Modeste Boukadia demande la mise en place d’un gouvernement d’Union National – 5/02/2013

Modeste Boukadia appelle à un « gouvernement d’union nationale », comme « solution à la crise actuelle »

Pascal-Azad DOKO in La Semaine Africaine N°3263 du mardi 5 février 2013.

Le président du C.d.r.c. (Cercle des démocrates et républicains du Congo), parti situé à l’opposition, Modeste Boukadia, a donné une conférence de presse, dimanche 3 février 2013, dans la salle Abbé Louis Badila, au siège de La Semaine Africaine, à Brazzaville, sur le thème : « Quelles perspectives pour 2013 ? ». Au cours de cette conférence, il a parlé de son parti et abordé la situation politique nationale. Parlant du dialogue, il a estimé qu’il faut organiser « une conférence nationale », qui aboutira à la formation du gouvernement d’union nationale qui, selon lui, est « la solution à la crise actuelle ». Mais, il s’oppose à toute violence qui conduirait le pays à la ruine et à la destruction. Et également, à la modification de la constitution.

La conférence de presse du président du C.d.r.c. tenait aussi lieu de rentrée politique et de vœux à la presse. « Il est vrai qu’il était prévu la cérémonie de présentation des vœux à la presse, le 15 janvier dernier. Mais, cela n’a pas été possible, nous nous serions retrouvés, en principe, à la mairie centrale, précisément à l’hôtel de ville de Brazzaville, qui est le lieu même des vrais citoyens. Mais aujourd’hui, notre joie est encore beaucoup plus grande, parce que nous nous retrouvons dans une salle de presse, c’est-à-dire, le lieu des personnes engagées à éclairer l’opinion. Et vous comprenez que, pour moi, c’est un vrai bonheur, d’autant que je me suis toujours engagé, battu, pour que les journalistes soient véritablement libres, non verrouillés. C’est pour ça que le choix de cette salle m’honore beaucoup. Et vous savez aussi, je suis très heureux d’être ici, parce que, un des grands directeurs de rédaction de La Semaine Africaine, l’abbé Louis Badila, avait été torturé pour son combat de défendre les valeurs de la République. Donc, c’est pour moi une grande joie d’être ici », a-t-il dit d’entrée de jeu.

Le président du C.d.r.c. estime que les journalistes ont un rôle important à jouer dans le développement du pays. « Un pays se meurt quand les journalistes ne font plus leur travail, quand les journalistes sont soumis à un quelconque pouvoir, les peuples ne peuvent plus s’exprimer », a-t-il déclaré. Modeste Boukadia n’a pas voulu faire de quelconque bilan. Il a voulu, plutôt, regarder l’avenir. Les jeunes qui constituent 56% de la population sont une richesse pour le pays. « Il faut que ces jeunes aient une bonne formation professionnelle. Pour qu’ils soient, comme à l’époque, reconnus comme de vrais travailleurs ». « Malheureusement aujourd’hui, on met l’argent devant tout », a-t-il regretté.

Pour lui, au regard des ressources du pays et de sa population, « nous avons la possibilité de faire travailler tout le monde, parce que nous ne sommes pas nombreux ». Selon lui, le président Denis Sassou Nguesso « a fait ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays ». « Mais force est de constater que ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays, ne l’est pas pour les Congolais. Alors, lorsqu’on tire ces conséquences, là, il y a un choix qui s’impose. Le choix, c’est de savoir comment faire pour que tous les citoyens de ce pays se disent, finalement : c’est notre pays. La seule façon, c’est que nous mettions tout pour qu’il n’y ait plus de division, pour que certains ne se sentent pas lésés, pour que notre unité soit véritablement nationale. Voilà la voie », a-t-il indiqué.

Modeste Boukadia pense que la voie pour y parvenir n’est pas dans la violence. « Tout le monde a acclamé les « printemps arabes », mais où en sommes-nous, aujourd’hui ? En Egypte, les gens sont encore dans la rue, pour demander le départ du président qui vient d’être élu ; où en sont les Tunisiens, les Libyens, les Yéménites, les Syriens ? Vous comprenez que je ne peux pas aborder cette vois-là, parce qu’elle est sans issue », a-t-il dit. Pour lui, la voie demeure le dialogue. « Car, pour moi, la vraie voie, c’est de tendre la main. Même si en face, on ne la prend pas, je la tends toujours », a-t-il fait savoir.

