À la Une

Modeste Boukadia : « Allons vers une transition politique apaisée, sans drame supplémentaire, sans armes ni larmes »

Modeste Boukadia était l’invité de l’émission Ebaka Show le 4 septembre 2023 : embrasement en Afrique francophone (Mali, Burkina Faso, Guinée, Niger, le Gabon, etc. Quels plans de sauvegarde de l’unité nationale pour le Congo-Brazzaville ?

Modeste Boukadia, président du CDRC propose : « Chers compatriotes congolais, n’ayez pas peur ! Ce qui se passe en Afrique aujourd’hui est une grande chance pour faire évoluer la situation politique au Congo et mettre en place une transition politique apaisée, sans drame supplémentaire, sans armes ni larmes »

À la Une

63è anniversaire…

Mes chers Compatriotes,

Mes pensées en ce jour vont au peuple congolais qui lutte en survivant car il sait que demain ensemble nous chanterons « En ce jour, le soleil se lève… et notre Congo resplendit ! »

Conciliation du passé au regard du présent après ce 63è anniversaire. Que ferons-nous ? Crises politiques, crises institutionnelles, crises sociales, guerres civiles, crises économiques, décadences nationales, voilà notre lot aujourd’hui et nous n’avons pas encore le moindre début du commencement pour régler ces problèmes pour qu’enfin nous devenions une Nation, une République digne, un État diligent et un Peuple avisé. Peut-on tirer le bilan de ses 63 ans en faisant abstraction de ce qui se vit au quotidien ? Il appartient au pouvoir en place et donc à M. Sassou, qui en est l’incarnation, de prendre la mesure de la faillite.

Youlou et Opangault, Massamba-Débat et N’Gouabi, en leurs temps qui n’est pas si loin ont essayé, au risque de leurs vies, de frayer de nouveaux chemins pouvant incarner la nation congolaise dans toute sa diversité. Ils n’ont pas été parfaits mais ils ont reconnu lorsqu’ils se trompaient, ils ont tenté de remédier à leurs erreurs.

Hier, à juste titre, Norbert Dabira s’inquiétait de « l’avenir des mbossi », donnons-lui raison et élargissons cette inquiétude à tous les congolais, d’où qu’ils soient car la dislocation de notre pays n’est pas une simple vue rhétorique…

Conscient des errements présents d’un système qui vit du passé, l’avènement d’un nouveau Congo ne saura se découvrir que si Denis Sassou Nguesso opte pour l’amour de ce pays. Cette sagesse, que pourtant contredit ses actes de tous les jours, est le seul moyen pour unir un pays que différentes idéologies ethnocentrées auront finalement fracassé, loin de la prise de conscience des « Pères fondateurs. »

N’est-il pas temps de sortir des logiques qui lient la gestion du pays aux appartenances, non pas politiques, mais tribales ? A ce titre, après l’avenir des Nibolek scellé par le coup d’Etat de 1997, nous aurons en effet à craindre de celle des mbossi et demain, de ceux qui auront à gérer par le même biais.

Il est donc important que chaque congolaise, chaque congolais mesure, l’immensité du travail qui nous attend, l’abnégation à y mettre, à la justice et aux droits humains ne pas mêler la police politique, aux investissements, ne pas substituer le cycle régressif des entités tribales pour gérer les biens de l’Etat et surtout, redonner espoir pour que chacun d’entre nous se reprenne afin que nous bâtissions ensemble.

Je rêve que demain, soit dit de moi à Owando, que je suis le fils du pays sans que cela ne choque personne !

Bonne Fête d’anniversaire…

Modeste Boukadia

Le 15 août 2023 – 16:30

À la Une

Modeste Boukadia : « C’est une bombe à retardement anti-française qui est amorcée à Brazzaville »

Le Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo accuse :

« C’est une bombe à retardement anti-française qui est amorcée à Brazzaville »

Trois jours avant une conférence de presse destinée à l’ensemble des médias, Modeste Boukadia-Loutaya, Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo-Brazzaville (C.D.R.C.), un ami de la France qui est aussi Secrétaire Général de l’association Brazzaville capitale de la France-Libre, a choisi le Journal Minute pour lancer un cri d’alarme : « Attention… c’est une bombe à retardement contre la France qui vient d’être amorcée à Brazzaville ! »

C’est un peu vite que d’aucuns présentent le retour au pouvoir du marxiste Denis Sassou Nguesso comme un point marqué par Elf et par la France au détriment des intérêts américains. Un faux succès, selon Modeste Boukadia, et qui aurait plutôt les apparences d’une victoire à la Pyrrhus dont la France devra longtemps payer le prix et bientôt les premières conséquences. Et qui s’inscrit dans le droit fil de la politique de cafouillages qui caractérise notre action en Afrique depuis quelques années.

