Perspective pour un Congo conquérant : discours de Modeste Boukadia à l’occasion du 66è anniversaire de la République vu par Tom Melvin Baiki

Perspective pour un Congo conquérant : discours de Modeste Boukadia à l’occasion du 66è anniversaire de la République vu par Tom Melvin Baiki

Le discours du président Modeste Boukadia à l’occasion des 66 ans de la République du Congo met en lumière un appel fort à la décentralisation, la préservation de l’unité nationale, et la valorisation des langues locales. Il souligne l’importance de bâtir une République inclusive, capable de surmonter les tensions ethniques et les inégalités régionales.

Points clés :

            1. Décentralisation administrative et financière :

Boukadia prône une gouvernance régionale sous la direction de gouverneurs élus, permettant à chaque région de gérer ses ressources et de répondre à ses priorités locales. Cette approche viserait à :

            • Réduire les divisions ethniques.
• Garantir un développement équilibré à travers des infrastructures et des services publics accessibles à tous.
• Créer un sentiment d’appartenance collective.

            2. Unité nationale au-delà du slogan :

L’unité, selon Boukadia, doit être tangible et basée sur des actions concrètes, notamment une répartition équitable des richesses et des opportunités.

            3. Langues et diversité culturelle :

Si le français reste un facteur de cohésion, il insiste sur la préservation et la promotion des langues nationales, notamment face au danger d’une éventuelle hégémonie du lingala. La diversité linguistique est présentée comme un atout pour renforcer l’identité nationale et non comme un facteur de division.

            4. Critique du système actuel :

Boukadia critique les dirigeants actuels pour ne pas avoir su préserver et faire prospérer l’héritage infrastructurel laissé à l’indépendance, évoquant une stagnation voire un recul.

Conclusion :

Modeste Boukadia invite les Congolais à surmonter les divisions ethniques et politiques pour construire une République basée sur la justice sociale et le partage équitable des responsabilités. Son message est un appel à l’action collective pour transformer la République en un véritable espace de vivre-ensemble.

Que pensez-vous de cette vision pour l’avenir du Congo-Brazzaville ?

Tom Merlin BAIKI
Le 28/11/2024 – 08:08

Congo (Brazzaville) : « Être autour de la table pour ne pas être au menu »

28 novembre 1958 – 28 novembre 2024 : 66 ans d’une République en quête de renouveau

« Être autour de la table pour ne pas être au menu »

Chers compatriotes,

En 2009, lors de ma candidature à l’élection présidentielle, je proposais de restaurer la célébration de la Fête de la République, instituée le 28 novembre 1958. À l’époque, la mémoire collective semblait davantage marquée par les journées insurrectionnelles des 13, 14 et 15 août 1963, consacrant un coup d’État contre le président Fulbert YOULOU sous le prétexte de lutter contre l’impérialisme français. Pourtant, nous soutenions que l’histoire politique moderne de notre nation avait pris son véritable envol le 28 novembre 1958. Ce jour marquait l’avènement de la République, qu’il nous fallait accompagner pour qu’elle grandisse et s’épanouisse, plutôt que de se complaire dans l’illusion d’une indépendance jamais véritablement acquise.

En 2010, après des années de plaidoyer menées par le CDRC, cette demande a été reconnue. Le président Denis SASSOU N’GUESSO décréta alors que le 28 novembre serait officiellement célébré comme la Fête de la République. Ce fut une avancée significative pour tous les démocrates et républicains convaincus de la valeur de ce jour fondateur.

Cependant, alors que nous célébrons aujourd’hui les 66 ans de notre République, force est de constater que des défis majeurs continuent de compromettre son idéal. La République, qui devrait être un espace d’unité et de justice, est aujourd’hui mise à l’épreuve par des tensions sociales, des grèves dans quasiment tous les secteurs et une misère endémique. Pendant ce temps, les privilégiés du pouvoir semblent aveugles à la souffrance du peuple.

