
Dominique Basseyila : entre intrigues politiques et réformes institutionnelles au Congo
« Dominique BASSEYILA propose une profonde réorganisation institutionnelle et de la loi électorale » (Point presse du 25 janvier 2025, Brazzaville).
Quelle mouche vient de piquer Dominique BASSEYILA, le ministre délégué le plus discret et secret homme de l’ombre de Denis Sassou Nguesso, qui aime à dire « C’est moi qui prends la température du Président ! » pour troubler l’eau du fleuve Congo ?
Le ministre délégué Dominique Basseyila, longtemps perçu comme un acteur discret mais influent au sein du cercle rapproché de Denis Sassou Nguesso, refait surface avec des propositions controversées de réorganisation institutionnelle et de réforme de la loi électorale. Ce personnage énigmatique, qui se targue souvent de « prendre la température du Président », semble vouloir redéfinir les lignes du pouvoir. Mais à quelle fin réelle ?
Un intriguant de service pour troubler l’eau
Dominique Basseyila n’est pas étranger aux rouages troubles de la politique congolaise. Connu pour avoir initié plusieurs changements constitutionnels et pour son rôle central dans les turbulences qui ont secoué la région du Pool, il a toujours œuvré dans l’ombre, laissant derrière lui des actes destructeurs qui ont marqué durablement le pays. Ses actions, toujours empreintes d’ambiguïté, continuent de susciter interrogations et méfiance.
Le 10 janvier 2025, je questionnais déjà son rôle dans un article intitulé « Congo : Quel rôle joue réellement Dominique Basseyila ? ». Les récents événements, et notamment ses nouvelles manœuvres politiques, éclairent davantage le tableau : loin d’être un simple exécutant, il apparaît comme un stratège aux ambitions troubles et aux actions potentiellement périlleuses.
Une pression internationale de plus en plus explicite
Alors que le Congo s’approche d’une nouvelle échéance politique, perçue par beaucoup comme une fuite en avant, la communauté internationale commence à perdre patience. Fatiguée des exactions contre les populations civiles, elle hausse désormais le ton. Récemment, l’ambassadeur de France a adressé un avertissement clair aux autorités congolaises : « Vous n’allez plus vous cacher cette fois-ci derrière La France ! ». Ce message, sans ambiguïté, reflète une exaspération face aux violations répétées des droits humains et aux manipulations politiques locales malsaines.
Paris et Washington, quant à eux, ont proposé une alternative : une transition politique apaisée excluant la tenue des élections présidentielles de 2026. Cette vision repose sur l’idée d’un compromis historique entre le pouvoir et l’opposition, évoquée pour la première fois lors de la résurrection de Notre-Dame de Paris, en présence de Denis Sassou Nguesso.
Face à cette ouverture, Dominique Basseyila semble manœuvrer pour dévier cette trajectoire. Il multiplie les initiatives pour préserver un système, un système marqué par son mépris du peuple et son incapacité à répondre aux aspirations des Congolais.
Les véritables motivations de Basseyila
Derrière ses propositions de réformes institutionnelles, Dominique Basseyila est le fer de lance aux objectifs flous qui agitent le clan pour distraire la population, mais dont la finalité est de protéger des intérêts bien connus. Est-ce une tentative de garantir une succession contrôlée au sommet de l’État ? Une stratégie pour marginaliser davantage certaines populations ? Ou encore une manœuvre pour consolider l’hégémonie nordique au sein des institutions ?
Frère cadet d’Albert Biaouila – décédé en France dans des circonstances restées troubles – Dominique Basseyila semble prêt à entraîner le Congo dans une spirale de chaos. Comme me l’a confié un parent récemment : «Ce n’est pas ce qui est visible qui inquiète, mais ce qui se cache derrière. Que cherche-t-il réellement ? Pouvoir successoral, élimination politique d’une région ou autre ?» « Telle est la question », disait Shakespeare. Et effectivement, ces interrogations traduisent une inquiétude légitime face à l’opacité de ses actions et aux conséquences qu’elles pourraient avoir pour le pays.
Une conclusion suspendue
Le rôle de Dominique Basseyila dans les récents remous politiques notamment dans le Pool pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Si ses initiatives semblent taillées sur mesure pour servir les intérêts personnels de Denis Sassou Nguesso ou de son clan, elles risquent de compromettre encore davantage la stabilité du Congo.
Dans ce contexte, la vigilance de la communauté internationale, mais aussi des acteurs locaux, sera cruciale pour éviter un nouveau chapitre de tensions et de violences. Mais au-delà des pressions extérieures, c’est par une union nationale que le Congo pourra espérer tourner la page des violences et du tribalisme. Une union qui ouvrira la voie à une nouvelle République : celle d’un Congo uni, solidaire et apaisé.
Bon dimanche au peuple congolais et à tous les peuples !
Modeste Boukadia
26 janvier 2026
