« Notre Objectif : Reconstruire le Congo et rendre la dignité à ses citoyens en impulsant et favorisant l'esprit de liberté démocratique et républicaine. »
Quel rôle joue réellement Dominique BASSEYILA, Président de l’Union pour la Restauration du Congo, dans la montée des tensions au Congo ? En poussant Frédéric BITSANGOU, alias Pasteur Ntumi, à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2026, cherche-t-il à alimenter un conflit interne tout en préparant le terrain pour le « neutraliser » ?
Le temps des intrigues et des manipulations politiques est révolu. L’urgence est de bâtir une transition politique apaisée, fondée sur la réconciliation et l’unité nationale. Le Congo a besoin de dirigeants qui transcendent les intérêts individuels pour offrir un avenir de paix, de justice et de progrès à son peuple.
L’union nationale doit être notre ultime objectif.
Plus de farce, plus de mascarade, plus de tapage ! Voici venir au Congo une transition politique apaisée, sans pertes humaines inutiles, pour bâtir une République forte et unie. En 2025, nous pourrons de nouveau fouler le sol de notre mère-patrie.
Je tiens à être explicite : je n’ai jamais eu à discuter d’élections qui seraient organisées par Denis Sassou Nguesso et encore moins par le Parti Congolais du Travail (PCT). Jamais ! Pourquoi ? Parce que ce serait leur demander de poser un acte dont ils ignorent l’importance pour un pays. La réalité nous a démontré leur incapacité totale à organiser des élections transparentes et crédibles.
Ce que je peux envisager, dans le cadre des échanges démocratiques, c’est un dialogue électoral avec des acteurs tournés vers l’avenir, des Congolaises et des Congolais réellement soucieux du bien commun, et non avec ceux qui ne pensent qu’aux éloges qu’ils espèrent recevoir une fois dans leur cercueil. Ceux-ci, leur sort est scellé et ils ne seront ni les premiers, ni les derniers, à connaître une chute tragique. L’histoire, même récente nous l’apprend : souvenons-nous du colonel Mouammar Kadhafi, de Saddam Hussein, de Mobutu Sese Seko, ou encore, de Bachar al-Assad…
Quand, à longueur d’interviews, je réitère de « tendre la main« , il ne s’agit pas de voir cela comme une posture de complaisance, il s’agit, en réalité, de discuter des modalités du départ de Sassou et du système qui le sous-tend et ce, dans l’objectif de sauver de nombreuses vies que ce système a potentiellement déjà compromis. L’inquiétude exprimée, en son temps, par le général Norbert Dabira concernant « l’avenir des Mbossi » est réelle et pertinent.
Au sein de cette communauté, aujourd’hui en apparence homogène, beaucoup sont démunis et souffrent terriblement sous le poids des pressions exercées par le clan Sassou, les contraignant à un soutien forcé. Je le dis avec clarté : l’avenir des Mbossi passe par leur désolidarisation totale du régime Sassou.
De la pseudo-élection de 2026
« L’élection de 2026 » est une farce. Y participer c’est apporter sa caution à l’avilissement du peuple, de la nation, du pays. C’est jouer le jeu d’un système corrompu qui brandit ses adversaires une fois qu’il les a broyés dans des compromissions.
Souvenez-vous du général Jean-Marie Michel Mokoko. Lui aussi croyait avoir des garanties. Pourtant, il savait pertinemment que la situation était sans issue. Il y a pris part pour la finalité que nous connaissons. Où sont donc ceux qui l’encourageaient ? Pour certains, aux côtés de Sassou.
On peut aussi citer le cas de Parfait Kolélas.
Ces exemples doivent nous rappeler, en toute circonstance, que ce régime n’accorde aucune place à l’honnêteté ou à la justice.
Vision politique et projets pour le Congo de Modeste Boukadia : Une refondation pour l’unité et le développement
Modeste Boukadia, leader du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), incarne une vision politique marquée par une volonté de réformes profondes en République du Congo. Ses idées s’articulent autour de piliers majeurs qui visent à réconcilier la nation, à moderniser ses institutions et à garantir un développement équilibré et durable.