Face à cette situation, une question fondamentale s’impose : Sommes-nous toujours une République, ou ne sommes-nous devenus qu’un regroupement de communautés ethniques divisées et opposées ?

Une République véritable nécessite une authentique aspiration inclusive. La voie à suivre est celle de la décentralisation administrative et financière, de la péréquation entre les régions pour qu’aucune ne soit laissée sur le bord du chemin.  Chaque région – qu’il s’agisse de la Likouala, de la Sangha, de la Lékoli, des Plateaux, du Pool, de la Lékoumou, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou, etc. – doit pouvoir disposer d’une gouvernance au plus près sous la direction d’un gouverneur élu. C’est en donnant à chaque région les moyens de gérer ses ressources et ses priorités que nous pourrons instaurer un véritable vivre ensemble.

Ce modèle de gouvernance régionalisée permettrait de :

  • Réduire les divisions ethniques et le tribalisme, véritables cancers de notre nation.
  • Promouvoir un développement équilibré : construction d’infrastructures (routes, écoles, hôpitaux), accès équitable à l’eau, à l’électricité et création d’emplois.
  • Réaliser l’union nationale non comme une idéologie, mais comme une réalité tangible.

L’unité nationale est une richesse si précieuse qu’on ne peut en faire un simple slogan, elle ne se décrète pas ; elle se bâtit à travers des actions concrètes qui permettent à chaque Congolais de se sentir pleinement acteur et bénéficiaire de la République.

Langues, diversité et souveraineté

La langue est un pilier de la souveraineté culturelle. Le français, bien qu’imposé, est devenu un outil de cohésion pour notre diversité. Toutefois, nos langues nationales – mbossi, téké, kongo, vili, koyo, dondo, beembe, loango, et bien d’autres – sont nos trésors culturels qu’il faut préserver. Leur enseignement et valorisation, conformément aux recommandations de l’UNESCO, enrichiraient notre patrimoine et renforceraient notre identité nationale.

Cependant, le cas du lingala soulève une problématique spécifique. Si cette langue a été promue à des fins qui pourraient être perçues comme une volonté de standardisation culturelle, il est essentiel de veiller à ce que cette dynamique ne mène pas à l’effacement progressif des autres langues parlées dans le nord du pays. Une telle situation serait préjudiciable à la richesse de notre diversité linguistique.

Or, la diversité linguistique, loin d’être un facteur de division, constitue un moteur d’unité et de cohésion nationale lorsqu’elle est valorisée. Elle reflète la pluralité de nos identités et renforce le sentiment d’appartenance collective. Il est donc crucial de promouvoir et de préserver toutes nos langues nationales pour en faire des outils de rapprochement et non des instruments de rivalités politiques.

Décentralisation : la clé pour sortir du cycle destructeur

Le tribalisme et les discriminations actuelles, sous couvert d’unité nationale, rappellent parfois les maux du colonialisme. Pourtant, là où les anciens colons avaient laissé des infrastructures – écoles, hôpitaux, routes – le régime actuel semble avoir échoué à préserver cet héritage.

Plus que jamais, il est impératif de mettre en œuvre une décentralisation efficace pour libérer les énergies et les talents de toutes les régions. Toute résistance à ce modèle ne peut être perçue que comme une tentative délibérée de maintenir certaines régions dans une position de faiblesse et de dépendance.

Chers compatriotes, à l’occasion de cet anniversaire de la République, tournons la page des divisions. Engageons-nous ensemble dans un projet commun de reconstruction et de justice sociale, où chaque Congolais, chaque région, aura sa place autour de la table.

Modeste Boukadia
28 novembre 2024

CONGO : Face à la faillite frauduleuse, le changement de régime devient inévitable

Modeste Boukadia, ancien candidat à l’élection présidentielle de 1997 et 2009 au Congo (Brazzaville), était l’invité de l’émission Droit de savoir du 20 novembre 2024 sur R7/TLR.

