« Notre Objectif : Reconstruire le Congo et rendre la dignité à ses citoyens en impulsant et favorisant l'esprit de liberté démocratique et républicaine. »
Pendant que l’attention internationale se focalise sur les tensions croissantes au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, une autre réalité s’est imposée avec force : le 15 mars dernier, le peuple congolais s’est exprimé pour dire NON au maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, soutenu par des réseaux d’influence et des conseillers de l’ombre, parmi lesquels figure notamment Jean-Paul Pigasse.
Dans le même temps, la famille de l’ancien vice-Premier ministre Firmin Ayessa poursuit sa quête de vérité, en exigeant des éclaircissements sur les circonstances de sa disparition, interpellant directement les responsables de la communication du pouvoir.
En exprimant ce refus, le peuple congolais a également fait un choix : celui de ToPeSA, comme voie de sortie de crise. Une transition politique apaisée, d’une durée de cinq ans, placée sous la responsabilité d’un Premier ministre, chef du gouvernement, assumant également les fonctions de chef de l’État et garant de l’Autorité de l’État, y compris comme chef des Armées.
De la Likouala au Kouilou, en passant par la Sangha, la Cuvette Centrale, la Cuvette-Ouest, les Plateaux, le Pool, la Lékoumou, la Bouenza et le Niari, tout un peuple longtemps abusé s’est levé pour dire NON au système en place et OUI à ToPeSA.
ToPeSA, c’est :
Non aux logiques d’influence et aux réseaux de conseil qui accompagnent et soutiennent le maintien au pouvoir, y compris ceux portés par des acteurs comme Jean-Paul Pigasse auprès de Denis Sassou Nguesso.
Oui à la recherche de la vérité sur la mort de Firmin Ayessa.
Oui à une transition de cinq ans avec un Premier ministre, chef du gouvernement, assumant pleinement les fonctions de chef de l’État et garant de l’autorité de l’État, y compris comme chef des Armées.
Oui à l’union nationale, sans chasse aux sorcières, pour bâtir un Congo nouveau.
Oui à l’engagement des héritiers de l’histoire politique nationale — Jacques Opangault, Simon-Pierre Kikhounga Ngot et Félix Tchicaya — dans un esprit de réconciliation et de restauration de la République du 28 novembre 1958.
Oui à une jeunesse actrice, fer de lance de la reconstruction nationale.
Oui à la relance économique et à l’établissement de relations diplomatiques équilibrées, au service des peuples.
C’est cela, ToPeSA.
Modeste Boukadia Initiateur de ToPeSA 22 mars 2026 – 14h40
15 mars 2026 : après l’auto-proclamation, un système à nu
Après que Denis Sassou Nguesso s’est proclamé réélu, le Congo se trouve à un carrefour décisif. Pour éviter un naufrage irréversible et offrir un avenir digne à la jeunesse, il est urgent de bâtir une transition nationale, de renforcer l’union du peuple et d’engager une véritable relance économique.
Et après ? L’après commence ici et maintenant. La dignité ne s’attend pas, elle se conquiert. Le temps n’est plus à l’attentisme. Le moment d’agir pour le Congo est arrivé, pour transformer cette crise en une opportunité historique de renaissance nationale, fondée sur l’union, la responsabilité et le courage.
La réalité s’impose désormais avec brutalité : le système vacille, y compris parmi ses soutiens historiques. La crédibilité politique s’effondre, tandis que l’économie encaisse un choc majeur. Les coupures d’internet, d’électricité et d’eau, survenues lors de ce qui a été présenté comme une élection, ont aggravé une économie déjà fragilisée, plongeant ménages et petits acteurs économiques dans des pertes immédiates et profondes.
Dans le même temps, la jeunesse paie le prix le plus lourd. L’« année de la jeunesse » s’est transformée en une jeunesse sacrifiée, sans emploi, sans perspective, trop souvent réduite à survivre dans les marges d’un système qui l’exclut en devenant des « simba sacs » (porteurs de cartable de billets de banque de ceux qui les réduisent en esclavage).
