Demande de libération immédiate d’un prisonnier politique souffrant

NOTE D’INFORMATION A COMITE INTERNATIONAL DE LA CROIX ROUGE

L’Association UNION-CONGO a été informée, depuis le 22 août 2016, de la situation des prisonniers politiques en République du Congo (Brazzaville), et porte aujourd’hui à votre connaissance que l’un des condamnés arbitraires, M. KIMANGOU Joseph, membre du CDRC, incarcéré à la prison d’Impfondo, est atteint d’une paralysie faciale que les autorités de la République du Congo (Brazzaville) ne semblent pas prendre au sérieux et ne font absolument rien pour le faire soigner.

M. KIMANGOU Joseph, privé de soins médicaux et dont la vie est très sérieusement menacée, fait partie des prisonniers politiques devant être libérés depuis longtemps, mais qui ne l’ont jamais été, malgré l’Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire – Avis adoptés en sa soixante-onzième session, 17 au 21 novembre 2014 – No 22/2014 (République du Congo) du Conseil des droits de l’homme.

Cette paralysie est-elle due à un choc émotionnel ou à une pathologie autre ?
Il est bien entendu que M. KIMANGOU Joseph figure dans le Décret, jamais appliqué, pris par le gouvernement de la République du Congo portant libération des prisonniers politiques. Malheureusement, les bénéficiaires de cette mesure n’ont jamais été libérés.

L’Association UNION-CONGO voudrait par cette occasion vous rappeler également le cas de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, incarcéré depuis le 15 janvier 2016, dont le dossier au CICR est suivi par Mme Adriana ALARCON DIAZ, sous le N° CCB-10559.

Ceci étant, faut-il attendre le décès de cet homme ou de plusieurs prisonniers politiques pour prendre la mesure de la gravité de la situation que vivent les prisonniers politiques en République du Congo ?

L’Association UNION-CONGO vous prie d’user de votre influence pour, non seulement permettre à M. KIMANGOU Joseph d’être soigné dignement, mais faire libérer tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement, conformément à l’Avis des Nations Unies ci-dessus référencé.

L’association UNION-CONGO saisit cette occasion pour vous renouveler, Madame, Monsieur, l’assurance de sa très sincère et parfaite considération.
Strasbourg, le 01 septembre 2016

Jean-Claude MAYIMA
Président de l’Association UNION-CONGO

Lire Aussi: A Propos des prisonniers politiques du CDRC

Urgent : menaces de mort contre les avocats de Modeste Boukadia 

 Une source proche du dossier nous a indiqué que des menaces de mort ont été faites à l'encontre des avocats de Modeste Boukadia, Me Senga, Me Tchimboungou Goma et Me Maboya. 

Les courageux avocats font un travail exemplaire pour le respect du Droit et celui des Droits de l’Homme au Congo Brazzaville. Continuer à lire « Urgent : menaces de mort contre les avocats de Modeste Boukadia  »

L’épineux "Cas Modeste Boukadia" : Les magistrats tancent !

A sa dernière visite à Pointe-Noire, M. Pierre Mabiala, Ministre de la Justice, en réunion de travail, aura été renvoyé à revoir sa copie, car "le fait d’être ministre n’enlève rien de ce que l’on a apprit à la faculté de Droit !" Dixit le doyen de la faculté de Droit de Dolisie.

A sa dernière visite à Pointe-Noire, M. Pierre Mabiala, Ministre de la Justice, en réunion de travail, aura été renvoyé à revoir sa copie, car "le fait d’être ministre n’enlève rien de ce que l’on a apprit à la faculté de Droit !" Dixit le doyen de la faculté de Droit de Dolisie.

Pour information, M. Pierre Mabiala, Ministre, en dépit de toute règle régissant sa fonction et les lois qu’ils se sont nouvellement donnés, avait incité le Procureur Général de Pointe-Noire de faire un pourvoi en cassation sur un procès qui n’a jamais eu lieu !

Conversations épiques !

Le Doyen : 

J’étais votre doyen de faculté de Droit à Dolisie et votre professeur. Alors, pourquoi nous faire passer pour des idiots sur "le cas M. Modeste Boukadia ?" En Droit, il n’y a rien contre lui. Il doit sortir. Ton Pourvoi ne repose sur aucune base juridique. Il fallait nous instruire que le dossier juridiquement étant épuisé, c’est le politique qui prend la relève au lieu de nous exposer auprès de ce Monsieur qui croit maintenant que c’est la justice qui le maintient en prison et surtout que les frais d’extraction avaient été payés. De plus, il était libéré en conditionnelle pour qu’il soit en résidence surveillée puisque vous voulez limiter ses déplacements. Et vous ordonnez un pourvoi sans raison de Droit.

