Les armes de la trahison : Qui a donné l’ordre ?

Les armes de la trahison : Qui a donné l’ordre ?

Alors que les autorités françaises démentent formellement avoir conseillé Denis Sassou Nguesso dans sa gestion autoritaire du pays – notamment dans les crimes perpétrés contre les populations civiles à Ikongono et dans le Pool – une réalité s’impose : la tenue de l’élection présidentielle de 2026 n’a ni l’assentiment du peuple congolais, ni celui de ses partenaires européens.

À l’inverse, la proposition d’une Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA/TPSA) suscite une adhésion populaire croissante, tant à l’intérieur qu’au sein de la diaspora.

Face à cet isolement grandissant, le président du PCT ressort une vieille recette : agiter la peur pour mieux régner.

Fidèle à ses méthodes, il délègue une fois encore son procureur Oko Ngakala pour orchestrer une opération de diversion, comme en témoigne cette publication sur Facebook dont le lien : https://www.facebook.com/share/p/19RvoM6fsx/?mibextid=wwXIfr

Mais plutôt que de fabriquer de faux coups d’État pour intimider l’opinion, nous demandons solennellement à M. Oko Ngakala de rouvrir enfin le dossier explosif de la remise des armes à Frédéric Bintsamou alias Ntoumi, afin que la vérité triomphe et que justice soit rendue aux victimes.

Lors de son procès, le général Norbert Dabira a lâché une phrase lourde de conséquences :
« C’est le général Nianga Mbouala qui avait remis les armes à Ntoumi. »
Derrière cette déclaration se cache un crime d’État prémédité. Car une question essentielle demeure :
Qui a donné l’ordre au général Nianga Mbouala Ngatsé de livrer des armes de guerre à Frédéric Bintsamou, alias Ntoumi ?

Le procureur de la République, M. Oko Ngakala, avait alors convoqué le général ainsi que son directeur de cabinet pour faire la lumière sur cette affaire. Mais très vite, Denis Sassou Nguesso est intervenu pour empêcher toute investigation sérieuse : il a interdit au général Nianga Mbouala Ngatsé de se présenter devant la justice.

Conséquence :

  • Le directeur de cabinet, seul bouc émissaire, fut entendu, puis incarcéré sans procès pendant trois ans.
  • À sa relaxe, il s’est exilé et poursuit aujourd’hui un doctorat au Sénégal. A-t-on acheté son silence ?

Pendant ce temps, les armes livrées à Ntoumi ont servi à massacrer des policiers, des militaires et des civils innocents, majoritairement des Laris, dans le département du Pool, jusque dans les faubourgs de Brazzaville, au pont du Djoué.

Mais l’affaire va plus loin encore.
Qui a donné l’ordre de retirer les forces armées du Pool au moment précis où ces crimes étaient en préparation ?
Pourquoi les militaires ont-ils été sommés de quitter la zone, laissant les populations désarmées face aux exactions des milices de Ntoumi ?

Ces faits sont connus, archivés, et ancrés dans la mémoire collective.
Nous exigeons aujourd’hui que M. Zéphyrin Raymond Mboulou, ministre de l’Intérieur, et le procureur Oko Ngakala, rouvrent ces dossiers enterrés.

Il est temps de mettre un terme au silence d’État.
Il est temps que les responsables rendent des comptes.

Le sang versé au pont du Djoué par Cozardio et dans le Pool par Ntoumi ne s’efface pas.
Il réclame des réponses.
Il crie justice.

Ceux qui ont donné les ordres devront répondre, tôt ou tard, devant le peuple et devant l’Histoire.


Pour en finir avec les trahisons : la Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA/TPSA)

La seule issue viable, aujourd’hui, reste la mise en œuvre d’une Transition Politique Structurelle Apaisée, qui permettra :

  • Le rétablissement de relations diplomatiques équilibrées et respectueuses avec nos partenaires stratégiques (France, Union européenne, États-Unis, Israël, etc.), afin que le Congo sorte enfin de la liste noire des États-Unis et retrouve sa pleine souveraineté sur la scène internationale ;
  • La décentration administrative et financière des régions, avec des gouverneurs élus au suffrage universel direct, investis d’une légitimité populaire claire et d’une responsabilité effective dans la gestion territoriale ;
  • La transformation des territoires en pôles agricoles dynamiques, capables de nourrir le pays, d’exporter et surtout de créer des emplois massifs pour la jeunesse congolaise ;
  • L’intégration des compétences et talents de la jeunesse congolaise, qu’elle vive sur le territoire ou qu’elle revienne de la désimmigration, pour bâtir un projet national inclusif, ambitieux et porteur d’avenir.