Les signaux économiques viennent confirmer cette dérive. Ils se sont notamment aggravés à la suite des coupures des communications électroniques, dont notre compatriote Alphonse Ndongo, journaliste économiste, a analysé les conséquences dans sa chronique « Les pertes occasionnées par les coupures de communication ».
Ces prises de position traduisent une réalité préoccupante : au-delà des perturbations immédiates, ces décisions envoient un message négatif aux investisseurs, fragilisent l’économie et détériorent durablement la crédibilité du pays.
Les faits viennent le confirmer. Des entreprises françaises, longtemps considérées comme des repères du fonctionnement économique, enregistrent des reculs significatifs de leur activité au moment même de l’auto-proclamation. Ce signal est sans équivoque : il est fort, clair, et porteur de sens.
Dès lors, une question fondamentale se pose : pourquoi avoir procédé à ces coupures, alors même que des engagements avaient été pris pour les éviter, comme en témoignent les notes de service émises en ce sens ?
Alors que des démentis gouvernementaux disaient le contraire à la suite d’une note massivement publiée sur les réseaux ?
Quel danger réel justifiait une telle décision au nom de la sécurité ? Rien, sinon une mesure aux conséquences lourdes pour le pays.
Car au lieu de protéger la nation, ces coupures ont surtout contribué à :
perturber l’activité économique,
pénaliser les entreprises et les commerçants,
plonger les citoyens dans des difficultés inutiles,
et affaiblir davantage l’image du Congo à l’international.
Ainsi, loin d’être neutre, cette décision apparaît comme un facteur aggravant d’une crise déjà profonde, dont le coût est, une fois encore, supporté par le peuple congolais.
À travers lui, chacun doit entendre ce qu’exprime, en creux, le partenaire historique : un fiasco.
Ce constat ne fait que confirmer ce que le peuple congolais exprime déjà avec lucidité : une perte de confiance généralisée, profonde et durable, envers un système à bout de souffle.
Un fiasco politique aux conséquences économiques
Ce qui s’est produit le 15 mars 2026 dépasse le cadre électoral.
Abstention massive
Coupures d’internet et de communication
Auto-proclamation dans un climat de rejet
Une dégradation économique désormais mesurable
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
De magasins de Grande Distribution de Brazzaville :
Du 1er janvier au 17 mars 2025 : 302 636 562 F CFA
Du 1er janvier au 17 mars 2026 : 121 721 079 F CFA
Soit une baisse de -13,42 % en un an.
Sur une base annuelle :
Grande Distribution(2025) : environ 11 milliards F CFA
Grande Distribution (2025) : environ 4 milliards F CFA
Un écart de -7 milliards F CFA, révélateur d’un déséquilibre économique profond et d’un affaiblissement inquiétant d’un pôle stratégique comme Pointe-Noire.
Ce signal économique ne peut être ignoré. Il traduit une contraction de la consommation, un affaiblissement du tissu économique et une défiance croissante des acteurs.
Mais au-delà de ces chiffres, une autre réalité doit être posée avec lucidité : celle des distorsions structurelles du marché.
À Pointe-Noire, souvent présentée comme un pôle stratégique lié aux intérêts économiques étrangers, notamment français, le secteur de la grande distribution est aujourd’hui largement dominé par des réseaux commerciaux étrangers (indiens, pakistanais, libanais). Ceux-ci évoluent dans un environnement marqué par des avantages fiscaux et douaniers opaques, fréquemment perçus comme disproportionnés, au détriment non seulement des opérateurs nationaux, mais aussi de certains acteurs économiques historiques comme la France. Surtout que ces réseaux commerciaux étrangers sont dominés par des organisations terroristes islamistes comme le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen ce qui a valu au Congo d’être inscrit sur le liste noire des États-Unis.
Cette situation alimente un sentiment profond d’injustice et de déséquilibre, dans un contexte où les règles du jeu économique semblent ne plus être les mêmes pour tous. Elle soulève également des interrogations persistantes sur la transparence des circuits commerciaux et financiers, dans un environnement international de plus en plus exigeant en matière de traçabilité et de régulation.
Ces perceptions, largement partagées dans l’opinion, contribuent à fragiliser l’image du Congo sur la scène internationale et à nourrir la défiance des partenaires économiques.