Le Ministre (se défaussant) : 

Pourquoi le Procureur Général avait-il mis la fonction main libre lorsque nous étions en conversation téléphonique ?

Le Doyen : 

Pour que tout le monde sache ! Et c’est ce qui est arrivé. Du point de vue du Droit . Sortez M. Modeste BOUKADIA et trouvez-vous une autre raison pour le maintenir en détention mais pas avec nous. 

Invariablement, l’orgueil précède la chute !

1 mois au ministre de la Justice pour rédiger le motif d’un pourvois en cassation illegal!

"Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites", et au Congo de M. Pierre Mabiala, Ministre de la Justice, il faut y entendre "les limites de la connerie" !

Ci-contre l’avis du Pourvoi en Cassation demandé par ce ministre pour garder en prison, en dépit de toute intelligence et au mépris des règles qu’ils se sont fixés eux-mêmes, Le Président Modeste Boukadia.

Même en leur prêtant une once de bon sens juridique, si ceux du système ont initié ce Pourvoi en Cassation pour la condamnation par contumace (invalidée par les Nations-Unis, soit dit en passant), son retour au pays rend celle-ci caduque.

Alors je voudrais qu’on m’explique, comme si j’avais 3 ans : "Ce Pourvoi, il est pour quoi ?!!"
"Une déclaration de guerre est la reconnaissance d’un adversaire", dixit Modeste Boukadia …

Pourvois en cassation

Depuis 1998 Modeste Boukadia parle de créer un Gouvernement d’Union National

C’est depuis 1998 que Modeste Boukadia parle de créer un Gouvernement d’Union National regroupant toutes les tendances politiques du Congo pour que tous travaillent ensemble a l’Unité du Congo. Merci de lire cet article du Monde Diplomatique publie en 2001 expliquant la démarche originale de Modeste Boukadia http://afriquepluriel.ruwenzori.net/congo-d.htm

(Congo-Brazzaville) De l’art de confectionner un tam-tam

"Le tam-tam se joue sur la place publique à la portée des oreilles de tous, mais cependant et pour ceux qui savent, c’est dans la profondeur du secret de la forêt, à l’abri du premier venu, qu’on le confectionne…" (Proverbe Kongo)

La seule chose qu’on n’y fait pas, c’est d’accepter la nouvelle pensée pour fabriquer l’action salvatrice qui sortira le Peuple meurtri de cette désespérance devenue chronique et coutumière.

On ne le dira jamais assez, nos Peuples sont fracassés en un point que nous préférons occulter pour chanter les louanges d’un tel ou tel autre, chantre autoproclamé des introuvables unité nationale et indivisibilité du pays !

Ce que trouve de mieux cette classe politique, notre classe politique, est de se servir de ce Peuple pour entamer une guerre de succession dans laquelle chacun d’entre eux, attentiste, tient à se revendiquer comme celui qui aurait abattu l’éléphant déjà malade.

N’eut-il s’agit que d’écarter M. Denis Sassou Nguesso ? Nombreux s’y seraient déjà osés et immanquablement, auraient réussi. Mais Il n’a jamais s’agit que d’écarter M. Denis Sassou Nguesso. Non. Le problème ce n’est plus lui, mais nous !

Nos hommes politiques aiment trop le pouvoir, le conserver ou s’en ré-approprier, et ne peuvent de ce fait, accepter de mourir pour la liberté du Peuple, l’Unification de la Nation… Et ça, M. Denis Sassou Nguesso, homme politique congolais depuis les années 60 à nos jours, le sait et en use aux dépends de tous, de l’Union des Peuples, de l’Unité de la Nation. Il rit de ses opposants fantoches dont il sait pertinemment qu’ils l’envient plus qu’ils n’aiment la Nation, l’Unité, les Peuples et leurs idéaux d’Union.

Peuple congolais, ici, point besoin n’est d’élever un culte délirant à sa personnalité. Les faits seuls justifieront que ce questionnement vous soit continuel, sinon à finir par souscrire à ce cri exaspéré de Jacques Juilliard : "Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l’on admette que le "vivre ensemble", cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l’apartheid des cultures, n’est qu’une blague, une blague sanglante." C’est un fait : bien de nos chemins, au Congo-Brazzaville et dans la sous-région, passent aujourd’hui par Modeste Boukadia.