Face à la faillite frauduleuse sciemment organisée par Denis Sassou-Nguesso et les siens au mépris de la détresse du peuple congolais, l’élection de Donald Trump à la tête des USA ouvre la possibilité imminente d’un changement de régime dans un cadre républicain décentralisé.

Congo : Le ministre Alain Akouala et la langue lingala

Congo : Le ministre Alain Akouala et la langue lingala

Dernièrement, le 03 novembre 2024, dans une prestation qu’il avait accordée à AFRIKILI, une chaîne TV en ligne, M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), pour répondre à une question toujours récurrente du modérateur de la chaîne TV, obligeant M. Boukadia à s’exprimer en lingala, et ce n’était pas la première fois, M. Modeste Boukadia, sans doute excédé par la question, a tout simplement répondu qu’il n’était pas obligé de s’exprimer dans cette langue qu’il considère comme étant la langue des voyous, des voleurs, des violeurs et des criminels au Congo-Brazzaville, compte tenu du comportement et des pratiques politiques des tenants du pouvoir, des locuteurs de cette langue et aussi de leurs écuries comme les Kulunas, les Bébés Noirs, etc., qui sèment la terreur dans tout le pays, surtout dans les grandes agglomérations comme Brazzaville, Pointe-Noire, etc.

Nous n’aurions pas tenu compte, à ce sujet, des élucubrations du Colonel de Police, M. Guy Magloire Mafimba-Motoki, si cela ne s’arrêtait qu’à ce simple imposteur qui se fait passer pour un opposant, alors qu’il émarge toujours dans les effectifs des officiers de Police de la République, jamais radié de la Fonction publique et jouissant toujours de son salaire mensuel. N’étant plus en fonction à Brazzaville depuis de nombreuses années puisqu’ayant élu domicile en France, son absence devait être prise pour un abandon de poste et être considérée comme une désertion.

Le Colonel de Police, Guy-Magloire Mafimba-Motoki, dans un Etat qui applique les lois de la République, aurait déjà été radié des cadres de la Police. Mais il n’est pas viré parce que, sans doute, il est le neveu du Général Emmanuel Ngouelondele, ancien patron des Services de renseignements du Congo, dont le fils, ministre, est également le gendre de M. Sassou Nguesso, président de fait du Congo. Et si, qu’à cela ne tienne, son véritable rôle en France était celui d’espionner les Congolais contre lesquels il dresserait quotidiennement des Fiches à destination des Services habilités à Brazzaville ? D’où sa non radiation.

M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, dans ce que d’aucuns ont appelé « coup de gueule », nie le fait que le Congo est sous la férule dictature de PCT depuis plus de 50 ans, plus d’un demi-siècle. Il nie, sans sourciller, que tous les malheurs du Congo sont du fait du PCT. Qui donc animent, dirigent le PCT, si ce ne sont les ressortissants du septentrion ?

Aujourd’hui, toutes les administrations civiles et militaires sont entre les mains des Mbochis d’Oyo. M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki nie le fait qu’aujourd’hui, obtenir une Carte nationale d’identité est une sinécure. Quant aux passeports, n’en parlons pas, c’est un luxe. Ils sont mis « en quarantaine » quand ils sont demandés par un ressortissant du sud-Congo, en l’occurrence, un originaire du Pool. Le PCT, sous les ordres de M. Sassou Nguesso et ses inconditionnels, a mis en place, au Congo, un système d’apartheid ethno-tribalo clanique.

Dans sa diatribe du 05/11/2024, M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki accuse M. Modeste Boukadia « d’homme politique irresponsable, sans vision, cynique, qui n’a de cesse d’instrumentaliser la tribu ou l’ethnie aux fins de conserver ou conquérir le pouvoir » (sic). M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki lui attribue la partition du pays, alors qu’en fait, il ne fait que reprendre les propos de M. Théophile Obenga qui avait écrit, dans son livre paru aux Editions L’Harmattan, en 2001 : « Pour le Congo-Brazzaville, Réflexions et Proposition », ce qui suit : « […] A l’issue des hostilités criminelles, si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition, à la nation Mbochi, à la nation Téké, à la nation Kongo » (sic).

