E2C-Socelec : Un habillage sénégalais pour mieux piller le Congo ?

E2C-Socelec : Un habillage sénégalais pour mieux piller le Congo ?

L’État congolais a récemment porté plainte contre E2C-Socelec, filiale de Senelec Sénégal, pour escroquerie dans le cadre d’un contrat d’affermage du secteur de l’électricité. Mais derrière cette façade étrangère, les soupçons grandissent : et si cette société n’était qu’un paravent, une coquille vide au service d’intérêts congolais bien placés ?

Un contrat suspect dès le départ

Signé avec tambour et trompette, le contrat d’affermage entre l’État congolais et E2C-Socelec devait moderniser la gestion du réseau électrique national. Mais dès le départ, les observateurs ont pointé du doigt un processus opaque, sans appel d’offres véritablement ouvert, ni consultation citoyenne.

E2C, une société quasiment inconnue avant sa prise de contrôle, est en réalité une structure contrôlée par Socelec, elle-même présentée comme filiale de la société nationale sénégalaise Senelec. Mais en creusant, des incohérences surgissent : des connexions discrètes, des bénéficiaires économiques masqués, et un doute grandissant sur la véritable nationalité de la société.

Un montage pour blanchir le pillage ?

Plusieurs sources internes et journalistes d’investigation évoquent une hypothèse dérangeante : E2C-Socelec serait en réalité une société montée de toutes pièces par des hommes d’affaires et politiciens congolais1, déguisés sous une bannière sénégalaise pour contourner les mécanismes de contrôle et légitimer le détournement de fonds publics.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel stratagème est dénoncé au Congo : des sociétés fictives, domiciliées à l’étranger, servant à capter des contrats d’État avant de siphonner les recettes par des circuits opaques. La plainte actuelle pour escroquerie pourrait ainsi ouvrir la voie à la mise au jour d’un système mafieux bien rodé, avec complicités au plus haut sommet de l’administration.

Le peuple paie pendant que les élites encaissent

Pendant que les usagers subissent les délestages, que les zones rurales vivent dans l’obscurité, et que le personnel local est marginalisé, les vrais bénéficiaires de ce contrat se dissimulent derrière des sociétés écrans et des comptes offshore. Le scandale E2C-Socelec incarne à lui seul la trahison des élites, qui sacrifient l’intérêt national pour des gains privés.

Un appel à la transparence totale

Il ne suffit pas de porter plainte. Le peuple congolais exige désormais une enquête indépendante, la publication des bénéficiaires réels de E2C-Socelec, et des sanctions exemplaires contre les complices locaux. Ce scandale est une opportunité pour rompre avec la culture de l’impunité et redonner au Congo sa souveraineté énergétique.

Tom Melvin BAIKI – Le 07 avril 2025

Retraits militaires et réveils africains : La France à l’épreuve de son héritage colonial

Retraits militaires et réveils africains : La France à l’épreuve de son héritage colonial
Par Jawad Salmane, General Manager JS Capital Growth Partners SA. – Investment Fund UBS -LUXEMBOURG – CFO – DGM ABRAHAM’S & INDUSTRY (USA)

La France, ancienne puissance coloniale, se trouve aujourd’hui confrontée à un paradoxe troublant : alors qu’elle a longtemps considéré l’Afrique comme son pré carré, la dynamique géopolitique actuelle remet en question cette vision. Pourquoi la France s’est-elle endormie sur sa politique africaine pendant un siècle ? Pourquoi ne semble-t-elle pas préparée aux bouleversements qui secouent le continent aujourd’hui ?

Ce retrait militaire progressif, amorcé au Sénégal après celui d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, interroge non seulement la place du Maroc, mais aussi l’avenir des relations franco-africaines. Pendant que la France se retire, l’Amérique s’installe pour récupérer cette place vacante. Quelles en seront les conséquences ?

Une politique d’un siècle qui s’effrite

La France a longtemps exercé une influence sans partage en Afrique, s’appuyant sur des liens historiques, économiques et culturels. Pourtant, cette politique, souvent empreinte d’un égoïsme démesuré, semble aujourd’hui avoir atteint ses limites. Les peuples d’Afrique, lassés d’une coopération paternaliste d’apparence, aspirent à une véritable autonomie. Mais alors que la France s’éclipse, l’Amérique s’installe, promettant des investissements et des partenariats. La question se pose : ces promesses sont-elles réellement altruistes ou cachent-elles des enjeux politiques plus sinistres ? Les Africains doivent-ils se laisser séduire par ces mirages, ou doivent-ils prendre leur destin en mains ?

Mes chers lecteurs, si j’avais le pouvoir de réveiller nos ancêtres les plus illettrés, je parie qu’ils nous balanceraient la réponse la plus brillante avec un clin d’œil et un sourire ! Qui aurait cru qu’ils avaient autant de sagesse, même en dormant ?

Un retrait militaire aux conséquences sociales

Le départ des troupes françaises du Sénégal, à l’instar de celui d’autres pays comme le Mali ou le Niger, n’est pas qu’une simple opération militaire. Il s’accompagne de conséquences sociales significatives, comme le licenciement des employés sénégalais des Éléments français au Sénégal (EFS). Ce geste est symptomatique d’une rupture, d’une volonté d’affirmer la souveraineté nationale face à une présence historique devenue encombrante. Ce retrait est-il un point de départ vers une nouvelle ère de coopération bilatérale, ou un signe de désengagement français face à la montée des tensions ?