1. Une vision politique axée sur le fédéralisme et l’unité nationale
Fédéralisme inclusif : Modeste Boukadia propose un système fédéral qui permettrait une répartition équitable des ressources entre les régions et une autonomie accrue dans leur gestion. Ce modèle vise à répondre aux tensions historiques entre le nord et le sud du pays tout en promouvant une unité renforcée.
Réconciliation nationale : Par un dialogue inclusif entre toutes les parties prenantes – pouvoir, opposition, société civile et diaspora – Modeste Boukadia veut établir un cadre durable pour résoudre les différends politiques et sociaux.
2. Réformes institutionnelles pour une transition démocratique
Transition pacifique : Modeste Boukadia milite pour un changement non-violent vers une gouvernance démocratique et transparente. Il insiste sur la nécessité d’un gouvernement d’union nationale pour assurer la stabilité durant cette période de transformation.
Révision du système électoral : Il plaide pour des élections libres et transparentes, appuyées par des institutions électorales indépendantes et crédibles.
Renforcement de l’État de droit : Il aspire à une justice indépendante et à des institutions publiques redevables au peuple, pour restaurer la confiance des citoyens envers le gouvernement.
3. Développement économique et équité régionale
Redistribution des richesses : Modeste Boukadia critique la gestion actuelle des ressources naturelles, notamment pétrolières, et propose une redistribution équitable pour réduire les inégalités.
Indépendance économique régionale : Chaque région aurait la possibilité de développer ses propres ressources économiques dans le cadre d’un plan national harmonisé.
Promotion de l’agriculture et des PME : En misant sur l’agriculture et l’entrepreneuriat, il souhaite diversifier l’économie congolaise pour limiter sa dépendance au secteur pétrolier.
4. Rôle de la diaspora congolaise
Modeste Boukadia considère la diaspora comme un acteur clé dans la reconstruction nationale. Il appelle les Congolais vivant à l’étranger à contribuer par leurs compétences, leurs ressources financières et leurs réseaux internationaux pour soutenir le développement du pays.
5. Respect des droits humains et justice sociale
Fin des persécutions politiques : Défenseur des droits fondamentaux, il s’engage à mettre un terme aux arrestations arbitraires et aux discriminations politiques et ethniques.
Lutte contre la corruption : Il prône une gestion rigoureuse des finances publiques et des mécanismes de contrôle transparents.
Priorité à l’éducation et à la santé : Modeste Boukadia considère ces secteurs comme les piliers d’une société juste et prospère.
6. Appels à la communauté internationale
Modeste Boukadia milite pour une conférence internationale dédiée à la République du Congo, qui réunirait les partenaires internationaux pour discuter de la stabilité politique et du développement économique du pays. Il met également en garde contre les risques d’une dépendance excessive à des puissances étrangères, notamment la Chine, et prône une diversification des partenariats.
Une vision inspirée par l’histoire congolaise
Modeste Boukadia s’inspire des idéaux des figures historiques comme Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Robert Stéphane Tchitchéllé, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot et Jean-Félix Tchicaya, qui ont œuvré pour un Congo uni et indépendant. Cet ancrage historique vise à rappeler l’importance des valeurs de justice, d’équité et de patriotisme dans la construction du futur.
Conclusion
Modeste Boukadia propose une refondation politique et sociale du Congo, basée sur la démocratie, le fédéralisme et la réconciliation nationale. Son projet de transition pacifique et ses réformes structurelles visent à sortir le pays des cycles de crise et à garantir un avenir stable, prospère et équitable pour tous les Congolais.
Avec sa vision, Modeste Boukadia aspire à faire du Congo un modèle de gouvernance inclusive et de développement en Afrique centrale.
Communication du CDRC Email : merenseigner@cdrc-cg.com
De 1958 à 2025 : Une réflexion sur la construction de la nation congolaise
De l’histoire des nations en devenir ou en construction
De l’histoire des nations en devenir ou en construction, il y a toujours des étapes, parfois difficiles et dramatiques, suivies de périodes de courage et d’espoir, parce qu’il y a eu des femmes et des hommes qui ont montré le chemin. En 1958, la République du Congo naît dans l’espoir de forger une nation unie et prospère. Pourtant, ce chemin a été jalonné de défis et de tournants cruciaux. Comme le résumait Pierre-Mendès France, l’Histoire est malléable dans une certaine mesure : les dirigeants, en interprétant correctement les réalités historiques, peuvent soit accélérer les progrès et alléger les épreuves, soit freiner les avancées et aggraver les crises. Ainsi, les responsables politiques ont un rôle déterminant, pouvant être soit bénéfiques soit nuisibles, dans la formation d’une opinion publique et la gestion des transformations sociales.