Alors, M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, qui de M. Théophile Obenga et de M. Modeste Boukadia avait pensé, le premier, à cette partition du pays que vous collez ou attribuez au président du CDRC, M. Modeste Boukadia ?

M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki s’offusque et taxe M. Modeste Boukadia « d’ethnocentrisme, d’incitation à la haine tribale aux relents génocidaires » (sic). M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, peut-il se regarder dans la glace ? Comme quoi le subconscient peut parler et pousser un homme à confesser ses péchés. Le tableau ci-dessous n’a pas besoin d’être expliqué ou commenté.

Voici plus de 50 ans que le PCT et surtout le régime de Sassou Nguesso ne fait que commettre des génocides dans ce pays contre les populations civiles du Sud, en l’occurrence dans la région du Pool. Sinon, comment expliquer la sortie de M. Jean-Dominique Okemba ? Par ailleurs, est-ce M. Modeste Boukadia qui était à l’origine des massacres de masse à Owando dans l’affaire du très regretté Pierre Anga ? N’est-ce pas du fait de Sassou Nguesso, une fois de plus ?

A cet effet, M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, peut-il nous expliquer ce que faisait le Vice-Amiral Jean-Dominique Okemba, patron des Services de renseignements du Congo, dans son fief tribal, à Oyo, quand il avait déclaré dans sa langue natale, en langue mbochi : « Nous avons tué et brûlé le Pool, ils n’ont rien fait et le ciel n’est pas tombé » (sic) ?

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Revenons à notre ministre, M. Alain Akouala, qui considère que celui qui refuse de parler lingala est un séparatiste.

D’abord, nous voudrions que le ministre Alain Akouala nous cite une seule région et/ou un seul village du nord-Congo où on ne parle que Lingala, où le patois natal, ancestral, est le Lingala.

Ensuite, le Kituba parlé au sud du Congo est-il imposé et rendu obligatoire dans la partie septentrionale du Congo ? Si non, alors pourquoi le Lingala est-il imposé et doit-il devenir obligatoire dans le sud du Congo ? Est-ce dans le but d’écraser et de coloniser le sud avec cette langue de barbares ? Est-ce en prévision du remplacement de la langue française ?

M. Alain Akouala peut s’offusquer chaque jour, à longueur de journée, mais il sait que c’est le système qui le nourrit, le PCT, qui a mis en place la partition du pays. Il sait que tous les Congolais ne sont pas traités de la même manière, selon qu’on est originaire du Nord ou du Sud du pays et selon qu’on est Mbochi ou pas.

M. Alain Akouala n’ignore pas non plus que la partition se vit quotidiennement. Que dit-il lorsque dans une ville comme Brazzaville, la Mairie centrale ramasse les ordures du centre-ville, des arrondissements Poto-Poto, Ouenze, Moungali, etc., et va les déverser au quartier Kinsoundi, dans l’arrondissement Makélékélé, là où, nous semble-t-il, le pouvoir de Brazzaville considère que les habitants qui y vivent sont des sous-hommes, qu’ils ne sont pas des êtres humains ? Voilà l’APARTHEID ethno-tribalo-clanique. Une vidéo devenue virale circule sur les réseaux sociaux. Quel bel exemple pour mieux mettre à nue la partition !