Le rôle du Maroc dans cette nouvelle dynamique

Au cœur de cette réorganisation, le Maroc se positionne comme un acteur clé. Sa diplomatie proactive et son engagement à renforcer les liens avec le reste du continent en font un modèle à suivre. Quelles leçons la France pourrait-elle tirer de l’approche marocaine ? Le royaume chérifien pourrait-il servir de pont entre l’Hexagone et le continent africain, redéfinissant ainsi les relations dans un cadre de respect mutuel et de coopération équitable ? Cependant, alors que les nations africaines se réveillent, la question demeure : la maison africaine a-t-elle une porte et un verrou, ou est-elle condamnée à laisser entrer n’importe quel opportuniste ?

Vers une redéfinition des relations franco-africaines

Les retraits militaires de France en Afrique de l’Ouest soulèvent des interrogations sur l’avenir des relations franco-africaines. À une époque où la « chasse au trésor » se déroule ailleurs dans le monde — que ce soit pour les ressources chinoises, russes ou françaises — l’Amérique, colonialiste à sa manière, vient jouer son rôle. Les promesses d’aide peuvent-elles vraiment être dignes de confiance, ou sont-elles simplement des outils pour exercer une pression politique sur des nations fragiles ? Les Africains doivent-ils se laisser séduire par ces fantaisies, ou doivent-ils se lever et revendiquer leur propre destin ?

Revendiquer, c’est placer la patrie et l’intérêt général au sommet de nos priorités, car il est d’une grande sagesse de bâtir ensemble un avenir solide plutôt que de s’égarer dans l’égoïsme. Comme le dit le dicton, « L’union pour le bien commun est la clé qui ouvre les portes d’une patrie prospère. »

La France se retrouve à la croisée des chemins dans ses relations avec l’Afrique. Ce retrait militaire récent, bien que nécessaire, doit s’accompagner d’un changement de paradigme profond. Une France prête à engager un dialogue respectueux et mutuellement bénéfique pourrait devenir l’alliée dont le continent a besoin. Mais alors que l’Amérique fait son retour en Afrique, n’oublions pas que toute reconstruction sans la voix du peuple africain et sans les représentants de la société civile sera vouée à l’échec.

« À travers notre journal, Maroc, je m’exprime haut et fort. » Réveillons-nous, frères africains ! Prenons notre destin en mains et ne nous laissons pas séduire par des promesses douteuses. L’avenir des relations franco-africaines dépend de notre capacité à nous réinventer et à construire un futur commun sur des bases solides et respectueuses.

Jawad Salmane

Tribune | RDC – Congo : Unir les deux rives du fleuve pour bâtir l’avenir de l’Afrique centrale

🛑 Tribune | RDC – Congo : Unir les deux rives du fleuve pour bâtir l’avenir de l’Afrique centrale 🌍

L’Afrique centrale est au cœur de toutes les convoitises. Riche en terres rares, indispensable à l’économie mondiale de demain, cette région est devenue un terrain de compétition entre grandes puissances : après la France, la Chine, la Russie… voici maintenant les États-Unis.
Plus que jamais, le contexte géopolitique actuel ouvre à l’Afrique une opportunité précieuse de reprendre l’initiative sur son développement, longtemps influencé par les logiques d’aide extérieure, en construisant des partenariats dynamiques et ambitieux fondés sur la réciprocité, la responsabilité et le respect mutuel avec ces pays.

Il est temps de changer de paradigme.

La République Démocratique du Congo et la République du Congo ne peuvent plus se permettre d’avancer isolément, en ordre dispersé. Nos peuples sont frères, liés par une histoire, une culture, des épreuves et des espoirs communs. Dans le contexte actuel, il devient essentiel de bâtir un axe stratégique Brazzaville–Kinshasa, à la fois politique, économique et symbolique, fondé sur des intérêts communs, afin de progresser ensemble et avec cohérence en stimulant l’intégration régionale et de porter une voix forte et unie dans le nouvel ordre mondial en gestation.

🔹 Une telle alliance renforcerait notre souveraineté collective.
🔹 Elle permettrait de mutualiser nos ressources et de favoriser une industrialisation maîtrisée.
🔹 Elle ouvrirait la voie à un grand marché commun, première étape vers les États-Unis d’Afrique.

Ce n’est pas un rêve. C’est une nécessité.

Les rivalités héritées du passé n’ont apporté que stagnation et divisions. Aujourd’hui, plus que jamais, la diplomatie, la coopération et l’unité doivent l’emporter sur les calculs à court terme et les influences extérieures.

👉 Les peuples de la RDC et du Congo méritent une gouvernance tournée vers l’avenir, intègre, ambitieuse et responsable, à l’exemple des présidents Fulbert Youlou, Joseph Kasa-Vubu et du Premier ministre Moïse Tshombé, qui avaient su voir plus loin que leurs frontières.
👉 La jeunesse mérite mieux que d’être spectatrice des manœuvres géopolitiques. Elle doit devenir actrice du changement, en retrouvant le chemin du continent grâce à la désimmigration. Car c’est ici que doit se construire l’Afrique de demain. Car Les vies africaines comptent. #AfricanLivesMatter !

Bâtir un axe RDC–Congo, c’est répondre à une exigence historique : reprendre notre destin en main et faire de l’Afrique centrale un pilier de la renaissance africaine.

