Congo : A quand la démission des lauréats promus commissaires du gouvernement ?

Question du jour – 28 décembre 2024

A quand la démission des lauréats promus commissaires du gouvernement ?

Quand les nouveaux lauréats, promus Commissaires de gouvernement, envisageront-ils de se conformer aux exigences de leur fonction en démissionnant de leurs autres responsabilités ?

Les fonctions de Commissaire de gouvernement nécessitent un engagement total et une disponibilité sans faille. Elles ne peuvent raisonnablement être exercées à temps partiel ou dans un contexte de double responsabilité. Ces rôles, essentiels à la gouvernance et à la coordination étatique, requièrent de ceux qui les occupent une priorité absolue.

Dans ce contexte, ceux qui ont été nommés à ces postes devraient faire preuve de cohérence : soit en se consacrant pleinement à cette mission d’envergure, soit en envisageant leur retrait pour laisser place à des profils disponibles et pleinement investis.

Ne pourrait-on pas simplifier ce processus et clarifier ces rôles en nommant directement ces Commissaires comme gouverneurs, avec toutes les responsabilités qui en découlent, notamment la mise en place effective de la décentralisation administrative et financière ? Une telle mesure renforcerait la transparence, la cohérence et l’efficacité de l’action publique, conformément aux principes prévus pour la République Unie du Congo. Cependant, une telle décision nécessiterait l’aval du peuple souverain.

Modeste Boukadia

COMPLÉMENT – mise à jour – le 28/12/2024 – 19:56 :

Les commissaires politiques sont une particularité des républiques populaires, où ils jouent un rôle proche de celui des commissaires du gouvernement. Dans un système républicain authentique, un Premier ministre – s’il s’agit d’un véritable Premier ministre – ne peut être à la fois commissaire politique et commissaire du gouvernement. Cette confusion est une stratégie de communication directement inspirée du système stalinien, visant à désorienter et manipuler l’opinion publique.

Il est essentiel de reconnaître que le PCT (Parti Congolais du Travail) excelle dans l’art de tromper le peuple. Par ailleurs, des informations fiables indiquent qu’à Paris, Denis Sassou Nguesso s’est opposé au projet de décentralisation administrative et financière, craignant qu’il n’appauvrisse certaines régions du nord et ne favorise une division du pays. Pourtant, les cadres du PCT, qui accumulent des fortunes dans leurs résidences, auraient pu investir ces richesses pour développer ces mêmes régions.

En outre, il est important de souligner que ces commissaires, bien que nommés par le PCT, sont rémunérés par l’État congolais, non par leur parti. Dans ce système déséquilibré, le PCT est le seul parti politique dont les employés sont intégrés dans le budget de l’État et occupent des fonctions publiques. Cela constitue une aberration : un détournement de fonds orchestré par Denis Sassou Nguesso au profit d’un parti politique, une organisation associative privée qui n’a aucune légitimité à s’approprier les ressources publiques.

Ainsi, les biens du PCT et ceux de ses membres, en réalité financés par l’État, pourraient légitimement être nationalisés. Ces ressources, détournées au détriment de l’intérêt général, appartiennent de droit au peuple congolais.

Modeste Boukadia

Laisser un commentaire