Congo-Brazzaville : Un peuple enchaîné par le système PCT

Congo-Brazzaville : Un peuple enchaîné par le système PCT

Depuis des décennies, le Congo-Brazzaville vit sous le joug d’un système politique qui a transformé ses citoyens en esclaves modernes, pris en otage par le Parti Congolais du Travail (PCT) et son chef incontesté, Denis Sassou Nguesso. Ce régime, ancré dans la corruption, la répression et le pillage des ressources nationales, n’a fait qu’enrichir une minorité au détriment du peuple, qui continue de souffrir dans la misère et l’oppression.

Le PCT n’a jamais eu pour objectif de servir les Congolais. Au contraire, il a méthodiquement installé un système de domination absolue, où le peuple est maintenu dans la pauvreté et la peur, privé de ses droits fondamentaux, pendant que les dirigeants accumulent richesses et privilèges. Chaque jour qui passe sous ce régime est une preuve supplémentaire que les Congolais sont devenus des esclaves sur leur propre terre.

Mais l’avenir s’annonce encore plus sombre. Si ces esclaves ne se lèvent pas maintenant pour briser leurs chaînes, ils ne feront que transmettre leur servitude à leurs enfants. Le plan est clair : les héritiers du PCT, les fils et filles des dirigeants actuels, sont déjà positionnés pour prendre la relève. Et ils seront encore plus féroces et impitoyables que leurs pères, car ils voudront consolider leur pouvoir et protéger leur fortune mal acquise à tout prix.

Ce qui attend le Congo si rien ne change, c’est un transfert de titre foncier de la servitude. Ce ne seront plus seulement les pères du régime qui opprimeront, mais leurs enfants, qui n’auront aucune pitié pour un peuple qu’ils considèrent déjà comme une propriété familiale. La seule solution pour éviter ce destin tragique est la révolte et la libération immédiate.

Le peuple congolais doit prendre conscience que chaque jour passé sous cette dictature est un pas de plus vers une servitude éternelle. L’histoire nous enseigne que les chaînes ne tombent jamais d’elles-mêmes : elles doivent être brisées par ceux qui les portent.

Congolais, levez-vous avant qu’il ne soit trop tard !

Tom Melvin BAIKI

Le 28 février 2025

POUR SORTIR DE LA PEUR : L’UNITÉ NATIONALE

Pour sortir de la peur : l’unité nationale

Quand la paix l’emporte sur la guerre. Dans le film La Somme de toutes les peurs (film de Phil Alden Robinson, 2002 d’après le roman éponyme de Tom Clancy, 1992), qui met en évidence les tensions entre les États-Unis et la Russie, on constate qu’autour des deux présidents, les va-t-en-guerre sont plus nombreux que ceux qui prônent une solution pacifique. Pourtant, à la fin, ce sont ces derniers, bien que minoritaires, qui finissent par avoir raison.

Qu’en est-il au Congo ? Comment expliquer que tant de proches de Denis Sassou Nguesso s’éloignent de lui ou se retrouvent en prison pour avoir simplement suggéré une autre manière de gouverner ? Le paradoxe congolais et plus précisément celui de Denis Sassou Nguesso tient à l’isolement du pouvoir, ou plutôt à ses desseins, incompatibles avec notre République, excluant ceux-là même qui auraient pu le sauver !

C’est ce que m’aura toujours inspiré, avec stupeur, le cas du Général Norbert Dabira, ancien inspecteur général des Armées. Lors de son procès qui sera suivi par son incarcération pour complot supposé contre le pouvoir en place, je retiens cette alerte non dénuée de fondements : ce qu’il adviendrait aux Mbossis si Denis Sassou Nguesso s’obstinait dans sa politique d’exclusion de tous au seul profit des siens, par « les siens » entendus, ses parents directs. Il est probable qu’en plus de cet officier militaire de haut rang, d’autres officiers ou cadres avaient aussi alerté Denis Sassou Nguesso sur cette fragmentation de la République, qui ne laisserait d’autres choix que la crainte avérée sur l’avenir des Mbossis. De ce qu’il s’est dit à son procès, il fut cependant le seul à penser à l’évincer. C’était, reconnaissons-le-lui, très courageux.

L’exclusion, un poison pour l’unité nationale

Son souci de l’unité nationale, peu importe ses motivations, a coûté au Général Norbert Dabira sa liberté, à d’autres leur vie, leur marginalisation dans la vie publique et sociale, voire leur bannissement du pays.