Dès lors, une question politique majeure se pose : quel modèle de développement est aujourd’hui proposé au peuple congolais ?
Et au-delà, quelle vision les partenaires internationaux, notamment la France et son président Emmanuel Macron, entendent-ils soutenir dans un pays en quête de souveraineté, d’équité et de justice économique en apportant leur soutien à Denis Sassou Nguesso rejeté par la population ?
Cette interrogation renvoie à une question plus profonde encore : celle du sens de l’État, de la protection des intérêts nationaux et du respect des équilibres culturels et historiques du Congo, hérités notamment des premières heures de son indépendance sous Fulbert Youlou.
Face à la montée en puissance de réseaux commerciaux étrangers dans le secteur de la grande distribution, dont certains sont perçus comme liés à des sphères d’influence religieuses ou idéologiques, de nombreux acteurs économiques locaux dénoncent :
des exonérations douanières étendues,
une opacité dans certains mécanismes de régulation économique,
des distorsions de concurrence persistantes,
un accès inégal aux circuits d’importation et de distribution
des abattements exceptionnels,
et des relations privilégiées avec certains cercles du pouvoir, créant une concurrence profondément déséquilibrée.
Cette perception d’un système à deux vitesses s’étend également à une partie des circuits d’importation, où certains opérateurs bénéficieraient de protections informelles, renforçant le sentiment d’injustice économique largement partagé au sein de la population.
Dans ce contexte, des interrogations persistent aussi sur la traçabilité de certaines activités commerciales, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, de la distribution et des services, où l’absence de régulation stricte alimente les soupçons de dérives (fraude, économie parallèle, activités illicites : prostitution et drogue).
Un système économique déséquilibré
Ce climat fragilise durablement l’économie nationale :
il décourage l’investissement local,
il pénalise les commerçants congolais,
et il alimente une perte de confiance généralisée dans les règles du jeu économique.
Ce signal économique ne peut être ignoré. Il traduit une contraction de la consommation, mais aussi une crise de gouvernance économique, où l’équité, la transparence et la régulation ne sont plus garanties.
Le coût réel pour le peuple
Mais au-delà des chiffres, il y a la réalité humaine.
Chacun doit mesurer l’ampleur des répercussions sur les ménages, les petits commerçants, les acteurs des marchés de proximité, notamment lors des coupures d’Internet et d’électricité.
Derrière ces décisions, une réalité s’impose :
des chaînes de froid brisées,
des denrées périssables détruites,
des revenus anéantis en quelques heures.
Combien de chiffres d’affaires ont été perdus ? Combien d’activités paralysées ? Combien de familles plongées dans l’incertitude ?
Ces pertes constituent le coût réel, payé par le peuple, d’une opération de maintien au pouvoir conclue par une auto-proclamation à 94,82 %, accompagnée d’une satisfaction personnelle affichée, sans considération pour le désastre économique et humain ainsi provoqués.
Elles traduisent une contraction brutale de l’activité économique sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’une fragilisation inquiétante de pôles pourtant stratégiques, à l’image de Pointe-Noire, cœur économique du pays.
Un signal d’alerte politique et économique
Ce signal économique ne peut être ignoré. Il est concret, chiffré, vérifiable. Il traduit une réalité plus profonde : une contraction de la consommation, une perte de dynamisme économique et une défiance croissante des acteurs.
Chacun doit comprendre ce que cela signifie réellement : au-delà des discours officiels, c’est un désaveu silencieux mais puissant du système en place.
Ce constat rejoint ce que le peuple congolais exprime depuis longtemps : une perte de confiance généralisée, qui touche désormais non seulement le champ politique, mais aussi le cœur même de l’économie.
➡️ Le résultat : un fiasco politique devenu crise économique et institutionnelle.
Elle met en lumière une réalité profonde : celle d’un système fondé sur la captation des ressources, au détriment du développement économique et social du pays.
Ce travail d’analyse a le mérite de révéler les contradictions d’un modèle porté par le PCT, censé valoriser le travail comme levier de prospérité, mais dont les résultats exposent, au contraire, les limites et les incohérences.
