
QUESTION AU GÉNÉRAL SERGE OBOA, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA DGSP
Les ressortissants du Pool sont-ils des citoyens congolais à part entière, ou bien des étrangers installés sur cette terre pour subir un tel régime de violence, d’humiliations et d’insultes proférées jusque sur les morts ?
Quels sont donc les critères de recrutement au sein de la DGSP ?
Comment expliquer que des propos tels que :
« Nous allons tous vous finir »,
soient tenus dans une langue qui n’est pas celle majoritairement utilisée dans cette zone, présentée pourtant comme « langue nationale », et adressés à une population ciblée ?
Ce type de discours, combiné aux actes observés, ne relève plus de simples dérives individuelles.
Il s’agit du début d’une systématisation :
- désignation d’un groupe,
- déshumanisation,
- violence assumée,
- profanation des morts.
Dans le droit international, cela porte un nom : crime à caractère ethnique, prélude possible au génocide.
Je rappelle un fait précis.
Lorsque j’avais publiquement dénoncé les violences infligées à une femme Kuyu battue dans la forêt par un ressortissant Mbossi, j’avais été violemment pris à partie par cette réponse glaçante :
« Les affaires du Nord ne vous concernent pas, occupez-vous de vos problèmes. »
En tant que responsable politique, j’en avais tiré une conclusion simple et grave :
👉 le Nord ne se considérait donc plus comme faisant partie de la même République.
Dès lors, une question fondamentale s’impose :
si le Nord ne se reconnaît pas dans la République une et indivisible, au nom de quoi ses forces armées viennent-elles assassiner, sans retenue ni justification, les ressortissants du Sud ?
On ne peut pas proclamer l’unité nationale le jour
et pratiquer la violence sélective la nuit.
Ce double discours met la République en péril, fracture la Nation et engage la responsabilité directe de la chaîne de commandement.
Modeste BOUKADIA
Président du CDRC
« Une Nation Pour Tous »
Lundi 12 janvier 2026 – 06h39
