion à Maya-Maya venant de Paris, se voyant opposé par ces Autorités le jugement jamais notifié rendu par contumace contre lui le 9 avril 2014, même jugement introuvable ce jour depuis toujours, et ayant condamné quatorze de ses compagnons politiques du C.D.R.C. à de lourdes peines d’emprisonnement et libérant les quatorze autres tous arrêtés le 21 août 2013 aux motifs reconnus abusifs par la Commission des Droits de l’Homme sur une requête émanant de lui-même, des recommandations signifiées au Président Sassou le 23-12-2014 qui depuis s’enferme dans un autisme diplomatique. 

Après quatre mois d’incarcération, les raisons ayant prévalu à la séquestration du 15 janvier dernier du Président Boukadia abusives au regard du droit international, par la Commission Internationale de Droits de l’Homme, toutes les demandes de remise en liberté se sont révélées sans suite par raison d’absence de motifs réels et sérieux. Conséquence collatérale de ce déni de justice dictatoriale, le Président Boukadia n’a pu enterrer sa mère décédée le troisième mois de la détention du Président du stress provoqué par la condamnation inique de son fils à trente (30) ans de travaux forcés.

Derniers événements, le commandant de zone de la Likouala assure avoir reçu note officielle pour procéder au transfert des 14 prisonniers politiques du CDRC détenus arbitrairement au regard du droit international par le Nord Congo et de 15 militaires attachés au colonel NTsourou, transfert qui devait se faire à Brazzaville pour procéder à leur libération officielle le 9 mai 2016 avec le Président Modeste Boukadia. Mais ce dimanche 8 mai, quand l’avion de la TAC affrété par l’Union Européenne est arrivé à Impfondo, il n’a pu embarquer que 9 militaires du colonel NTsourou et aucun membre du CDRC, ce qui est un détournement par le Président Sassou de la mission officielle de l’avion UE qui était la libération du Président Boukadia, de tous ses Hommes et de tous les prisonniers politiques, dont celle du colonel NTsourou et de ses hommes, ce qui est l’origine même du haussement de ton de l’Ambassadeur de France lui-même.

Paris, le 15 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme
Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès du Président Modeste Boukadia

A l’attention de Monsieur Alain Mabanckou

Monsieur,

 

Tous les réseaux mentionnent votre visite à monsieur François Hollande, Président de la République Française.

 

Défenseur du Congo Brazzaville, vous utiliser la plume et la langue française, autrefois reconnue pour sa richesse et sa diplomatie.

 

Comme vous mon mari, Modeste Boukadia, avec la même arme, défendez la vie des congolais et des congolaises qui subissent des maltraitances (physique et psychologique), survivent de plus en plus péniblement, car récemment les produits alimentaires de bases ont doublé (ex : sac de riz : de 800 à 1800 FCFA).

Comme vous, Modeste Boukadia défend le peuple du Kongo pour que s’arrête ce génocide qui n’a pas le courage de porter son nom, même après la disparition du quart de la population.

 

J’aimerais que vous puissiez évoquer le cas de mon mari auprès de monsieur François Hollande.

 

Permettez monsieur, qu’au nom du Congo, des vies et des traditions qui s’éteignent, je puisse croire en des Hommes droits qui se respectent.

Si votre renommé d’homme de plume vous a conduit au Collège de France, auriez-vous l’amabilité d’être un porte parle, celui de ceux muselés par la peur ou croupissant dans des geôles ?

 

Ci-dessous vous trouverez des propos qui sont celui d’une femme, se battant auprès de son mari et en pièce jointe le CV politique de mon mari

Je vous remercie et vous souhaite un rendez-vous riche et fructueux.

 

Dr Nadine Nagel-Boukadia

Exposé des faits :

Mon mari, Modeste BOUKADIA est Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo-Brazzaville (C.D.R.C.).