Un pays pétrolier à bout de souffle
Le Congo illustre aujourd’hui les limites d’un modèle PCT :
richesse pétrolière concentrée entre les mains du clan-PCT
pauvreté massive (52 % de la population)
jeunesse exclue (chômage élevé)
➡️ La rente ne développe pas. Elle confisque.
Une jeunesse sacrifiée, un avenir confisqué
Le paradoxe est brutal :
une majorité de jeunes dans la population (60 % de la population ont au moins 25 ans).
un système qui les exclut durablement.
Une jeunesse nombreuse ne signifie pas une jeunesse au pouvoir. Pas plus qu’elle ne garantit une jeunesse libre de son destin. L’attentisme de cette jeunesse, soumise à la bière frelatée et à la drogue, continue sa perte. Combien de fois, des jeunes instruits, porteurs de diplômes, n’ont-ils pas capitulé, devenant les serviteurs zélés de ceux du système, incapables de rivaliser par leurs seules compétences ? On les a rendus esclaves pour qu’ils obéissent.
Aussi, quand l’avenir est bloqué, quand l’emploi est inaccessible, quand les rêves sont étouffés,
la jeunesse subit.
Alors la jeunesse se retrouve prisonnière d’un cercle vicieux où la révolte est remplacée par la résignation.
Mais il existe une voie de sortie : celle de la conscience collective et de l’action organisée. Une jeunesse qui se libère commence par se connaître, se former, et s’unir autour d’objectifs clairs et ambitieux. C’est dans cette mobilisation que naît le pouvoir réel, celui qui ne s’achète pas, qui ne se mendie pas, mais qui se conquiert.
➡️ C’est une confiscation générationnelle de l’avenir.
Un système verrouillé, une République fragilisée
Ce modèle produit :
concentration du pouvoir
logique de succession fermée
affaiblissement des institutions
➡️ Le risque : une transformation de la République en système patrimonial.
La responsabilité collective, y compris celle de la diaspora
Face à cette situation, une vérité doit être dite :
La diaspora, malgré ses atouts, n’a pas su jouer pleinement son rôle.
divisions
absence de stratégie commune
manque d’organisation
➡️ Une occasion historique a été manquée.
Mais rien n’est irréversible. Il est encore temps de se ressaisir.
Le 15 mars : un NON historique du peuple
Malgré tout, le peuple a tenu.
Sans violence. Sans bruit. Mais avec détermination.
➡️ Il a dit NON.
Ce non est un point de départ, pas une ligne d’arrivée. Pas une finalité.
ToPeSA : transformer la crise en opportunité
ToPeSA propose une voie claire :
unir les Congolais
organiser une transition apaisée
restaurer l’État
refonder la République
La clé : une jeunesse engagée et consciente
Aucune transformation ne sera possible sans la jeunesse.
Mais une chose doit être dite clairement :
L’avenir ne se donne pas. Il se conquiert.
Ce n’est pas par l’assistanat, mais par l’engagement, par la responsabilité, par la lutte pour la dignité.
Construire la transition nationale
Le moment est venu :
de dépasser les divisions
de rassembler les forces vives
de structurer une véritable alliance nationale
➡️ Faire du refus une construction politique.
Conclusion : un tournant historique
Le 15 mars 2026 n’est pas une fin. C’est une révélation.
Révélation d’un système à bout de souffle. Révélation d’un peuple lucide. Révélation d’une jeunesse en attente.
ToPeSA
Pour l’union nationale Pour rendre l’avenir à la jeunesse Pour la transition Vers le Congo nouveau
ET MAINTENANT : QUE FAISONS-NOUS ? – TRANSFORMER LE REFUS EN TRANSITION
Mes chers compatriotes, Peuple congolais,
Le 15 mars 2026, vous avez parlé. Et vous avez parlé avec force.
Vous n’avez pas voté. Vous avez dit NON.
Ce NON n’est pas une absence. Ce NON est un acte. Un acte de dignité. Un acte de résistance. Un acte de vérité.
De la Likouala à la Sangha, de la Cuvette Centrale à la Cuvette-Ouest, des Plateaux au Pool, de la Lékoumou à la Bouenza, du Niari au Kouilou, vous avez porté un même message :
NON au maintien au pouvoir.