Après que de nombreux émissaires, et non des moindres, présidents, ministres et autres l’y aient contraint et l’y contraignent encore, M. Denis Sassou Nguesso a cessé de se la poser, Il n’en est plus là…

Les deux documents ci-contre en sont l’illustration : le premier dit le droit alors que le second dit l’embarras politique.

Ce Pourvoi en cassation introduit par M. Pierre Mabiala est à la mesure de leur désarroi, car on ne peut ainsi continuellement triturer le Droit sans en devenir risible, même aux yeux du profane que je suis !

Le Président Modeste Boukadia n’ayant jamais été jugé, sinon par contumace, comment justifie-t-il, du haut de son ministère, ce Pourvoi en cassation ?! En Droit ? Que nenni ! Et pourquoi donc, que maintenant qu’ils l’ont "sous la main", le Parquet n’ouvre-t-il pas un procès en bonne et due forme contre M. Modeste Boukadia ? A la vérité préféreraient-ils ces fuites en avant ? Dans quel but ?

Sur ce même document, en objet il est écrit : AFFAIRE : M. P C/ MALONGA Alexandre et autres".

Doit-on rappeler à M. Pierre Mabiala, ministre de son état, que M. MALONGA Alexandre avait déjà été acquitté le 9 Avril 2014 ? Et d’ailleurs, qui sont ces "autres" qui ne sont pas, là, cités ?

Ce Pourvoi en cassation le nom du Président Modeste BOUKADIA n’est pas notifié, alors que c’est de lui que Pierre Mabiala, ministre, a fait appel après avoir copieusement insulté et traité de fou incompétent, le Procureur Général qui n’avait fait que dire le Droit, rien que le Droit !

La violence n’est que la manifestation d’une "force-faible" Janckelevitch.

M. Modeste Boukadia, Président, dans ce chaos qui nous environne jusqu’à habiter chez certains, la Sérénité vous sied comme un Gant !

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons
Théophile MBEMBA

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur. Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! –

M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C. a été incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire sans que le motif lui ait été clairement signifié.


Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !


Comment peut-on assigner à résidence en le privant de sa liberté de mouvement et de sortie de territoire, voire de déplacements à l’intérieur même du Congo, un homme qui a été arrêté le 15 janvier 2016 à son retour à Brazzaville, venant de France en lui opposant sa condamnation par contumace du 9 avril 2014 aux mêmes motifs que la condamnation du même jour de ses 14 compagnons, motifs reconnus irrecevables au regard du Droit International par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le 14 novembre 2014 et signifiés au Président Sassou et à toute la Communauté Internationale, le 23 décembre 2014 ?


Ineptie totale des "Carambouilleurs" de Brazza et de ses soutiens "Hexagonaux" qui vont perdre définitivement la face au regard de la Communauté Internationale dont les USA et l’UE, si ne n’est déjà fait depuis fort longtemps !


Il faut bien comprendre que le problème fondamental n’est pas de "poursuivre la magouille" mais de "faire cesser la magouille" pour que cesse enfin la pression du maitre-chanteur sur ceux qui savent qu’ils lui sont redevables.


La question n’est pas de faire expier le passé, mais de faire cesser définitivement que le passé prenne en otage le futur en faisant perdurer le chantage pour le malheur de ceux qui sont déjà dans le malheur par les exactions passées.

La seule chance pour Tous, c’est qu’il existe un Homme de probité, le Président Modeste Boukadia, un Homme qui sourit avec grandeur et conscience de ces inepties "d’hors-la-loi sans parole" dont on n’entend jamais la langue ni rien quant aux écrits, pas seulement en interne vu d’outre-équateur, mais en hexagonal où l’on fait tout pour que ça change sans rien changer bien sûr pour soi-même !


Comment peut-on libérer une personne séquestrée pour aucun motif autre que ceux reconnus illégitimes par la Communauté internationale, si ce n’est de fait libérer un otage sans le libérer en le privant de sa liberté de mouvement ?


Comment peut-on expliquer un tel silence médiatique sur l’échiquier central franco-hexagonal de la condamnation ubuesque à trente ans de travaux forcés du Président Modeste Boukadia, cela contre l’avis de la Communauté Internationale via l’ONU ?


