
Émission Ebaka show | Le Congo à la croisée des chemins : choisir l’unité, restaurer l’État, bâtir la Nation
À l’occasion de sa participation à l’émission Ebaka Show du 7 janvier 2026, diffusée sur TikTok, le président du CDRC Modeste Boukadia a livré une analyse sans concession de la situation politique nationale et réaffirmé la nécessité d’une Transition Politique Structurelle et Apaisée (ToPeSA). Dans cette émission, il appelle à l’union nationale, à la restauration de l’État et à une réconciliation profonde avec le peuple congolais, seule voie responsable pour construire le Congo nouveau.
🎤 Mes chers compatriotes,
À l’attention de celles et ceux qui n’ont pas pu suivre
l’émission Ebaka Show du mercredi 7 janvier 2026,
diffusée sur TikTok — en raison de difficultés techniques sur Facebook —
je souhaite ici vous livrer l’essentiel de mon message.
Cher Monsieur Robert Ebaka,
c’est pour moi une joie profonde de faire ma rentrée politique dans votre émission.
Une émission née le 16 janvier 2016.
À la suite de mon arrestation arbitraire.
Pour un seul crime :
avoir proposé une solution pacifique.
La mise en place d’un gouvernement d’union nationale,
afin d’éviter au Congo le chaos que notre peuple subit aujourd’hui.
Car ce que vit le peuple congolais,
c’est une violence généralisée.
Une pauvreté extrême.
Une peur quotidienne.
Et aujourd’hui, chacun peut le constater :
le PCT a montré son vrai visage.
Un visage contre le peuple.
Je le rappelle avec responsabilité :
c’est à Denis Sassou Nguesso que la France a remis les clés du Congo.
C’est donc à lui, et à lui seul,
qu’il revient de mettre fin à cette situation.
Lors de son message du 31 décembre dernier,
il a parlé d’apaisement et de fair-play.
Pour éviter le chaos.
Sur ce point, nous sommes d’accord.
Depuis des années,
je propose une Transition Politique Structurelle et Apaisée :
la ToPeSA.
Justement pour éviter le chaos.
Apaisement et fair-play conduisent au consensus.
Mais soyons clairs.
Organiser des élections
dans un pays plongé dans la misère,
la pauvreté,
et marqué par des exécutions sommaires quasi quotidiennes,
ce n’est ni l’apaisement,
ni le fair-play.
Aujourd’hui, je le dis avec gravité et responsabilité.
Aller vers des élections déjà verrouillées,
c’est conduire délibérément notre pays vers une impasse.
Accompagner Denis Sassou Nguesso dans cette forfaiture,
c’est devenir complice d’un système qui détruit le Congo.
Soyons lucides.
Même si Dieu Tout-Puissant,
omniscient et omnipotent,
descendait Lui-même pour participer à cette élection,
Denis Sassou Nguesso se déclarerait vainqueur.
Alors je pose une question simple :
que valent des hommes ordinaires
qui se proclament opposants,
mais acceptent d’aller cautionner une mascarade électorale ?
Y aller,
c’est légitimer le mensonge.
Y aller,
c’est trahir le peuple.
Y aller,
c’est se rendre complice de ce pouvoir prédateur.
L’opposition, la vraie,
s’oppose.
Elle ne compose pas.
Elle ne transige pas.
Elle n’accepte aucune compromission.
Or, que voyons-nous aujourd’hui ?
Des calculs personnels.
Des postures.
Des refus assumés de l’unité.
On entend dire :
« Pourquoi être avec les Boukadia qui veulent chasser le PCT du pouvoir ? »
Ou encore :
« Là où se trouve Boukadia, je ne peux pas m’asseoir avec lui. »
Mais je pose la question au peuple congolais :
quelle est cette opposition
qui refuse de s’asseoir là où l’intérêt supérieur de la Nation est en jeu ?
Quelle est cette opposition
qui préfère le confort de la compromission
au courage de la rupture ?
Cette voie-là,
le peuple congolais n’en veut plus.
Cette situation,
le peuple congolais ne l’accepte plus.
Et l’histoire,
elle, ne pardonnera pas.
C’est précisément pour éviter cette impasse,
pour éviter cette humiliation collective,
que nous portons une alternative claire, responsable et apaisée :
la Transition Politique Structurelle et Apaisée – ToPeSA.
La ToPeSA n’est pas une revanche.
Ce n’est pas une chasse aux sorcières.
C’est une main tendue au peuple.
C’est la voie de la vérité,
de la responsabilité,
de la restauration de l’État
et de la réconciliation nationale.
Ce que veut le peuple,
c’est l’apaisement réel.
C’est la ToPeSA.
