Congo : un appel à la transition politique pour reconstruire l’unité et l’avenir

Congo : un appel à la transition politique pour reconstruire l’unité et l’avenir

Pourquoi le PCT en est-il venu à célébrer en février 2025 « l’homme du 5 février » alors qu’en 1991, la Conférence Nationale Souveraine (CNS) avait été organisée pour tourner la page de cette période sombre de la vie politique congolaise ?

S’agit-il d’une nostalgie pour l’époque où Denis Sassou Nguesso régnait en maître sous l’ère révolutionnaire, dans un contexte aligné avec les pays de l’Union soviétique ? Est-ce une tentative pour rappeler aux Congolais que la République Populaire du Congo n’est pas morte avec la CNS de 1991 mais survit au travers du PCT ?

Cette logique semble confirmée par l’utilisation du drapeau de l’ancienne République Populaire du Congo, un symbole qui aurait dû être relégué au musée. Le PCT l’a repris ostensiblement pour réaffirmer cette continuité. « Le roi est mort ! Vive le roi ! » pourrait-on dire : la République Populaire du Congo est morte avec la CNS, mais elle renaît symboliquement à travers le PCT et son drapeau, intact, avec les mêmes symboles.

Un symbole qui divise

Certains pourraient argumenter que l’utilisation du drapeau du PCT n’est pas, en soi, un problème. Après tout, c’est le drapeau de ce parti. Cependant, il s’agit d’un drapeau qui fut la représentation officielle d’un régime rejeté par les Congolais. L’utilisation de ce symbole par le PCT semble donc être une tentative de manipulation psychologique visant à réintroduire une période marquée par la violence, les intimidations et les disparitions.

Ce drapeau, créé par Nguila Moungounga-Nkombo, même s’il n’a jamais été membre du PCT, était censé disparaître avec la fin de la République Populaire. Sa réapparition ravive des blessures profondes et des traumatismes psychologiques liés à cette époque. Elle témoigne également de l’incapacité du PCT à créer de nouveaux symboles reflétant une évolution ou une rupture avec le passé. D’où l’incapacité du PCT à créer des entreprises pour l’emploi, à garantir de l’électricité ou l’eau potable voire à construire des routes, des écoles et des hôpitaux mais restant dans sa politique des slogans stériles.

Une continuité assumée

Cette persistance dans l’utilisation des symboles révolutionnaires reflète la volonté de Denis Sassou Nguesso de maintenir une ligne politique issue de l’ancien système soviétique. Cela se manifeste également dans les pratiques et la gestuelle, comme les poings levés et les vivats visibles lors des manifestations célébrant « l’homme du 5 février 1979 ». Ces célébrations semblent être une manière de masquer l’échec d’un régime qui, après 41 ans de pouvoir, a conduit le pays à la faillite et à l’utilisation de la fausse monnaie.

Une symbolique dévastatrice

C’est le 18 mars 1977 qu’il aurait mieux fait de célébrer en lieu et place du 5 février 1979 qui est perçue comme une insulte à l’histoire et à la mémoire de ceux qui ont perdu des proches. Elle rappelle des événements tragiques :

  • Les trahisons, comme celles subies par le Lieutenant Pierre Kinganga (Sirocco) et Ange Bidie Diawara, Vice-Président du Conseil National de la Révolution.
  • Les assassinats de figures marquantes : Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat, Cardinal Émile Biayenda, Pierre Anga, entre autres.
  • Les exécutions sommaires de nombreux innocents au « Petit Matin ».

Cette glorification sert surtout à rappeler que quiconque ose s’opposer au pouvoir en place risque de subir le même sort.

Le poids du bilan

Malgré plus de 41 ans au pouvoir, répartis sur trois générations sacrifiées, le bilan de Denis Sassou Nguesso reste catastrophique. Le Congo Brazzaville est plongé dans la déroute économique et sociale, avec l’usage officiel de fausse monnaie pour corrompre les institutions et compromettre les relations avec des pays voisins, comme la République Démocratique du Congo.

Ces manifestations à la gloire de l’homme qui a divisé le pays par le tribalisme et le clanisme posent une question fondamentale : le Congo survivra-t-il aux dérives du PCT ?

Un appel à l’unité

Quoique le PCT avec son « homme du 5 février » fasse, il a échoué. Son slogan préféré « Nous avons les armes et les hommes » n’est plus à l’ordre du jour. Que Denis Sassou Nguesso dise en guise d’assurance-vie « Ce que je fais, c’est la France qui me le demande », le peuple uni est plus fort et il est capable d’inverser le cours de l’histoire comme il l’a fait en exigeant la Conférence Nationale Souveraine.

C’est le moment pour le peuple de choisir la stabilité, la création d’emplois, la justice et la sécurité pour tous. Cela est possible avec la transition politique sur la base du compromis politique historique. Plus que jamais, il est urgent d’unir toutes les forces vives du pays pour reconstruire une véritable République Unie du Congo (RUC). Cette union est essentielle pour préserver l’héritage des Pères-Fondateurs et empêcher la dislocation de notre nation. Il appartient aux Congolais, en mémoire des sacrifices passés, de se mobiliser pour bâtir un avenir meilleur.