Le temps est venu de reconstruire le Congo sur des bases saines, justes et équitables.
Loin des trahisons. Loin des mensonges. Loin des violences d’État.


Fait à Paris, le 23 juillet 202513h49
Modeste BOUKADIA
Président du CDRC – « Une Nation Pour Tous »

3 réflexions sur “Les armes de la trahison : Qui a donné l’ordre ?

  1. Avatar de MBEMBA Serge epipha MBEMBA Serge epipha

    Salut M. Modeste BOUKADIA ,

    je vous remercie d’abord pour votre proposition, qui à y regarder peut , effectivement permettre une transition apaisée et une sortie à la crise qui mine le pays , en tout cas je l’espère. Cependant, je me demande si ceux qui sont en face de nous c-à-d les tenants du pouvoir actuel sont-ils prêts à privilégier l’intérêt national au détriment de leurs intérêts mesquins et égoïstes, c’est toute la question ? Par expérience, je ne vois pas Denis SASSOU NGUESSO accepté une telle proposition , sans une forte pression internationale, notamment de la France. Ainsi, je vous repose la question, vous-etes l’une de figure emblématique de la diaspora congolaise de France , de quels moyens de pressions disposez- vous? Nous qui luttons sur place à Brazzaville, nous avons les moyens limités pour faire plier Denis SASSOU.

    Merci

    Serge Epipha , coordonnateur de la plateforme coalition des patriotes du Congo pour une alternance politique en 2026( PCAP-2026)

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    1. Bonjour Monsieur Mbemba,
      Je vous remercie sincèrement pour votre contribution au débat. Elle démontre non seulement votre attachement à l’avenir du Congo, mais aussi l’intérêt croissant que suscite la Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA) que nous proposons.
      Vous soulevez une question légitime : les tenants actuels du pouvoir sont-ils prêts à faire primer l’intérêt national sur leurs intérêts particuliers ? À cela, je réponds que nous ne devons pas penser notre action politique uniquement en réaction à ce que pense ou fera « le camp d’en face ». Il nous revient de poser la problématique centrale : comment sortir le pays de l’impasse actuelle sans recours à la violence, et en bâtissant une voie de transition crédible, inclusive et pacifique.
      Je l’ai dit à plusieurs reprises : nous devons réfléchir politiquement, c’est-à-dire en anticipant les rapports de force, les marges de manœuvre, les alliances utiles. Le temps de la justice et celui des historiens viendra en son heure. Pour l’instant, il nous faut éviter les affrontements inutiles, les rancunes attisées par les discours violents, et créer les conditions d’un dialogue structuré. C’est pourquoi la TPSA doit précéder tout dialogue, afin d’encadrer les débats, apaiser les tensions et restaurer la confiance.
      Vous avez raison de souligner l’importance des pressions extérieures. Mais nous devons également faire attention à ne pas attendre passivement que d’autres viennent régler ce que nous devons initier nous-mêmes. Le Congo figure aujourd’hui sur la liste noire des États-Unis : c’est une réalité que ni M. Sassou Nguesso ni le PCT ne peuvent ignorer éternellement. Il faut leur opposer la logique implacable des faits, des institutions défaillantes, de l’isolement international, et surtout de la mobilisation nationale, à Brazzaville comme dans la diaspora.
      Quant aux moyens d’action, nous en disposons : la mobilisation de la société civile, les relais diplomatiques, la médiatisation des positions claires et argumentées, le renforcement des alliances panafricaines et internationales en faveur d’une alternance crédible. Ce travail de fond se poursuit, loin du vacarme, mais avec constance et détermination.
      Soyez assuré que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le PCT et M. Sassou Nguesso entendent enfin raison. Et nous savons que sans une dynamique coordonnée entre l’intérieur et l’extérieur, rien ne sera possible. D’où l’importance de votre engagement, que je salue.
      Avec mes remerciements renouvelés pour votre message et votre action sur le terrain,
      Recevez mes salutations fraternelles et militantes.
      Modeste Boukadia
      Président du CDRC – Une Nation Pour Tous

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