Peuple congolais, ce que vous avez accompli est historique.
Car lorsque tout un peuple, dans sa diversité, dans ses régions, dans ses générations, se lève dans un même élan, ce n’est plus un simple refus. C’est le début d’un changement.
Et aujourd’hui, la vérité s’impose. Même ceux qui, hier encore, soutenaient ou observaient en silence, reconnaissent la réalité.
Un mot circule : FIASCO.
Mais face à cette réalité, une question demeure.
Ceux qui ont la charge de proclamer les résultats entendront-ils la voix du peuple ? Ou choisiront-ils de l’ignorer ?
À eux, je le dis avec gravité : le peuple vous regarde.
Mes chers compatriotes,
L’heure n’est plus seulement au constat. L’heure est à l’action.
Le peuple a ouvert la voie. Il nous revient désormais de transformer ce refus en espérance, et cette espérance en projet politique.
C’est le sens de notre engagement à tous dans notre diversité d’opinions.
ToPeSA est aujourd’hui une réalité nationale. Une dynamique. Un rassemblement.
Un chemin vers l’essentiel : l’union nationale.
Dans l’esprit de nos pères fondateurs, dans l’esprit de celles et ceux qui ont rêvé d’un Congo libre, juste et prospère, nous devons nous lever.
Nous lever ensemble.
Forces politiques, organisations syndicales, jeunesse, confessions religieuses, société civile, le moment est venu de dépasser nos différences pour construire :
L’Alliance pour l’Union Nationale.
Peuple congolais,
Je vous le dis avec conviction :
Oui, vous êtes prêts. Oui, vous êtes prêts pour le changement. Oui, vous êtes prêts pour une transition.
Une transition responsable. Une transition apaisée. Une transition au service du peuple.
Et cette transition, nous allons la construire ensemble.
Pas dans la division, mais dans l’unité.
Pas dans la peur, mais dans le courage.
Pas dans le renoncement, mais dans l’espérance.
Alors, je vous appelle, toutes et tous,
à vous mobiliser, à vous rassembler, à vous engager.
Car l’histoire est en marche.
Et cette fois-ci, c’est le peuple qui écrit son destin.
ToPeSA pour l’union nationale, pour préparer la transition, vers le Congo nouveau.
Je vous remercie.
Modeste Boukadia Initiateur de ToPeSA 17 mars 2026 – 10h14
Appel à la Nation | Peuple congolais, construisons l’Alliance pour l’union nationale
Peuple de la République du Congo,
Le 15 mars 2026, vous avez écrit une page importante de notre histoire nationale.
Face à ce qui apparaissait comme une opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, vous avez choisi de vous exprimer avec dignité et responsabilité : par une abstention massive et historique.
Ce choix n’est ni une indifférence, ni une résignation.
La victoire exprimée par l’abstention massive du 15 mars 2026 est la vôtre.
Il est un message politique clair.
Depuis la Likouala, la Sangha, la Cuvette Centrale, la Cuvette-Ouest, les Plateaux, le Pool, la Lékoumou, la Bouenza, le Niari et le Kouilou, le peuple congolais a fait entendre la même voix.
Malgré la distribution d’argent destinée à corrompre les consciences, malgré les pressions et les manipulations, le peuple congolais a dit NON.
Non à la confiscation de la démocratie. Non à l’humiliation d’un peuple digne. Non à un système politique qui a épuisé la confiance nationale.
Quelles que soient les proclamations officielles que pourraient faire Auguste Iloki ou Henri Bouya, une vérité demeure :
le peuple congolais s’est exprimé.
Mais un peuple qui s’exprime doit maintenant transformer ce signal en avenir politique.
C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel solennel :
J’appelle toutes les forces politiques, les organisations syndicales, les étudiants et les élèves, les organisations de la société civile, ainsi que les confessions religieuses de toutes les croyances,
à s’unir autour d’un objectif national : préparer l’alternance et conduire le pays vers une transition pacifique à travers ToPeSA.
Le système incarné par le clan-PCT ne peut plus gouverner comme si rien ne s’était passé.
Le peuple a rendu son verdict.