Modeste Boukadia
Dimanche 9 février 2025

Date clé :
– 18 mars 1977 : assassinat de Marien Ngouabi puis le soir même création du CMP par Denis Sassou Nguesso qui reçoit les condoléances du président Valérie Giscard d’Estaing pour la France.

Mis à jour le 09/02/2025 – 14:49 / 22:46 (heure de Paris)

Denis Sassou Nguesso : de l’Empereur au Patriarche et au Grand Timonier

De l’Empereur au Patriarche et au Grand Timonier

Un règne de trois générations sacrifiées

Le 16 janvier 2025, je retraçais le bilan de la présidence du Congo de Denis Sassou Nguesso, un règne s’étalant sur 41 ans, soit trois générations sacrifiées. À ces 41 ans, il faut ajouter les années de sa présidence du Comité Militaire du Parti (CMP) immédiatement après l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi. Il est à rappeler que le président français Valéry Giscard d’Estaing avait, à l’époque, adressé ses condoléances au Président du CMP, Denis Sassou Nguesso, et non à Joachim Yhomby-Opango.

Un bilan désastreux et des slogans creux

Le bilan de cette longévité au pouvoir ? Trois générations sacrifiées, des slogans creux et une production sans précédent de fanatiques. Le président américain Donald Trump, dans sa verve incisive, a même adressé cette remarque à Denis Sassou Nguesso : « Pourquoi y a-t-il tant de morts dans votre pays ? Est-ce qu’il y a des hommes qui y habitent ou des animaux ? » Une question crue mais révélatrice de l’état de désolation dans lequel le prétendu leadership a plongé le Congo.

Du Patriarche au Grand Timonier : des titres usurpés

Ainsi, Denis Sassou Nguesso est passé de l’Empereur au Patriarche, puis au Grand Timonier. Mais qu’est-ce qu’un Patriarche ? C’est quelqu’un qui sait écouter, comprendre et donner les orientations indispensables pour que la communauté ou la famille se sente en sécurité. Cette définition correspond-elle à son action pour le Congo ? Peut-être pour les membres de son clan, mais certainement pas pour le pays tout entier.

Quant à l’appellation de Grand Timonier, elle évoque celui qui sait mener un navire à bon port sans heurts. Or, ce que nous voyons, c’est que le navire Congo a touché le fond. Sous sa direction, ce beau bateau, jadis sculpté dans le bois de fer par nos Pères-Fondateurs, s’est fracassé contre les rochers. Ce qu’il en reste ? Des morceaux éparpillés, des lambeaux qui jonchent le sol. Peut-être cette comparaison est-elle un clin d’œil à Mao Zedong, l’ancien président de la République populaire de Chine surnommé le Grand Timonier, dont les ravages sur la population chinoise restent dans les mémoires.

Une fuite en avant et un avenir incertain

Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Deng Xiaoping, successeur de Mao, surnommé Le Petit Timonier, a également laissé un actif mitigé. Ainsi, après l’Empereur, voici venu le temps du Patriarche et du Grand Timonier, qui semble conduire le Congo et son peuple vers la case « casse sans retour » avec des élections 2026 qui sont une fuite en avant qui puent déjà la fraude !

Un chantage à la France pour masquer l’échec

C’est peut-être pour cela, pour faire pression sur la France de ne pas le lâcher, qu’il lui fait ce chantage : « Tout ce que j’ai fait, c’est la France qui me l’a conseillé ! » Ainsi donc, la France serait responsable de ce qu’est devenu le Congo… Drôles d’excuses pour ne pas assumer ses dérives, son échec et son manque de bilan pour la postérité dont on parlerait en termes de gloire !

Une fracture historique entre deux voisins

La dernière épreuve en date est l’épisode qui fracture une amitié séculaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Pour des intérêts privés et au mépris des relations diplomatiques, il a fait voler en éclats ce qui aurait dû être une construction patiente d’un dialogue fraternel entre deux peuples voisins.

Modeste Boukadia
Le 08 février 2025

Message de Modeste Boukadia sur la situation à Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo

Message de Modeste Boukadia sur la situation à Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo

Peuple Congolais, nous sommes des Africains et nous avons une tradition : celle de régler nos problèmes par le dialogue.

Aussi, j’invite les Présidents Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo et Paul Kagamé du Rwanda à utiliser le dialogue pour trouver une issue rapide et pérenne au conflit sur les Accords entre l’ADFL et le Rwanda. Cependant, je me pose la question si ces Accords n’avaient pas déjà été soldés par le Président Laurent-Désiré Kabila.

D’ores et déjà, je suis disponible pour favoriser ce dialogue entre les deux chefs d’État pour qu’ils s’asseyent et trouve des voies et moyens pour régler ce différend à l’amiable, pour sauver les vies de nos parents africains.

Je souligne qu’aujourd’hui, le monde et l’Afrique sont confrontés à des enjeux géopolitiques importants. La guerre commerciale féroce qui s’annonce doit amener l’Afrique à être la solution et apaiser les tensions internationales. Aussi, tous les pays africains doivent œuvrer à aller vers l’unité de l’Afrique et non à des guerres intestines. C’est ce à quoi doivent nous amener nos efforts.

