Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou : des “partenaires de paix” ?

Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou : des “partenaires de paix” ?

Les questions que je pose peuvent paraître simples. Elles le sont, en réalité. Et pourtant, je sais déjà qu’elles susciteront des réactions passionnées, non pas tant pour leur contenu que parce qu’elles sont posées par moi. Mais il faut bien, à un moment donné, avoir le courage de poser les bonnes questions.

Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques, il est régulièrement affirmé qu’il existerait des accords entre Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou, accords qui feraient d’eux des « partenaires de paix ». Une telle affirmation, lourde de sens pour l’avenir du pays, appelle des éclaircissements légitimes.

Première question :
Quel est le contenu exact de ces accords ? Sont-ils écrits, formalisés, ou relèvent-ils d’arrangements politiques informels ?

Deuxième question :
Ces accords sont-ils réellement favorables à la paix durable au Congo et à son développement, ou ne constituent-ils qu’un mécanisme de gestion conjoncturelle des crises ?

Troisième question :
Pourquoi ces accords refont-ils systématiquement surface à l’approche des échéances électorales ? Relèvent-ils d’une stratégie de stabilisation nationale ou d’un calcul politique circonstanciel ?

Quatrième question :
Ces accords servent-ils l’intérêt général et le peuple congolais dans son ensemble, ou profitent-ils essentiellement aux deux signataires et à leurs cercles respectifs ?

Cinquième question, enfin, essentielle pour la crédibilité du processus démocratique :
Si des élections devaient effectivement avoir lieu — ce dont beaucoup doutent légitimement — comment interpréter la situation dans laquelle un « partenaire de paix », Frédéric Bintsamou, dont la candidature aurait été validée et qui a été reçu par des autorités administratives, se retrouverait face à l’autre « partenaire de paix », Denis Sassou Nguesso ?
Dans un tel scénario, en cas de contestation des résultats, quelle serait l’attitude adoptée ? Et surtout, quelles en seraient les conséquences pour la paix, et sur quels territoires se jouerait à nouveau le risque de confrontation ?

Ces interrogations ne procèdent ni de la polémique ni de la provocation. Elles visent un seul objectif : comprendre jusqu’à quand le Congo continuera à différer son véritable développement, à reporter les réponses structurelles aux attentes sociales, économiques et institutionnelles du peuple congolais.

La paix véritable ne peut reposer sur des accords ambigus, réactivés selon les circonstances politiques. Elle doit s’appuyer sur des institutions fortes, des règles claires et une volonté sincère de servir l’intérêt national.

Plus que jamais, ToPeSA s’impose comme la voie de la restauration de l’État et de la construction d’une union nationale authentique, dans l’esprit de dépassement et de responsabilité qui avait guidé Fulbert Youlou et Jacques Opangault, lorsqu’ils avaient su privilégier la cohésion nationale et l’intérêt supérieur du Congo sur les clivages politiques.

Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
16 janvier 2026 – 19h53

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