 

Il est délégué des forces de l’opposition extérieure à la Conférence Nationale Souveraine de 1991. En 1997 il se présente à l’élection présidentielle mais le putsh de Denis Sassou Nguesso met fin au processus démocratique. En 2009, il se présente comme candidat indépendant à la présidence de la République pour le changement, l’unité et la réconciliation.

 

Lors de cette campagne électorale (conférences de presse et des meetings populaires) il s’oppose au changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 et milite pour un gouvernement d’union nationale. Pour avoir demandé ce gouvernement d’union nationale il est poursuivi puis condamné à 30 ans de travaux forcés. L’ONU a émis un avis exécutoire, en 2013, pour exiger un non-lieu judiciaire pour une réhabilitation dans ses droits civils et politiques.

 

Il s’oppose dès 2013, lors d’une conférence de presse, au projet de modification constitutionnelle. Depuis, Sassou Nguesso, a gelé le processus jusqu’à cette année.

Arrestation des Membres du CDRC

Mon mari et moi rentrons donc au Congo-Brazzaville le 15 janvier 2016 pour deux raisons :

  • La première c’est un engagement du dictateur à libérer les 27 otages du CDRC incarcérés abusivement et arbitrairement si mon mari revenait au Congo-Brazzaville.
  •  La seconde raison c’est la volonté d’affronter démocratiquement Denis Sassou N’guesso.

Arrivé sur le territoire, mon mari est attendu par 1900 gendarmes et militaires à l’aéroport. Il est menotté et incarcéré immédiatement.

 

Le dictateur n’a libéré aucun des cadres du CDRC contrairement à son engagement et malgré que certains ont été  condamnés à 2 ans en 2013.

Que penser de la position de la France ?

Depuis que mon mari est incarcéré, la France n’a jamais exigé sa libération par les autorités du Congo-Brazzaville. Et pourtant, comme vous, il a défendu monsieur François Hollande, Président de la République française, pour n’avoir pas validé l’élection au Congo, et par le fait qu’un Président peut consulter son peuple à travers un référendum.

 

Modeste Boukadia a la double nationalité et son seul crime aux yeux de la justice du Congo-Brazzaville est d’avoir demandé un gouvernement d’union nationale.

 

Comment les parlementaires français peuvent entretenir une amicale avec un pouvoir qui foule quotidiennement les Droits de l’Homme et la démocratie ?

Un très mauvais calcul à moyen terme :

Mon mari et moi nous ne nous berçons pas d’illusions. Les intérêts économiques de quelques hommes est considérable dans ce pays et leurs réseaux sont puissants.

 

Pourtant on observe déjà que les entreprises françaises quittent le pays, le fils du dictateur a offert à la Chine des concessions pétrolières au détriment de Total. Seul M. Vincent Bolloré conserve encore la gestion du port de Pointe noire.

 

Mon mari, francophone dans l’âme, a toujours milité pour la sauvegarde des intérêts français dans le pays. L’attitude actuelle de la France, son soutien passif au régime génère des rancœurs de la population du sud qui vit quotidiennement les violences.

 

Progressivement le dictateur s’écarte de la France et progressivement la France perd ses soutiens dans le pays.

Ce que j’attends de la représentation nationale de mon pays :

J’ai écrit au Président de la République de la France pour lui demander audience, lettre déposée à l’Elysée, poste de la porte est le 13/05/2016. Pas de réponse, pas même une lettre pour accusé réception signée par un directeur de son cabinet.

 

La représentation nationale ne peut rester immobile face à l’incarcération de l’un de ses ressortissants. Ne rien faire c’est soutenir le régime Sassou et soutenir ce régime ne pourrait être compris par l’opinion publique.

 

Je ne m’explique pas pourquoi les dignitaires du régime et la famille du dictateur bénéficient de la libre circulation en France alors que mon mari est lui toujours en prison.

 

Le régime ayant fait fît des avis de la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et de l’Union européenne nous allons tout faire pour convaincre cette communauté internationale de décréter l’embargo sur les minerais, le bois et le pétrole du Congo-Brazzaville.

 

Mon mari à toujours privilégié la voie démocratique au recours à la violence et au coup d’Etat. Contrairement au dictateur !