À Denis Sassou Nguesso qui aime être médiateur, c’est le moment de jouer ce rôle entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda et j’espère que ses intérêts privés au Rwanda ne sont pas une des sources d’alimentation de ce conflit. Il est aussi à noter que la situation désastreuse du Congo-Brazzaville favorise cette situation.

Je rappelle par ailleurs que nous avons des liens séculaires entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo avec laquelle nous partageons tant de choses en commun : la culture, les traditions, l’histoire jusque dans nos familles.

Je demande à Denis Sassou Nguesso de ne pas souffler sur les braises avec les 9000 Rwandais qui sont à Madingou et dont l’objectif, dit-on, est d’atteindre le Bas-Congo.

Je rappelle aussi que Denis Sassou Nguesso a des enfants citoyens de la République Démocratique du Congo et à ce titre, si la RDC brûle, c’est que le feu va aussi prendre au Congo-Brazzaville.

J’appelle les pays africains et l’Union Africaine de jouer leur rôle pour mettre fin à cette guerre entre les deux pays tout comme j’appelle la France, la Belgique, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique de tout faire pour que le conflit ne s’étende pas à tous les pays de la sous-région équatoriale car les enjeux du moment nécessitent la paix et la stabilité des pays de l’Afrique centrale.

Je vous remercie

Le 28 janvier 2025

Congo : Pourquoi autant de morts au Congo ?

Modeste Boukadia sur TLR TV le 27 janvier 2025 :
Pourquoi autant de morts au Congo ? Que l’Etat-PCT de Denis Sassou Nguesso cesse de se cacher derrière la France pour commettre ses exactions ! Les temps ont changé : maintenant le peuple congolais doit dire ce qu’il veut pour la transition politique à venir et je le ferai.

Dominique Basseyila : entre intrigues politiques et réformes institutionnelles au Congo

Dominique Basseyila : entre intrigues politiques et réformes institutionnelles au Congo

« Dominique BASSEYILA propose une profonde réorganisation institutionnelle et de la loi électorale » (Point presse du 25 janvier 2025, Brazzaville).

Quelle mouche vient de piquer Dominique BASSEYILA, le ministre délégué le plus discret et secret homme de l’ombre de Denis Sassou Nguesso, qui aime à dire « C’est moi qui prends la température du Président ! » pour troubler l’eau du fleuve Congo ?

Le ministre délégué Dominique Basseyila, longtemps perçu comme un acteur discret mais influent au sein du cercle rapproché de Denis Sassou Nguesso, refait surface avec des propositions controversées de réorganisation institutionnelle et de réforme de la loi électorale. Ce personnage énigmatique, qui se targue souvent de « prendre la température du Président », semble vouloir redéfinir les lignes du pouvoir. Mais à quelle fin réelle ?

Un intriguant de service pour troubler l’eau

Dominique Basseyila n’est pas étranger aux rouages troubles de la politique congolaise. Connu pour avoir initié plusieurs changements constitutionnels et pour son rôle central dans les turbulences qui ont secoué la région du Pool, il a toujours œuvré dans l’ombre, laissant derrière lui des actes destructeurs qui ont marqué durablement le pays. Ses actions, toujours empreintes d’ambiguïté, continuent de susciter interrogations et méfiance.

Le 10 janvier 2025, je questionnais déjà son rôle dans un article intitulé « Congo : Quel rôle joue réellement Dominique Basseyila ? ». Les récents événements, et notamment ses nouvelles manœuvres politiques, éclairent davantage le tableau : loin d’être un simple exécutant, il apparaît comme un stratège aux ambitions troubles et aux actions potentiellement périlleuses.

Une pression internationale de plus en plus explicite

Alors que le Congo s’approche d’une nouvelle échéance politique, perçue par beaucoup comme une fuite en avant, la communauté internationale commence à perdre patience. Fatiguée des exactions contre les populations civiles, elle hausse désormais le ton. Récemment, l’ambassadeur de France a adressé un avertissement clair aux autorités congolaises : « Vous n’allez plus vous cacher cette fois-ci derrière La France ! ». Ce message, sans ambiguïté, reflète une exaspération face aux violations répétées des droits humains et aux manipulations politiques locales malsaines.

Paris et Washington, quant à eux, ont proposé une alternative : une transition politique apaisée excluant la tenue des élections présidentielles de 2026. Cette vision repose sur l’idée d’un compromis historique entre le pouvoir et l’opposition, évoquée pour la première fois lors de la résurrection de Notre-Dame de Paris, en présence de Denis Sassou Nguesso.

Face à cette ouverture, Dominique Basseyila semble manœuvrer pour dévier cette trajectoire. Il multiplie les initiatives pour préserver un système, un système marqué par son mépris du peuple et son incapacité à répondre aux aspirations des Congolais.

Les véritables motivations de Basseyila

Derrière ses propositions de réformes institutionnelles, Dominique Basseyila est le fer de lance aux objectifs flous qui agitent le clan pour distraire la population, mais dont la finalité est de protéger des intérêts bien connus. Est-ce une tentative de garantir une succession contrôlée au sommet de l’État ? Une stratégie pour marginaliser davantage certaines populations ? Ou encore une manœuvre pour consolider l’hégémonie nordique au sein des institutions ?