Modeste Boukadia
05 mai 2025

#AfriqueCentrale #RDCongo #CongoBrazzaville #Géopolitique #TerresRares #UnitéAfricaine #Désimmigration #JeunesseAfricaine #Gouvernance #Souveraineté #ModesteBoukadia #ÉtatsUnisDAfrique #LeadershipAfricain #AfroDéveloppement #AfricanLivesMatter

La Place du Maroc en Afrique (partie 2)

Photo : ©NadineNagel – Modeste Boukadia et Jawad Salmane à Washington, Mars 2018

La Place du Maroc en Afrique (partie 2)
Par Jawad Salmane, General Manager JS Capital Growth Partners SA.- Investment Fund UBS -LUXEMBOURG – CFO – DGM ABRAHAM’S & INDUSTRY (USA)

Mon Ami le Président Modeste Boukadia et le Mouvement Politique CDRC,

La réaction de mon ami le Président et son témoignage à la première partie de mon article qui a concerné l’Afrique mais principalement le Congo : « Bonjour mon cher frère Jawad. C’est un excellent article et je te félicite. La RDC 🇨🇩 et Congo 🇨🇬, deux pays de la stabilité de l’Afrique centrale, sont dans la visée économique des États-Unis 🇺🇸 pour asseoir son Leadership mondial ! Me permets-tu de publier ton article sur mon site officiel www.cdrc-cg.com ?
Amitié et mon meilleur souvenir en espérant nous nous retrouver à Washington. Ton frère Modeste»

Je ressens une profonde sympathie pour mon ami Modeste Boukadia, un homme noble dont les valeurs sont exemplaires, doté d’une humilité remarquable. Comme son nom l’indique, sa modestie est tout aussi impressionnante. J’ai eu l’honneur de l’accompagner dans les couloirs de Washington, dans les sous-sols de l’administration américaine, où il n’a jamais cessé d’exposer et de défendre ses idées, ses convictions et sa foi pour son peuple.

Modeste est un négociateur hors pair, œuvrant sans relâche pour établir une coopération constructive et bénéfique pour le peuple congolais. Contrairement à ceux qui braderaient leur pays, la terre de leurs ancêtres, pour des privilèges personnels ou des promesses de pouvoir, Modeste incarne l’intégrité. J’en témoigne : lors du premier mandat du président Trump, deux de ses conseillers directs dont je garde l’anonymat m’ont confirmé que Modeste Boukadia est un homme honorable et légendaire. Sa réussite électorale, qui lui a été volée, et son rêve, tragiquement interrompu par son emprisonnement, sont des injustices sans précédent.

Cette mission que j’ai conduite est dédiée à cet homme d’exception, qui a sacrifié et continue de donner tout ce qu’il a pour son pays, le Congo, afin d’aider et de libérer son peuple vers un avenir meilleur. Sa priorité est le *Congo, sa fierté est un peuple congolais libre, et son objectif ultime est d’accomplir sa mission sur cette terre. Je souhaite ardemment que le fruit de son travail et de sa lutte pacifique soit gravé dans la mémoire réelle des Congolais et des peuples d’Afrique entière.

Je tiens également à exprimer ma gratitude envers mes contacts et amis influents que j’ai côtoyés à Washington, dont les recommandations ont facilité ma tâche lors des différentes missions que j’ai menées. Je remercie chaleureusement :

1. James Mat…
2. Rex Till…
3. David Malp…
4. Lindsey Grah…
5. Dianne Fei…
6. Chris Coo…
7. Stephen Mil…
8. John Bol…

Ces personnalités ont marqué ma vie et continuent d’influencer mon parcours. Leur soutien et leurs conseils ont été précieux dans mes efforts pour promouvoir les valeurs de démocratie et de justice, tant pour le Congo que pour d’autres.

Ce que j’admire profondément chez Modeste et chez ses semblables, c’est cette force tranquille qui inspire. Je dévoile ici une autre facette de moi, avec fierté, à mes lecteurs et amis qui me connaissent, mais peut-être pas encore assez. C’est un sens des valeurs, une raison de lutter pour la liberté, et un respect pour soi-même, tels que je les imagine dans ma vie et que j’enseigne à mes enfants.

Je partage ces réflexions avec ceux qui méritent le respect. Certes, c’est une part de la philosophie qui habite chacun d’entre nous, et notre hebdomadaire est un des supports d’expression qui nous rassemble.

À vous qui lisez ces mots, je vous invite à réfléchir sur l’importance de soutenir des leaders comme Modeste Boukadia. Ensemble, nous pouvons construire un avenir meilleur pour le Congo et pour toute l’Afrique. Quelles que soient nos origines, nous partageons tous le même rêve : celui d’un monde où la dignité humaine est respectée, et où chacun a la possibilité de s’épanouir.

La Place du Maroc en Afrique (partie 2)

En parlant du Congo, il est essentiel de reconnaître le rôle du Maroc en tant qu’acteur clé en Afrique. Notre royaume chérifien, sous la direction de Sa Majesté, a su naviguer à travers de nombreux défis, mais il est crucial que le Maroc ne tombe pas dans le piège de l’inaction face à ces nouvelles formes de colonialisme. Je souhaite de tout mon Cœur une prompte Santé et longue vie à sa Majesté, car sa vision est cruciale pour le Maroc et pour l’Afrique.

Le Maroc, bien que puissant, ne doit pas se limiter à être un figurant dans une pièce déjà écrite par d’autres. Les Marocains doivent être les véritables architectes de leur avenir. N’est-ce pas ?

Rappelons-nous que « l’eau qui dort est celle qui emporte le plus. » Ne laissons pas notre potentiel s’endormir dans l’inaction.