A Bon Entendeur, Salut 

Paris, Terre des Droits de L’Homme, le 24 juin 2016
Georges Maltret
Conseiller accrédité près le Président Modeste Boukadia

Congo-Brazzaville – La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala‏

"Cas Modeste Boukadia": Le Ministre de la Justice Pierre Mabiala viole par 2 fois la Constitution du Congo  :

  • en violant l’indépendance de la justice en empêchant l’application d’une decision prise par le juge de Pointe-Noire.
  • en empêchant la liberation de Modeste Boukadia, en prison depuis plus de 4 mois, sans avoir jamais été notifié des charges retenues contre lui. 

Chronique du regard intrigué d’un béotien sur le Pourvoi en Cassation de M. Pierre Mabiala, ministre de son état contre M. Modeste Boukadia, ou l’illusoire et vaine recherche des avancées dans cette nouvelle république née de cette nouvelle constitution de novembre 2015.

On aurait pu en faire une satire et en rire, si nombreux n’étaient pas les congolais qui en souffrent ! "Allons seulement !", telle était leur leitmotiv plein d’entrain nous promettant l’exemplarité  : "la nouvelle constitution, voyez-vous, consacrera la séparation des pouvoirs et garantira les libertés individuelles", disaient-ils doctement !

Qu’en-est-il à l’épreuve du "Cas Modeste Boukadia" comme ils affectionnent à le dire ?

Il nous faut nous rendre à cette douloureuse évidence : avoir voulu escamoter le débat mené par M. Modeste Boukadia, celui de revisiter notre Histoire dans ses méandres les plus circonvolus pour en tirer les conclusions qui s’imposent, n’aura pas permis aux citoyens congolais que nous sommes, de se faire une nette idée du gouffre dans lequel nous barbotons et donc, des solutions idoines pour en sortir.

L’ethnie, depuis 1968, est devenue le lieu où se fabrique la politique dite nationale. Et c’est en ce point crucial de l’impunité que butte tout renouvellement de paradigme qui affranchirait le Congo des Demons qui l’ont toujours tiraillé dans la gestion des choses de l’Etat, un État de droit, s’entend.

Dans la pratique du Droit et nonobstant le tout nouveau texte constitutionnel, avec M. Pierre Mabiala, ministre de La Justice, comme avec son prédécesseur d’ailleurs, le citoyen congolais reste assujetti à l’arbitraire ethno-clanique : des aveugles murmurant aux oreilles de sourds sur le chemin à suivre.

Aussi se demande-t-on de qui exactement M. Pierre Mabiala tient ses ordres. Quel plan secret exécute-t-il, et pour le compte desquels il l’anime lorsqu’il influe sur une procédure judiciaire qui n’est pas de son ressort, au poste qu’il occupe !

Bons Seigneurs, accordons-lui la préférence partisane pour celui qui l’a fait prince de nos libertés, M. Denis Sassou Nguesso. Si c’est de lui que vient ce Pourvoi en Cassation, alors il se dédie mais, pourrait-on ajouter, il n’est pas plus à cela près. Si c’est en serviteur zélé de son commanditaire, pour porter cette république qu’on nous aurait vanté, exemplaire, alors ils sont vraiment loin du compte !

Selon les textes qui régissent cette nouvelle république de novembre 2015,  M. Modeste Boukadia n’a pas à être embastillé et devrait être libéré immédiatement et sans autre forme de procès ! Agir autrement c’est poussé dans la contradiction, le ridicule en un point inégalé.

L’arrestation de M. Modeste Boukadia, son maintien en prison et maintenant ce Pourvoi en Cassation, focalise un acharnement qui laisse poser la "question prioritaire de constitutionnalité" : Par quoi, par qui donc le citoyen congolais doit-il voir sa liberté garantie ? A ce texte constitutionnel qu’on nous avait fait miroiter comme étant l’aboutissement des intelligences préparées ? Ou est-ce, "passant par dessus la jambe", le citoyen doit-il se remettre à la bonne volonté, fut-elle ministérielle, de M. Pierre Mabiala ?

Qui pour faire respecter les articles 11, 168 et 169 de la constitution de cette nouvelle république ? Celui qui les bafoue sans l’ombre d’un doute ? À se demander si l’Avocat Pierre Mabiala avait lu les textes qui l’ont fait Ministre de la Justice !

