De la République du Congo vers la République Unie du Congo : le choix de l’union nationale

De la République du Congo vers la République Unie du Congo : le choix de l’union nationale

Un point de départ : tout reconstruire après la destruction

Quand tout a été détruit, alors la reconstruction devient un impératif. Quand tout est mort, alors la résurrection s’impose, particulièrement lorsque l’on considère la foi profonde des Congolais et des Congolaises, ancrée dans l’église chrétienne et dans l’incantation des Mânes.

Ce matin, 21 décembre, j’ai reçu un message inspirant d’un ami, d’un frère ou peut-être d’un parent : « N’oubliez pas… C’est plus dur de réinventer quand tout n’a pas été détruit. »

Une réflexion guidée par l’histoire récente

Ces mots m’ont rappelé une phrase célèbre de Denis Sassou Nguesso : « Il est plus facile de détruire que de construire… » Ce que, hélas, témoigne durement et au détriment du Congo, des Congolais, le système qu’il a mis en place.

Cette phrase m’a aussi ramené à un échange avec Aloïse Moudiléno-Massengo, peu avant la Conférence Nationale Souveraine. Devant l’état catastrophique de notre Nation, je lui avais dit ceci : « Denis Sassou Nguesso nous aura rendu service parce qu’il n’a pas construit. Ainsi, il sera plus aisé de bâtir. » Depuis, devant le chantier immense sur tous les plans étatiques, cette réflexion s’est complétée par la conviction suivante : « Comme il a tout détruit, il sera plus facile de reconstruire en s’appuyant sur les talents des architectes congolais pour concevoir le Congo de 2060, sur la base d’un Plan Directeur de Construction. »

La nécessité d’une rupture profonde

En effet, comment bâtir une nation nouvelle sans une rupture décisive ? Comment faire impliquer le congolais, quelque soit son aire géographique ? La proclamation de la première « République Unie du Congo » me semble un préalable, une démarche consciente et consentie de tous pour « notre vivre ensemble. »

Ce symbole marquerait un nouveau départ, posant les bases d’une union nationale véritable qui s’appuierait sur l’acquis principal de la Conférence Nationale Souveraine, ce contrat social qui nous aura tous mis d’accord sur de nombreux points.

L’Union Nationale comme socle

Pour garantir une transformation sincère, l’objectif central serait l’Union Nationale. Ce projet aurait pour fondation la Constitution de 1992, véritable viatique pour guider toutes les réformes. La République Unie du Congo (RUC) s’articulerait autour d’un projet fédérateur intitulé : « Contrat avec le Congo », affirmant clairement que le Congo appartient à tous les Congolais.

Une vision prophétique pour l’avenir

Enfin et j’ose, me référant à la conclusion dans nos échanges entre mon Ami, mon Frère, mon Parent, cette citation faite, tirée du Premier Testament : « Et il me dit : Prophétise sur ces os secs, écoutez la parole de l’ÉTERNEL. Ainsi dit le Seigneur, l’ÉTERNEL, à ces os : Voici, je fais venir en vous le souffle, et vous vivrez. » Ézéchiel 37.4

Une réflexion pour Noël

Républicain et démocrate, je peux tout de même dire que cette réflexion en cette période de Noël, est un beau cadeau que le Père Noël offre au peuple congolais, une lumière dans les ténèbres. Elle permettra d’asseoir et de consolider des partenariats performants, pour que le Congo tourne définitivement la page de faux espoirs soutenus par des slogans creux.

Modeste Boukadia

Le 21 décembre 2024

2 réflexions sur “De la République du Congo vers la République Unie du Congo : le choix de l’union nationale

  1. Avatar de Marcel BOUKAMBOU Marcel BOUKAMBOU

    Bonjour Mr. Boukadia,

    Federer le Congo, pour moi, est la meilleure option pour reellement unir les congolais et donner le pouvoir a tout congolais.

    Les congolais ont ete dirriges depuis l’independance par un tribalisme voile, accentue et ouvert presentement.

    Je n’aime plus ce mot de tribalisme qui vient de tribu qui est devenu un mot perime car colonial. Je prefere utiliser un mot adequat et moderne, celui de Minorite linguistique teke, lari, kongo, badondo, mbochis, punu, bembe….ect.

    Nos minorites linguistiques sont expressement entrainees dans cette mentalite /comportement par les hommes politiques.

    Il est inculque a certaines minorites linguitiques qu’il existe certaines d’entre elles qui n’ont pas droit au pouvoir.

    Regardons l’attitude du congolais lorsque nous parlons des merites economiques du President Massamba Debat Alphonse. Rarement les gens parlent d’une equipe(son premier ministre et autres).

    Mettons en valeur les deux langues nationales: le KITUBA et le LINGALA. Cela nous permettra d’abord de dimunuer la frustration, le fractionnement entre congolais mais surtout va augmenter le respect entre les citoyens.

    Je m’explique: lorsque trois citoyens congolais qui sont differents suite a leur appartenance linguistique. Dans quelle langue doivent-ils communiquer?

    La repartition /decentralisation du pouvoir est l’une des strategies majeures pour liberer notre pays. Voila pourquoi je suis pour federer le pays.

    Allons dans nos regions prendre en mains nos parents, nos freres et nos enfants dans nos terres.

    Mais attention! La loi federale doit etre juste car certaines richesses naturelles du sous-sols ou du sol doivent etre a la gestion du gouvernent federal. C’est la repartition des redevances qui fera la difference. Je m’explique: le petrole est au Kouilou. La redevance pour le kouilou pourra etre 30% et les 70% pour construire les projets federaux qui pourront etre aussi dans le Kouilou.

    Sante a tous. Aimons notre riche pays en ressources humaines et naturalness.

    Marcel BOUKAMBOU.

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  2. Avatar de Fidèle ami Fidèle ami

    Merci Monsieur Modeste Boukadia!

    Votre message est porteur d’espoir, souligné par une sagesse profonde et une constance à toute épreuve.

    Le texte d’Ézéchiel sur les os qui se mettent à se rassembler donne à réfléchir sur la marche à suivre pour que mort devient vivant. Ce n’est plus un renouveau mais une renaissance! vous avez tracé le chemin à suivre. Que les congolais se rassemblent pour redonner vie au pays. Voilà du travail sur la planche pour les guerriers de la paix!

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