Frère cadet d’Albert Biaouila – décédé en France dans des circonstances restées troubles – Dominique Basseyila semble prêt à entraîner le Congo dans une spirale de chaos. Comme me l’a confié un parent récemment : «Ce n’est pas ce qui est visible qui inquiète, mais ce qui se cache derrière. Que cherche-t-il réellement ? Pouvoir successoral, élimination politique d’une région ou autre ?» « Telle est la question », disait Shakespeare. Et effectivement, ces interrogations traduisent une inquiétude légitime face à l’opacité de ses actions et aux conséquences qu’elles pourraient avoir pour le pays.

Une conclusion suspendue

Le rôle de Dominique Basseyila dans les récents remous politiques notamment dans le Pool pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Si ses initiatives semblent taillées sur mesure pour servir les intérêts personnels de Denis Sassou Nguesso ou de son clan, elles risquent de compromettre encore davantage la stabilité du Congo.

Dans ce contexte, la vigilance de la communauté internationale, mais aussi des acteurs locaux, sera cruciale pour éviter un nouveau chapitre de tensions et de violences. Mais au-delà des pressions extérieures, c’est par une union nationale que le Congo pourra espérer tourner la page des violences et du tribalisme. Une union qui ouvrira la voie à une nouvelle République : celle d’un Congo uni, solidaire et apaisé.

Bon dimanche au peuple congolais et à tous les peuples !
Modeste Boukadia
26 janvier 2026

Congo : « Les Congolais doivent apprendre à pêcher… » dixit l’Élysée

Congo : « Les Congolais doivent apprendre à pêcher… » dixit l’Élysée

La perte récente de la certification ISO 9001 par le port en eau profonde de Pointe-Noire1 constitue un signal d’alerte pour l’économie congolaise. Cette certification2, essentielle pour attirer les navires et générer des recettes douanières et fiscales, était un pilier majeur de la prospérité économique. Sa perte met en lumière l’urgence d’adopter une gestion plus rigoureuse et stratégique des infrastructures nationales.

Malgré son statut de pays pétrolier, le Congo fait face à une crise économique persistante. La gestion des ressources pétrolifères, confiée à la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), n’a pas réussi à transformer cette richesse en avantages partagés pour le peuple. Il est nécessaire d’opérer une transformation structurelle pour garantir une meilleure redistribution des revenus et encourager des investissements bénéfiques à l’ensemble de la population.

Les défis à relever

L’utilisation de fausse monnaie pour compenser les lacunes budgétaires a entraîné un déséquilibre financier dans la zone CEMAC. Face à cette situation, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a envisagé des mesures drastiques telles que la dévaluation du Franc CFA ou une sortie du système monétaire actuel. Ces options, bien que radicales, offrent une opportunité unique pour reconfigurer les bases économiques de la région.

Pourtant, la réponse à ces défis ne peut se résumer à des solutions monétaires. Les pays de la CEMAC, riches en ressources naturelles, doivent repenser leurs politiques économiques pour valoriser leurs atouts et créer des emplois à haute valeur ajoutée. La BEAC pourrait jouer un rôle central en favorisant des investissements stratégiques dans des secteurs productifs.

Une transition politique comme levier de stabilité

Lors de la cérémonie de la résurrection de Notre-Dame de Paris, un appel sous forme de « fenêtre ouverte » a été acté auprès de Brazzaville pour une transition politique apaisée au Congo, impliquant un compromis entre le pouvoir et l’opposition. Cette initiative vise à créer un cadre stable et inclusif, éloignant le pays des tensions et ouvrant la voie à des réformes profondes. Paris a fait savoir à Brazzaville que dorénavant « vous devriez apprendre à pêcher car les organisations d’aide ne seront plus au rendez-vous… », dixit l’Élysée.

Cependant, au lieu de saisir cette opportunité, des éléments de diversion, tels que la préparation anticipée des élections de 2026, ont perturbé les efforts pour une transition. Washington et Paris ont rappelé l’importance d’un dialogue constructif et d’un consensus pour assurer une sortie de crise durable.

Construire un Nouveau Congo : un appel à l’unité nationale

Le Congo est à un tournant décisif. Tous les citoyens, quelle que soit leur origine ou leur région, doivent s’unir pour relever les défis actuels. Il est temps de tirer les leçons du passé et de bâtir un avenir prospère et inclusif. La mobilisation collective est essentielle pour garantir la stabilité et restaurer la confiance entre le peuple et ses dirigeants.

Nous devons nous inspirer des grands leaders qui ont marqué l’histoire du Congo – Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Marien Ngouabi, Pascal Lissouba, et bien d’autres. Leur vision et leur dévouement nous rappellent que le chemin de l’unité et de la justice est le seul capable de porter le pays vers un avenir radieux.

Modeste Boukadia
Le 22 janvier 2025

Ci-dessous, les preuves de retrait de certification ISO 9001 du port de Pointe-Noire

    Quelle est la place du Congo dans les enjeux géopolitiques qui se dessinent ?

    Quelle est la place du Congo dans les enjeux géopolitiques qui se dessinent ?