Nous serions portés à croire que la mauvaise gestion du pays est imputable à l’ensemble des Mbossis, et que Denis Sassou Nguesso en serait exempt sous prétexte qu’il ignorerait la réalité des situations que ses collaborateurs ne lui rapporteraient pas. Cette perception erronée ne fait qu’exacerber les divisions.

Il est pourtant évident que, même au sein du pouvoir, des officiers, des sous-officiers, des généraux et des cadres portent en eux l’idée de l’unité nationale. Mais refuser une nomination ou contester une décision du chef, c’est risquer sa vie et celle de sa famille. Par instinct de survie, beaucoup choisissent alors de dire « oui ».

Peut-on alors se risquer à poser la question suivante : comment se fait-il que tout un peuple en arrive à détester un seul homme ? Une réflexion que Denis Sassou Nguesso devrait méditer.

L’unité nationale, seule voie vers la stabilité et le développement

Probablement, le Général Norbert Dabira avait compris que seule l’unité nationale pouvait garantir la stabilité et le développement du pays. Il pensait que d’autres officiers supérieurs partageraient son idée et seraient prêts à arrêter cette dérive autocratique qui risque de mener notre pays au chaos irréversible.

Ce renouveau repose sur sa jeunesse. Ce sont les jeunes qui subissent déjà les conséquences des divisions actuelles, mais ce sont aussi eux qui ont la force et l’énergie pour reconstruire un pays plus juste et prospère. Il est temps de leur donner une place centrale dans la prise de décision et dans la gestion du pays.

Les jeunes doivent refuser d’être de stériles spectateurs de la marche de notre pays et s’impliquer activement, que ce soit dans l’économie, la politique ou la société civile. Ils doivent s’organiser, se former et porter des initiatives pour faire émerger un leadership nouveau, tourné vers l’unité et le développement.

Une vision anticipée de l’histoire

Il y a quelque temps, au moment de la chute de quelques localités en RDC, j’avais appelé Denis Sassou Nguesso à ne pas faire de notre pays une base arrière de l’un des protagonistes, à savoir le Rwanda. Propos que j’avais réitéré sur LTR-R7 en précisant que Denis Sassou Nguesso soit nommé médiateur dans le conflit entre le Rwanda et la RDC. J’avais alors essuyé de vives critiques : « Ce n’est pas son rôle, c’est une affaire d’État ! » Que ceux qui se réjouissent aujourd’hui de l’intervention de Lance Gooden, envoyé spécial du président américain pour la région des Grands Lacs, s’en souviennent. Cette situation devrait inviter Denis Sassou Nguesso à la plus grande prudence car on finira bien par se dire, même en murmurant : « Modeste Boukadia l’a dit, le président Donald Trump l’a fait ! »

L’urgence de reconstruire un Congo uni

L’Union nationale est la seule voie pour surmonter les peurs qui paralysent le Congo. Le peuple congolais doit se retrouver dans l’unité pour que notre pays redevienne une République forte, capable d’assurer la stabilité de la sous-région.

Denis Sassou Nguesso sera-t-il, comme annoncé, l’hôte du président français Emmanuel Macron à la fin de ce mois ? Rien n’est plus certain. En tout cas, pour l’avenir des Mbossis, le sien et celui des Congolais, qu’il médite ce qui est ici écrit.

Modeste Boukadia
Le 26 février 2025

Une visite controversée : la France cautionne-t-elle une dictature ?

Visite de Denis Sassou Nguesso en France : la France cautionne-t-elle une dictature ?

La visite officielle de Denis Sassou Nguesso en France est une énième démonstration de l’ambiguïté de la politique française en Afrique. Alors que le Congo-Brazzaville est plongé dans une crise économique, sociale et politique sans précédent, la réception de son président à Paris envoie un signal inquiétant : la France continue de soutenir, directement ou indirectement, un régime autoritaire accusé de corruption, de répression et de pillage des ressources nationales.

Un pays en faillite, un président accueilli en grande pompe

Le paradoxe est frappant. Alors que les Congolais subissent une misère croissante – salaires impayés, absence de soins médicaux, universités en ruine et chômage endémique des jeunes – Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis près de 40 ans, est reçu avec les honneurs en France. Cette visite est perçue comme une provocation par une population abandonnée et réprimée, qui voit dans cet événement la confirmation d’une complicité entre Paris et Brazzaville au détriment du peuple congolais.