 

Il est la voix d’un peuple insoumis que le régime violente pourtant quotidiennement. Nous demandons aux autorités françaises de tout entreprendre pour libérer les cadres du CDRC injustement emprisonné depuis trois ans ainsi que mon mari.

QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE?

"Personne dans le monde, aucune nation dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui les opprimaient." Assata Shakur

Il y a ceux-ci, de la diaspora, sans autre ambition que celui de "faire du vieux avec du vieux", decretant un "Tout sauf Boukadia." De messes basses entre soi, en désinformation auprès de l’Elysée et autres instititions internationales, tout y est passé ! Ne comprenant rien à la mutation en cours dans la société congolaise…

Impassibilité et constance pour celui qui, nous dit-on maintenant, ses actuels géoliers surnomment "Le Grand Tigre."

Il y a ceux-là, du système, ayant cru remporté la palme à son retour sur Brazzaville en le faisant arrêter par une armada d’hommes en treillis, une victoire à la Pyrus en réalité, à s’en mordre les doigts.

Il y a le Peuple qui lui, ivre de son bon droit, attend avec patience que vienne l’Heure ou l’Aigle se posera, enfin, sur la plus Haute branche du Fromager.

Il y a Modeste Boukadia qui, de Son Silence, fait Loi, une seule question depuis : Mais qui est-Il donc ?!!

Il y a ceux-ci, nombreux congolais-es, jeunes et vieux, fracassés par les espoirs suscités par des marchands d’illusions, tous issus de la même matrice qui aujourd’hui, oppresse sans distinction du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est.

Et toujours la lancinante question : "Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!!"

Modeste Boukadia obtint la condamnation du Congo par l’ONU

Ils se l’ont posé aux Nations-Unis lorsqu’il a obtenu la condamnation du système actel et la demande de remise en liberté de ces hommes, tous du C.D.R.C., pris en otage croyant ainsi pouvoir l’obligé. Peine perdue.

Elle s’est aussi imposée à l’Union Europénne, et les congolais-es, tels des errants dans le desert auprès des oasis, boivent sans trop se poser de question sur la provenance de l’eau, s’emerveillent des sanctions de l’UE et des EU, ces défections d’entreprises en cascade, ces mises en porte à faux diplomatiques, ces exigences de liberté contre ce régime inique.

Ceux du système, ce sont aussi posés la question, l’oeil en coin sur leur chef : "Mais qui est donc ce Modeste Boukadia ?!" Le mutisme en guise de réponse, car comme on le dit courament chez nous, "il n’y a plus de temps de choix d’aimer, ou pas, se baigner, si c’est au crocodile que tu as affaire !"

Ils étaient prévenus, ils ont néanmoins osé. A leur dépend !

Reunion du 3 Fevrier 2016 sur le "Cas Boukadia": libération immédiate non exécutée

3 février 2016, en urgence : Avis de réunion N° 000325 /MAEC-SG/DAM/DONU. Sur la convocation, cette litote toute congolaise : « Allégations d’arrestations d’opposants congolais – "Cas Boukadia"…

Conclusion : relaxe pure et simple de M. Modeste Boukadia ainsi que des 14 cadres du C.D.R.C.

"Tu avances, tu meurs. Tu recules, tu meurs. Alors pourquoi tu recules ?" Obosso ! Telle est la devise alors que s’amoncellent plein Sud, sur les pierres tombales, des noms effacés…

 

Emmanuel Yoka, étrange ministre des Affaires Etrangères, dans son agacement à ne pouvoir savoir "Qui est Modeste Boukadia", campera cette stupide loghorée diplomatique : "Les Nations-Unis ? Je ne connais pas ! " Il y a de la mesure …

Modeste Boukadia empêché par la dictature d’assister a l’enterrement de Ma Loutaya, sa mère, Pourquoi?