    Le Congo-Brazzaville est à un tournant crucial de son histoire, se retrouvant au cœur des nouvelles rivalités géopolitiques. L’enjeu principal est la guerre commerciale qui s’intensifie entre les grandes puissances : les États-Unis, dans leur quête pour restaurer leur leadership mondial, s’efforcent de contrer la montée en puissance de la Chine, de l’Inde et de la Russie, particulièrement en Afrique.

    Cette montée en puissance de la Chine sur le continent africain avait été soulignée lors de mon entretien avec Guy Taylor pour The Washington Times en mars 2018 : « Modeste Boukadia warns of China’s influence in the Republic of Congo. » Une analyse qui reste aujourd’hui d’une actualité brûlante.


    Pourquoi l’Afrique est-elle au centre de ces rivalités ?

    Pour préserver leur niveau de vie et leur modèle économique, les nations occidentales dépendent des ressources minières africaines. La Chine, en tant que « Empire du Milieu » moderne, a su s’imposer comme un acteur clé des chaînes de production mondiales. La plupart des produits commercialisés en Occident contiennent des composants chinois, souvent issus de matières premières africaines.

    Pour conserver cette position stratégique, la Chine limite l’accès des ressources africaines à l’Occident, fragilisant ainsi les économies européennes et américaines. La France, en dépit de son influence historique en Afrique via la Françafrique, n’a pas su anticiper cette montée en puissance chinoise.

    En réaction, les États-Unis multiplient les initiatives pour contrer l’influence chinoise. Une de leurs stratégies consiste à bloquer les dettes pétrolières africaines contractées envers la Chine. Or, une grande partie de cette dette, libellée en dollars, reste hors d’atteinte en raison de ce mécanisme. Cela soulève une question cruciale : celle de la souveraineté économique et financière des États africains.


    Le Congo : une opportunité stratégique dans un monde en mutation

    Au cœur de ces rivalités mondiales, le Congo-Brazzaville possède un atout majeur : sa position géographique stratégique en Afrique centrale. Historiquement, cette localisation a fait du Congo un carrefour pour le transit des biens et des personnes, notamment dans le cadre de l’Union Douanière et Économique de l’Afrique Centrale (UDEAC).

    Pour tirer parti de ce contexte, le Congo doit :

    1. Renforcer son rôle de pays de transit régional
      La modernisation des infrastructures (ports, chemins de fer, routes) est indispensable. Cette transformation permettrait au Congo de devenir un hub économique pour l’Afrique centrale, en s’appuyant sur sa position géographique stratégique. Cette vision, portée par le CDRC pour une République Unie du Congo, répond à cette ambition.
    2. Diversifier ses partenariats internationaux
      Le Congo doit s’inspirer des relations amicales initiées par le président Fulbert Youlou avec les États-Unis et John F. Kennedy. Une diplomatie équilibrée, fondée sur des partenariats diversifiés et respectueux, est essentielle pour maximiser les opportunités tout en préservant la souveraineté nationale.
    3. Investir dans une économie durable
      Le Congo doit se libérer de sa dépendance aux ressources minières en diversifiant son économie. L’agriculture, l’industrie légère et les services doivent être prioritaires, en mettant la jeunesse au centre de cette transformation. Dans cette optique, une politique de désimmigration — encourageant le retour des Africains de la diaspora dans leur pays d’origine pour bâtir des ponts entre l’Afrique et l’Occident — pourrait jouer un rôle clé.
    4. Promouvoir l’intégration régionale
      Une coopération accrue avec les pays voisins, notamment la République Démocratique du Congo et le Rwanda, contribuerait à stabiliser la région et renforcerait le rôle du Congo comme acteur clé des initiatives africaines.

    Une vision pour l’avenir

    La guerre commerciale entre grandes puissances ne doit pas être perçue uniquement comme une menace. Elle offre également une opportunité aux nations africaines de redéfinir leur place dans le monde, à condition de se doter d’une stratégie claire et coordonnée.

    Pour le Congo, cela passe par une transition politique apaisée sur cinq ans, comme le propose le CDRC. Cette période de transition permettrait de poser les bases de l’union nationale, indispensable pour mobiliser les énergies citoyennes et bâtir une véritable nation congolaise.

    Le Congo, par son potentiel et sa position, a les moyens de redevenir un acteur incontournable, non seulement en Afrique centrale, mais aussi sur la scène mondiale. Cependant, cela exige un leadership visionnaire, capable de dépasser les clivages et de fédérer toutes les forces vives.

    Ainsi, le Congo pourrait réaliser la vision exprimée dans mon article « It’s Time To Make Congo-Brazzaville Great » (The Daily Caller, 20 mars 2018). En mobilisant ses atouts et en affirmant sa souveraineté, le Congo a toutes les chances de reprendre sa place au sein des nations influentes de demain.