Le président du C.d.r.c. estime que, ce que le président Denis Sassou Nguesso a fait pour la Centrafrique, il peut aussi le faire pour son pays. « Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a été désigné médiateur, il est allé régler ce problème à Libreville, en disant à Bozizé : « Mettons en place un gouvernement d’union nationale. Mais Bozizé qui était réticent, au départ, a fini par accepter. « Alors, je crois que, lorsqu’on règle une situation similaire qui se passe à l’extérieur, on doit se retrouver aussi dans son propre pays, en famille », a-t-il estimé.

Modeste Boukadia a aussi donné son pointe de vue concernant le débat sur la constitution. « Il n’est pas nécessaire de changer la constitution, parce qu’elle a été conçue expressément pour Monsieur le président Denis Sassou Nguesso ; parce qu’il avait des conseillers qui lui avaient dit qu’il pouvait être là, jusqu’en 2016 ; mais on ne change pas en cours. Le costume de Monsieur le président lui va bien. On ne peut pas détricoter ce costume-là. Si on le détricote, je vous assure, je vous donne ma parole, il y aura deux Congo », a-t-il déclaré. Voilà les grands points des perspectives de Modeste Boukadia pour 2013.

L’Unite du Congo est Notre force – Conference de presse 3/02/2013

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President du Cercle des Democrates et Republicains du Congo

Modeste Boukadia

Le Dimanche 03 février dès 11:00, dans les locaux du journal La Semaine Africaine, le Président du C.D.R.C., Modeste Boukadia, s’est entretenu avec la quasi-totalité de la presse de notre pays.

Pendant près d’une heure, il a projeté le Congo vers l’avenir faisant fi du passé qui doit être définitivement derrière nous , a-t-il invité le Peuple du Congo de regarder vers l’avenir. Il a insisté de faire la différence entre « Chemin d’avenir » et « Ensemble Construisons l’avenir ». L’échec du « Chemin d’avenir » n’est plus à discuter.  

 « l’unité du pays constitue la force du Congo »

C’est pourquoi le président du C.D.R.C. a indique que « l’unité du pays constitue la force du Congo ». Il faut donc mettre fin à la politique de la discrimination mise en place pour exclure la grande majorité de la population de la richesse nationale.

Dans son point liminaire, il a indiqué : « Notre population est notre première richesse car nous sommes riches de près de 3,5 millions d’habitants ; notre jeunesse est l’expression même de cette richesse dès lors qu’on met en place des formations professionnelles pour qu’elle exprime toutes les potentialités qu’elle a en elle ; que dire de nos diasporas bien formées et qui sont disséminées à l’extérieur. Oui, nous avons un pays moteur parce que les Congolaises et les Congolais sont des travailleurs dès que le sommet impulse le mouvement. Oui aussi, nous sommes riches de nos forêts, nos cours d’eau, notre océan, le chemin de fer à développer, etc. »

Ensuite, Monsieur Modeste Boukadia a adressé un réquisitoire contre les dangers de la fausse l’intelligence qui efface, qui gomme la réalité dans laquelle se trouve notre Pays tout en stipulant « Le Congo est un grand pays. Nous avons tout pour réussir. Nous devons réunir toutes les forces vives. Nous devons tout faire pour que toutes les diasporas qui sont disséminées à travers le monde reviennent au Pays pour que ces compatriotes reviennent au Pays et participent activement à la construction de notre pays. »

Le Congo Brazzaville doit se tourner vers l’Avenir

Modeste Boukadia a insisté qu’il faut absolument tourner notre regard vers l’avenir :