La séparation ou la partition est effective et palpable au Congo-Brazzaville. Il n’y a qu’à regarder la différence de traitement entre le nord et le sud de Brazzaville. Toutes les richesses sont concentrées dans la partie nord. Il suffit de comparer les photos de la ville d’Oyo à celles des villages pollués du Kouilou, où le pétrole est exploité. Le tribalisme a atteint son apogée avec l’arrivée du PCT en 1968. Et, au lieu de construire un idéal commun et une véritable nation unie, M. Sassou Nguesso a développé le tribalisme. Il en est devenu le Père. Le phénomène de « Yaka noki noki… », suivi des épurations devenues systémiques, en est le premier exemple.

M. Alain Akouala n’ignore pas que le Congo est gouverné à 99%, voici plus de 50 ans, par les ressortissants du septentrion, en majorité par les Mbochis d’Oyo. La composition du parlement congolais au sein duquel tous les membres (députés et sénateurs) sont nommés et en majorité originaires du Nord-Congo, est un autre exemple.

M Alain Akouala n’ignore pas que la banqueroute et l’état de faillite dont souffre le pays est du fait du PCT et du gouvernement composé à 99% de ressortissants du septentrion.

M. Alain Akouala est très mal placé pour donner une leçon de morale ou de probité morale à M. Modeste Boukadia, président du CDRC, qui se bat pour unir le pays divisé par les choix et les pratiques politiques du PCT et M. Sassou Nguesso.

En matière de probité morale, citons cette récente affaire du braquage de 50 milliards de FCFA au domicile de l’ancien Directeur général des Douanes, M. Jean-Alfred Onanga, le voleur volé, victime d’un cambriolage dans son village Boukouele, tout en précisant quand même que les fonds dont il a été soulagé appartenaient à Jean-Jacques Bouya, un autre prédateur du système PCT d’Oyo, membre du clan des Sassou & Nguesso.

Dans sa réaction concernant la langue Lingala qualifiée de langue des voleurs, des violeurs, des criminels, M. Alain Akouala soulève la question des ninjas et de la « gifle de Saint-Michel ». Il pose la question de savoir dans quel patois s’exprimaient-ils ? En guise de réponse, sans défendre les ninjas, nous disons :

1)- La naissance des ninjas était dû à quoi et à qui ?

2)- Le patois parlé par les ninjas n’était pas et n’a jamais été imposé à qui que ce soit, comme le fait le PCT avec le Lingala.

3)- A notre connaissance, les ninjas n’ont jamais débordé les limites du Pool et ne sont jamais allés guerroyer au-delà du Pool, contrairement aux Cobras. Même ce qu’on appelle pompeusement Forces Armées Congolaises sont devenues une milice privée ethno-tribalo-clanique à laquelle on a donné des tenues militaires. Quelle est cette armée dite nationale composée, uniquement, à presque 100%, de membres de même ethnie, de même tribu, de même clan ? Et M. Alain Akouala veut accuser M. Modeste Boukadia de séparatiste. Cet exemple n’est-il pas le reflet de l’apartheid ethno-tribalo-clanique en vigueur et pratiqué dans le pays ? C’est vrai, M. Alain Akouala ne peut pas s’en rendre compte, puisqu’il n’en souffre pas, étant donné que c’est le système dont il est issu qui l’inflige aux autres.

4)- Dans le livre du président Lissouba cité en référence par M. Alain Akouala, il est bien écrit que le problème du Congo, c’est bien Denis Sassou Nguesso.

Où étaient MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki quand le PCT et sa milice ethno-tribalo-clanique militarisée avaient envoyé les « ANDZIMBAS » dans le Pool, en 1972 ? Pourquoi ne s’étaient-ils pas offusqués ? Peut-être n’étaient-ils pas encore nés ou que la langue Lingala n’était pas en danger.

Où étaient MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki quand on enfermait les disparus du Beach dans des conteneurs entiers jetés dans le fleuve Congo, enterrés et/ou brûlés vivants ? Pourquoi ne les avons-nous pas entendus crier et dire : STOP AUX MASSACRES HUMAINS ? Peut-être, parce que les suppliciés n’étaient pas originaires du septentrion et que la langue Lingala n’était pas menacée.

