
ToPeSA : Le Congo a besoin de sécurité, de stabilité et de paix durable et non d’un martyr de plus
Le Congo traverse une étape déterminante de son Histoire. Alors que circulent certains écrits affirmant que « Le mal du Congo serait le fait que sa capitale se trouve au Pool », il est du devoir des responsables politiques et des forces vives de la Nation de rappeler une vérité fondamentale que la République du Congo est une et indivisible, et aucune région ne peut être tenue pour responsable des crises nationales. Marqué par des décennies de violences politiques, d’assassinats de dirigeants, de fractures territoriales et d’affaiblissement de l’État, notre pays aspire légitimement à la sécurité, à la stabilité et à une paix durable. L’Histoire a démontré que la violence, les exclusions et les stigmatisations n’ont jamais apporté de solution durable, mais ont aggravé les divisions et fragilisé le vivre-ensemble.
Face à l’impasse des solutions fondées sur la stigmatisation, la contrainte ou la force, la Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) s’impose comme une voie responsable, inclusive et pacifique pour restaurer l’autorité de l’État, consolider le vivre-ensemble et engager résolument le Congo sur le chemin du renouveau républicain. Ce texte constitue un appel solennel au rassemblement de toutes les forces vives de la Nation afin de refonder, ensemble, l’unité nationale, la souveraineté et l’avenir commun du Congo.
C’est précisément ce que porte ToPeSA : garantir la sécurité pour tous, assurer la stabilité nationale et restaurer l’État dans son autorité légitime car la voie des élections présidentielles de mars est un voie sans issue.
Notre pays a trop souffert. Trop souvent, l’histoire politique congolaise s’est écrite dans le sang de ses dirigeants. Faut-il encore passer par l’assassinat pour espérer la paix ? Non. Cette voie n’a jamais apporté ni justice, ni réconciliation, ni stabilité. La solution n’est pas la violence. La solution, c’est ToPeSA.
Souvenons-nous.
L’assassinat du Commandant Marien Ngouabi a été suivi de celui de l’ancien Président Alphonse Massamba-Débat et de ses compagnons et cadres, majoritairement issus du Pool-Boko. Depuis lors, une gestion différenciée et injuste des territoires et des populations s’est installée, nourrissant frustrations, stigmatisations et divisions profondes.
Il est paradoxal que dans les localités dont sont issus des personnalités politiques telles qu’Isidore Mvouba ou Yvonne-Adélaïde Mougany, on attribue certains désordres à Frédéric Bintsamou, alors que le silence de ceux qui pourraient apporter des réponses ou garantir l’équité interpelle.
Cette situation démontre avec force que la paix, la sécurité et la réconciliation ne peuvent être atteintes que par l’unité nationale et la restauration effective de l’État, et non par la stigmatisation ou la manipulation des populations.
Aujourd’hui encore, des discours circulent — documents anonymes, vrais ou faux — qui désignent une région, le Pool, comme un problème en soi. Ces propos sont inacceptables. Ils ne libèrent pas le Congo ; ils l’enferment dans des déterminismes archaïques et des haines héritées.
Comme me l’a justement écrit un ami : ce n’est pas par l’insulte ou le rejet que l’on bâtit une nation ; si une réorganisation est nécessaire, qu’elle se fasse par la réflexion, l’intérêt général et le respect des populations.
Face à cela, une évidence s’impose : le vivre-ensemble est la seule voie possible. L’apaisement, l’ouverture politique et la réconciliation nationale ne peuvent se réaliser que par une transition inclusive, responsable et pacifique. ToPeSA est ce cadre.
Il est également clair que le pouvoir actuel a failli. Le pays est déchiré, l’étoffe nationale affaiblie par des décennies de divisions. Un changement est nécessaire. Mais ce changement ne doit pas reproduire les tragédies du passé. Le départ d’un homme ne doit pas engendrer de nouvelles douleurs, ni de nouvelles fractures. Le Congo n’a plus besoin de martyrs politiques ; il a besoin de bâtisseurs.
ToPeSA tend la main.
Il n’est ni nécessaire de répéter des opérations qui ont échoué, ni d’ôter la vie à des opposants sous prétexte qu’ils pourraient participer à une future transition, à l’image du modèle du Premier Ministre André Milongo. Il n’est pas non plus acceptable qu’un frère prenne la vie d’un autre frère pour accéder au pouvoir. La paix ne se conquiert pas par la mort, mais par la responsabilité, la vérité et le courage politique.
C’est pourquoi j’en appelle aujourd’hui à toutes les forces vives de la nation — politiques, sociales, religieuses, traditionnelles, intellectuelles, à la jeunesse et à la diaspora — pour se lever ensemble et bâtir le Congo nouveau, dans l’unité, la dignité et la justice.
Quand on se trouve à la croisée des chemins, il est indispensable de repartir à ce qui avait souligné lors de la rencontre à Notre-Dame de Paris entre les présidents Donald Trump, Emmanuel Macron et Denis Sassou Nguesso : parler avec l’opposition pour organiser une transition responsable et une sortie honorable.
Vive ToPeSA, socle de la restauration de l’État.
Vive ToPeSA, chemin de l’union nationale.
Vive ToPeSA, voie du Congo nouveau.
Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Dimanche 1er février 2026