Leur inhumanité caractérielle se manifestera le 10 avril 2016, au décès de Mâ Lutaya, mère de Modeste Boukadia… Qui pour l’accompagner ? Qui pour honorer Celle qui a enfanté ? Au Fils, cela ne sera pas permis ! De faux fuyants en tergiversations, leur misérable morale croira ainsi triompher de l’Homme. Que nenni, on attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Cette mésintelligence primaire dira sa béance le 11 avril 2016 : lors de l’audience de remise en liberté de M. Modeste Boukadia, pour ne pas y souscrire et sans autre raison juridique valable, ce motif abscon : "maintenu en prison pour sa sécurité car ne voulant pas qu’il soit mêlé aux foyers de tensions en cours." Rien que ça et pas moins ! Le 4 avril avec ses tours de passe-passe était passé par-là.

 

"Travaillons seulement", comme dirait l’autre. Hè bien, du Zenith au Nadir, nous avons travaillé, et plutôt bien ! La diplomatie elle, ne dort pas ! Et "aussi dure que soit la pierre, l’eau finira par en venir à bout."

Menaces de sanctions, sanctions. Et sans s’y attendre, la France qui enfin entend la voix de la raison et ce qu’elle n’avait su entendre dans le bras de fer sur les referendums, elle s’y met, les faits l’y contraignent. Le fusil a changé d’épaule.

 

Sur la nouvelle liste, plus exigeante que la première, le 1er d’entre ses Egaux, Modeste Boukadia suivi de ses hommes, puis de Marcel Ntsourou et ses hommes, ceux de Jean-Martin Mbemba, Paulin Makaya, ainsi que de ces autres, victimes …

 

Liberté pour ces femmes et ces hommes incarcérés par l’ignorance, pressions, sanctions, la "Loi 196 des Accords de Cotonou" est alors invoquée. Piteuse capitulation.

Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!! Ils ont arrêté de se poser la question devant l’évidence des faits. Le 9 avril 2016, n’eut été ce détournement d’avion de la TAC, affreté par l’UE pour le transport des "détenus malgré eux et malgré l’élémentaire raison."

Les dirigeants de ce pays qu’est le Congo-Brazzaville, ne reculent devant rien. La honte ne les tue pas, cela doit leur être reconnu.

 

Nous attendons de lire ce qui sera écrit sur le prochain avis de convocation. Que mettront-ils cette fois-ci en lieu et place de l’usité "Allégations" ?

La faute de l’opposition congolaise, tant soit peu que nous-nous entendons sur le mot opposition, est de n’avoir pas pris, mais on le dira jamais assez, la mesure du combat à mener pour que naisse de nouveau, l’espoir d’Une Union, prélude à l’Unité. "Jamais ne faire confiance dans l’alliance avec l’homme puissant", nous dit Virgile, et eux, tous tels qu’ils sont, face au système qui les a enfanté et abreuvé, ne sont rien, sinon, une prime à cette dictature !

 

A l’Homme sage qui sait cacher la feuille convoitée dans la forêt, quoique "seul un criquet soit en mesure de juger du sommeil d’un autre criquet", au-delà ces jugements sans savoir, de ces postures sans lendemains, des jérémiades de ceux qui, à la tête des Hommes perdent la leur, il est plus que temps, à chacun d’entre nous, Peuple, de nous poser la question : Qui est donc Modeste Boukadia ? Probablement que nous n’aurons pas d’autres réponses que les perspectives de nos avenirs car, assurement, il est de ceux qui les dessinent…

 

"Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien." Voltaire

Theophile Mbemba

https://www.facebook.com/theo.mbemba/posts/10206175900307816

Question: Qui a peur de la libération de Modeste BOUKADIA ?

Le Président BOUKADIA avec ses hommes devait être libérés le lundi 9 mai 2016 mais un changement incomprehensible est intervenu.

Petit à petit les langues se délient: une source proche du Président Boukadia  rapporte que le commandant de zone de la Likouala (Impfondo) assure qu’il avait bien reçu la note officielle pour faire procéder au transfert des prisonniers politiques du CDRC et les 15 militaires attachés au colonel Tsourou vers Brazzaville où les membres du CDRC seraient immédiatement transférés avec ceux de Brazzaville pour leur libération avec le Président Modeste BOUKADIA le lundi 9 mai 2016 dès leur arrivée à Pointe-Noire.

