
EN FINIR AVEC LA POLITIQUE D’HUMILIATION
La gouvernance d’un pays ne peut se fonder sur la division et l’exclusion. Une nation forte repose sur la cohésion sociale, socle de la stabilité et du développement durable. Or, depuis des décennies, nous constatons avec amertume que le pouvoir PCT en place a instauré une politique qui, loin de favoriser l’unité nationale, accentue les clivages et les humiliations qu’il remet au goût du jour avec des manifestations rappelant la République Populaire du Congo avec son drapeau qui devrait être au musée. Une gestion étatique fondée sur l’injustice et le mépris ne peut mener qu’à la fracture, à l’affaiblissement de notre nation et au tribalisme.
La responsabilité d’un chef d’État est d’assurer l’accès aux services de base pour tous : eau potable, électricité, infrastructures de santé et de transport, cohésion sociale. Malheureusement, ces priorités ont été reléguées au second plan au profit d’une politique de jouissance et de gouvernance où certaines régions et certains groupes sont marginalisés. Cette réalité est inacceptable et doit cesser.
Il est temps de nous unir pour mettre un terme à cette politique d’humiliation qui divise notre pays et fragilise son avenir. L’histoire récente est jalonnée d’exemples d’officiers et de personnalités ayant subi cette logique d’exclusion. Parmi eux :
- Auxence ICKONGA
- Luc KIMBOUALA N’KAYA
- Jean-Pierre THYSTERE-TCHICAYA
- François Xavier KATALI
- Marcel NTSOUROU
- Guy Brice Parfait KOLELAS
- Pierre ANGA
- Blaise ADOUA
- Barthélémy KIKADIDI
Ces figures, parmi tant d’autres, illustrent la nécessité d’un sursaut collectif pour tourner la page d’un système basé sur la division. Leurs parcours, marqués par des injustices et des exclusions, montrent à quel point il est impératif de bâtir un État où chaque citoyen est traité avec équité, indépendamment de son origine ou de son appartenance politique. Nous devons relever ensemble le défi de l’UNION NATIONALE afin de mettre un terme à cette politique d’humiliation et de construire un avenir où chaque citoyen se sentira respecté et valorisé.
C’est dans l’unité que nous pourrons bâtir un Congo réconcilié avec lui-même et avec son peuple. Tous les acteurs de la société – partis politiques, syndicats, étudiants, forces vives du pays, confessions religieuses, intellectuels et libres-penseurs, diaspora – doivent se lever et faire bloc pour refuser la fatalité de la division pour mettre un terme à cette politique d’humiliation.
L’histoire de notre pays ne doit plus s’écrire sous le signe de la discorde, mais sous celui de l’UNION NATIONALE. Pour concrétiser cette unité, nous devons instaurer un dialogue national inclusif comme le recommande la « fenêtre ouverte », promouvoir des réformes institutionnelles équitables et garantir une représentation équilibrée de toutes les composantes de notre société. C’est le seul chemin vers un Congo apaisé, fort et prospère.
Modeste Boukadia
Le 15 février 2025