« Aucun homme politique n’est à l’abri des erreurs. Nous devons faire l’effort d’imaginer que M. Sassou Nguesso croyait bien faire pour le Pays. Il faut le lui reconnaître. Mais, il est aussi clair d’admettre que le Peuple du Congo ne se retrouve pas dans cette vision du « Chemin d’avenir » d’où l’impasse dans laquelle se trouve notre pays. C’est pourquoi, nous ne devons plus nous battre contre les Moulins à vents. Notre Pays, notre Congo na biso, notre Afrique est comme les deux mains. C’est ensemble que nous devons tout faire pour savoir nous prendre pour que nous réunissions les deux mains. CELA NOUS RENDRA FORT. C’est cela notre chance extraordinaire. Car nous avons notre passé et nous avons tout pour que notre avenir soit certain. Il suffit de travailler. Il suffit que chacun de nous travaille. Notre passé nous renseigne que pendant tout le temps, nous avons travaillé sans mettre en avant l’argent. Nous devons travailler pour notre Pays pour être fier et debout. Il est vrai que l’argent a fait glisser tout le monde parce que nous avons oublié l’essentiel. L’argent n’est pas la force. C’est l’essentiel qui est la force. L’essentiel, c’est l’unité, c’est l’union de tous les Congolais autour d’un objectif commun : faire de notre Pays une NATION ET UNE RÉPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE. Quand on aime une femme, elle sait qu’on l’aime. Mais peut-être que la manière de l’aimer ne correspond pas à ses attentes. Tel est notre Pays actuellement. Il nous faut dans cet amour du Congo mettre l’accent sur le travail pour nos enfants, nos petits-enfants car toute femme, toute maman pense d’abord à l’avenir pour ses petits. M. Sassou Nguesso nous a amené là où il a pu et il est difficile de lui demander davantage parce qu’aujourd’hui les repères ont changé. Il ne se retrouve pas dans ces repères modernes qui sont le monde des Jeunes. C’est pourquoi, le plus grand est celui qui sait partir quand il faut. Le général de Gaulle, en demandant le referendum savait que le Peuple français allait voter « NON ». Il l’a fait pour savoir partir avec dignité. Alors, Nous Peuple du Congo, nous devons permettre à celui qui nous a donné ce qu’il a pu de partir dignement pour que nous le respections, pour que le Peuple du Congo le respecte. »

NON aux Etats Généraux, OUI a la Conference Nationale

Entre le dialogue que propose le PCT, les États-généraux dont fait état une certaine opposition, Modeste Boukadia propose une conférence nationale qui est la ligne médiane entre les deux car estime-t-il « La convocation des états-généraux a des conséquences dangereuses. Le C.D.R.C. n’est pas là pour faire le procès de qui que ce soit. Ceux qui proposent ces états-généraux sont eux-mêmes comptables de la situation désastreuse du pays voire responsables de tous les maux qu’on impute à M. Sassou Nguesso. Si les états-généraux et le dialogue sont pour arrimer le Congo vers le cap de l’avenir, je suis prêt aujourd’hui même de m’assoir avec tout le monde. Mais, je ne crains que chacun ait son propre agenda caché. C’est pourquoi je propose une conférence nationale qui ne ressemblera aucunement à celle de 1991 qui avait d’ailleurs été manipulée par le PCT. Pour ce faire, un gouvernement d’union nationale est nécessaire pour organiser ce grand rendez-vous car la situation du pays le commande. D’ailleurs le Conseil Constitutionnel venait de déclarer en « toute indépendance que les élections législatives s’étaient mal déroulées ». Or cela veut dire que M. Sassou Nguesso a l’obligation constitutionnelle de DISSOUDRE L’ASSEMBLE NATIONALE. Le Conseil Constitutionnel lui ayant donné l’argument juridique et politique. Concernant l’intention du PCT de vouloir modifier la constitution de 2002 pour permette à M. Sassou Nguesso de vouloir briguer un autre mandat, le président du C.D.R.C. a indique de manière claire « si le PCT modifie la Constitution voulue pleinement par M. Sassou Nguesso lui-même, alors il est à craindre qu’il peut y avoir des difficultés majeures. Cela risque de faire mal mais nous y arriverons. Autant se projeter vers l’avenir avec un gouvernement d’union nationale pour prévenir toute dérive irréversible. »

Une collation a été offerte aux journalistes et un repas de nouvel an a été donné à la résidence du Président du C.D.C.R. aux militants et sympathisants venus très nombreux.