Mais quand l’avion de TAC est arrivé le dimanche 8 mai, il n’a procédé qu’au transfert de 9 militaires attachés au colonel Tsourou pour Brazzaville. Le Commandant de zone, totalement confus, ne comprenait plus rien à ce qui se passait avec le détournement de mission de l’avion affrété par l’UE.

De même, la Maison d’arrêt de Pointe-Noire était officiellement informée que le Président BOUKADIA avec ses hommes devait être libérés le lundi 9 mai 2016 et ils n’ont rien compris en voyant à la place des membres du CDRC des militaires affiliés à Tsourou être transférés à Pointe-Noire alors qu’ils leur restent pour certains de ces militaires 4 mois pour terminer leur peine.

Pour rappel plusieurs des membres du CDRC, injustement incarcérés a des peines de 2 ans, ont déjà purgé leur peine et sont toujours maintenus en prison. Sans parler du Président Boukadia, emprisonné sans condamnation.

Question: Qui a peur de la libération de Modeste BOUKADIA ?

L’ONU demande la liberation des membres du CDRC

La présidence de la Commission Européenne denonce l’arrestation du President du CDRC 

L’UE exige la liberation des membres du CDRC emprisonnés depuis plus de 2 ans. 

Dans une lettre adressée au President de l’organisation Union Congo,  M Jean-Claude Mayima Mbemba, la responsable du Service Européen Pour L’ Action Extérieure, Mme Ermina Notarangelo a exprimé son engagement pour que soit appliqué au Congo l’avis de l’ONU demandant la liberation immediate de tous les prisonniers politiques du CDRC.  

Violation aux droits de l’Homme au Congo Brazzaville

Modeste Boukadia

Mme Notarangelo a rappelé que l’emprisonnement des membres du CDRC est une violation aux droits de l’Homme.

Mme Notarangelo a aussi précisé que l’emprisonnement de Modeste Boukadia est une violation du Droit Penal  du Congo Brazzaville.

La Commission Européenne a aussi soulignée les nombreuses violations aux Droits de L’Homme qui ont suivi le scrutin electoral très contesté et contestable. 

La lettre de l’Union Européenne  peut être lue ici:

URGENT: La vie du président BOUKADIA en danger.

La vie du président Modeste BOUKADIA serait en danger selon des sources bien informée.

   

En effet, hier, 25/04/2016,  le président BOUKADIA a reçu des menaces de mort d’un groupe de geôliers composé que des ressortissants du nord du pays donc homogène, et qui sont sensés assurer la sécurité à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, au motif qu’il serait sorti de sa cellule pour de placer dans l’espace sécurisé de la maison d’arrêt en attendant que les pasteurs qui étaient venu prier avec les autres prisonniers terminent leur action. 

Des soldats du Nord avec mission de molester M. Boukadia

Deux soldats se sont presque jeter sur lui, avec l’intention de le molester, mais là ou le bas blesse, c’est qu’après avoir regagné sa cellule, les soldat se sont exprimés en ces termes:

"Nous allons bientôt passer à l’acte, il va voir… Nous avons la mission de le pousser à bout et quand il va chercher à rebondir, nous passerons à l’action".  

Qui a confié quelle mission à ces gardien de la Paix? d’après nos sources, ils dissent que la mission viendrait du haut sommet.


 D’aucun dirait que c’est la mission du Ministre de la Justice de le tuer dès qu’ont aura nommé un nouveau ministre de la justice. Ainsi, dans l’entre passation de service, la bavure policière sera la meilleur raison officielle pour qualifier ce qui en vérité a déjà été planifié depuis sa mise aux arrêts. 