Une gouvernance prédatrice, soutenue par la France ?

Depuis des décennies, Sassou Nguesso et son clan monopolisent les ressources du pays. Le pétrole congolais, qui devrait être un levier de développement, est détourné au profit d’une élite minoritaire pendant que les infrastructures du pays s’effondrent. L’affaire des “biens mal acquis”, qui implique des proches du président congolais, illustre bien ce système où l’enrichissement personnel prime sur l’intérêt général. Pourtant, malgré ces faits, la France continue de dérouler le tapis rouge à celui qui incarne cette gestion calamiteuse.

Une diplomatie à double visage

Emmanuel Macron avait promis de tourner la page de la Françafrique, mais la réalité semble bien différente. Alors que Paris condamne certains régimes autoritaires en Afrique, elle en soutient d’autres sous prétexte de stabilité régionale et de coopération économique. Cette incohérence fragilise la crédibilité de la France auprès des nouvelles générations africaines, qui rejettent de plus en plus ce qu’elles perçoivent comme une ingérence néocoloniale.

Une visite qui creuse le fossé entre la France et la jeunesse africaine

Loin d’être un simple événement diplomatique, cette visite est un symbole. Elle montre que, malgré les discours officiels, la France continue de privilégier ses intérêts économiques et stratégiques au détriment des aspirations démocratiques des peuples africains. Mais ce modèle est à bout de souffle. La jeunesse congolaise, comme celle du reste du continent, ne veut plus de cette connivence entre Paris et des dirigeants qui les condamnent à la pauvreté et à l’exil.

La question est donc claire : combien de temps encore la France cautionnera-t-elle de telles pratiques avant de voir son influence définitivement rejetée en Afrique ?

Tom Melvin BAIKI
Le 24/02/2025

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française

Monsieur le Président,

L’annonce de la visite de Monsieur Denis Sassou Nguesso en France suscite une profonde indignation parmi les Congolais et tous ceux attachés aux valeurs de liberté, de démocratie et de respect des droits humains. Cette réception, une de plus, renforce la perception d’un soutien indéfectible de la France à un régime dont les pratiques répressives, prédatrices et claniques détruisent le Congo-Brazzaville et martyrisent son peuple.

Un pays en crise, un peuple abandonné

Le Congo-Brazzaville est aujourd’hui un État en faillite. Non pas par manque de ressources, mais en raison d’une gouvernance gangrenée par la corruption et la spoliation des biens publics. Pendant que Monsieur Sassou Nguesso et son clan accaparent les richesses du pays, les fonctionnaires accumulent des mois d’arriérés de salaires, les retraités ne perçoivent plus leurs pensions, et les jeunes sont privés d’infrastructures viables pour s’épanouir et bâtir l’avenir. Les écoles et les hôpitaux, piliers essentiels du développement, sont laissés à l’abandon dans un état de délabrement indigne d’un pays aussi riche en ressources naturelles.

Pire encore, la souveraineté du pays est bradée : les terres congolaises sont vendues à des intérêts étrangers, notamment au Rwanda, au mépris des populations locales. Des entreprises stratégiques sont cédées à des acteurs sans expertise ni maîtrise des secteurs concernés, précipitant leur déclin et mettant en péril l’économie nationale.

Une dictature clanique au service d’intérêts privés

La gouvernance du Congo-Brazzaville repose sur une logique clanique qui fracture profondément le pays. Les décisions ne sont plus prises dans l’intérêt du peuple, mais dans celui d’un cercle restreint de privilégiés qui considèrent l’État comme leur propriété personnelle. La famille de Monsieur Sassou Nguesso, omniprésente dans la gestion du pouvoir, impose des choix qui menacent la stabilité et la sécurité nationale, alimentant frustrations et tensions.

Dans ce contexte, la répression politique et les menaces de mort contre les responsables syndicaux sont la seule réponse du régime aux aspirations légitimes du peuple congolais à la démocratie et à la justice. De nombreux opposants, tels que le général Jean-Marie Michel Mokoko et Monsieur André Okombi Salissa, croupissent en prison dans des conditions arbitraires. À chaque visite officielle de Denis Sassou Nguesso en France, l’espoir de leur libération est anéanti par l’absence de toute exigence démocratique de la part de votre gouvernement.

