
CEMAC : suspension des activités et crise de liquidités – Explication simple d’une situation grave
La suspension des activités de la CEMAC constitue un signal d’alarme majeur pour le Congo. Cette situation, fruit d’années de dérives financières et d’absence de réformes structurelles, place notre pays au cœur d’une crise qui dépasse désormais ses frontières.
Qui se souvient du VDA sous le président Jacques Joachim Yhombi-Opango ?
À l’époque, le mot d’ordre était clair : vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain. Les caisses de l’État étaient vides, les liquidités inexistantes, et les populations peinaient à faire face au quotidien. Cette période de pénurie a marqué la mémoire collective, au point que certains se souviennent encore des sauterelles devenues ressource alimentaire. L’histoire est notre mémoire, et elle nous enseigne.
Aujourd’hui, sous Denis Sassou Nguesso, la situation risque d’être plus grave encore.
Sous le VDA, il n’y avait pas d’argent — ni dans les caisses de l’État, ni dans les banques.
Dans la crise actuelle, la réalité est plus insidieuse : l’argent peut exister dans les écritures comptables, mais il n’y a plus de liquidités en circulation.
Pas de billets pour acheter dans les marchés, payer les taxis, régler ses courses dans les boutiques, ni retirer de fonds dans les agences de transfert comme RIA, MoneyGram ou Western Union.
Or, une économie sans liquidités est une économie paralysée.
C’est cette pénurie qui annonce une crise sociale profonde. Voilà ce qui guette le Congo : la faim, le moudziala comme on le dit chez nous.
À court terme, certains pourraient croire être protégés en conservant des stocks de billets. Mais pour combien de temps ? Dans un pays privé de circulation monétaire, privé de confiance financière et privé d’un État pleinement fonctionnel, le risque d’explosion sociale devient réel.
Voilà la trajectoire actuelle du Congo.
Face à ce danger, il ne suffit pas de constater. Il faut proposer.
ToPeSA est la réponse.
Restaurer l’État, rétablir la confiance, assainir les finances publiques, remettre la monnaie en circulation, garantir la stabilité sociale et protéger les populations : telle est la voie responsable pour éviter le chaos.
Le Congo mérite mieux que la pénurie et l’incertitude.
Il mérite un État fort, légitime et responsable.
ToPeSA : le chemin pour retrouver la fierté du peuple congolais.
ToPeSA, c’est plus qu’un sigle.
C’est un cap.
C’est une exigence.
C’est une méthode.
Et comme le disent les jeunes avec simplicité et conviction :
« ToPeSA ? Top ça ! »
Parce que remettre l’État debout, restaurer la confiance et redonner au peuple sa dignité,
ce n’est pas une option —
c’est une nécessité.
Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
11 février 2026 – 06h16