Première erreur : le soutien par la France de la candidature de M. Lissouba à la présidence, en juillet-août 1992, alors qu’il n’échappait à personne qu’il était aussi le candidat de l’ex général-président communiste sortant, pour ne pas dire son homme de paille. « Le contrat entre Sassou – qui comptait bien ne faire qu’une fausse sortie – et le candidat Lissouba était « Je vous fais président, mais je garde un œil sur le pouvoir, notamment financier », explique Modeste Boukadia.

Seconde erreur : Avoir soutenu un candidat s’engageant, lors de sa campagne, à ouvrir la prospection du pétrole à d’autres sociétés. « Le tout puissant pétrolier Elf aurait dû le mettre en garde, plutôt que le laisser s’enferrer dans ses promesses et de s’y opposer après coup », explique encore le chef de parti congolais.

Troisième erreur : Refuser au nouveau Président une avance sur redevances pétrolières destinée à payer les salaires en retard quelques temps après son élection. Ce qui l’obligeait, acculé à la fois par ses promesses électorales et le manque d’argent, à céder aux avances avantageuses du pétrolier américain Exxon. Une attitude du pétrolier français ressentie, selon Modeste Boukadia, comme une marque de mépris pour la jeune démocratie et ses électeurs, dans la mesure où de telles largesses n’avaient pas été refusées, naguère, au général-président Sassou.

Dernière erreur, la dénonciation et le désaveu d’Elf, pratiquement accusé par le gouvernement Français d’être à l’origine du retour de l’ancien dictateur marxiste. Ce qui laisse à penser que l’Etat français n’a pas eu connaissance d’une entreprise de cette ampleur, ni la moindre autorité sur cette société basée sur son territoire… « C’est à se demander quels sont les liens d’assujettissement entre l’Etat Français et l’Etat Elf, véritable Etat dans l’Etat » commente l’homme politique congolais,  « mais ce qui est sûr, c’est que cette affaire va durablement flétrir l’image de la France en Afrique et ne sera pas, à terme, sans conséquences »…

« Et qu’attend le pétrolier français de M. Denis Sassou Nguesso interroge le Président du C.D.R.C. ? Ayant renversé son prédécesseur au motif qu’il refusait des élections, on voit mal comment il pourrait échapper lui-même au verdict des urnes. Et qui pourrait imaginer qu’un général qui s’est fait porter au pouvoir à la tête d’une armée étrangère envahissant sur sa demande son propre pays pourrait ne pas être rejeté par le peuple ? Un peuple qui n’est pas prêt d’oublier que cette armée venait d’Angola, également sous contrat avec Elf, dont le rôle a été reconnu sans ambiguïté par le Ministre Français de la coopération… Qui pourrait croire, dès lors, que les intérêts français, et notamment pétroliers ne vont pas se voir confronter aux conséquences de ce coup de force ? »

In le journal Minute
20 octobre 1997

À la Une

Modeste Boukadia : « La défaillance de l’État congolais est si patente que c’est au pouvoir actuel de saisir la chance d’un compromis politique historique »

Modeste Boukadia sur Afrikili.tv dans Une heure pour convaincre le 1er mai 2023 :

« La défaillance de l’État congolais est si patente que c’est au pouvoir actuel de saisir la chance d’un compromis politique historique grâce auquel aucun Congolais ne craindra pour son avenir, grâce auquel des vies humaines seront sauvées et grâce auquel le Congo redeviendra un acteur majeur auprès de ses partenaires en Afrique et dans le monde. »

À la Une

DANS L’ESPRIT DE LA RÉSISTANCE ET DE L’UNION NATIONALE

Modeste Boukadia sur Ziana.tv le 18 mars 2023 :
DANS L’ESPRIT DE LA RÉSISTANCE ET DE L’UNION NATIONALE
Depuis l’Esplanade de la Résistance à Chartres, lieu hautement symbolique, Modeste Boukadia déclare : « Si les différentes forces politiques congolaises ne s’unissent pas, il est très difficile de reconstruire le pays »

À la Une

Emmanuel Macron en Afrique centrale : place à la « désimmigration » pour établir de nouvelles relations entre l’Afrique et la France