Une complicité assumée qui ternit l’image de la France

Les Congolais ne peuvent ignorer que ces réceptions répétées en France légitiment la dictature et prolongent leurs souffrances. Cette politique rappelle amèrement l’épisode de 2015, lorsque votre prédécesseur, François Hollande, offrit à Denis Sassou Nguesso l’espace politique nécessaire pour modifier la Constitution, ouvrant ainsi la voie à un bain de sang contre ceux qui s’opposaient à cette manœuvre antidémocratique.

Aujourd’hui encore, la France reste silencieuse face aux déclarations cyniques de Monsieur Sassou Nguesso, qui affirme : « La France ne peut pas me chasser car ce que je fais, c’est la France qui me le demande. » Tout aussi glaçantes sont les paroles d’un de ses collaborateurs français qui déclarait sur LCI en 2005 : « On pouvait s’en sortir avec au moins 2000 morts. » De tels propos, non démentis par vos services, laissent entendre une collusion inacceptable.

Pour un véritable changement de paradigme

Monsieur le Président, la politique africaine de la France est en échec. De l’Afrique de l’Ouest au Sahel, le rejet de la présence française s’intensifie. En persistant dans cette voie, en continuant à recevoir des dirigeants illégitimes et corrompus sans exiger de réformes concrètes, la France ne fait qu’accélérer son discrédit en Afrique.

Le temps est venu pour la France d’opérer une rupture stratégique et de bâtir une relation nouvelle, fondée sur le respect mutuel et des ambitions communes. Nous appelons à une politique diplomatique et économique audacieuse, fondée sur un partenariat transparent et équitable. Cette refonte passe par un soutien aux aspirations démocratiques des peuples africains et par une coopération axée sur le développement et la stabilité, plutôt que sur le maintien d’élites prédatrices.

Dans cette dynamique, il est essentiel d’encourager une désimmigration : un retour des Africains de la diaspora vers leurs pays d’origine, afin qu’ils participent activement à la construction du continent. L’Afrique a besoin de ses talents pour bâtir son avenir.

Monsieur le Président, il est temps de vous ressaisir. Le Congo-Brazzaville et l’Afrique ne peuvent plus être les otages d’arrangements opaques et de calculs de court terme. L’histoire jugera sévèrement ceux qui, par complaisance ou par intérêt, auront fermé les yeux sur les souffrances d’un peuple en détresse.

Recevoir Denis Sassou Nguesso aujourd’hui, sans exiger en retour des avancées réelles sur les droits humains et la gouvernance, serait une faute politique et morale. Nous vous appelons à ne pas être complice de cette tragédie.

Le Congo-Brazzaville a besoin d’un changement. La France a besoin d’une nouvelle vision pour l’Afrique. Il est temps d’agir.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre plus haute considération.

Modeste Boukadia
Paris, le 24 février 2025

Président du C.D.R.C.
13 bis, avenue d’Aligre
F – 28 000 Chartres – France
Courriel : modeste.boukadia@cdrc-cg.com

Congo : reconstruire l’unité

RECONSTRUIRE L’UNITÉ

La mort de Marien Ngouabi demeure le nœud gordien de l’histoire politique du Congo. Cette tragédie, indissociable des assassinats du Cardinal Émile Biayenda, du président Alphonse Massamba-Débat et de nombreux autres compatriotes innocents, doit être résolue pour mettre fin à des décennies de divisions, d’humiliations et de manipulations historiques. Il est temps que la vérité soit rétablie pour que l’histoire ne bégaye plus.

L’union nationale ne pourra se construire que sur le rétablissement de la vérité sur ces faits pour mettre fin aux mensonges qui sont à l’origine de la méfiance et du tribalisme.

Différents axes doivent pour cela être des préalables :

Revisiter notre Histoire encore récente

Est-il normal pour un pays d’assassiner un jeune homme pour lui voler son vélo, ses deux paniers de poisson, et remettre son corps à sa mère avec la bouche remplie d’excréments ? Il faut se souvenir de ce qui s’est passé à Owando, lors du maquis dit d’Ikongono, symbole de l’injustice et de la brutalité d’un système qui méprise la vie humaine.

Quel intérêt de continuer à maintenir des gens en détention si ce n’est pour les humilier, humilier leurs amis, leurs parents, leurs familles et leurs clans à l’exemple du Général Jean-Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa et les jeunes soldats proches du Colonel Marcel Tsourou ?

Alors que le mot « paix  » est dans la bouche de tout le monde, comment comprendre que des compatriotes M’bossi s’interrogent sur leur avenir au sein même de leur propre pays, le Congo ?