    Modeste Boukadia

    Le 20 janvier 2025

    Bilan Présidence Congo : 41 ans de présidence, soit trois générations

    Bilan Présidence Congo : 41 ans de présidence, soit trois générations

    Une exigence comme moteur de l’excellence

    Monsieur Sassou Nguesso,

    À l’évocation de ma personnalité, certains murmurent : « Il est suffisant, arrogant et imbu de lui-même. » Pourtant, est-ce réellement le cas ? Je ne pense pas. Et si c’était simplement de l’exigence, et cette exigence est une vertu. C’est la qualité qu’un père ou une mère inculque à leurs enfants pour qu’ils deviennent des adultes respectables. Cette valeur m’a été également enseignée par des figures inspirantes telles que les RP Lefranc, Djonne et Wetzel, ainsi que l’évêque André Lhote.

    Aujourd’hui, plus que jamais, le Congo a besoin de cette exigence et de cette excellence pour bâtir un avenir meilleur.

    Trois générations de pouvoir : quel bilan ?
    Cependant, après 41 ans de pouvoir – soit trois générations – il est légitime de s’interroger : quel est le bilan ?

    Vous avez exercé la présidence de 1979 à 1992, soit 13 ans, correspondant à une génération. Vous avez ensuite repris le pouvoir en 1997 et vous y êtes resté jusqu’à aujourd’hui, en 2025 – 28 ans supplémentaires, représentant deux générations. En tout, vous totalisez 41 ans à la tête du pays.

    Pour ces trois générations, Monsieur Sassou Nguesso, quel toit avez-vous construit pour les Congolais ? Chaque père de famille aspire à offrir un toit à sa descendance. Quelles routes, quels chemins de fer reliant Pointe-Noire à Impfondo, Ouesso, Owando ou Boundji ou encore Gamboma avez-vous réalisés ? En dehors de l’aéroport d’Ollombo et d’un port sur les bords de l’Alima, souvent tournés en dérision pour leur faible productivité, quelles infrastructures marquantes avez-vous réalisées ?

    Une société divisée et des maux profonds
    Quelle mutation de la population divisée par le tribalisme a été initiée pour transformer cette division en une cohésion citoyenne ? Quelle aspiration nationale avez-vous éveillée au-delà des slogans éphémères du PCT ? Quelle conquête, Monsieur Sassou Nguesso, le Congo peut-il revendiquer sous votre leadership ?

    Chaque région du Congo porte en elle le souvenir de disparus et de morts, car tous, nous avons nos morts. Et ces morts étaient des Congolais.

    Plus grave encore, une dérive sociétale s’est installée. Aujourd’hui, des Congolais osent dire que « les jeunes filles de 18 ans sont devenues de vieilles femmes », une norme dévoyée qui sous-entend un glissement vers des pratiques répréhensibles. Pourtant, à 18 ans, on est en âge de voter, non de subir de tels abus.

    Le clan Sassou Nguesso et la responsabilité collective
    Quant au clan Sassou Nguesso, il est évident que la famille doit rester sacrée et respectable. Si le clan a été impliqué dans des responsabilités collectives, c’est avant tout par obéissance aux traditions africaines et à l’autorité du patriarche. Il est nécessaire de tirer les leçons de cette histoire pour que plus jamais un chef de clan n’entraîne sa famille dans des responsabilités qui la compromettent.

    La responsabilité nationale avant tout
    Enfin, je veux croire que le trafic de faux billets récemment démantelé par la gendarmerie congolaise n’a aucun lien avec vous, mais est l’œuvre de personnes exploitant votre nom. Je l’espère sincèrement.

    Ce tableau, Monsieur Sassou Nguesso, n’est ni la faute des États-Unis, ni celle de l’Europe, de la France, de la Russie, de la Chine, de l’Arabie Saoudite, d’Israël ou d’un quelconque pays africain. La responsabilité nous incombe, à nous Congolais, qui n’avons pas su labourer notre champ et offrir un bon gouvernement à notre pays.

    Tourner la page pour un avenir meilleur
    Voilà votre bilan : des faits, rien que des faits que les Congolais vivent, constatent et dont ils aspirent à se libérer pour construire un autre Congo.

    Monsieur Sassou Nguesso, croyez-vous encore pouvoir redresser cette situation pour offrir cet autre Congo ? J’en doute.

    Je ne vous fais ni procès ni blâme. Je dis simplement que nous devons tourner cette page – un rêve cauchemardesque – pour atteindre l’autre rive : celle où nous offrirons un toit à nos enfants, des routes et des chemins de fer pour relier nos régions, des terres cultivées pour nourrir notre peuple, et des structures de santé pour soigner nos concitoyens. Nous devons solliciter nos cours d’eau pour avoir l’eau potable dans les robinets et de l’électricité. Nous devons donner à nos forces de souveraineté les moyens d’assurer la sécurité sans que nos populations ne craignent leurs propres militaires.

    La voie de la transition apaisée
    Monsieur Sassou Nguesso, vous savez que l’élection présidentielle de 2026 n’est pas la solution qui a été envisagée à Paris, comme cela a été rappelé par les États-Unis d’Amérique et par la France. La voie est celle d’une transition politique apaisée, à travers un compromis historique entre le PCT et toute l’opposition. Le peuple congolais aspire à un autre mode de gouvernance pour réaliser ce Congo de l’union nationale que Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Robert Stéphane Tchitchéllé, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, Jean-Félix Tchicaya, et bien d’autres, ont imaginé.