Brazzaville, le 04 février 2013

L’Afrique Centrale: Otage du soutien a Denis Sassou

L’Afrique centrale : otage du soutien au coup d’Etat du 5 juin 1997 au Congo par le général d’Armées Denis Sassou Nguesso

Au cours de la conférence de presse (Danger imminent d’embrasement en Afrique Subsaharienne – Conférence de presse du 20/10/1997 à Paris) que j’avais donnée à Paris le 20 octobre 1997, je tirais la sonnette d’alarme que ce coup de force était préjudiciable pour la stabilité de l’Afrique centrale d’où le double titre :

1. Danger imminent d’embrasement de l’Afrique Subsaharienne.

2. Congo-Brazzaville : la bombe à retardement. Comment désamorcer la crise ?

Aujourd’hui notre analyse faite en 1997 est plus que d’actualité avec l’avancée des rebelles de la Séléka en Centrafrique. Les pays qui craignent de connaître de telles rebellions se liguent autour de la FOMAC dont « les effectifs de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) devraient atteindre 760 hommes à la fin de la semaine, selon une source au sein de la FOMAC. Cent-vingt soldats gabonais sont arrivés à Bangui. Un contingent de 120 soldats du Congo-Brazzaville était arrivé lundi et 120 Camerounais sont attendus d’ici la fin de la semaine. Ces troupes fraîches s’ajoutent à 400 soldats tchadiens déjà déployés à Damara, ultime verrou sur la route de Bangui, à 75 km au nord de la capitale, en renfort de l’armée centrafricaine. » (Courrier picard du Mercredi 02 Janvier 2013).

Pour mémoire, les pays constituant la FOMAC sont ceux qui avaient aidés le général d’Armées Denis Sassou Nguesso à commettre son « hold-up sur la démocratie » (Marie-France CROS, La Libre Belgique du 18 juillet 1997).

L’Angola absent de la FOMAC

Il est à noter que l’Angola, le bras armé de la sous-région, est absent de la FOMAC et, pour cause, le Président Dos Santos s’est rendu compte de la manipulation dans ce jeu de dupes. Un jeu qui aura coûté la vie à des centaines de milliers de victimes laissées à l’abandon avec pour conséquence « Vers une explosion d’épidémies » (Marie-France CROS, La Libre Belgique du 23 septembre 1997).

Rompre avec la Francafrique

C’est pour cela qu’il est impératif pour l’Afrique de soutenir la politique, de rupture avec la Françafrique et d’y mettre un terme, engagée par le Président François Hollande pour que s’établisse la nouvelle politique française expliquée à l’Assemblée Nationale à Dakar (Sénégal) et devant le Sommet de la Francophonie à Kinshasa (RDC). Nouvelle politique réaffirmée vendredi 30 décembre 2012, lorsque le président Hollande avait souligné que la présence militaire française en Centrafrique n’était pas destinée à « protéger un régime » contre l’avancée de la rébellion, mais les ressortissants et les intérêts français. 

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Conference CDRC Pointe-Noire – 13/12/2012

Interviews des cadres du C.D.R.C. : du Secrétaire général, Constant Nguenoni, du vice-Président, Sylvain Miakamona et de la Présidente de l’AFNAC, Élisabeth Nkouka Loukoula

Après la conférence de presse du Président du C.D.R.C., les journalistes ont tendu leurs micros au Secrétaire général, Constant NGUENONI, au vice-Président, Sylvain MIAKAMONA et à la Présidente de l’AFNAC (Association Femmes Nouvelles pour l’Avenir du Congo), Élisabeth NKOUKA LOUKOULA

Le president du CDRC a Pondila – 27/11/2012

Modeste BOUKADIA, président du C.D.R.C., a effectué une visite de travail dans la région fédérale du C.D.R.C. du Kouilou. Il a été accueilli à Pondila (district de Hinda) le 27/11/12 par les délégués des sections du C.D.R.C. des six (6) districts Kakamoueka, Hinda, Mvounti, Tchiamba-Nzassi, Madingou-Kayes et Nzambi constituant le Département du Kouilou.