Que dire de la tragédie silencieuse des Tékés ? Eternels victimes de la politique congolaise, ils subissent dans l’indifférence générale humiliation injuste et marginalisation comme le témoigne cette phrase méprisante et révoltante : « Même les Tékés veulent diriger ce pays ! », insinuant peut-être qu’ils seraient moins congolais que d’autres.

L’assassinat de Marien Ngouabi focalise toutes ces exclusions et ses conséquences dramatiques. Le Congo ne pourra se réconcilier qu’à la condition que cette page de l’histoire soit réécrite avec vérité et justice :

  • La révision du procès de Marien Ngouabi est indispensable pour la vérité de l’Histoire
  • La révision du procès de Marien Ngouabi est indispensable pour laver la mémoire des Bakongo de l’accusation fallacieuse qui leur a été collée « Bakongo ba bomi Marien !« 
  • Un procès sur l’assassinat du Cardinal Émile Biayenda doit être ouvert.
  • Florent Tsiba, dernier à avoir vu vivant le président Alphonse Massamba-Débat, doit nous dire ce qu’il sait de sa disparition.

Redimensionner nos axes de développement économique et commercial

Gamboma autrefois carrefour commercial où Nord et Sud échangeaient leurs richesses, doit retrouver son rôle pivot, articulant notre économie de façon harmonieuse tant au niveau du marché intérieur qu’avec les pays limitrophes au nôtre. Repenser la ville de Dolisie, jadis troisième ville du pays, et aujourd’hui laissée à l’abandon. Ces villes sont des symboles de la désintégration du Congo, du désintérêt d’un système dans le développement de notre pays. Elles doivent être restaurées pour rétablir l’équilibre national.

Le système actuel, verrouillé par Denis Sassou Nguesso, doit être démantelé si la France souhaite encore entretenir une relation digne avec le Congo. Il est temps que les Congolais prennent en main leur destin.

Fut un temps, constatant l’état de désagrégation dans lequel il se trouve notre pays et après beaucoup de mises en garde, envisagé la partition du pays, seul moyen pensais-je alors de sauver ce qui pouvait l’être et les vies humaines avec mais, en approfondissant ma réflexion, j’ai compris que la seule véritable solution réside dans l’union nationale. Cette unité ne peut être sincère que si chaque portion du pays retrouve sa dignité et sa place.

Le problème du tribalisme ne se résoudra pas tant que les dirigeants perpétueront le système de privilèges familiaux et claniques. La Conférence Nationale Souveraine avait dénoncé ces abus, mais les gouvernements successifs n’ont fait que les renforcer. De l’UPADS à Sassou, la centralisation du pouvoir entre les mains de quelques-uns a détruit le pays.

Nous devons nous rappeler que Ange Bidie Diawara avait dénoncé cette « OBUMITRI » (Oligarchie Bureaucratique Militaro-Tribaliste), terme repris par Marien Ngouabi trois jours avant son exécution. Sassou Nguesso a prétendu résoudre ce problème en assassinant Ngouabi le 18 mars 1977, jetant la responsabilité sur les Bakongo. Cette imposture doit cesser.

Le Congo doit s’ouvrir à la vérité et à la justice pour construire une véritable unité nationale. L’heure est venue d’affronter notre passé pour espérer un avenir, réhabiliter nos traditions et nos langues. Le Congo deviendra fort et fier lorsqu’il se réappropriera sa propre culture nationale, construite sur la diversité et la richesse de toutes ses composantes ethniques.

Modeste Boukadia

Le 21 février 2025

Congo : L’urgence d’une réconciliation pour une transition crédible

Modeste Boukadia sur TLR-TV le 17 février 2025 :

Au vu de ce dernier scandale retentissant, j’annonce la fin prochaine de l’Etat-PCT de Denis Sassou Nguesso. L’heure est maintenant à la réconciliation de tous les Congolais et à une transition politique qui permettra d’établir des relations saines avec tous nos partenaires.

Florent Tsiba : L’histoire ne doit souffrir d’aucun vide…

Florent Tsiba : L’histoire ne doit souffrir d’aucun vide...

