
Avec ToPeSA : l’avenir des Mbossi, comme celui d’aucune ethnie, n’est compromis
Lorsqu’un peuple oublie son passé, celui-ci revient toujours, plus brutal encore.
Nous y sommes.
Hier, l’histoire politique du Congo a été marquée par des slogans devenus ironiques avec le temps. « Le vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain », associé à Jacques Joachim Yhombi-Opango, appartient à cette mémoire collective que nul ne peut effacer.
Aujourd’hui, une autre formule interroge : « Je fais acte de candidature. »
Cette expression, utilisée par Denis Sassou Nguesso, soulève une question fondamentale sur la nature même du processus politique engagé.
Il y a quelque temps en mai 2018, lors de son procès, le général Norbert Dabira, alors Grand Inspecteur Général des Armées et plus haut gradé des Forces Armées Congolaises, alertait sur « l’avenir des Mbossi » face à la politique conduite par le système en place.
Plus récemment, le 12 février 2026, à la suite de mon article intitulé « ToPeSA : choisir la responsabilité pour éviter l’impasse nationale », j’ai reçu le message d’un autre général — dont je tais volontairement le nom — affirmant sans détour :
« L’avenir des Mbochis est compromis. »

Sommes-nous arrivés à un point de non-retour ?
La situation actuelle met-elle réellement en péril l’équilibre d’une communauté, et au-delà, celui de la Nation tout entière ?
Ou bien assisterons-nous à un sursaut de responsabilité de ceux qui entourent le Président, afin que demain personne ne puisse dire : « Nous ne savions pas » ou « Nous ne faisions que suivre les ordres » ?
L’histoire n’est pas un tribunal immédiat, mais elle finit toujours par parler.
Elle est la mémoire des peuples et l’avertissement des générations futures.
Hier, les chansons populaires, Eh woua woua woua… eh woua !, tournaient en dérision les excès supposés du pouvoir dont les caisses de l’État et des banques étaient vides.
Aujourd’hui, le peuple observe en silence.
Il regarde.
Il compare.
Il retient.
Qui compte les biens accumulés ?
Qui mesure les inégalités grandissantes ?
Et surtout, qui compte les jours sans solution pour la majorité des Congolais ?
Le peuple n’oublie jamais.
Va-t-il encore chanter…
Eh woua woua woua… eh woua !
Alors même que la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) a suspendu la quasi-totalité de ses opérations, plaçant cette institution financière régionale dans une situation critique en raison des déséquilibres imputés au Congo ?
La question n’est plus folklorique.
Elle est grave.
Lorsque la crédibilité d’un État fragilise l’ensemble d’un espace monétaire, ce n’est plus une affaire de slogans ni de refrains populaires. C’est une responsabilité historique.
Le peuple peut chanter pour se moquer.
Il peut chanter pour résister.
Mais il ne chante plus lorsque son avenir économique est menacé.
L’heure n’est plus au refrain.
Elle est à la vérité, à la responsabilité et aux solutions.
Mais l’histoire n’est pas condamnation automatique. Elle peut être redressement.
Avec ToPeSA, l’objectif n’est pas de désigner une communauté à la vindicte, ni d’alimenter les peurs.
Au contraire : il s’agit d’éviter que quiconque — Mbossi ou non — ne paie demain le prix d’une crise politique mal anticipée aujourd’hui.
ToPeSA prépare l’avenir.
Un avenir d’union nationale.
Un avenir où aucune communauté ne se sent menacée par les errements du pouvoir.
Un avenir où l’État restauré protège tous ses enfants.
Le Congo ne doit pas subir son destin.
Il doit le choisir.
Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
13 février 2026 – 15h00
