
QUE LES CHOSES SOIENT CLAIRES…
Tendre la main…
Je tiens à être explicite : je n’ai jamais eu à discuter d’élections qui seraient organisées par Denis Sassou Nguesso et encore moins par le Parti Congolais du Travail (PCT). Jamais ! Pourquoi ? Parce que ce serait leur demander de poser un acte dont ils ignorent l’importance pour un pays. La réalité nous a démontré leur incapacité totale à organiser des élections transparentes et crédibles.
Ce que je peux envisager, dans le cadre des échanges démocratiques, c’est un dialogue électoral avec des acteurs tournés vers l’avenir, des Congolaises et des Congolais réellement soucieux du bien commun, et non avec ceux qui ne pensent qu’aux éloges qu’ils espèrent recevoir une fois dans leur cercueil. Ceux-ci, leur sort est scellé et ils ne seront ni les premiers, ni les derniers, à connaître une chute tragique. L’histoire, même récente nous l’apprend : souvenons-nous du colonel Mouammar Kadhafi, de Saddam Hussein, de Mobutu Sese Seko, ou encore, de Bachar al-Assad…
Quand, à longueur d’interviews, je réitère de « tendre la main« , il ne s’agit pas de voir cela comme une posture de complaisance, il s’agit, en réalité, de discuter des modalités du départ de Sassou et du système qui le sous-tend et ce, dans l’objectif de sauver de nombreuses vies que ce système a potentiellement déjà compromis. L’inquiétude exprimée, en son temps, par le général Norbert Dabira concernant « l’avenir des Mbossi » est réelle et pertinent.
Au sein de cette communauté, aujourd’hui en apparence homogène, beaucoup sont démunis et souffrent terriblement sous le poids des pressions exercées par le clan Sassou, les contraignant à un soutien forcé. Je le dis avec clarté : l’avenir des Mbossi passe par leur désolidarisation totale du régime Sassou.
De la pseudo-élection de 2026
« L’élection de 2026 » est une farce. Y participer c’est apporter sa caution à l’avilissement du peuple, de la nation, du pays. C’est jouer le jeu d’un système corrompu qui brandit ses adversaires une fois qu’il les a broyés dans des compromissions.
Souvenez-vous du général Jean-Marie Michel Mokoko. Lui aussi croyait avoir des garanties. Pourtant, il savait pertinemment que la situation était sans issue. Il y a pris part pour la finalité que nous connaissons. Où sont donc ceux qui l’encourageaient ? Pour certains, aux côtés de Sassou.
On peut aussi citer le cas de Parfait Kolélas.
Ces exemples doivent nous rappeler, en toute circonstance, que ce régime n’accorde aucune place à l’honnêteté ou à la justice.
Modeste Boukadia
07 janvier 2025