Cette réflexion s’applique parfaitement à l’évolution de la nation congolaise. Le rêve des Pères Fondateurs consistait à réaliser une nation forte et unie. Tous ceux qui ont été à la tête de notre République ont laissé des matériaux, utiles ou nuisibles, dont nous devons nous servir pour atteindre cet idéal. De Fulbert Youlou à Denis Sassou Nguesso, en passant par Alphonse Massamba-Débat, Marien Ngouabi, Joachim Yhomby-Opango, Pascal Lissouba et d’autres, chacun a posé des fondations qui font partie de notre patrimoine. Ces fondations doivent être consolidées pour réaliser l’unité nationale.
Certaines erreurs du passé, telles que les divisions ethniques exacerbées ou les choix économiques inefficaces, ont retardé notre progression. Aujourd’hui, notre mission est de corriger ces écueils en nous appuyant sur des exemples de succès passés, comme les moments de solidarité nationale qui ont permis de surmonter des crises majeures.
Vers une « Nation Pour Tous » : Une vision inclusive
Toutes ces étapes historiques nous mènent aujourd’hui à l’idée d’une « Nation Pour Tous », qui doit se construire par une décentralisation administrative et financière. Chaque région et identité culturelle doit participer à cette consolidation nationale, en valorisant son savoir-faire pour enrichir notre patrimoine commun.
La culture congolaise, somme de nos spécificités régionales et ethniques, doit devenir le fer de lance de notre unité nationale. Pour ce faire, nous devons favoriser l’émergence d’une vision nouvelle, fondée sur la confiance, la responsabilité et des actions concrètes. Ainsi, le sentiment tribal s’atténuera peu à peu, car chaque citoyen se sentira concerné par le processus de construction nationale, grâce à une politique de proximité permettant à chacun de se faire entendre, notamment par le vote et le choix de représentants locaux, tels que les gouverneurs.
Les réformes doivent s’inspirer des modèles réussis de décentralisation observés dans d’autres pays africains, comme le Sénégal où la gestion locale a permis d’accélérer le développement et de réduire les inégalités régionales.
La décentralisation administrative et financière : Un levier pour la prospérité
La politique de proximité que nous proposons au peuple congolais aura pour effet de :
Tourner définitivement la page de l’errance économique en créant un marché intérieur basé sur la production locale, afin de remplacer les importations par des biens produits par nos populations régionales. Cela permettra de créer une richesse nationale durable.
Rebâtir l’État en le positionnant comme le premier investisseur dans les secteurs-clés. Cet engagement renforcera le marché intérieur sur toute l’étendue de la République.
Pour réaliser ces objectifs, il est nécessaire que les acteurs politiques adoptent le principe de négociation et de compromis. L’histoire montre que la violence comme outil politique ne mène qu’au chaos et au désordre. Or, le peuple congolais a besoin de tranquillité publique et le pays de stabilité – deux éléments essentiels pour retrouver sa grandeur d’antan.
Un héritage pour guider nos pas
Plus que jamais et j’insiste, nous devons puiser notre inspiration dans l’héritage de nos Pères Fondateurs – Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Robert Stéphane Tchitchéllé, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, Jean-Félix Tchicaya et bien d’autres. Leur vision d’unité et de progrès doit continuer à guider nos pas jusqu’à l’union nationale, base indispensable d’une « Nation Pour Tous ».
Toutefois, cet héritage ne doit pas être vénéré passivement. Il doit être réinterprété à la lumière des défis actuels, comme l’éducation pour tous, la formation professionnelle, l’accès aux nouvelles technologies ou encore la lutte contre le changement climatique sans oublier l’accès à l’eau et à l’électricité sans lequel il n’y a point de création d’entreprises. Ces objectifs modernes exigent de chacun un engagement ferme et un sens profond des responsabilités.