Le 18 mars 1977, après 14h30, Denis Sassou Nguesso crée le Comité Militaire du Parti (CMP)… Peu de temps après, lorsque le Président Alphonse Massamba-Débat fut conduit à l’État-Major auprès de Denis Sassou Nguesso, ce dernier refusa non seulement de le recevoir, mais même de le regarder. Il se contenta de ces mots glaçants : « Emmenez-le, je ne veux pas le voir. »

Ce fut la « semaine rouge« … le 25 mars 1977.

Un fait demeure incontestable : Florent Tsiba est la dernière personne connue à avoir vu le Président Alphonse Massamba-Débat vivant.

Tant que Denis Sassou Nguesso est en vie, il est impératif que Florent Tsiba parle et révèle enfin la vérité sur le sort d’Alphonse Massamba-Débat, afin qu’on ne vienne pas prétendre que c’est la France qui avait autorisé tout cela…

Modeste Boukadia
16 février 2025

Congo : En finir avec la politique d’humiliation

EN FINIR AVEC LA POLITIQUE D’HUMILIATION

La gouvernance d’un pays ne peut se fonder sur la division et l’exclusion. Une nation forte repose sur la cohésion sociale, socle de la stabilité et du développement durable. Or, depuis des décennies, nous constatons avec amertume que le pouvoir PCT en place a instauré une politique qui, loin de favoriser l’unité nationale, accentue les clivages et les humiliations qu’il remet au goût du jour avec des manifestations rappelant la République Populaire du Congo avec son drapeau qui devrait être au musée. Une gestion étatique fondée sur l’injustice et le mépris ne peut mener qu’à la fracture, à l’affaiblissement de notre nation et au tribalisme.

La responsabilité d’un chef d’État est d’assurer l’accès aux services de base pour tous : eau potable, électricité, infrastructures de santé et de transport, cohésion sociale. Malheureusement, ces priorités ont été reléguées au second plan au profit d’une politique de jouissance et de gouvernance où certaines régions et certains groupes sont marginalisés. Cette réalité est inacceptable et doit cesser.

Il est temps de nous unir pour mettre un terme à cette politique d’humiliation qui divise notre pays et fragilise son avenir. L’histoire récente est jalonnée d’exemples d’officiers et de personnalités ayant subi cette logique d’exclusion. Parmi eux :

  • Auxence ICKONGA
  • Luc KIMBOUALA N’KAYA
  • Jean-Pierre THYSTERE-TCHICAYA
  • François Xavier KATALI
  • Marcel NTSOUROU
  • Guy Brice Parfait KOLELAS
  • Pierre ANGA
  • Blaise ADOUA
  • Barthélémy KIKADIDI

Ces figures, parmi tant d’autres, illustrent la nécessité d’un sursaut collectif pour tourner la page d’un système basé sur la division. Leurs parcours, marqués par des injustices et des exclusions, montrent à quel point il est impératif de bâtir un État où chaque citoyen est traité avec équité, indépendamment de son origine ou de son appartenance politique. Nous devons relever ensemble le défi de l’UNION NATIONALE afin de mettre un terme à cette politique d’humiliation et de construire un avenir où chaque citoyen se sentira respecté et valorisé.

C’est dans l’unité que nous pourrons bâtir un Congo réconcilié avec lui-même et avec son peuple. Tous les acteurs de la société – partis politiques, syndicats, étudiants, forces vives du pays, confessions religieuses, intellectuels et libres-penseurs, diaspora – doivent se lever et faire bloc pour refuser la fatalité de la division pour mettre un terme à cette politique d’humiliation.

L’histoire de notre pays ne doit plus s’écrire sous le signe de la discorde, mais sous celui de l’UNION NATIONALE. Pour concrétiser cette unité, nous devons instaurer un dialogue national inclusif comme le recommande la « fenêtre ouverte », promouvoir des réformes institutionnelles équitables et garantir une représentation équilibrée de toutes les composantes de notre société. C’est le seul chemin vers un Congo apaisé, fort et prospère.

Modeste Boukadia
Le 15 février 2025

Le Congo a un rôle important à jouer en Afrique centrale

Modeste Boukadia sur TLR TV le 13 février 2025 :
Convocation de M. Sassou Nguesso à Paris ? Souhaitons que les tensions s’apaisent en RDC ; allons vers l’union nationale pour mettre fin au tribalisme ; mettons en place la transition apaisée qu’attend le peuple congolais. Nous avons un rôle important à jouer en Afrique centrale.