Le département du Kouilou regorge de forages pétroliers ! Dans leur mot de bienvenue, après avoir déploré que les compagnies pétrolières n’embauchent que les jeunes camerounais qui ont les mêmes diplômes que les enfants autochtones, avoir fait constaté que toutes les rivières sont polluées et que la population n’a plus accès à l’eau potable car les rivières sont polluées et qu’un camion-citerne vient les alimenter une (1) fois par semaine à raison d’un bidon/par famille, la population a exprimé leur soutien total et irréversible au changement. Pour ne pas trahir leur pensée, voici ce qu’ils ont dit :

Monsieur le Président, ne vous laissez pas distraire, ici dans le Kouilou, vous êtes plus aimé que le Président Sassou. Comme vous partez souvent en France, nous vous faisons confiance pour dire au Président français que nous ici à Pondila où il y a le pétrole, nous voulons que les vrais « Français » reviennent et ils seront toujours les bienvenus comme au temps du Président Fulbert Youlou. Vous ne devez jamais oublier que le Peuple est beaucoup plus nombreux et il vous soutient. Vous nous promettez la création des entreprises, il faut le faire et le Peuple sera toujours avec vous. Mais si jamais, vous nous trahissez, sachez que vous et le Président Sassou, nous vous jetterons tous les deux dans le fleuve Kouilou et il est profond ; cela veut dire que personne ne pourra vous y retirez ! Monsieur le Président, pourquoi la France nous a abandonnés et qui sont ces autres « blancs » qui sont ici ?”

Ndlr : “ces autres « blancs » : entendre les Chinois”

En remerciement à leur accueil plus enthousiaste, le président du C.D.R.C a rassuré la population de sa volonté de conduire le pays au CHANGEMENT en insistant qu’il n’a qu’une seule parole :

«Mais que chacun doit comprendre, que chacun de nous tous sache que le Changement veut dire aussi, le changement de mentalité et d’actions. Si nous voulons que les choses changent dans notre pays, il est indispensable que chacun d’entre nous se respecte d’abord en tenant bien ses engagements sans les trahir. Nous devons aussi respecter les Institutions que nous nous sommes imposées. Vous me dites que nous voulons la « paix », oui, moi aussi je suis pour la paix ; aussi, il nous faut mettre en place des entreprises, des sociétés où nos enfants doivent travailler sinon il n’y aura jamais la paix. C’est pourquoi, quel que soit ce que le Président Sassou a fait, il n’est pas question pour nous de le mettre en prison, il doit garder ses biens ici à Pointe-Noire, au Kouilou ou partout ailleurs dans notre pays pour la tranquillité de tous. Il a occupé des fonctions et peu importe la manière, nous devons le respecter et lui laisser la dignité d’aller et venir où il veut ; d’aller se reposer dans son village pour écrire ses Mémoires où je dois le conduire moi-même car j’avais promis en 2009 d’aller à la pêche avec lui et jouer aussi à la pétanque ! Vous m’avez posé la question « pourquoi la France nous a abandonnés ? » Laissez-moi vous rappeler que la France est notre partenaire comme les autres pays occidentaux. Si vous voulez vraiment que les Français et la France reviennent au Congo, c’est votre choix parce que vous êtes le Peuple et vous être le Souverain Primaire. C’est vous qui décidez ! Alors il faut pour que la France revienne, il faut l’exiger, il faut le demander de manière forte en venant très nombreux aux réunions et aux manifestations du CDRC. Si vous êtes très mobilisés et très nombreux, vous me donnez la légitimité face au Président Sassou. Mais, je ne doute pas que je l’ai déjà, que vous m’avez déjà donné cette légitimité ! Parce que vous êtes là très nombreux et très mobilisés et vous prouvez à la face du monde que vous ne voulez plus de ce Président qui ne s’occupe que de ses « biens » qu’il a acquis au détriment de vous, de ce Président qui pratique la discrimination des Congolais en mettant en place un gouvernement constitué à 98% des gens de sa tribu et d’imposer au pays un Haut Commandement Militaire lui aussi constitué par 98% des généraux et officiers supérieurs de sa tribu. Voilà pourquoi, il est important que nous arrivions au changement dans la paix et la tranquillité. En pratiquant la politique de la discrimination de la population, M. Sassou Nguesso viole le principe de l’égalité des citoyens qui stipule que « tous les hommes naissent libres et égaux en droit ». Cette politique de la discrimination des Congolais risque de nous entrainer vers des dérives difficiles. C’est pourquoi, la solution que je propose est toujours la même, celle de construire le pays ensemble avec tout le monde pour que notre Congo reste uni et indivisible. Je vous assure, là, nous serons plus forts, plus combattifs pour créer des entreprises et de l’Emploi pour l’ensemble des jeunes de notre pays. Le changement que je demande n’est pas un changement ni de chasse aux sorcières ni de destruction mais un changement d’avenir et de construction. Je vous le promets. Je le ferai car je n’ai qu’une parole et quand je promets, je la tiens. Je sais qu’au-delà de vous Peuple du Kouilou venu très nombreux et très mobilisé, c’est l’ensemble du Peuple du Congo qui me demande ce changement. Et je vous assure que c’est comme cela que ça doit se passer. Merci.”