Enfin, où étaient MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki quand, de 1998 à 2018, M. Sassou Nguesso a envoyé les hordes de ses milices ethno-tribalo-claniques baptisées Forces Armées Congolaises, ses Cobras et ses mercenaires angolais et autres pour brûler la région du Pool, rasant et exterminant tout existant ? (Cf. les diverses opérations punitives d’épuration et de purification ethnique dans la région du Pool).

De tout cela, nos deux compatriotes ne se sont émus, considérant simplement que les vies humaines ainsi massacrées, détruites, n’ont aucune importance au regard de la langue Lingala, plus importante.

Oh oui ! Nous l’avons aussi bien compris, cet acharnement du PCT et M. Denis Sassou Nguesso serait-il en prévision du remplacement de la langue française par le Lingala ?

C’est pourquoi, MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki, nous vous disons : BRAVO et toutes nos félicitations !

Jean-Claude Mayima-Mbemba
Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (1991)
Ancien Représentant Permanent de l’Alliance URD-FDU auprès de l’Union Européenne (1994-1997)
Ancien Représentant Permanent de l’ERDDUN auprès de l’Union Européenne (1998-2005)

De la pertinence singulière des propos de M. Modeste Boukadia

De la pertinence singulière des propos de M. Modeste Boukadia

Bonsoir mon président,
 
Voici une réponse possible qui fait partie de ma contribution :
 
Chères Congolaises, chers Congolais,
 
Merci pour ce message, qui soulève des questions profondes sur l’unité et l’avenir de notre République. Nous devons effectivement nous demander si la voie sur laquelle nous avançons est celle qui mène à une nation unie et solidaire ou à une fragmentation insidieuse qui divise notre peuple.
 
Depuis la proclamation de la République, les espoirs d’un Congo fort et uni ont été confrontés à des défis et des conflits déstabilisants. Ces difficultés ne doivent pas affaiblir notre engagement envers les idéaux de paix, de justice et d’égalité qui définissent une véritable République.
 
La responsabilité de préserver cette unité incombe à chacune et chacun d’entre nous. Que l’on soit du Nord ou du Sud, des villes ou des campagnes, il est essentiel que nous prenions ensemble des mesures pour préserver ce qui reste de notre République. La division ne fait qu’affaiblir notre pouvoir collectif et rend vulnérable notre pays aux influences extérieures.
 
Que cet appel à la réflexion soit l’occasion d’unir nos forces pour bâtir ensemble un avenir où chaque Congolaise et chaque Congolais peut vivre en harmonie, en sécurité et en liberté dans un pays prospère.

Tom Melvin BAIKI
Le 09/11/2024 – 18:08 (heure de Paris)

Congo-Brazzaville : sommes-nous toujours en République ?

À l’attention des Congolaises et des Congolais : sommes-nous toujours en République ?

Citoyennes, citoyens, je m’adresse à chacune et chacun d’entre vous qui vivez sur le territoire communément appelé République du Congo-Brazzaville. Je vous invite à une réflexion cruciale :

  • Sommes-nous toujours en République, ou sommes-nous devenus une association de communautés, divisées et opposées ?

La proclamation de la République du Congo le 28 novembre 1958 devait créer les conditions pour une union nationale solide, nous dirigeant ensemble vers la construction d’une nation unie. Or, cette proclamation n’a fait qu’exacerber des conflits, culminant dans les émeutes du 29 février 1959, ouvrant ainsi la voie à une violence politique qui continue d’empoisonner la vie de notre pays.

Aujourd’hui, pour préserver la vie de nos concitoyens et engager le Congo vers son propre destin, il est urgent que nous, populations congolaises, prenions position. Car comment comprendre que les populations du Nord restent inactives, alors que l’implosion de notre pays est imminente ?

