
Le 6ᵉ congrès du PCT, révélateur d’un isolement politique : veillée ou retrait de deuil ?
Présenté comme un moment de démonstration de force, le 6ᵉ congrès du PCT s’est finalement imposé comme un révélateur brutal de l’isolement politique du régime. Financé de l’extérieur mais déserté par ses alliés historiques, organisé dans un pays en faillite financière et réduit à une mise en scène sans adhésion populaire, ce congrès pose une question fondamentale : s’agissait-il d’une veillée politique destinée à conjurer le déclin, ou d’un retrait de deuil annonçant la fin d’un système à bout de souffle ?
Plus que jamais, la TPSA / ToPeSA s’impose comme la voie de l’union nationale et de la restauration de l’État.
Le 6ᵉ congrès du PCT met en lumière le fonctionnement kafkaïen de ce parti au pouvoir. D’un côté, le congrès est financé par le MPLA, au nom d’une ancienne relation entre les deux formations politiques. De l’autre, la direction du PCT distribue à ses congressistes des perdiems conséquents, de l’ordre de 200 000 FCFA par personne, alors même que les caisses du parti seraient officiellement vides et que le pays est en situation de faillite financière.
Cette contradiction est d’autant plus troublante que le Congo s’est récemment enfoncé dans un endettement abyssal, avec l’émission de 570 millions d’euros d’eurobonds, suivie, à peine un mois plus tard, de 260 millions de dollars supplémentaires, contractés à un taux officiel exorbitant de 9,875 %. Dans ce contexte, tout porte à croire qu’il ne s’agit plus de gestion politique, mais d’un système de recyclage financier au profit des caciques du régime PCT.
Dès lors, une question essentielle s’impose :
Si le MPLA a effectivement financé le 6ᵉ congrès du PCT, comment expliquer que ni le gouvernement angolais ni la direction du MPLA n’aient été présents ou officiellement représentés à ce congrès ?
En politique, l’absence n’est jamais neutre. Elle vaut message.
Elle révèle une contradiction manifeste :
👉 un financement accordé,
👉 mais un désengagement politique assumé,
👉 et une volonté claire de ne pas endosser publiquement un congrès déjà fragilisé.
La question suivante devient alors incontournable :
Comment un parti incapable de financer seul son propre congrès peut-il prétendre organiser et financer l’élection présidentielle de mars 2026 dans des conditions de souveraineté, de transparence et de crédibilité ?
Une élection présidentielle financée dans l’opacité, avec des soutiens extérieurs silencieux, ne peut être considérée comme un exercice démocratique normal.
C’est un simulacre, dont le coût politique, économique et social est toujours payé par le peuple.
C’est précisément pour rompre avec ce système que la TPSA / ToPeSA s’impose aujourd’hui comme la voie de la restauration de l’État et de l’union nationale, afin que le Congo nouveau rétablisse des relations saines, équilibrées et respectueuses avec les pays frères d’Afrique, mais aussi avec la France, les États-Unis, l’Union européenne, Israël, la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite, entre autres partenaires.
La TPSA / ToPeSA est avec le peuple.
Le PCT et ses alliés sont contre le peuple.
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
29 décembre 2025