Une séance de questions a prolongé les échanges. Ensuite, une collation a été offerte par le président du C.D.R.C. à tous les participants.

Conference de presse Modeste Boukadia – 24/11/2012

Reportage réalisé par ForumTV de l’arrivée de Modeste BOUKADIA, suivie de la réception par la jeunesse de Pointe-Noire et la Conférence de presse le 24.11.2012 au centre de Sueco. Diffusée sur le réseau ForumTV-radio des droits de l’homme à Brazzaville.

Après son retour au pays natal, Modeste Boukadia, président du C.D.R.C., a effectué un voyage de travail dans les départements du Kouilou et de Pointe-Noire à la suite des fausses élections législatives de juillet 2012.

Conference de Presse – Boukadia a Sueco – 24/11/2012

Le 24 novembre, le président du C.D.R.C. tenait une conférence de presse où il a évoqué les questions nationales, notamment de la libération du colonel Tsourou du fait que son dossier soit vide ; sur le plan international, il a plaidé que la communauté internationale doit aider le président Joseph Kabila Kabange pour éviter la balkanisation de la RDC sinon “ce serait ouvrir la boîte de Pandore parce que si le Nord Kivu tombe, si Goma tombe, ce précédent ferait jurisprudence et il est à craindre que le morcèlement de l’Afrique” a-t-il ajouté. 

Il a aussi plaidé que l’Afrique doit soutenir les efforts des présidents François Hollande et Barack Obama pour que l’Afrique soit au rendez-vous de 2025.

Interview Modeste Boukadia -Pointe-Noire le 24/11/2012

Conference de presse donnée par Modeste Boukadia a Pointe-Noire. elections de 2009. On ne fait pas de démocratie avec des canons. Il n’y a pas la démocratie au Congo.

Sassou Nguesso, avec son gouvernement a 98% des ressortissants, Sassou Nguesso organise la scission du Congo.

Modeste Boukadia demande la formation d’ un gouvernement d’union nationale. 

Conférence de presse du président du C.D.R.C., lors de sa visite au Kouilou du 24 au 29 novembre 2012

Modeste BOUKADIA s’était livré au jeu de questions avec le journaliste Christian Perrin de la Télé Pour Tous (TPT) pendant l’émission “Invité de la presse” au cours de laquelle le président du C.D.R.C. a condamné de manière ferme la formation du gouvernement et du Haut Commandement Militaire dont les membres sont issus à 98% de la tribu de M. Denis Sassou Nguesso. Il a insisté que :

Cette situation favorise la partition du Congo. Ce faisant, M. Sassou Nguesso applique sa politique de la réconciliation inter-nordiste en transférant la présidence de la République dans son village d’Oyo où il tient les Conseils de ministres. Avec un gouvernement constitué à 98% des membres de sa tribu et un Haut Commandement Militaire taillé sur mesure où 98% des généraux sont aussi issus de l’Alima, M. Denis Sassou a bel et bien mis en place la République du Nord Congo. Il devient la cause et le responsable de la partition du Congo.” a-t-il ajouté.

Toutefois, le Président du C.D.R.C. a appelé le Peuple du Congo qui a rejeté les “fausses élections législatives de juillet 2012” en infligeant un CARTON ROUGE au PCT par une abstention forte et massive de 96% de se mettre en ordre de bataille pour que le Congo reste UN et INDIVISIBLE.

Modeste BOUKADIA a ajouté que :

Le Congo, les Congolaises et les Congolais ne se laisseront pas faire un énième coup d’Etat qu’organise en sourdine le Parlement congolais nommé par décret présidentiel par la modification de la Constitution pour transformer le Congo en une monarchie tribale.

Cependant, le C.D.R.C. continue d’appeler à la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale pour rendre l’Unité et la Réconciliation nationales possibles et éviter ainsi toute tentative d’une confédération du pays.