Un Élevage de Rêves, Mais…

Prenons une métaphore : l’élevage des chevaux arabes. Ces animaux, réputés pour leur noblesse, sont souvent entraînés pour des courses. Mais que se passe-t-il si le cavalier ne prend jamais le départ ? Les chevaux, aussi prometteurs soient-ils, finissent par pâturer dans l’oubli. Ne sommes-nous pas, en tant que nation, à risque de vivre cette même destinée, à rêver de victoires sans jamais prendre les rênes de notre propre histoire ? vous avez compris.

En cette période où l’Afrique est à la croisée des chemins, rappelons-nous que « Quand le sage montre la lune, l’imbécile ne voit que le doigt« . Cette sagesse nous enseigne que notre Roi, en tant que guide éclairé, nous oriente vers la lumière de la vérité et de la prospérité. En revanche, les véritables obstacles à notre avancement sont les gangsters de la nation que notre système combat jour et nuit.

Il est fascinant de constater que ceux qui se croient tout-puissants et intouchables semblent oublier une vérité fondamentale : la mise à pied, ce doux euphémisme, survient lorsque celui qui détient le véritable pouvoir vous demande de descendre de votre monture. Cela signifie que l’on vous déchoit de vos fonctions, un « merci » déguisé qui vous invite à retourner chez vous pour vivre en silence.

À l’opposé de ce tableau, se dresse la noblesse véritable, celle de ceux qui, tout en exerçant leurs fonctions, conservent une intégrité et un bienfait inestimables. Je connais personnellement de telles âmes, des amis dignes de confiance, avec qui le service est un honneur, non seulement pour moi, mais aussi pour mes enfants et mes amis. C’est un modèle de rareté dans notre époque, où l’authenticité est souvent mise à mal.

Car au-delà de ces relations humaines se trouve un pilier inébranlable, celui qui nous accorde tout sans condition, devant lequel nous sommes tous égaux. C’est notre Dieu, source de toute lumière et de toute vérité. Gloire à Dieu.

Ceux qu’il faut chasser et combattre pour préserver notre avenir, vous les savez désormais. Ne laissons pas les opportunités passer, agissons avec détermination et vision.

Un Appel à l’Action

Alors, chers lecteurs, quelles actions concrètes pouvons-nous entreprendre pour faire entendre notre voix ? Comment pouvons-nous, ensemble, bâtir un avenir qui ne soit pas l’écho d’un passé colonial, mais une symphonie d’initiatives et d’innovations ?

Le temps est venu de transformer nos rêves en actes, de faire résonner notre identité marocaine et africaine au sein d’un continent africain uni et dédié avant tout au peuple africain.

En fin, « avant que le coq ne chante, l’Afrique doit se lever. » Ne tardons pas à agir, car le réveil d’un continent dépend de chacun de nous. Que notre voix porte au-delà des frontières, et que le Maroc soit le fer de lance d’une Afrique qui se redresse et s’affirme. Et que mon ami et président Modeste puisse donner son rêve à son peuple…

À travers nos écrits qui transcendent les frontières, notre hebdomadaire se veut le reflet des voix de notre époque, une plateforme vibrante d’idées et d’engagement. Je vous adresse avec honneur très prochainement le bon d’abonnement, un geste précieux qui vous permettra de vous joindre à nous dans cette aventure. Votre soutien est le souffle vital qui nourrira notre quête de vérité et d’excellence. Ensemble, façonnons un avenir où chaque mot compte et chaque voix résonne.

Jawad Salmane – Le 04 avril 2025

Retrouver la partie 1 ici : https://cdrc-cg.com/2025/05/03/rdc-tshisekedi-et-les-interets-strategiques-des-etats-unis-partie-1/

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Bonjour mon cher Frère Jawad,

Je te remercie sincèrement pour le message d’introduction à la deuxième partie de ton article, qui met en lumière avec justesse la place stratégique que l’Afrique doit occuper dans la nouvelle dynamique géopolitique mondiale.

Tes mots à mon égard m’ont profondément touché. Je publierai l’article dans son intégralité, y compris cette introduction qui souligne avec force la convergence croissante des idées à travers le continent sur la nécessité pour l’Afrique de s’imposer comme un acteur central des grandes négociations internationales.

Lors de notre déplacement aux États-Unis, nous avons eu l’occasion d’illustrer et de défendre cette vision avec clarté dans nos échanges avec les autorités américaines.

Plus que jamais, l’heure est venue pour les Africains d’être au rendez-vous de l’histoire, et de prendre toute leur place dans l’essor du monde.

Avec toute mon amitié,

Ton frère,
Modeste
04/05/2025 – 09:41 (heure de Paris)

RDC : Tshisekedi et les Intérêts Stratégiques des États-Unis (partie 1)

Tshisekedi et les Intérêts Stratégiques des États-Unis
Par Jawad Salmane, General Manager JS Capital Growth Partners SA.- Investment Fund UBS -LUXEMBOURG – CFO – DGM ABRAHAM’S & INDUSTRY ( USA)

Le président Tshisekedi n’a pas vendu la RDC aux Américains, mais il l’a indéniablement mise au service de leurs intérêts globaux, dans une logique de dépendance et de fragilité assumée. Ce rapprochement s’est cristallisé autour de trois axes majeurs : les ressources minières, la sécurité régionale, et la transition énergétique mondiale.

Premier levier : le sous-sol congolais.