Car persister dans une voie rejetée par le peuple,
c’est refuser l’apaisement.
C’est refuser le fair-play.
Et dans ces conditions,
le peuple n’a plus rien à perdre.
Mais ceux qui ont beaucoup à perdre,
ce sont ceux qui ont pris le pouvoir par la force en 1997.
Ceux qui ont braqué la République.
Ceux qui ont accumulé des fortunes issues des Biens Mal Acquis.
Sont-ils prêts à tout perdre ?
Regardez Nicolás Maduro.
Là où il se trouve aujourd’hui,
il est seul.
Avec son épouse.
Il doit sans doute se poser une question simple.
Et terrible :
« Mon peuple m’aimait… mais où est-il maintenant ? »
Où est ce peuple qu’il prétendait représenter ?
Où sont passées les forces prétoriennes
qui terrorisaient les populations pour le maintenir au pouvoir ?
Ses amis, eux, poursuivent leur vie.
Le peuple aussi.
Sans lui.
Au Congo, posons-nous la question.
Où sera la DGSP,
en partie composée de mercenaires,
utilisée comme un instrument de terreur
et non comme un organe de protection républicaine ?
Quel peuple défend-on
lorsque la violence devient un mode de gouvernance ?
Quel peuple protège-t-on
lorsqu’on détourne l’aide internationale —
y compris celle des États-Unis —
au profit du clan-PCT
et d’un système prédateur ?
L’histoire est implacable.
Aucun régime fondé sur la peur,
la répression
et la confiscation de la souveraineté populaire
ne résiste au temps.
Les peuples finissent toujours par se retirer.
Et les autocrates restent seuls.
Face à leurs actes.
C’est précisément pour éviter cette issue tragique
que la Transition Politique Structurelle et Apaisée,
la ToPeSA,
s’impose comme la seule voie responsable.
La voie de la vérité.
De la responsabilité.
De la restauration de l’État.
Et de la réconciliation avec le peuple.
🎤 MOT DE LA FIN DE L’ÉMISSION
Mes chers compatriotes,
En ce début d’année, je le dis avec conviction :
le peuple congolais est un peuple courageux,
fort,
et fier.
Un peuple capable de dépasser les préjugés.
De se rassembler.
Et d’avancer.
L’avenir, c’est le Congo nouveau.
Ce Congo ne se construira pas dans la division.
Il se bâtira ensemble.
Par tous les Congolais.
Du Nord au Sud.
De l’Est à l’Ouest.
Du centre de la Terre jusqu’au milieu du Ciel.
Dans l’union nationale.
Notre pays a une histoire.
Une âme.
Une mission.
Il a été confié à la protection de la Sainte Vierge Marie
par le Président Fulbert Youlou.
Et avec le Général de Gaulle,
Brazzaville est devenue la capitale de la France Libre.
Grâce à Brazzaville,
le monde a respiré la liberté.
Voilà pourquoi Brazzaville n’est pas une ville comme les autres.
Elle est la Mère des Villes Compagnons de la Libération,
aux côtés de Paris, Nantes, Grenoble, Vassieux-en-Vercors
et l’Île de Sein.
Cette histoire nous oblige.
Le Président Fulbert Youlou avait aussi une vision claire
des relations internationales.
Des liens forts avec les États-Unis,
avec le Président John F. Kennedy.
Une amitié précoce avec Israël dès 1960.
Et des relations solides avec la France.
Cette voie reste la bonne.
Les relations ne s’excluent pas.
Elles se complètent.
Elles se renforcent.
Car le monde est devenu multipolaire.
Il exige des partenariats équilibrés,
fidèles
et responsables.
C’est pourquoi j’en appelle à l’unité du peuple congolais.
Unité pour construire le pays.
Unité pour le conduire vers sa véritable destinée.
Unité pour que nos enfants récoltent demain
ce que nous semons aujourd’hui.
Demandons au Très-Haut la force
de ne pas céder à la violence.
La violence est un aveu de faiblesse.
Tendre la main est un acte de force.
C’est ainsi que l’on rassemble.
C’est ainsi que l’on construit.
Que l’année 2026 soit l’année
où nos cœurs battent à l’unisson.
L’année de l’union nationale.
L’année de la restauration de l’État.
L’année de la construction d’une Nation Pour Tous.
Parce que, dans notre sagesse congolaise,
« le mari de Maman, c’est toujours Papa »,
et qu’aucune Congolaise,
aucun Congolais,
ne sera laissé au bord de la route.
Vive la République.
Vive le Congo.
Vive la ToPeSA.
Chartres, le mercredi 08 janvier 2026.


















