
Y a-t-il encore des forces de souveraineté au Congo ?
Depuis les opérations répressives menées par la DGSP jusqu’aux actions en cours dans la région du Pool, notamment à Mindouli, désormais étendues à Bouansa dans la Bouenza, une question fondamentale s’impose : les Forces armées, la gendarmerie et la police protègent-elles encore le peuple et la Nation, ou servent-elles un pouvoir aux abois ? À travers cette analyse politique et républicaine, le CDRC alerte sur la dérive sécuritaire, les risques graves pour la paix civile et réaffirme son soutien au peuple congolais dans sa volonté de changement, de restauration de l’État et d’unité nationale à travers ToPeSA.
Y a-t-il encore, au Congo, de véritables forces de souveraineté — Forces armées, Gendarmerie, Police — chargées de protéger le peuple et le territoire ?
Ou bien ces institutions ont-elles définitivement renoncé à leur mission républicaine pour devenir des instruments de répression au service d’un pouvoir en déclin ?
Ce que nous observons aujourd’hui, depuis les opérations dites « Zéro Kulunas » ou « Bébés noirs » conduites par la DGSP, jusqu’à l’opération manifestement ourdie depuis le PCA d’Oyo, devenu de fait une autre capitale du Congo — mais de quel Congo parle-t-on ? — et actuellement déployée dans la région du Pool, notamment autour de Mindouli et qui s’étendent à Bouansa, constitue une honte nationale.
Ces agissements font la risée d’institutions militaires et de sécurité qui, par leurs actes, ne méritent plus ni respect ni honneur.
Derrière l’uniforme qu’elles portent, ces prétendues forces de souveraineté ne défendent ni la République ni la Nation. Elles semblent, au contraire, tétanisées par un passé entaché du sang des innocents, un passé qui les empêche aujourd’hui d’agir pour secourir le peuple congolais et préserver la paix civile.
La DGSP, et l’ensemble de son commandement, par leur brutalité assumée et leur intrusion grossière dans l’espace politique, ne donnent aucun signe de force. Ils exposent au contraire les symptômes d’un régime aux abois, paniqué par sa propre fin.
Les opérations menées contre les populations civiles du Pool, si l’on n’y prend garde, portent les germes de crimes à caractère ethnique, révélateurs de la peur d’un mentor politique humilié lors du dernier congrès du PCT, où son fils n’a pas été élu Secrétaire général du parti.
La DGSP cherche-t-elle à se racheter de son incapacité à empêcher le colloque de la véritable opposition du 15 décembre 2025 ?
Ou bien tente-t-elle de rassurer celui dont elle assure la sécurité personnelle, en créant délibérément une situation explosive, susceptible de dégénérer en crise insurrectionnelle ?
En s’immisçant ainsi dans le jeu politique et en provoquant une situation conflictuelle dans le Pool, la DGSP engage le pays dans une fuite en avant irresponsable, aux conséquences incalculables pour la paix civile et l’unité nationale.
Le peuple congolais doit ouvrir les yeux et retenir les noms de celles et ceux qui assassinent la République et violent la dignité humaine. Comme cela a été rappelé à d’autres peuples confrontés à la tyrannie :
« Gardez les noms des assassins et des tortionnaires. Ils paieront le prix lourd. »
L’Histoire est patiente, mais elle est implacable.
C’est exactement ce qui attend tous ceux des forces dites de souveraineté qui, par leur silence et leur attentisme, se rendent complices des exactions de la DGSP.
Quant à nous, nous faisons un choix clair : celui du Peuple congolais, qui a exprimé sa volonté de changement à travers ToPeSA, pour la restauration de l’État, la réconciliation nationale et l’union du Congo.
Modeste Boukadia
Président du CDRC
Une Nation Pour Tous
13 janvier 2026