Ensemble, travaillons à rendre l’avenir digne d’un pays moderne, avec une vision commune et des actions concrètes pour transformer nos rêves en réalités. Il est vain de dire « Youlou, Massamba-Débat, Ngouabi, Sassou Nguesso, Yhomby-Opango, Lissouba ont fait ceci ou cela », nous devons sortir du fatalisme, des récriminations et des regrets mais nous devons bâtir une « Nation Pour Tous » qui est une tâche exigeante, mais elle est à notre portée si nous agissons dans l’unité et la solidarité. Chaque citoyen, chaque institution a un rôle à jouer dans cette grande aventure qui nous appelle. Ensemble, réalisons le rêve d’une République unie, prospère pour fructifier l’héritage que nous avons reçu de nos Pères Fondateurs.
Je m’adresse à vous aujourd’hui avec un message de fraternité et d’espoir. Je tiens à vous saluer chaleureusement et à vous assurer que je n’ai jamais cessé de penser à vous. Je sais que les fêtes de fin d’année n’ont pas été synonymes de joie pour bon nombre d’entre vous.
Après 67 ans d’existence de notre République, il est inadmissible que notre pays peine encore à garantir à sa population l’essentiel : une alimentation suffisante et digne.
Il est clair que la politique des slogans vides a atteint ses limites. Nous devons désormais adopter une vision nouvelle, fondée sur la confiance, la responsabilité et des actions concrètes.
La violence, en tant qu’outil politique, ne mène qu’au chaos et à la division. Le Congo a un besoin impérieux de paix et de stabilité pour créer les conditions favorables à l’investissement, au développement des entreprises et à la création d’emplois. Le peuple est prêt à relever ce défi. Nos partenaires sont prêts. Tous les Congolais, qu’ils soient au pays ou à l’étranger, sont prêts à unir leurs forces pour construire une nation forte et prospère.
Les communautés religieuses, les organisations syndicales, sont disponibles pour accompagner cette dynamique. C’est ensemble, par une politique de main tendue, que nous pourrons surmonter nos peurs et rassembler nos énergies autour d’un projet commun et inclusif.
Nous prenons acte de la décision de Denis Sassou Nguesso qui n’a pas dit aucun mot sur les prochaines élections. Ce choix marque une ouverture vers la consolidation de notre République et l’émergence d’un gouvernement de transition. Comme l’ont souligné tant d’autres comme notre compatriote et collaborateur, M. Houabaloukou, ce gouvernement que j’ai appelé de mes vœux depuis longtemps incarnera une nouvelle étape vers le renouveau et le progrès de notre pays.
Puisons notre inspiration dans l’héritage de nos Pères Fondateurs – Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Robert Stéphane Tchitchéllé, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, Jean-Félix Tchicaya et bien d’autres. Leur vision d’unité et de progrès doit continuer à guider nos pas.
Vive le Peuple Congolais, source de ma foi, Vive la République, Vive le Congo !
« Il y a une fenêtre ouverte pour que les autorités de ce pays (Congo) s’entendent avec son « opposant » et l’oppositionpour définir, dans le calme, une gouvernance adaptée aux défis du pays. » (Propos entendus à Paris lors de la résurrection de Notre-Dame de Paris).
Une comédie politique signée PCT : le chien de chasse est maintenant assis… la chasse est terminée !
Le Congo est encore une fois témoin d’un spectacle absurde orchestré par le Parti Congolais du Travail (PCT). Pierre Moussa, en annonçant la nomination de commissaires politiques qui ne sont rien d’autre que des commissaires de gouvernement, illustre parfaitement l’ingérence totale du parti dans l’appareil d’État.
Une stratégie pour passer sous le radar
Le Secrétaire général du PCT semblait croire que ces manœuvres seraient discrètement acceptées. Pourtant, la réalité est toute autre.
Comment peut-on expliquer qu’un Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, théoriquement la deuxième personnalité de l’État après le Président de la République (si tant est que ce titre ait encore un sens), soit rétrogradé au rang de commissaire politique ? Et cela par une entité, le Secrétaire général du PCT, qui n’a aucun statut officiel dans la structure institutionnelle de l’État.
Une confusion des pouvoirs
Ces nominations ne laissent aucun doute : le PCT est la véritable entité dirigeante de l’État. Ce retour de contrôle partisan rappelle les heures sombres de la République Populaire du Congo, où le pouvoir était concentré entre les mains d’une élite restreinte. Aujourd’hui, Oyo s’impose comme la capitale de ce système.