"Tous les cadavres dans mon placard ne sont pas les miens", dixit M. Denis Sassou Nguesso, répondant à une forte inquiétude de M. Jacques Chirac sur la versatilité de ses opposants congolais qui disent le sens du vent.

Le compas dans l’œil et la règle en main, nous, nous discernerons avec zèle et justesse, à la mesure de chacun, car "Toute vie étant une vie, tout tort causé à une vie exige réparation […]" Charte du Manden Nouveau, 1ère proclamation des droits humains, faite en 1222 par Soundjata Keïta.

"La bête est à Dieu, mais la bêtise est à l’homme." De ce fait, il appartient à M. Denis Sassou Nguesso, de voir ce qu’il en est de sa créature car demain, il n’en ira plus seulement du miséreux peuple congolais dans l’état dans lequel il est maintenu mais aussi, de son choix à lui, sur la façon qu’il aimerait être enterré : debout, assis, allongé où éparpillé …

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia

Le 20 juin 2016, en audience de la Cour d’appel, le Droit a été dit. Mais, le Procureur de la République a appliqué les injonctions de MM. Sassou et Mabiala, respectivement président de la République et ministre de la Justice… qui lui ont intimé l’ordre de ne pas libérer le président Modeste BOUKADIA.

Voici le Compte-Rendu de l’Avocat, Maître Senga, qui retrace les conclusions de l’audience du 20 juin 2016 à la Cour d’Appel de Pointe-Noire, à l’issue de laquelle il a jugé la libération du Président Modeste BOUKADIA.

Le Procureur Général a signé de sa main cette libération. Les frais d’extraction de 5000 Fcfa ont été acquittés. Il avait été remis 10 000 Fcfa au greffier pour saisir l’ordonnance de l’audience en présence du Président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire qui dira au greffier:

"Saisissez-le rapidement afin qu’on aille extraire le Président BOUKADIA et qu’on l’emmène dans mon bureau pour lui lire l’ordonnance et ce qu’il doit faire. S’il n’y a pas d’électricité, allez dans un cyber-café pour le saisir et me l’apporter même en pleine nuit afin que demain 21 juin au matin le Président BOUKADIA puisse être dehors."

Sur ce, l’Avocat, en présence du Représentant du président du CDRC, était allé rendre visite au Président Modeste BOUKADIA pour lui rendre compte et lui avait demandé de s’apprêter et de ranger sa cellule, car il était libre ou du moins assigné à résidence à Pointe-Noire.

Modeste Boukadia toujours pas libre, malgré décision de justice ordonnant sa libération

Constat : Depuis le jour de l’audience, le 20 juin 2016, il n’y a pas encore d’électricité (sic !) puisque jusqu’à hier 22 juin, l’ordonnance n’était pas toujours saisie et le renvoi à la Cour de Cassation de M. Mabiala (ministre de la justice(?)) n’est toujours pas disponible. Ce qui veut dire que le Président BOUKADIA devrait être extrait de la Maison d’arrêt libre mais que nenni ; on le maintient en détention bien que le tribunal l’a assigné à résidence.

Rappel: le Président BOUKADIA n’a jamais été jugé. En conséquence le pourvoi en cassation est ubuesque. De plus, le Président BOUKADIA n’a jamais été présenté devant ce Procureur général qui a toujours refusé de voir le Président Modeste BOUKADIA. Et pour cause ! Il n’y aucune charge à lui signifier.

Ci-après la lettre de Maître Senga au Président BOUKADIA :

Le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins

Entre un passé qui ne passe pas et une résilience rédhibitoire, le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins 

Pas plus tard que hier, cette question qui dit l’état de délabrement des institutions : A quoi joue le ministre Mabiala ? Pour qui roule-t-il ?


Conflit du côté obscur de nos impensées : Le président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire ayant constaté qu’aucun motif valable ne pouvait justifier le maintien de M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire sans que le motif ait été clairement signifié, avait fait injonction au Procureur Général pour procéder à sa libération effective en ce 21 juin 2016. 

En date du 20 juin, M. Mabiala, ministre de la Justice insultait copieusement le Procureur Général qui lui en transmettait demande… Et dans la foulée, faisant fi de toute considération juridique, ce ministre s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 janvier 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! 
Une incompréhensible péripétie de plus.