Quelques faits pour mémoire :

  • Aucun président issu du Sud n’a jamais cherché à éliminer les populations du Nord.
  • Tout président issu du Nord, en revanche, a engagé des conflits armés contre les populations du Sud, notamment par l’épuration des cadres du Sud, les remplaçant par ceux du Nord, et en visant leur extermination. «Nous avons brûlé le Pool et le ciel n’est pas tombé ! »
  • Sur le prétexte fallacieux de « Bakongo ba bomi Marien » stipulant que tous les ressortissants du Sud ont assassiné le président Marien Ngouabi, tous les ressortissants du Nord ont accepté cette thèse sans contestation. Ce mensonge a engendré des assassinats à l’aube, alors que Jacques Okoko (le même qu’en 1959) savait qu’il envoyait à la mort des innocents.
  • Denis Sassou Nguesso a entraîné le Congo dans le tribalisme comme méthode de gouvernance, allant jusqu’à manipuler la monnaie du pays, ce qui a mené le Congo en situation de défaut de paiement.
  • L’État-PCT, appuyé par une alliance secrète des populations du Nord basée sur « la Réconciliation inter-nordiste », martèle que le pouvoir doit rester au Nord alors que la situation sociale, économique et financière du pays est dans une impasse.
  • Tous les secteurs sociaux et économiques du pays sont en grève.

La question demeure donc : Sommes-nous encore en République ?

Ou devons-nous reconsidérer notre organisation, comme le suggérait Christian Jayle en 1959, en permettant à chaque communauté de vivre dans son espace naturel sous l’autorité d’un gouverneur ? En d’autres termes, le Congo doit-il devenir un État composé de régions fédérées ?

Des exemples dans le monde nous montrent que cette voie est possible. Le fait que des enfants naissent de parents de diverses communautés ne devrait pas servir d’entrave.

  • La Tchécoslovaquie, scindée le 1er janvier 1993 en République Tchèque et Slovaquie, démontre que la division peut mener à une coexistence prospère, chaque pays jouissant d’une économie florissante.
  • Le Soudan et le Soudan du Sud,
  • L’Érythrée, qui s’est séparée de l’Éthiopie.

Congolaises, Congolais, la décision nous appartient !


En définitive : Une décision à prendre ensemble

  1. Engagement individuel et collectif
    Chaque citoyen est appelé à prendre position et à se mobiliser pour l’avenir du Congo. Il s’agit d’une responsabilité commune, où chacun doit participer à bâtir une nation qui nous ressemble et nous rassemble.
  2. Une vision d’avenir
    Cette décision doit être une réponse à des décennies de tribalisme et de division. Réorganisons le Congo pour que les différentes communautés puissent vivre en paix, pour qu’un jour, les injustices soient corrigées et que la dignité de chacun soit respectée.
  3. Un ultimatum
    L’urgence d’agir ne peut être ignorée. Chaque jour d’inaction rend nos divisions plus profondes, risquant de mener à des conséquences irréparables.
  4. L’objectif final : L’Union Nationale
    Cette union est notre but ultime. Pour un Congo apaisé et réconcilié avec lui-même, où chaque Congolais, véritable richesse de notre pays, voit ses droits et sa dignité protégés. C’est cette union qui apportera enfin des solutions durables, celles qu’attendent toutes nos populations.

Modeste Boukadia
Le 08/11/2024

S’unir pour un mouvement de grève générale

Modeste Boukadia sur Afrikili.tv le 3 novembre 2024 :
En ce moment charnière de l’histoire de la République du Congo, Modeste Boukadia exhorte les travailleurs, fonctionnaires et étudiants congolais à s’unir dans un mouvement de grève générale qui fera entendre au pouvoir en place les besoins vitaux de la population.