Modeste Boukadia sur Ziana.tv dans L’Afrique en débat le 9 mars 2023 :
Place à la « désimmigration » pour établir de nouvelles relations entre l’Afrique et la France
« Je félicite le Président français, Emmanuel Macron, d’avoir acté la fin de la Françafrique lors de son périple en Afrique centrale. Encore faudrait-il que les actes s’accordent aux paroles.
Puisse la France choisir la voie d’un nouveau partenariat, juste, équitable et ambitieux, avec tous les Etats africains, notamment avec le Congo-Brazzaville. Car l’Afrique aura un rôle majeur à jouer dans l’après-conflit russo-ukrainien. Non seulement sur le plan économique et alimentaire, mais aussi sur le plan des droits humains.
J’en appelle pour cela à la désimmigration afin que ce nouveau partenariat se nourrisse des expériences, expertises et qualifications que les nôtres ont acquis en Occident. »

À la Une

Modeste Boukadia : Que sortira-t-il de la besace de Macron à Brazzaville ?

Modeste Boukadia sur Ziana.tv dans L’Afrique en débat le 2 mars 2023 :
Que sortira-t-il de la besace de Macron à Brazzaville ?
« Pendant que Monsieur Emmanuel Macron visite plusieurs pays d’Afrique centrale au nom de la France, un compte à rebours est enclenché : s’il choisissait de faire au Congo-Brazzaville ce qui a été fait au Tchad avec le fils d’Idriss Deby, il signerait la fin de la France au Congo-Brazzaville. J’ai confiance dans le fait qu’il saura comprendre le besoin d’apaisement dont a besoin la jeunesse africaine et qu’il saura faciliter une solution politique historique pour la reconstruction de la nation et de l’État congolais. Nous verrons dans quelques jours ce qu’il aura sorti de sa besace auprès de Monsieur Denis Sassou-Nguesso »

À la Une

Modeste Boukadia : « En 2023, construisons le trait d’union Congo-Congo »

Modeste Boukadia sur Afrikili.tv dans Une heure pour convaincre le 29 janvier 2023 :

« En 2023, construisons le trait d’union Congo-Congo.
Le compromis politique historique que je propose a pour but de ne pas engendrer plus de souffrance pour le peuple congolais.
Le sens de mon combat est de voir tous les Congolais, en particulier notre jeunesse, faire du Congo une grande nation unie, soudée et respectée.
J’appelle pour cela à un large rassemblement autour de la Table ronde d’où émergera ce que j’appelle le compromis politique historique »

À la Une

Comment sortir du désastre actuel au Congo-Brazzaville ?

« Comment sortir du désastre actuel au Congo-Brazzaville ?
Par des décisions politiques courageuses permettant d’impliquer les jeunes générations dans l’union, l’apaisement et l’esprit de reconstruction, à partir de toutes les compétences présentes dans le pays et à l’extérieur.
En 2023 nous y arriverons car le temps de la guérison est venu »

À la Une

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : le CDRC apporte son soutien aux populations victimes des inondations

A la suite des intempéries de toutes sortes qui endeuillent le peuple congolais, notamment les inondations dues à des pluies abondantes, le Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC) condamne l’attentisme du pouvoir public qui se montre incapable de soulager la peine de nos populations.

Ces inondations sont la conséquence déséquilibrée et mal conçue de la politique dite de « municipalisation accélérée », en l’absence de tout schéma directeur de construction, sans études préalables sur les zones d’habitabilité.

Le CDRC pointe la responsabilité directe et entière de l’Etat dans cette situation. L’État a en conséquence l’obligation d’assumer la prise en charge complète des dédommagements pour les vies humaines perdues et les biens meubles et immeubles détruits.

Le CDRC présente ses condoléances à toutes les familles éprouvées par ces drames et leur assure, par son président Modeste Boukadia qui, dès qu’il sera au Congo, leur rendra visite pour leur apporter son plein soutien.

Pour le CDRC, la reconstruction du Congo passe par les réparations des dommages subies jusqu’ici par les congolais dans l’indifférence totale des pouvoirs publics. En outre, mettre l’accent sur l’école, tous les enfants devant retrouver le chemin de l’école, l’assainissement de l’économie. Pour la paix et la stabilité durable du Congo et de la sous-région, le CDRC soutient la proposition de la loi d’amnistie générale proposée par le président du CDRC, Modeste Boukadia, le 30 décembre 2022 pour restaurer le trait d’union Congo-Congo et redonner ainsi confiance dans la réalisation de l’unité nationale.

Fait en Europe, le 05 janvier 2023

Pour le CDRC

Modeste Boukadia
Mis à jour le 05/01/2023 à 16:07