    Un appel au sacrifice pour la paix durable
    Que les morts du Congo apaisent nos rancœurs pour éviter des dénouements tragiques. Faut-il arriver au même sacrifice suprême que le Commandant Marien Ngouabi pour asseoir une paix durable ? Cela est-il vraiment nécessaire pour prétendre « sortir avec les armes à la main pour être un homme » alors que le Congo a besoin d’avoir enfin un ancien président en vie auprès de qui aller solliciter des avis ?

    Modeste Boukadia
    Le 16 janvier 2025

    Modeste Boukadia : Pour un Congo uni face aux défis de la reconstruction nationale

    Pour un Congo uni face aux défis de la reconstruction nationale

    13 janvier 2025

    Des voix affiliées au PCT ont récemment affirmé : « Modeste Boukadia a des casseroles parce qu’il est allé en prison. » Une telle déclaration soulève des questions importantes sur l’état du débat politique et la manière dont sont perçus ceux qui militent pour des idéaux démocratiques dans notre pays.

    Une injustice transformée en moteur de changement

    Mon engagement pour le Congo repose sur des principes fondamentaux : le dialogue, le respect des institutions et la quête de l’union nationale. Je m’oppose fermement à la gestion calamiteuse du PCT, mais uniquement à travers des moyens démocratiques. Jamais, au grand jamais, je n’ai souhaité le malheur ou la disparition de quiconque. Toute vie est sacrée, y compris celle de son plus farouche adversaire.

    En 2016, malgré l’injustice de mon arrestation et de ma détention arbitraire, je n’ai jamais nourri de ressentiment. J’ai tendu la main, même à ceux qui ont cherché à m’écarter, car ma priorité a toujours été de promouvoir une dynamique d’unité nationale. La politique, bien qu’exigeante et parfois brutale, doit rester un espace de construction, non de destruction.

    Rassembler plutôt que diviser

    Assimiler mon emprisonnement à des « casseroles » revient à déformer une injustice subie. Mon arrestation et celle des membres du CDRC étaient le résultat d’une demande simple et légitime : la formation d’un gouvernement d’union nationale. Une telle demande, loin d’être un crime, visait à rassembler les forces vives de la nation pour faire face aux défis colossaux que traverse notre pays.

    Les Nations Unies, par le biais de leur Commission des droits de l’homme, ont condamné cette détention arbitraire et exigé des réparations justes pour les préjudices subis. Toutefois, cette condamnation reste sans suite, ce qui interroge sur l’engagement du gouvernement à honorer ses obligations internationales. Pourtant, il est vital de rétablir la justice et de créer un climat de confiance pour réconcilier la nation.

    Note aux affiliés du PCT

    Je tiens à rappeler que ce sont vos propres amis du PCT qui ont orchestré mon arrestation, mus par la peur et l’insécurité que ma présence suscitait chez eux. Une telle stratégie d’élimination politique ne fait que ternir davantage l’image d’un parti qui devrait plutôt s’employer à servir l’intérêt général.

    Un appel à l’unité pour relever le Congo

    Aujourd’hui, l’urgence n’est pas de pointer du doigt un individu ou un groupe, mais de reconnaître que la reconstruction du Congo nécessite l’implication de toutes ses filles et tous ses fils. Aucun parti politique, à lui seul, ne peut relever les défis colossaux auxquels nous faisons face.

    L’heure est venue de dépasser les divisions. La souffrance, qui touche chaque Congolaise et chaque Congolais, doit devenir un moteur d’unité et de résilience. Ensemble, nous pouvons vaincre la pauvreté, la division et le tribalisme qui gangrènent notre société.

    Chaque citoyenne et chaque citoyen a un rôle à jouer dans la construction d’un Congo uni. Cette tâche ne peut se réaliser sans une transition politique inclusive et pacifique. Pour que cette transition soit un succès, il est impératif de mutualiser nos énergies, d’écarter les rancunes et de bâtir une véritable union nationale.

    Ensemble pour écrire une nouvelle page

    C’est ensemble, unis dans nos diversités, que nous pourrons écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays, où justice, équité et solidarité triompheront. Tirer la couverture à soi ou marginaliser les autres ne fera qu’alimenter les dissensions. Mais en rassemblant nos forces, nous pourrons offrir au peuple congolais un avenir de paix, de prospérité et de dignité.

    Modeste Boukadia

    Mise à jour le 13/01/2025 à 18:20

    Quels effets la vision de Modeste Boukadia peut-elle avoir sur le Congo et l’Afrique ?

    Quels effets la vision de Modeste Boukadia peut-elle avoir sur le Congo et l’Afrique ?

    La vision politique de Modeste Boukadia, si elle est mise en œuvre efficacement, pourrait avoir des impacts significatifs sur la population du Congo et, dans une certaine mesure, inspirer des dynamiques similaires ailleurs en Afrique. Voici une analyse détaillée de ces impacts possibles :


    1. Impacts sur la population du Congo

    A. Réconciliation nationale et unité

    • Impact :
      La réconciliation nationale, cœur de la vision de Modeste Boukadia, pourrait réduire les tensions ethniques et régionales qui freinent le développement du pays. Une société unie est plus résiliente face aux crises politiques et économiques.
    • Résultats attendus :
      • Rétablissement de la confiance entre les communautés et avec les institutions.
      • Meilleure cohésion sociale, essentielle pour un développement inclusif.