Denis Sassou Nguesso : le tribalisme comme instrument de pouvoir

Billet du jour : 13/10/2024
Denis Sassou Nguesso : le tribalisme comme instrument de pouvoir

Le Congo est aujourd’hui au bord de l’implosion. La corruption gangrène chaque niveau de l’État, et l’insécurité croît de façon alarmante, touchant même les cercles les plus proches du pouvoir. L’économie du pays est en faillite, avec des échanges monétaires qui ne servent qu’à maintenir une façade d’État fonctionnel. Malgré une dette colossale que le FMI refuse de rééchelonner, que les chinois refusent de vendre malgré l’insistance de la France, Denis Sassou Nguesso continue à enfoncer le pays dans un gouffre financier, hypothéquant sans remords l’avenir de la jeunesse congolaise, du Congo en tant qu’entité géographique et géopolitique.

Face à cette situation catastrophique, on est en droit de se demander pourquoi là où des figures emblématiques telles que Jacques Opangault, Fulbert Youlou, Antoine Letembet-Ambily et Bernard Kolélas avaient su trouver des solutions politiques pour éviter le chaos, Denis Sassou Nguesso se montre totalement incapable de préserver la paix, la liberté et la cohésion nationale.

La réponse est simple et directe : Sassou Nguesso a fait du tribalisme son principal levier de pouvoir. Son accession au pouvoir, marquée par l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi, s’est faite sous couvert de « réconciliation inter-nordiste », accusant injustement d’autres du meurtre de Ngouabi. Cette stratégie perfide, visant à diviser pour mieux régner, n’a fait qu’accentuer les fractures dans le tissu social du pays.

Sous son règne, le tribalisme s’est institutionnalisé. Sassou Nguesso a systématiquement marginalisé les communautés d’Owando, de Makoua, d’Impfondo et bien d’autres, pour s’entourer exclusivement de son clan d’Oyo et faisant de quelques autres leurs supplétifs. Cette concentration du pouvoir entre les mains d’une minorité ethnique est l’une des raisons majeures de l’instabilité actuelle du pays.

Souvenons-nous de l’urgente question du Général Dabira Norbert lors de son procès sur « l’avenir des mbossis », l’avenir des mbossis d’Oyo aurait-il pu préciser à juste titre !

Le tribalisme a non seulement brisé l’unité nationale, mais il a aussi permis à une élite corrompue de s’enrichir au détriment du peuple.

Il est crucial de comprendre qu’un tel modèle de gouvernance ne peut plus durer. Le pouvoir ne doit pas être l’instrument d’un seul homme, d’une seule région ou d’un seul groupe ethnique sinon, à finir par faire de ce groupe le seul et unique problème du pays.

Le Congo mérite mieux que cela. Il est temps que le peuple congolais prenne conscience de la nécessité d’une union nationale, comme celle prônée autrefois par des leaders tels que Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Antoine Letembet-Ambily et Bernard Kolélas. Il faut mettre un terme à cette ère où un homme comme Denis Sassou Nguesso peut s’accrocher au pouvoir par la manipulation et la division. Il en va de l’avenir du pays et de celui de sa jeunesse.

Modeste Boukadia

Le 13/10/2024

Détournement de l’argent public, dette, fausse monnaie : cette situation n’est pas irréversible

Modeste Boukadia sur R7 / TLR-TV, Droit de savoir, le 10 octobre 2024 :

Détournement de l’argent public, dette, fausse monnaie, Etat-vampire à Oyo… Pour Modeste Boukadia cette situation n’est pas irréversible : le peuple congolais, notamment à travers sa jeunesse, saura faire preuve du courage nécessaire pour revivifier la République du Congo.

Quelle solution politique pour sortir le Congo-Brazzaville de l’impasse actuelle et pour le reconstruire ?

Modeste Boukadia sur Afrikili.tv dans 1H pour convaincre le 6 octobre 2024 :

Quelle solution politique pour sortir le Congo-Brazzaville de l’impasse actuelle et pour le reconstruire ? Modeste Boukadia dessine le visage de la nouvelle République dont les jeunes congolais tiendront les rênes.