Il est désormais temps que le courage politique l’emporte sur les calculs et les peurs, afin de construire une grande alliance pour l’union nationale.
Car l’avenir du Congo ne peut se bâtir dans la division.
Il doit se construire dans l’unité, dans la restauration de l’État et dans la réconciliation nationale, afin que chaque Congolaise et chaque Congolais puisse vivre en sécurité, dans la dignité et dans la justice.
Peuple congolais,
vous avez montré la voie.
À nous maintenant de transformer ce 15 mars 2026 en point de départ d’un nouveau chapitre de notre histoire nationale.
À nous maintenant de transformer cette victoire populaire en une dynamique nationale pour reconstruire l’État, rassembler la Nation et préparer le Congo nouveau.
Un chapitre où le Congo retrouvera l’unité, la République et la confiance en son avenir.
Pour l’union nationale.ToPeSA.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
15 mars 2026 | Congo : l’abstention massive, le véritable vote du peuple
Le 15 mars 2026 restera comme une date révélatrice dans la vie politique de la République du Congo. Face à une élection largement perçue comme une opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, une grande partie du peuple congolais a choisi une autre forme d’expression politique : l’abstention massive. Loin d’être un simple désintérêt, cette abstention apparaît comme un message politique clair adressé au système en place. Elle pose désormais une question essentielle pour l’avenir du pays : que faire après ce signal envoyé par le peuple ?
Dans mon analyse sur la situation politique du Congo : « 15 mars 2026 : élections municipales transparentes en France vs opération de maintien au pouvoir au Congo », publié sur Facebook, je soulignais le contraste frappant entre des élections municipales organisées dans la transparence en France et ce qui apparaît en République du Congo comme une simple opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, davantage qu’une véritable consultation démocratique.
Je m’interrogeais notamment sur l’opportunité de l’envoi d’observateurs français au Congo, alors même que la France se réclame historiquement de l’héritage des droits de l’homme et du citoyen, fondé sur la transparence électorale et le respect des règles démocratiques.
Comment, dès lors, comprendre que ces observateurs, et pas des moindres, certains se revendiquant de l’héritage gaulliste, puissent assister à ce qui apparaît davantage comme une opération de maintien au pouvoir que comme une véritable élection ?
Car chacun sait que ce régime est régulièrement accusé de graves dérives : bafouement des droits de l’homme, violences faites aux femmes, pauvreté organisée d’une population que l’on humilie ensuite en distribuant quelques billets de banque, comme en témoignent de nombreuses vidéos circulant sur les réseaux sociaux.
La question mérite donc d’être posée : la France mesure-t-elle pleinement la perception que peut produire, en Afrique, la présence d’observateurs français dans un tel contexte ?
Pour beaucoup de citoyens africains, cette présence peut être interprétée comme une forme de caution politique. Elle contribue ainsi, malheureusement, à accentuer la perte de crédibilité internationale de la France, notamment sur le continent africain.
Elle alimente également la montée du sentiment anti-français dans plusieurs pays d’Afrique, tout en nourrissant la guerre informationnelle qui se déploie aujourd’hui autour des influences internationales sur le continent.
C’est pourquoi il est regrettable de voir un pays comme la France, qui a longtemps porté un discours universel sur les droits de l’homme, s’exposer à un tel discrédit en Afrique.
Certes, chaque État défend ses intérêts stratégiques. Mais lorsque ces intérêts semblent primer sur la condition humaine et la dignité des peuples, le prix à payer est souvent une perte durable de confiance.
Aujourd’hui, une réalité s’impose :
le peuple congolais s’est exprimé en masse par une abstention historique.
Cette abstention n’est pas un silence. Elle est un message politique clair.
Elle signifie que le peuple ne se reconnaît plus dans un système politique qui ne lui offre ni perspectives, ni confiance, ni justice.
La question devient alors inévitable :
Que fait-on maintenant ? Et surtout : que fait-on après ?
Pour le Congo et pour le peuple congolais, l’enjeu est désormais ailleurs : préparer l’avenir, restaurer l’État et reconstruire la Nation.
C’est précisément le sens de ToPeSA qui propose de rassembler les Congolaises et les Congolais autour d’un objectif commun : la restauration de l’État, l’unité nationale et la refondation républicaine.