Ce fait illustre à souhait cette absence d’Etat qui toujours caractérise le Congo en dépit des revirements constitutionnels, faisant croire aux seuls naïfs que le changement d’un texte suffirait à effacer l’indécrottable et notoire incompétence…
De quoi sommes-nous héritiers ? "Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent" Friedrich Nietzsche.
Il y a ce que nous voyons, il y a ce que nous rapporte l’incessant brouhaha de "nos sans scrupules", mais il y a aussi ce qui, au plus profond, dessine notre devenir. Ceci est et demeure imperceptible à bon nombre dans cette foule qui n’est pas encore Un Peuple.

Un Peuple, tout comme Un Pays se construit par la volonté des femmes et des hommes qui, quoique se sachant différents, par la raison, les sentiments ou la nécessité, réalisent l’Union, prélude à l’Unité. Ainsi se fonde l’Union dans les mariages, ainsi se symbolise l’Unité lorsque de cette Union nait Un Enfant qui en devient l’illustration vivante. C’est comme çà et pas autrement.

Au Congo, deux familles de pensées agissent. Les uns pensant que le Congo doit se reconstruire sans catharsis, "suffirait que M. Denis Sassou Nguesso laisse son fauteuil pour que tous les problèmes s’évanouissent." Les autres, à l’aune de cette Histoire qu’est la nôtre, toute émaillée du sang et de l’exclusion de ces autres, indésirables, pensent que le mal n’est pas aussi bénin qu’on le dit ; que M. Denis Sassou Nguesso est le produit d’une culture, et qu’après lui, comme les faits nous l’ont déjà démontré, les mêmes exclusions, les mêmes exactions pourront se remettre à l’ordre. Ceux-ci prônent l’Union puis l’Unité en conscience. 

Autant le dire tout de suite, M. Modeste Boukadia de qui je m’inspire est de ces derniers. Il l’a crié si haut, si fort que cela l’a amené à être incarcéré par des ignorants.

C’est qu’il y a une singularité évidente au cas de M. Modeste Boukadia dans cette tragédie ubuesque, mais non moins meurtrière, menée de main de maitre par M. Denis Sassou Nguesso. Une particularité perçue mais non appréhendée par "les auto-proclamés" politiques. Car quel crime, quel attentat, quelle insoumission pour que M. Denis Sassou Nguesso le traite ainsi ? Leur mutisme et leur incompréhension parlent pour eux !

Nombreux sont aussi ceux des concitoyens qui s’intriguent encore du "pourquoi" : "Pourquoi M. Modeste Boukadia est-il rentré alors qu’il savait pertinemment qu’il serait arrêté ?" Mais se poser cette question c’est dire à quel point manque dans ce Pays, Notre Pays, des Femmes et des Hommes Politiques ayant des convictions chevillées au corps. 
Il me suffit ici, de ne citer que 3 raisons évidentes pour y répondre :

1-) La 1ère est celle des hommes ayant milité avec lui pour l’avènement du Nouveau Congo, 14 au total, tous membres du C.D.R.C., embastillés pour avoir porté des pancartes demandant la liberté pour les congolais, la bonne gouvernance du pays et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour réconcilier ce qui est, jusqu’ici, demeuré épars. Et ceci, dans l’indifférence totale de toute la classe politique congolaise, qui ignore même jusqu’à leurs noms.

2-) La 2ème dépassera certains dans sa trivialité confondante : il est que : "lorsqu’on a faim, casser un œuf pour en faire une omelette suffit à satisfaire ce besoin primaire de manger et de se rassasier dans l’immédiat. Mais lorsqu’on ne veut plus mourir de faim, il faut avoir la volonté de faire naitre un poussin. Et ce n’est plus de l’extérieur que se casserait l’œuf…"

3-) La 3ème raison nous dit l’Homme dans son entièreté, celui qui ne se dérobe pas devant L’Histoire, Son Histoire. Réaliser cette promesse faite de venir à bout du mal endémique qui chaque jour plonge les congolais et le Congo dans des abimes jusqu’ici insondées. 

Ô congolais, voulez-vous vraiment tuer une ombre, fut-ce la vôtre ? Alors éclairez-là ! 

On ne peut pas faire la paix au détriment de la vérité. Au Pool sont morts, meurent encore aujourd’hui des populations auxquelles on dénie la qualité de victimes, alors qu’ils sont réduits à l’état de punching-ball dans l’indifférence de tous, dans cette République qui se revendique Une et Indivisible. "Un battement d’ailes indésirable au Nord" ? Et c’est au Pool que se font les représailles. Allez-y savoir pourquoi. 