Monsieur Aimé Emmanuel YOKA, en politique on est des adversaires politique, mais pas des ennemis, en lisant cette publication, vous êtes au courant de ce qui se trame dans vos geôles, et serez seule tenu responsable de cette forfaiture qui sens bien votre odeur, Mr le Président SASSOU ne dira pas non plus qu’il n’était pas au courant. L’union Européenne et tous les corps constitués au Congo Brazzaville ont été informés.

S’il arrive quelque chose de fâcheux  au Président  Modeste BOUKADIA, ce ne sera pas une bavure mais un crime bien planifié.   Mesdames, Messieurs, la mort est le seul sort réservé au Président BOUKADIA depuis le départ, c’est pourquoi, toutes les procédures de mise en libère provisoires ont été rejetées sans raison valable par le tribunal de grande instance de Pointe-Noire alors les nations unies avaient décidé d’un non lieu pour ce dossier. sans contenu.. Affaire à suivre!!!

Congo : le président Sassou-Nguesso réélu dès le premier tour avec 60 % des voix

  

Le président congolais sortant, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule trente-deux ans de pouvoir à la tête de son pays, a été réélu dès le premier tour lors du scrutin présidentiel de dimanche avec 60 % des voix, a annoncé, jeudi 24 mars, le ministre de l’intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou.

Selon le décompte officiel, Guy-Brice Parfait Kolélas arrive deuxième avec un peu plus de 15 % des suffrages, et le général Jean-Marie Michel Mokoko troisième avec environ 14 %. Mercredi, ces deux candidats d’opposition avaient contesté les résultats partiels publiés la veille par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), qui donnait M. Sassou-Nguesso en tête avec 67 % des voix.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/24/congo-le-president-sassou-nguesso-reelu-au-premier-tour_4888928_3212.html#dtEaatS58b4KKWet.99


La consultation électorale de dimanche, pour laquelle concouraient neuf candidats, s’est déroulée en l’absence de télécommunications dans l’ensemble du pays. Les autorités avaient déclaré avoir ordonné ce black-out à la veille du scrutin pour des raisons de « sûreté nationale », afin d’empêcher l’opposition de commettre une « illégalité » en publiant elle-même les résultats de l’élection.

M. Sassou-Nguesso a dirigé le Congo, petit pays pétrolier d’Afrique centrale, sous le régime du parti unique de 1979 à 1992. Battu cette année-là par Pascal Lissouba à l’élection présidentielle organisée après l’instauration du multipartisme, il est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile. Il a été élu président en 2002 puis en 2009.


Agression de trois journalistes

Avant que ne soient annoncés les résultats de l’élection, l’envoyé spécial du Monde, Christophe Châtelot, ainsi que deux envoyés spéciaux de l’Agence France-Presse ont été agressés mercredi 23 mars en début d’après-midi, à Brazzaville. Les trois reporters sortaient d’un point de presse avec le général Jean-Marie Michel Mokoko, l’un des opposants au président congolais Denis Sassou-Nguesso,lorsqu’une voiture leur a bloqué la route. Quatre hommes en civil, qui se sont présentés comme des policiers, leur ont alors asséné des coups de poing et se sont saisis de leur matériel, caméras et carnets, ainsi que de leur passeport, sans donner d’explication.

Le Monde proteste contre cette agression inacceptable commise contre trois journalistes alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur métier. Nous réclamons que les matériels, documents et passeports des reporters leur soient restitués dans les plus brefs délais.

Amnesty International: République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants…

République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants suite aux élections présidentielles

Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et prévenir toute répression des manifestations pacifiques, ont déclaré aujourd’hui, Amnesty International, Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC), et Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH).

Depuis le rejet par l’opposition des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars, les autorités ont commencé une série d’arrestations de personnalités dont des cadres des directoires de campagne des candidats Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, accusés « d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

“L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

"L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée."

Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International

Les arrestations ont eu lieu avant l’opération ‘ville morte’ du mardi 29 mars 2016, organisée par les partis de l’opposition qui appelaient les citoyens à rester à la maison et ne pas se rendre au travail. Il y a eu une forte présence des forces de sécurité dans les principales villes du pays.

