Denis Sassou Nguesso : de l’Empereur au Patriarche et au Grand Timonier

De l’Empereur au Patriarche et au Grand Timonier

Un règne de trois générations sacrifiées

Le 16 janvier 2025, je retraçais le bilan de la présidence du Congo de Denis Sassou Nguesso, un règne s’étalant sur 41 ans, soit trois générations sacrifiées. À ces 41 ans, il faut ajouter les années de sa présidence du Comité Militaire du Parti (CMP) immédiatement après l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi. Il est à rappeler que le président français Valéry Giscard d’Estaing avait, à l’époque, adressé ses condoléances au Président du CMP, Denis Sassou Nguesso, et non à Joachim Yhomby-Opango.

Un bilan désastreux et des slogans creux

Le bilan de cette longévité au pouvoir ? Trois générations sacrifiées, des slogans creux et une production sans précédent de fanatiques. Le président américain Donald Trump, dans sa verve incisive, a même adressé cette remarque à Denis Sassou Nguesso : « Pourquoi y a-t-il tant de morts dans votre pays ? Est-ce qu’il y a des hommes qui y habitent ou des animaux ? » Une question crue mais révélatrice de l’état de désolation dans lequel le prétendu leadership a plongé le Congo.

Du Patriarche au Grand Timonier : des titres usurpés

Ainsi, Denis Sassou Nguesso est passé de l’Empereur au Patriarche, puis au Grand Timonier. Mais qu’est-ce qu’un Patriarche ? C’est quelqu’un qui sait écouter, comprendre et donner les orientations indispensables pour que la communauté ou la famille se sente en sécurité. Cette définition correspond-elle à son action pour le Congo ? Peut-être pour les membres de son clan, mais certainement pas pour le pays tout entier.

Quant à l’appellation de Grand Timonier, elle évoque celui qui sait mener un navire à bon port sans heurts. Or, ce que nous voyons, c’est que le navire Congo a touché le fond. Sous sa direction, ce beau bateau, jadis sculpté dans le bois de fer par nos Pères-Fondateurs, s’est fracassé contre les rochers. Ce qu’il en reste ? Des morceaux éparpillés, des lambeaux qui jonchent le sol. Peut-être cette comparaison est-elle un clin d’œil à Mao Zedong, l’ancien président de la République populaire de Chine surnommé le Grand Timonier, dont les ravages sur la population chinoise restent dans les mémoires.

Une fuite en avant et un avenir incertain

Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Deng Xiaoping, successeur de Mao, surnommé Le Petit Timonier, a également laissé un actif mitigé. Ainsi, après l’Empereur, voici venu le temps du Patriarche et du Grand Timonier, qui semble conduire le Congo et son peuple vers la case « casse sans retour » avec des élections 2026 qui sont une fuite en avant qui puent déjà la fraude !

Un chantage à la France pour masquer l’échec

C’est peut-être pour cela, pour faire pression sur la France de ne pas le lâcher, qu’il lui fait ce chantage : « Tout ce que j’ai fait, c’est la France qui me l’a conseillé ! » Ainsi donc, la France serait responsable de ce qu’est devenu le Congo… Drôles d’excuses pour ne pas assumer ses dérives, son échec et son manque de bilan pour la postérité dont on parlerait en termes de gloire !

Une fracture historique entre deux voisins

La dernière épreuve en date est l’épisode qui fracture une amitié séculaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Pour des intérêts privés et au mépris des relations diplomatiques, il a fait voler en éclats ce qui aurait dû être une construction patiente d’un dialogue fraternel entre deux peuples voisins.

Modeste Boukadia
Le 08 février 2025

Une réflexion sur “Denis Sassou Nguesso : de l’Empereur au Patriarche et au Grand Timonier

  1. Avatar de Fwanda Mazala Fwanda Mazala

    Sassou Nguesso, un timonier et un patriarche ? Laissez-moi rigoler ! Dans toute l’histoire du Congo, le pays ne connaîtra plus jamais un homme aussi sanguinaire, kleptomane et cinglé que Sassou Nguesso. Mais je crois qu’un jour il sera trainé devant la CPI avec les siens et ses affidés de toutes les régions du Congo, ses complices dans le crime et le pillage du Congo.

    J’aime

Laisser un commentaire