Certainement que M. Denis Sassou Nguesso est l’amplificateur d’une réalité qui nous oppresse aujourd’hui, mais nous ne saurions croire qu’il en soit l’unique concepteur, lui aussi n’est pas un produit ex-nihilo, lui aussi n’est que le substrat dans lequel se vautrent les congolais depuis bien trop longtemps, l’air de rien, dissimulateur et en se donnant de grands airs avec renforts de slogans creux : Unité, Indivisibilité ! Passez, camarades ! 

Oui le Congo est un pays dont la structuration géographique est propice à la scission. Oui les différences culturelles sont grandes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Non, ces raisons ne sont pas suffisantes pour que nous baissions les bras à enfin faire naître Un Peuple, à enfin faire éclore Une Nation. 
J’entends souvent les congolais en appeler à la révolution, sublimée, oubliant que nous en avons déjà connu plusieurs, oubliant que chacune d’elles a toujours fini par nous ramener au point de départ, au bord du précipice, à dénoncer les hommes alors que nous et eux sommes les produits avariés du même système inique. Frocad-Idc, PCT, MCDDI, UPADS, UPRN, etc. Quelles évolutions pour le Peuple ? 

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition ?

Nous-nous évertuons à critiquer les Mottom, Doukaga et autres, comme si nous avions une moralité supérieure à la leur. Et d’ailleurs, que leur reproche-t-on ? Leurs choix politiques ? Il y a beaucoup de jalousie, d’envie, d’hypocrisie et de faux semblants, dans ces détestations-là. 

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition que vous plébiscitez aujourd’hui ? D’où parlent-ils ? Valets d’un système qui les a fait princes, quels sont les faits politiques majeurs qui justifieraient qu’on les monte au pinacle ? 


Vous critiquez M. Denis Sassou Nguesso et encensez M. Okombi Salissa, dans un même discours ; vous opposez M. Parfait Kolélas à M. Jean Marie Michel Mokoko. Vous vomissez M. Denis Sassou Nguesso comme mbochi, mais hier encore, tous, au-delà de La Léfini, vous étiez mbochis, avec fierté et sans distinction… Votre hypocrisie n’a pas de limites, nous ne vous suivrons plus ! 
Et lorsque nous applaudissons vos tours de passe-passe, vous criez au tribalisme. "Il est vrai que les moustiques n’aiment pas les applaudissements humains !"

Et ce sont nos lâchetés qui ont conduit Le Pays là où il est ! Car où situer la longévité de M. Denis Sassou Nguesso au pouvoir sinon dans nos innombrables espoirs secrets de devoir être obéis un jour comme nous lui obéissons, avec servilité ?


Alors de quel droit, nous demandons-nous, "pourquoi M. Denis Sassou Nguesso voudrait-il faire de son fils son héritier à la magistrature suprême ?" Eh bien, tenez-vous le pour dit : du même droit que M. Parfait Kolélas a reçu en héritage charges et fonctions de son père … et attend d’être l’héritier putatif de son père adoptif, en recevant de lui, de droit, Le Pays en legs.


Pour sortir de ces ambiguïtés, les congolais ont à répondre à certaines questions. Qui soutiennent-ils en M. Jean Marie Mokoko ? Est-ce le militaire ? Est-ce le militaire du Nord ? Est-ce l’homme politique ou l’homme politique du Nord ? Nous serons plus avancés. 


Il y a bien quelques monstres parmi les congolais, mais non, le danger ne nous vient pas d’eux, le danger nous vient de tous ceux, ordinaires qui s’empressent de se contenter de faux semblants.
Les Hommes, l’information, le pétrole, le sel, l’or, le Congo a perdu et est entrain de perdre toutes ces batailles, les congolais continuent à en être les victimes désignées par l’incurie des dirigeants qui ne se sont donnés pour seule fonction que celle de se pavaner sous la lumière pour être vus. 


"Nous, responsables politiques, avons aussi une responsabilité dans la parole que nous tenons. Cette parole peut avoir des conséquences dramatiques." Anne Hidalgo, maire de Paris, 13 avril 2016, commémoration de la saint Barthélemy 


Les mots ont un sens avant d’en avoir plusieurs. Ainsi en-est-il aussi du mot "partition" qui, quoique rimant, n’est pas synonyme d’exclusion.

Theophile Mbemba