Parmi les arrestations on note celles de Jean Ngouabi, Anatole Limbongo Ngoka. Christine Moyen et Dieudonné Dhird de l’équipe de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko; Raymond Ebonga et Serge Blanchard Oba de l’équipe de campagne de Okombi Salissa. Toutes les personnes arrêtées sont actuellement détenues à la ‘Direction générale de la surveillance du territoire’ (DGST) de Brazzaville et aucun des détenus n’a eu accès à sa famille ou son avocat.

D’autres arrestations ont été signalées, comme ce fut le cas pour des militants interpellés lors d’une conférence de presse avortée à Brazzaville le 25 mars. Par ailleurs, au moins dix jeunes militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition ont également été arrêtés à Pointe-Noire depuis le 20 mars.

Les organisations des droits humains appellent les autorités à respecter le droit à la manifestation pacifique. Les autorités doivent en particulier s’assurer qu’il n’y a pas une répétition de l’usage excessif de la force contre les manifestants, comme ce fut le cas en octobre 2015 lorsqu’au moins 18 personnes protestant contre le changement de la Constitution permettant au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, avaient été tuées par les forces de sécurité qui avaient utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

“Il n’y aura pas de solution durable à la crise politique du Congo si les droits à la liberté d’expression et de réunion sont réprimés. Les autorités doivent maitriser les forces de sécurité afin que l’usage arbitraire, abusif et mortel de la force qui a caractérisé la répression des manifestations d’octobre ne se répète pas. Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

"Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations."

Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH

Les élections du 20 mars ont eu lieu dans un contexte de coupure totale des communications téléphoniques et d’internet. Un certain nombre de personnalités politiques dont Paulin Makaya, chef de l’UPC (Unis pour le Congo), et Serge Matsouele, secrétaire fédéral de la ‘Convention d’action pour la démocratie et le développement’ (CADD), ont également été arrêtés avant les élections et sont toujours en détention.

"Les autorités doivent respecter les droits à l’information et à la communication en garantissant aux populations l’accès libre aux télécommunications, en particulier dans les périodes critiques de la vie publique. Il est en outre du devoir du gouvernement de garantir un climat qui favorise la paix et la sérénité dans le pays. En cas de différences d’opinions politiques ou de contentieux politiques, les acteurs doivent opter pour le dialogue plutôt que l’utilisation de la force et des armes", a déclaré Christian Mounzeo, président de la RPDH.

Amnesty International a tenté de se rendre en République du Congo avant les élections présidentielles pour surveiller la situation des droits humains, mais l’entrée à la frontière a été refusée à l’organisation, en dépit des visas et des invitations officiels obtenus. L’organisation a été informée que sa présence dans le pays était indésirable dans le contexte des élections.

FIDH: Congo : Vague de répression contre les opposants au projet de nouvelle constitution

  

(Paris, Brazzaville) La FIDH, l’OCDH et les membres de la campagne #MonVoteDoitCompterexpriment leurs vives inquiétudes à la suite d’une série d’arrestations et d’intimidations visant les opposants politiques au pouvoir en place à la suite de la mobilisation contre le référendum constitutionnel en République du Congo et, dénoncent en particulier l’arrestation de l’opposant politique Paulin Makaya à Brazzaville.

« A peine un mois après le référendum constitutionnel, la répression s’abat sur tous ceux qui ont exprimé pacifiquement leur opposition au référendum pour une nouvelle constitution qui doit permettre au président en place 31 ans durant de se maintenir au pouvoir. Le régime du Président Sassou Nguesso montre son vrai visage et sa conception de la démocratie : les opposants doivent être réduits au silence. Nous exigeons du gouvernement congolais la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et en particulier celle de Paulin MAKAYA » ont déclaré les organisations.

Depuis la période pré référendaire jusqu’à l’annonce des résultats du référendum du 25 octobre 2015, jugé non crédible par nos organisations et la communauté internationale, le Gouvernement congolais n’a cessé de porter atteinte aux droits humains, notamment en procédant à de nombreuses arrestations de militants politiques et de responsables de l’opposition.