    B. Amélioration des conditions économiques

    • Impact :
      En diversifiant l’économie, la vision de Modeste Boukadia pourrait créer des emplois, réduire la pauvreté et offrir des opportunités aux jeunes. Cela aurait un effet direct sur la qualité de vie de millions de Congolais.
    • Résultats attendus :
      • Une augmentation de l’emploi grâce au développement de secteurs tels que l’agriculture, l’industrie et les services.
      • Une réduction de la dépendance au pétrole, rendant l’économie plus stable et résiliente.

    C. Renforcement de la démocratie et de la transparence

    • Impact :
      En renforçant les institutions démocratiques et en luttant contre la corruption, Modeste Boukadia pourrait redonner à la population congolaise un sentiment d’espoir et d’appartenance à une nation gouvernée équitablement.
    • Résultats attendus :
      • Un État de droit fonctionnel, où les citoyens ont accès à la justice et à des services publics de qualité.
      • Une société plus participative et impliquée dans les affaires publiques.

    D. Inclusion de la jeunesse

    • Impact :
      La jeunesse représente une part importante de la population congolaise. En la plaçant au centre des politiques publiques, Modeste Boukadia pourrait transformer cette force démographique en un moteur de développement.
    • Résultats attendus :
      • Des programmes d’éducation, de formation professionnelle et d’entrepreneuriat permettant aux jeunes de devenir des acteurs clés de la croissance.
      • Une baisse du chômage et une réduction des frustrations sociales.

    E. Réduction des inégalités régionales

    • Impact :
      La décentralisation pourrait permettre un développement plus équilibré, en apportant des ressources et des infrastructures aux régions historiquement marginalisées.
    • Résultats attendus :
      • Une amélioration des conditions de vie dans les zones rurales.
      • Une diminution des migrations internes vers les grandes villes.

    2. Impacts sur l’Afrique

    A. Un modèle de gouvernance réformiste

    • Impact :
      Si le modèle proposé par Modeste Boukadia réussit au Congo, il pourrait inspirer d’autres pays africains à adopter des réformes similaires, notamment en matière de décentralisation, de lutte contre la corruption et de diversification économique.
    • Résultats attendus :
      • Une nouvelle dynamique de gouvernance en Afrique centrale, une région souvent associée à l’instabilité et à l’autoritarisme.
      • L’émergence d’un leadership africain axé sur la réconciliation, l’unité et la justice sociale.

    B. Réduction des conflits ethniques

    • Impact :
      Le Congo, en tant que modèle de réconciliation nationale, pourrait influencer d’autres nations confrontées à des divisions ethniques et régionales, comme le Cameroun ou le Soudan du Sud.
    • Résultats attendus :
      • Des initiatives régionales pour promouvoir le dialogue et la cohésion sociale.
      • Une approche africaine plus proactive pour résoudre les conflits internes.

    C. Renforcement de l’intégration régionale

    • Impact :
      En diversifiant son économie et en améliorant sa gouvernance, le Congo pourrait devenir un acteur économique clé dans la région d’Afrique centrale et au-delà.
    • Résultats attendus :
      • Une intégration renforcée avec des blocs économiques tels que la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale).
      • Une coopération accrue entre les pays pour le commerce, les infrastructures et la sécurité.

    D. Inspiration pour la jeunesse africaine

    • Impact :
      En mettant la jeunesse au centre de sa vision, Modeste Boukadia pourrait inspirer une génération de jeunes Africains à prendre conscience de leur rôle dans le développement de leurs pays.
    • Résultats attendus :
      • Un éveil politique et social parmi les jeunes Africains.
      • Une multiplication des initiatives locales et continentales dirigées par la jeunesse.

    E. Réduction de la dépendance aux puissances étrangères

    • Impact :
      La diversification économique et la gouvernance responsable proposées par Modeste Boukadia pourraient renforcer l’autonomie économique du Congo et inspirer d’autres nations africaines à réduire leur dépendance à l’aide internationale.
    • Résultats attendus :
      • Une Afrique plus souveraine dans ses décisions économiques et politiques.
      • Une nouvelle forme de coopération internationale, basée sur des partenariats équilibrés.

    Conclusion générale

    La vision de Modeste Boukadia a le potentiel de transformer profondément le Congo en posant les bases d’un État inclusif, transparent et économiquement diversifié. Au-delà des frontières nationales, cette vision pourrait agir comme un catalyseur pour un changement plus large en Afrique, en démontrant que des réformes axées sur la réconciliation, la jeunesse et la bonne gouvernance peuvent conduire à un développement durable.

    Cependant, le véritable impact de cette vision dépendra de sa capacité à surmonter les nombreux obstacles mentionnés, à mobiliser un soutien populaire et à obtenir les ressources nécessaires pour la mettre en œuvre. Si ces conditions sont réunies, cette vision pourrait non seulement transformer le Congo, mais également inspirer un nouvel élan panafricain pour un continent plus uni et prospère.

    Le 12 janvier 2025
    Analyse et Communication du CDRC
    Email : merenseigner@cdrc-cg.com