La RDC possède plus de 70 % des réserves mondiales de cobalt, un minerai stratégique pour les batteries électriques. Washington, en pleine guerre technologique avec Pékin, a vu dans la RDC un maillon essentiel de son autonomie énergétique. Tshisekedi a ouvert grand la porte. Des accords ont été signés pour intégrer Kinshasa dans la chaîne de valeur des batteries américano-africaines, présentés comme un progrès. En réalité, ces partenariats offrent aux multinationales américaines un accès sécurisé aux matières premières, pendant que la RDC reste coincée dans un rôle de simple fournisseur brut, sans contrôle réel sur les étapes de transformation.

Le danger d’une course vers Washington

De nombreux pays africains, attirés par la promesse de soutien économique et sécuritaire, se tournent vers Washington, souvent au détriment de leur souveraineté. Je ne peux m’empêcher de penser à un ami, diplomate d’excellence du Kenya dans notre terre, un reflet d’harmonie entre nos nations, tout comme d’autres âmes brillantes d’Afrique, qui tissent des liens d’amitié et de respect à travers nos horizons partagés. Prenons l’exemple du Kenya, qui a récemment signé des accords de coopération militaire avec les États-Unis : cela a suscité des inquiétudes quant à son autonomie décisionnelle. De même, l’Éthiopie, malgré ses efforts pour se moderniser, reste dépendante des aides et des investissements américains, ce qui peut mener à un affaiblissement de sa politique intérieure et extérieure.

Hommage à ma très chère comtesse de Belgique, Lune, amie de qualité

C’est avec une profonde gratitude que je rends hommage à ma très chère comtesse de Belgique, Lune, qui m’a ouvert les portes de l’histoire de son pays. Grâce à elle, j’ai pu découvrir les subtilités de la cour royale, ainsi que sa sensibilité face aux ombres du passé, et à la honte que ressentent certains pour les actes de leurs ancêtres.

En signe de reconnaissance pour son amitié et son ouverture d’esprit, je l’ai invitée à deux reprises au Maroc, désireux de partager avec elle la richesse de notre histoire. Je souhaitais qu’elle découvre nos palais anciens, témoins d’un passé souvent ignoré par la majorité de leurs occupants, mais qui renferment des récits précieux du Maroc.

Un nouveau colonialisme déguisé

L’ère coloniale belge, où la brutalité s’exprimait sans vergogne, a contraint nos frères à travailler des heures innombrables, jusqu’à 48 heures par jour, une façon de décrire l’impossible, sous la menace de mutilations atroces de leurs mains et de leurs pieds. Le règne de Léopold II a laissé des cicatrices indélébiles dans l’âme de notre peuple, des souvenirs si douloureux qu’ils semblent résonner à travers les générations. Quelle tragédie, mes frères, de porter ce fardeau, de vivre avec le poids d’un oubli générationnel qui est tout simplement intolérable !

Cet hommage est également un appel à la réflexion, à la réconciliation et à la compréhension mutuelle entre nos peuples, pour que l’histoire ne soit pas seulement une suite de souffrances, mais aussi une opportunité d’apprentissage et de progrès commun.

Je m’élève aujourd’hui, non seulement au nom de mes ancêtres, mais aussi pour honorer la pureté de notre humanité, un héritage dont je suis profondément fier. Ce cri est le cri de ceux qui ont souffert, de ceux dont les voix ont été étouffées par l’oppression. Il est temps que nous nous souvenions, que nous rendions hommage à leur lutte, et que nous nous engagions à ne jamais laisser de telles atrocités sombrer dans l’oubli.

Aujourd’hui, les puissances occidentales utilisent des promesses de développement et d’investissement pour maintenir leur influence. En Afrique subsaharienne, des projets d’infrastructure financés par des entreprises américaines ou européennes profitent souvent à une élite locale, tandis que la majorité de la population reste dans la pauvreté. Ce modèle, bien qu’apparemment prometteur, reproduit une dépendance à long terme, semblable à celle vécue durant la période coloniale.

La place des rêves des peuples africains

L’Union africaine, bien qu’elle représente un potentiel pour l’unité des pays africains, peine à réaliser les aspirations de ses citoyens. Les rêves de prospérité et de coopération sont souvent étouffés par des luttes internes et des influences extérieures. Les initiatives de développement restent souvent superficielles et déconnectées des réalités quotidiennes des populations.

La guerre économique et commerciale

Le continent africain devient un terrain de jeu pour les grandes puissances, où la guerre économique et commerciale commence à diviser davantage les nations. Les rivalités entre les États-Unis, la Chine et d’autres acteurs étrangers risquent de provoquer une instabilité politique accrue, rappelant les divisions coloniales du passé, où les intérêts étrangers prenaient le pas sur les besoins des populations locales. Le théâtre dans une autre forme vient de commencer….

A suivre pour la deuxième partie

JAWAD SALMANE

France–Congo : un accord judiciaire pour la justice… ou pour l’impunité ?

France–Congo : un accord judiciaire pour la justice… ou pour l’impunité ?
Par Modeste Boukadia – 30 avril 2025

Le président Denis Sassou Nguesso du Congo est attendu à Paris les 23 et 24 mai prochains pour une visite officielle au cours de laquelle il devrait signer avec les autorités françaises un accord bilatéral de coopération judiciaire*. Une initiative qui, en apparence, s’inscrit dans une volonté de renforcer les mécanismes de justice entre les deux pays. Mais à y regarder de plus près, les signaux sont troublants.