Le 30 octobre 2015, M. Paulin Makaya, président des Forces républicaines et démocratiques (FRD), opposant farouche au référendum organisé par le Président Sassou Nguesso et un des leaders des manifestations pacifiques des 20 et 21 octobre 2015, a été victime d’une tentative d’arrestation à son domicile par des éléments de la police lourdement armés. En l’absence de ce dernier, son domicile a été pillé et saccagé. M. Paulin Makaya a alors porté plainte contre X devant le tribunal de grande instance de Brazzaville.

Le 23 novembre 2015, Paulin Makaya s’est présenté au bureau du Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville pour suivi de sa plainte, où contre toute attente, il a été appréhendé par des éléments de la police et conduit au commissariat central de police, puis placé en garde à vue jusqu’au 30 novembre. Le 1er décembre 2015, il a finalement été présenté au parquet de Brazzaville qui lui reproche les chefs : de « troubles à l’ordre public, détention illégale d’armes de guerre et incendie de bâtiments publics » lors des manifestations anti-référendum et placé sous mandat de dépôt. Il aurait été entendu le 9 décembre 2015 par un juge d’instruction. Outre ces accusations qui semblent fondées sur des motivations uniquement politiques, la perquisition effectuée le 30 octobre en son absence est manifestement illégale et la procédure judiciaire initiée à son encontre apparaît dès lors sans fondement, faisant de M. Paulin Makaya un prisonnier d’opinion détenu arbitrairement.

Les autorités congolaises ont également procédé à d’autres arrestations au sein de l’opposition. Ainsi, le 24 novembre 2015, 11 personnes proches de l’opposant André OKOMBI SALISSA, président de la Convention d’action pour la démocratie et le développement (CADD), un parti d’opposition, auraient été arrêtés à Brazzaville. Le 12 décembre 2015, Alain KESSI NGOYA, secrétaire général de la CADD a été arrêté avec 4 autres personnes à Brazzaville et son actuellement détenus incommunicado au siège de la Direction générale de la sûreté du territoire (DGST). D’autres sont activement recherchés. Ainsi,MM. Nicolas KOSSALOBA et Augustin KALA-KALA, respectivement coordinateur, coordinateur adjoint de la CADD seraient également activement recherchés par les services de sécurité.

Depuis octobre 2015, les arrestations et les intimidations se poursuivent sur l’ensemble du territoire de la République du Congo. Dans une note de position intitulée Confiscation des libertés et violations massives des droits de l’Homme en République du Congo, la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Pointe Noire et la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH) font un bilan de cette vague de répression en cours confirmé par l’ensemble des informations de nos organisations réunies.

Contexte
Le 22 septembre dernier, Denis Sassou Nguesso, a exprimé sa volonté de tenir un référendum pour décider d’un « changement » de la Constitution en vigueur en République du Congo depuis 2002, ceci pour lui permettre de briguer un troisième mandat présidentiel. Les opposants au référendum, qui y voient une tentative de coup d’État constitutionnel, se sont massivement mobilisés et ont été sévèrement réprimés mardi 20 et mercredi 21 octobre 2015, entraînant la mort d’au moins une vingtaine de personnes à Brazzaville, Pointe Noire et d’autres localités du pays d’après le bilan établi par nos organisations. Les bilans officiels parlent de 4 victimes.

Le président Denis Sassou Nguesso est au pouvoir depuis 1979. En 1992, il perd les premières élections pluralistes avant de revenir au pouvoir par les armes en 1997 à la suite de plus de deux années de guerre civile. En 1999, les services de sécurité du régime sont accusés d’avoir éliminés plus de 300 disparus du Beach de Brazzaville, des réfugiés retournant au Congo. Une affaire toujours pendante devant la justice française. Depuis, les élections de 2002 Le président Denis Sassou Nguesso est réélu à la faveur d’élections contestées.