Le spectacle des désaccords publics
Pendant ce temps, la scène politique congolaise offre un autre acte de discorde. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso et le ministre des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, règlent leurs différends en public, exposant les incompétences internes et l’instabilité qui gangrènent les sommets du pouvoir.
Vers quelle issue ? « Si la vérité doit les tuer, laissez-les mourir ! » Emmanuel Kant.
Ces événements interpellent : jusqu’où ira cette confusion entre les intérêts du parti et ceux de l’État ? Une clarification des rôles et une responsabilisation des acteurs politiques sont plus que jamais nécessaires pour espérer sortir de ce cycle de chaos institutionnel. Mais le système semble, plus que jamais, enferré dans ses propres contradictions !
Réflexion du jour : Le compte-à-rebours serait-il déclenché ?
Les absurdités politiques et administratives s’accumulent, rendant évidente l’érosion des bases de ce système. Les signes cliniques de la crise se multiplient. Il devient clair qu’une transformation profonde est inévitable. Face à cette situation, les congolais, les congolaises et Congo sont-ils prêts à affronter cette réalité ? Pourtant, au lieu d’agir pour prévenir cette hécatombe, les dirigeants semblent opter pour une fuite en avant. L’élection présidentielle de 2026 en devient une distraction mise en avant, pour occulter les piètres résultats des slogans des années antérieurs ! Pourtant, l’année 2025 fut désignée comme celle de l’émergence ! Rien. Dans tous les domaines de la vie sociale et politique, de la boue charriée par des pluies diluviennes dans un pays sans plan d’urbanisme pensé.
Le PCT exploite délibérément la confusion dans sa stratégie de communication sur la nomination des commissaires politiques qui ne sont autres que des commissaires de gouvernement
Les commissaires politiques sont une particularité des républiques populaires, où ils jouent un rôle proche de celui des commissaires du gouvernement. Dans un système républicain authentique, un Premier ministre – s’il s’agit d’un véritable Premier ministre – ne peut être à la fois commissaire politique et commissaire du gouvernement. Cette confusion est une stratégie de communication directement inspirée du système stalinien, visant à désorienter et manipuler l’opinion publique.
Il est essentiel de reconnaître que le PCT (Parti Congolais du Travail) excelle dans l’art de tromper le peuple. Par ailleurs, des informations fiables indiquent qu’à Paris, Denis Sassou Nguesso s’est opposé au projet de décentralisation administrative et financière, craignant qu’il n’appauvrisse certaines régions du nord et ne favorise une division du pays. Pourtant, les cadres du PCT, qui accumulent des fortunes dans leurs résidences, auraient pu investir ces richesses pour développer ces mêmes régions.
En outre, il est important de souligner que ces commissaires, bien que nommés par le PCT, sont rémunérés par l’État congolais, non par leur parti. Dans ce système déséquilibré, le PCT est le seul parti politique dont les employés sont intégrés dans le budget de l’État et occupent des fonctions publiques. Cela constitue une aberration : un détournement de fonds orchestré par Denis Sassou Nguesso au profit d’un parti politique, une organisation associative privée qui n’a aucune légitimité à s’approprier les ressources publiques.
Ainsi, les biens du PCT et ceux de ses membres, en réalité financés par l’État, pourraient légitimement être nationalisés. Ces ressources, détournées au détriment de l’intérêt général, appartiennent de droit au peuple congolais.
Modeste Boukadia Mise à jour – le 28/12/2024 – 19:56
A quand la démission des lauréats promus commissaires du gouvernement ?
Quand les nouveaux lauréats, promus Commissaires de gouvernement, envisageront-ils de se conformer aux exigences de leur fonction en démissionnant de leurs autres responsabilités ?
Les fonctions de Commissaire de gouvernement nécessitent un engagement total et une disponibilité sans faille. Elles ne peuvent raisonnablement être exercées à temps partiel ou dans un contexte de double responsabilité. Ces rôles, essentiels à la gouvernance et à la coordination étatique, requièrent de ceux qui les occupent une priorité absolue.
Dans ce contexte, ceux qui ont été nommés à ces postes devraient faire preuve de cohérence : soit en se consacrant pleinement à cette mission d’envergure, soit en envisageant leur retrait pour laisser place à des profils disponibles et pleinement investis.