Depuis deux décennies, les affaires dites des Biens Mal Acquis ont révélé une architecture bien rôdée d’enrichissement illicite par certains dignitaires africains — avec, parfois, la complaisance de structures en France. Les allers-retours entre Brazzaville et Paris de figures impliquées dans des détournements présumés de fonds publics n’ont rien d’anecdotique : lorsqu’ils sont visés par la justice congolaise, ils trouvent refuge en France ; quand c’est la justice française qui les rattrape, ils se replient… au Congo.

Dernièrement, plusieurs scandales financiers ont émergé sur les réseaux sociaux, mettant en cause de hauts responsables congolais. Plutôt que de faire face à la justice, beaucoup d’entre eux ont quitté le pays sans entrave, certains à bord de vols commerciaux à destination de la capitale française. Une fois à Paris, ces personnalités continuent à mener grand train dans l’indifférence générale, loin des salles d’audience.

Dans le même temps, à Brazzaville, on assiste à une série de décisions troublantes : la levée de mandats d’amener, la libération de proches du pouvoir, l’abandon progressif de poursuites contre des figures centrales de ces affaires. La justice semble ici instrumentalisée, non pour protéger l’intérêt général, mais pour garantir la protection de ceux qui gravitent autour du cercle présidentiel.

Dès lors, une question s’impose : cet accord judiciaire franco-congolais est-il destiné à renforcer la coopération entre deux systèmes judiciaires autonomes, ou à consolider un mécanisme d’impunité transnationale ? Le risque est grand qu’il ne serve qu’à verrouiller un pacte silencieux, dans lequel ni Paris ni Brazzaville n’a intérêt à voir les enquêtes aboutir.

Il revient à la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et signataire de conventions internationales anticorruption, de clarifier sa position. Coopérer avec un État, oui — mais pas au détriment des principes de justice, de transparence et de respect des peuples. Car signer un accord judiciaire sans garantie d’indépendance réelle des procédures, c’est, de fait, légitimer l’impunité.

Pour les citoyens congolais comme pour les partenaires internationaux attachés à l’État de droit, la question est cruciale : veut-on une justice au service des peuples ou une justice aux ordres des puissants ?

* Selon Africa Intelligence1

APPEL AUX CONGOLAIS POUR LE CHANGEMENT

APPEL AUX CONGOLAIS POUR LE CHANGEMENT

Mes chers frères et sœurs, chers compatriotes,

Nous connaissons tous la situation critique dans laquelle se trouve notre beau pays, le Congo. Pour qu’il retrouve sa souveraineté, sa dignité et l’unité de son peuple, j’ai proposé à plusieurs reprises des voies de sortie : la Conférence internationale, la Table ronde, la Main tendue, ou encore le Compromis politique historique. Ces initiatives ont été systématiquement rejetées d’un revers de main par le régime en place, convaincu qu’il pouvait indéfiniment décider de nos destinées.

Mais aujourd’hui, l’heure du changement a sonné. Et ce changement ne viendra pas d’en haut. Il viendra du peuple. Il viendra de vous. Il viendra de notre jeunesse, lucide, exigeante, courageuse. Une jeunesse qui ne veut plus subir, mais construire. Une jeunesse qui veut tourner la page des compromissions et écrire une nouvelle histoire pour notre pays et pour l’Afrique.

C’est cette ambition que je porte à travers le projet de la désimmigration : non pas un simple retour au pays, mais une dynamique profonde de réintégration des intelligences, des talents, et des énergies au service d’un développement souverain, moderne et partagé.

Mais pour avancer ensemble, il faut regarder les faits avec lucidité, sans caricatures, sans procès d’intention. Il nous faut construire. Et pour cela, nous devons sortir des jugements faciles et des divisions stériles.

Certains peuvent s’interroger sur mon parcours, sur mes engagements, sur ma présence hors du Congo. Et cette interrogation est légitime. Mais depuis des décennies, j’ai dénoncé, avec constance, les liaisons malsaines entre la France et l’Afrique, et particulièrement entre la France et le Congo. J’ai combattu les dérives autoritaires et les systèmes verrouillés qui étouffent nos peuples. Et je l’ai fait au prix fort : la prison, l’exil. Mais je n’ai jamais renoncé. J’ai résisté, comme d’autres l’ont fait, souvent dans le silence, parfois dans l’ombre, mais toujours avec fidélité à mes convictions et à mon pays.

Aujourd’hui, je vous invite à dépasser les fantasmes, à dépasser les étiquettes. Ce ne sont ni les appartenances, ni les titres, ni les rumeurs qui définissent un homme. Ce sont les actes qu’il pose, la vision qu’il incarne et les intérêts qu’il défend. Et l’intérêt qui doit tous nous guider, c’est celui du Congo, et au-delà, de notre continent.

Oui, nous devons reconstruire. Mais reconstruire sans haine, sans esprit de vengeance. Dans la dignité. Nous ne devons pas ressembler à ceux qui ont trahi. Nous devons être meilleurs. Nous devons être les bâtisseurs d’un monde nouveau, en dialogue avec les États-Unis, l’Europe de l’Est, la France, l’Union Européenne, la Chine, la Russie, le Moyen-Orient, et tous ceux qui respectent nos peuples et notre souveraineté pour établir des partenariats dynamiques, responsables et respectueux.

Quant à ceux qui vivent en exil, qu’on ne s’y trompe pas : l’exil n’est pas un privilège. C’est une blessure. Mais c’est aussi, parfois, une nécessité pour continuer le combat autrement. Loin du sol natal, mais toujours le cœur tourné vers la patrie. Car notre cordon ombilical, lui, n’a jamais été coupé.