Congo : Modeste Boukadia met en lumière la nécessité d’une transition politique

L’article du président Modeste Boukadia est un appel à une transition politique pour reconstruire le Congo Brazzaville sur des bases nouvelles, en rupture avec le système actuel incarné par le Parti Congolais du Travail (PCT) et Denis Sassou Nguesso. L’analyse de cet article m’a permis d’identifier plusieurs éléments clés qui peuvent servir de fondements à cette transition, notamment en mettant l’accent sur la décentralisation administrative et financière des régions du pays.

1. Le constat d’un régime à bout de souffle

Modeste Boukadia souligne l’échec du régime en place à répondre aux besoins fondamentaux du peuple après plus de 41 ans au pouvoir. Parmi les principaux griefs :

            • Échec économique et social : Absence de développement économique, pauvreté croissante, infrastructures défaillantes.

            • Tribalisme et clanisme : Division du pays en groupes favorisés et marginalisés, ce qui empêche la construction d’une nation unie.

            • Instrumentalisation de l’histoire et des symboles : Utilisation du drapeau de l’ancienne République Populaire du Congo et des célébrations à la gloire du régime pour justifier sa continuité.

            • Répression et absence de libertés : Répression des opposants et culture de la peur.

Ce constat justifie l’urgence d’une transition politique vers un modèle plus juste et équilibré.

2. La nécessité d’une transition politique

L’article insiste sur l’importance de l’union des forces vives du pays pour une transition basée sur un compromis politique historique. Cela implique :

            • Un changement de leadership pour rompre avec les pratiques autoritaires.

            • Une refondation des institutions pour garantir la justice et la sécurité.

            • Une politique axée sur la création d’emplois et le développement économique.

Mais comment mettre en œuvre cette transition de manière efficace ?

Une des solutions les plus viables est la décentralisation administrative et financière.

3. La décentralisation comme pilier de la reconstruction du Congo

L’un des grands problèmes du Congo réside dans la concentration excessive du pouvoir à Brazzaville, laissant les régions dans une dépendance totale vis-à-vis du gouvernement central. Une transition réussie passe nécessairement par une décentralisation réelle et efficace.

a) Décentralisation administrative : rendre le pouvoir aux régions

            • Accorder plus d’autonomie aux collectivités locales (régions, départements, communes) pour qu’elles puissent gérer leurs propres affaires sans attendre Brazzaville.

            • Réduire la bureaucratie centrale et transférer des compétences aux élus locaux.

            • Mettre en place des gouvernements régionaux responsables, avec des dirigeants élus et non nommés par l’État central.

b) Décentralisation financière : assurer un développement équilibré

            • Augmenter la part du budget national allouée aux régions, en fonction de leurs besoins spécifiques.

            • Permettre aux gouvernements régionaux de collecter et gérer une partie des impôts pour financer directement leurs projets de développement.

            • Encourager les investissements locaux et étrangers dans les régions en simplifiant les démarches administratives.

c) Impact de la décentralisation sur la reconstruction du Congo

            • Diminution du tribalisme et du favoritisme : Avec des régions autonomes financièrement et administrativement, il ne sera plus possible pour un pouvoir central de privilégier certaines zones au détriment d’autres.

            • Développement des infrastructures : Les routes, écoles, hôpitaux et autres services publics pourront être améliorés plus rapidement par des gouvernements régionaux proches des réalités locales.

            • Création d’emplois : En encourageant les investissements régionaux et en soutenant les initiatives locales, on favorise l’emploi et la prospérité.

4. Vers une République Unie du Congo (RUC)

Modeste Boukadia appelle à une nouvelle unité nationale qui dépasse les divisions actuelles et qui repose sur :

            • Une gouvernance fondée sur la justice et l’égalité.

            • Un modèle économique tourné vers le développement et non la rente pétrolière.

            • Une implication citoyenne accrue dans la gestion du pays.

La décentralisation s’inscrit parfaitement dans cette vision, car elle permettrait aux Congolais de reprendre en main leur avenir à l’échelle locale, tout en renforçant l’unité nationale.

Conclusion

L’analyse de l’article du président Modeste Boukadia met en lumière la nécessité d’une transition politique qui rompe avec l’échec du PCT et ouvre la voie à un nouveau modèle de gouvernance. La décentralisation administrative et financière apparaît comme un levier essentiel pour reconstruire le pays en donnant plus de pouvoir aux régions. Ce processus serait un pas décisif vers une République Unie du Congo (RUC), garantissant un développement équilibré et une véritable unité nationale.