Christel Sassou alias “Kiki Angwalima” : Une candidature illégitime au regard de la Constitution et du bon sens politique

Christel Sassou alias “Kiki Angwalima” : Une candidature illégitime au regard de la Constitution* et du bon sens politique

La République du Congo est une nation souveraine régie par une Constitution claire, qui stipule en son article fondamental que “tout candidat à la magistrature suprême doit être Congolais d’origine”. Cette disposition n’est pas un simple détail juridique, mais une exigence de loyauté, d’identité et d’attachement profond à la nation congolaise. Dans ce contexte, la candidature de Christel Sassou Nguesso, dit “Kiki Angwalima”, soulève de graves questions de légitimité.

1. Une filiation contestable : une mère zaïroise (RDC)

Christel Sassou est né d’un père congolais (Denis Sassou Nguesso) et d’une mère d’origine zaïroise (actuelle RDC). Dès lors, sa qualité de “Congolais d’origine” est juridiquement discutable. La Constitution parle clairement d’origine, ce qui implique une double filiation congolaise, enracinée dans l’histoire et la culture nationale. Or, dans le cas de Kiki, cet enracinement est partiel, voire absent sur le plan maternel.

2. Une imposture politique héritée, non méritée

Le parcours politique de Christel Sassou ne repose ni sur une carrière solide ni sur un mérite personnel reconnu. Sa seule force est d’être “fils de”, et c’est là tout le problème : nous faisons face à une tentative d’instaurer une monarchie déguisée dans une république. Ce népotisme flagrant insulte l’intelligence et les sacrifices du peuple congolais, qui aspire à un renouveau et non à une continuité dynastique.

3. Un surnom qui en dit long : “Angwalima”

Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, le surnom “Angwalima” – qui signifie “voleur” en lingala – reflète le rejet populaire. Il incarne les soupçons de corruption, les détournements de fonds publics et l’enrichissement personnel sur le dos de l’État congolais. Un candidat portant un tel fardeau moral et symbolique ne peut incarner l’avenir d’un pays assoiffé de justice, de rigueur et de redressement.

4. Un mépris de la Constitution et des institutions

En laissant entendre qu’il pourrait succéder à son père, Christel Sassou foule aux pieds les lois de la République. Une telle manœuvre révèle le cynisme du pouvoir en place, prêt à déchirer le tissu institutionnel pour sauvegarder ses privilèges familiaux. Le Congo n’est pas un bien patrimonial à transmettre, mais une nation à servir.

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Conclusion :

La candidature de Christel Sassou est une offense à la Constitution, à la mémoire collective et à l’intelligence politique du peuple congolais. Il est impératif que la jeunesse, la société civile et toutes les forces démocratiques se mobilisent pour refuser ce projet d’héritage monarchique et exiger le respect strict des règles républicaines.

Tom Melvin BAIKI Le 09 avril 2025

  • Note de la rédaction : La Constitution du Congo du 25 octobre 2015 a été imposée au peuple congolais sous un flot de sang après que le président français François Hollande ait accordé le permis de tuer à Denis Sassou Nguesso ! Bien que François Hollande ait rétropédalé, le mal était déjà fait.

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