Et surtout — j’insiste — ce n’est pas en opposant les générations que nous bâtirons l’avenir. Le monde a besoin de l’Afrique. Mais l’Afrique ne répondra pas à l’appel de l’Histoire si ses enfants se tournent le dos. Si les jeunes rejettent ceux qui ont ouvert la voie. Ou si les anciens refusent d’écouter ceux qui inventent demain.

L’heure est venue de construire des ponts, pas des murs. D’unir nos forces, pas de les fragmenter.

L’expérience a besoin d’un souffle nouveau. Et la jeunesse, pour transformer son énergie en force politique, a besoin d’un ancrage dans la mémoire, dans l’histoire, dans les luttes passées. Ce que nous devons réussir ensemble, c’est un passage de témoin. Un relais, pas une rupture.

Oui, une autre génération arrive. Oui, elle porte une autre vision. Et c’est précisément pour cela que nous devons marcher côte à côte. Avec lucidité. Avec respect. Avec responsabilité.

Car c’est ensemble, et seulement ensemble, que nous construirons l’Afrique que nous méritons. Et que nous relèverons le Congo que nous laisserons en héritage à nos enfants.

Modeste Boukadia – le 29 avril 2025 – 13:38 (heure de Paris)

La pertinence du report de l’élection présidentielle de 2026 en République du Congo

La pertinence du report de l’élection présidentielle de 2026 en République du Congo

I. La nécessité impérieuse du report électoral

Aujourd’hui, reporter l’élection présidentielle de 2026 s’impose comme une urgence nationale.
La majorité des Congolais, plongés dans une misère insupportable, n’attendent plus des promesses chimériques mais exigent un changement radical. Comme en 1991, l’épuisement est général face à un régime qui recycle sans fin les mêmes discours mensongers.

II. Le régime Sassou Nguesso : 57 ans de déclin

Présent en politique depuis 1968 aux côtés de Marien Ngouabi, Denis Sassou Nguesso est l’un des fondateurs du Parti Congolais du Travail (PCT), parti-État à l’idéologie néfaste et inhumaine.

Malgré son omniprésence au pouvoir, la société congolaise est désorganisée, la misère généralisée et les opposants réduits au silence dans les prisons. Le slogan « L’homme qu’il faut à la place qu’il faut » est devenu une triste ironie.

Le PCT, incapable de réinventer l’avenir, recycle une gouvernance fondée sur la peur, la corruption, et le tribalisme. Les jeunes de la Cuvette sont privilégiés dans les recrutements policiers, accentuant les fractures nationales.

La situation économique est désastreuse : morgues saturées, salaires impayés, hôpitaux démunis, routes dégradées, éducation effondrée.

III. Le double-jeu diplomatique : le cas du Rwanda

Les accords entre Brazzaville et Kigali représentent une menace grave pour la souveraineté nationale.

La présence militaire rwandaise à Maloukou, face à la RDC, appuyée par Sassou Nguesso, montre une duplicité inacceptable, pendant que l’agression de l’Est de la RDC par Kagame est tolérée.

Il devient urgent d’imposer un visa aux ressortissants rwandais.

IV. Violations de la Constitution et mascarade électorale

Sassou Nguesso, déjà en violation de l’article 80 de la Constitution du 25 décembre 2015, persiste à vouloir briguer un énième mandat en 2026.

Le PCT lui-même n’est pas en conformité avec l’article 31, ce qui devrait entraîner sa suspension immédiate.

Les principes fondamentaux de la démocratie sont bafoués : fraudes électorales systématiques, coupures d’Internet, arrestations arbitraires, exclusion de l’opposition.

V. La gabegie financière : un pillage institutionnalisé

Quelques exemples de détournements flagrants :

  • 25 000 milliards pour la municipalisation accélérée,
  • 160 milliards dilapidés au ministère de la Santé,
  • 14 000 milliards des générations futures disparus.

Pendant ce temps, le peuple manque d’eau potable, d’électricité et de soins médicaux de base.

VI. Promesses non tenues et construction d’illusions

Depuis des décennies, les slogans se succèdent sans jamais se concrétiser :

  • « Auto-suffisance alimentaire d’ici 2000 »,
  • « Agriculture, priorité des priorités »,
  • « Nouvelle espérance », « Chemin d’avenir », « Marche vers le développement »…

Les projets fictifs, tels que la construction des 12 hôpitaux, restent lettres mortes.

VII. Un bilan accablant : la dénonciation du député Joseph Kignouimbi Kia Mboungou

Le député de Sibiti, Joseph Kignouimbi Kia Mboungou, l’a clairement exprimé : « Le pays est en ruine. »

Pour avoir dénoncé la mauvaise gestion et l’endettement abyssal du Congo, il a été expulsé de l’Assemblée nationale.

Chaque citoyen congolais sera un jour témoin et auteur de l’histoire dramatique écrite par le régime de Denis Sassou Nguesso.

VIII. Les plaies de l’histoire congolaise

La mauvaise gouvernance congolaise n’est pas récente : Fulbert Youlou, Joachim Yhombi Opango, Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat, et tant d’autres figures du Congo ont payé de leur vie ou de leur exil.

La lumière doit enfin être faite sur ces assassinats d’État.

IX. Les dangers de la vente des terres et la remise en cause de la souveraineté

Sassou Nguesso, en vendant des terres à des intérêts étrangers, en violation de la Constitution, démontre qu’il ne se considère pas comme le garant du patrimoine national, mais comme son propriétaire personnel.