Ne pourrait-on pas simplifier ce processus et clarifier ces rôles en nommant directement ces Commissaires comme gouverneurs, avec toutes les responsabilités qui en découlent, notamment la mise en place effective de la décentralisation administrative et financière ? Une telle mesure renforcerait la transparence, la cohérence et l’efficacité de l’action publique, conformément aux principes prévus pour la République Unie du Congo. Cependant, une telle décision nécessiterait l’aval du peuple souverain.
Modeste Boukadia
COMPLÉMENT – mise à jour – le 28/12/2024 – 19:56 :
Les commissaires politiques sont une particularité des républiques populaires, où ils jouent un rôle proche de celui des commissaires du gouvernement. Dans un système républicain authentique, un Premier ministre – s’il s’agit d’un véritable Premier ministre – ne peut être à la fois commissaire politique et commissaire du gouvernement. Cette confusion est une stratégie de communication directement inspirée du système stalinien, visant à désorienter et manipuler l’opinion publique.
Il est essentiel de reconnaître que le PCT (Parti Congolais du Travail) excelle dans l’art de tromper le peuple. Par ailleurs, des informations fiables indiquent qu’à Paris, Denis Sassou Nguesso s’est opposé au projet de décentralisation administrative et financière, craignant qu’il n’appauvrisse certaines régions du nord et ne favorise une division du pays. Pourtant, les cadres du PCT, qui accumulent des fortunes dans leurs résidences, auraient pu investir ces richesses pour développer ces mêmes régions.
En outre, il est important de souligner que ces commissaires, bien que nommés par le PCT, sont rémunérés par l’État congolais, non par leur parti. Dans ce système déséquilibré, le PCT est le seul parti politique dont les employés sont intégrés dans le budget de l’État et occupent des fonctions publiques. Cela constitue une aberration : un détournement de fonds orchestré par Denis Sassou Nguesso au profit d’un parti politique, une organisation associative privée qui n’a aucune légitimité à s’approprier les ressources publiques.
Ainsi, les biens du PCT et ceux de ses membres, en réalité financés par l’État, pourraient légitimement être nationalisés. Ces ressources, détournées au détriment de l’intérêt général, appartiennent de droit au peuple congolais.
Les récents choix de gouvernance opérés par l’État-PCT, avec la nomination de commissaires de gouvernement, marquent un retour inquiétant à des pratiques centralisatrices rappelant l’ancienne République Populaire du Congo. Cette démarche constitue non seulement un recul historique, mais aussi une tentative de verrouiller le pouvoir au détriment d’une gouvernance moderne, transparente et participative.
Depuis des décennies, les politiques mises en œuvre n’ont fait qu’accentuer les disparités entre les régions, creusant un fossé de développement tout en marginalisant les populations. Aujourd’hui, face à une jeunesse en quête d’opportunités, à des régions abandonnées et à des citoyens en proie à l’injustice sociale, il devient impératif de repenser notre modèle de gouvernance.
La République Unie du Congo, basée sur une décentralisation administrative et financière, offre une alternative crédible. Ce modèle permettra :
À chaque région de se développer sous la direction de gouverneurs élus démocratiquement, capables d’agir selon les besoins locaux ;
De réduire les disparités économiques et sociales entre les régions ;
De bâtir une administration transparente, tournée vers l’efficacité et l’intérêt collectif.
Congolaises, Congolais, sous nos Pères-Fondateurs – Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Robert Stéphane Tchitchéllé, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, Jean-Félix Tchicaya, nous étions unis et déterminés à construire un Congo prospère. Ce sont ces valeurs d’unité et de solidarité qui doivent aujourd’hui guider nos actions. Nous devons refuser les pratiques rétrogrades qui divisent et affaiblissent notre nation.
L’heure est venue pour chaque Congolais, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, de se mobiliser pour construire un avenir digne, où nos enfants pourront grandir avec espoir et prospérité.
Face à nous, deux choix s’imposent :
Continuer sous une dictature centralisatrice qui perpétue la pauvreté et l’injustice ;
Ou bâtir ensemble une République Unie, où chaque région, chaque citoyen, participe activement à l’essor de notre pays.
Peuples du Congo, notre destin est entre nos mains. Unissons-nous pour un avenir meilleur, dans une nation réconciliée et résolument tournée vers le progrès.