X. L’urgence d’une transition politique pacifique

Face à cette situation de blocage national, une transition politique apaisée s’impose.

Le président du CDRC, Modeste Boukadia, incarne cette alternative en proposant une transition basée sur l’unité nationale, la fin des anti-valeurs et la refondation des institutions.

Sa constance malgré 575 jours d’emprisonnement politique témoigne d’un engagement authentique pour la liberté et la dignité du peuple.

Cette transition devra :

  • Organiser un recensement général,
  • Renouveler les listes électorales,
  • Garantir des élections inclusives, transparentes et libres,
  • Bâtir un véritable État de droit.

Conclusion :

  • Non à l’escroquerie politique !
  • Non à la confiscation illégale du pouvoir !
  • Oui à l’unité nationale !
  • Oui à une transition pacifique pour restaurer la République !

Sidonie Salabanzi

Ottawa, le 25 avril 2025

Congo-Brazzaville : Si Sassou Nguesso ne quitte pas le pouvoir, la France risque de perdre l’Afrique Centrale

Modeste Boukadia sur TLR-TV le 24 avril 2025 :
Cessons d’avoir peur ! Pour mettre en œuvre la transition politique, restaurer la République et l’État du Congo et reconstruire le pays grâce à la « désimmigration », nous disons oui à l’union nationale… mais sans les bandits du PCT.

Congo-Brazzaville : Le temps du sursaut national est arrivé

Le temps du sursaut national est arrivé

Le Congo s’enlise dans un désastre économique et un effondrement social qui ne sont pas le fruit du hasard. Il ne s’agit pas d’une crise passagère, mais des conséquences d’un système froidement organisé pour soumettre un peuple, fragmenter une société, et détruire l’idée même de cohésion nationale. Ce système porte un nom : le PCT. Pendant des décennies, ce parti a tissé, avec méthode et cynisme, une toile de domination fondée sur la peur, le contrôle, la misère et la division.

La déstructuration des familles, la banalisation du désordre social, l’érosion des valeurs collectives, tout cela n’est pas accidentel. C’est le produit d’une stratégie visant à anéantir les forces vives de notre nation, à commencer par les jeunes, les femmes, et ceux de la diaspora qui auraient pu constituer une alternative crédible à l’ordre établi. En désintégrant les bases de la société congolaise, le PCT a voulu empêcher toute possibilité de reconstruction autonome et durable.

Mais ce plan touche à sa fin. Car le peuple congolais commence à ouvrir les yeux. Et cette prise de conscience doit désormais se transformer en action.

Le moment est venu d’un sursaut national. Un sursaut qui ne se contentera pas de protester, mais qui construira. Qui ne se divisera pas en querelles de personnes, mais qui s’unira autour d’un objectif commun : libérer notre pays des chaînes du clientélisme, de la corruption et de l’autoritarisme.
Il nous faut repenser les fondations du Congo avec toutes nos forces disponibles : la jeunesse, trop longtemps marginalisée ; la diaspora, trop souvent oubliée ; les femmes, trop fréquemment réduites au silence ; les travailleurs, les intellectuels, les bâtisseurs de demain.

La désimmigration : un impératif stratégique

Parmi les leviers de transformation les plus puissants figurent la désimmigration, concept volontairement opposé à l’exil subi. Il ne s’agit pas simplement de faire revenir des individus sur le territoire national. Il s’agit d’un projet politique, structurant, qui vise à rapatrier les compétences, les expertises, les savoirs et les énergies que le Congo a perdues depuis des décennies à cause de la répression, du manque d’opportunités, et de l’instabilité chronique.

La diaspora congolaise n’est pas un réservoir passif. Elle est un vivier d’ingénieurs, de chercheurs, d’économistes, d’entrepreneurs, de médecins, de stratèges politiques… qui ont développé à l’étranger une expérience dont notre pays a désespérément besoin. Leur retour ne doit pas être un retour par défaut, mais une réintégration volontaire, organisée, facilitée par un nouveau cadre politique fondé sur la compétence, la transparence et l’intérêt national.

Cela suppose de rompre radicalement avec l’esprit de clan, de mettre fin au favoritisme et de redonner sa place à la méritocratie.
Cela suppose aussi que nous construisions un environnement économique viable, sécurisé, incitatif, où ceux qui reviennent ne soient pas perçus comme des concurrents, mais comme des partenaires naturels du développement.

La désimmigration n’est pas une nostalgie du passé. C’est l’un des axes majeurs de la reconstruction nationale. C’est par cette dynamique que nous pouvons reconnecter le Congo au monde, sans passer par les circuits de domination et d’endettement, mais en mobilisant nos propres ressources humaines éparpillées aux quatre coins du globe.

Il est temps d’envoyer un signal fort à notre diaspora :
« Le Congo a besoin de vous. Le Congo compte sur vous. Ensemble, reprenons ce qui nous appartient. »

Mais rien ne se fera sans organisation. Rien ne se fera sans mobilisation. Ce que le système du PCT craint le plus, ce n’est pas la colère : c’est l’union. C’est notre capacité à dépasser les divisions artificielles, à reconstruire un projet collectif, à faire bloc pour une transformation réelle.

Il est temps de passer de l’indignation à l’engagement. De la plainte à la stratégie. De la peur à l’action.

Le Congo ne sera sauvé ni par l’attente ni par les illusions. Il sera sauvé par un peuple debout, lucide et résolu.

Modeste Boukadia – Le 23 avril 2025 – 10:37