Car l’histoire nous enseigne une chose essentielle : aucun peuple ne peut être indéfiniment tenu à l’écart de son destin.
Le temps vient toujours où une nation décide de se relever.
Le Congo devra lui aussi écrire cette nouvelle page de son histoire.
ToPeSA.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Congo – Iran : quand certaines dictatures sont combattues et que d’autres sont tolérées
Alors que le monde condamne certains régimes autoritaires et mène des opérations internationales pour mettre fin à ceux qui oppriment leur peuple, une question se pose : pourquoi certaines situations comparables semblent-elles ignorées ailleurs ? Dans cette tribune, Modeste Boukadia analyse la situation de la République du Congo après plus de quatre décennies de pouvoir de Denis Sassou Nguesso et s’interroge sur l’après. À l’heure d’une recomposition géopolitique mondiale où l’Afrique devient un espace stratégique majeur, il appelle à une transformation politique profonde du Congo à travers ToPeSA, fondée sur la restauration de l’État, la vérité, la justice et l’indemnisation des victimes afin de reconstruire l’unité nationale. Service Presse CDRC.
Quand la communauté internationale combat certains régimes
Le régime des Mollahs en Iran est aujourd’hui dénoncé dans le monde pour sa brutalité et pour les violences infligées à son propre peuple.
« Regardez ce qui va arriver à ces salauds dérangés aujourd’hui. Ils tuent des innocents depuis 47 ans, et maintenant moi, en tant que 47e président des États-Unis d’Amérique, je les combats. »
Cette déclaration illustre une réalité : dans le monde contemporain, les régimes accusés d’opprimer leur peuple sont de plus en plus dénoncés, isolés et sanctionnés par la communauté internationale.
L’histoire récente montre également une autre constante : le règne de ces régimes finit presque toujours par atteindre ses limites, lorsque la pression des peuples, les évolutions internes et les dynamiques internationales convergent.
Car, à long terme, aucun pouvoir ne peut durablement se maintenir contre son propre peuple et contre le cours de l’histoire.
Dans cette logique, les États-Unis ont lancé l’opération « Fureur épique », tandis que Israël conduit l’opération « Rugissements du Lion », avec l’objectif affiché de mettre fin à un régime accusé de tuer son peuple et de vouloir rayer Israël de la carte.
La question que pose la situation du Congo
Mais pour la République du Congo, une question se pose : quelle différence réelle avec la situation que vivent les Congolais depuis des décennies ?
Sous le pouvoir de Denis Sassou Nguesso et du Parti congolais du travail, cela fait 42 ans que le peuple congolais subit la pauvreté, la peur et l’effondrement progressif de l’État. Le peuple est affamé pour mieux l’asservir et l’avilir.
Depuis quarante-deux ans :
le peuple est appauvri malgré les immenses richesses naturelles du pays ;
les libertés publiques sont fragilisées ;
la jeunesse est souvent abandonnée à elle-même ;
Les opposants sont jetés en prisons pour y être torturés ;
la dignité humaine est trop souvent bafouée.
Et pendant les périodes électorales, un spectacle humiliant revient régulièrement : 2000 FCFA par-ci, 5000 FCFA par-là, distribués à un peuple appauvri pour lui demander de cautionner un maintien au pouvoir déjà décidé.
Mais cette distribution d’argent n’est pas seulement une opération de campagne. Elle participe aussi à vider les caisses de l’État, en puisant dans des ressources publiques déjà fragilisées.
Autrement dit, derrière ces billets distribués dans les quartiers et les villages se profile une autre réalité : laisser à l’après-Denis Sassou Nguesso un Trésor public asséché.
Une manière de dire au peuple :
« Nous partons peut-être, mais nous vous laissons un pays sans moyens pour se reconstruire. »
L’histoire récente de la République du Congo rappelle malheureusement que ce type de logique n’est pas inédit.
En 1992, après avoir été battu à l’élection présidentielle par Pascal Lissouba, le pouvoir sortant de Denis Sassou Nguesso avait laissé derrière lui un symbole frappant : le saccage du Palais présidentiel de la Glacière, pourtant construit avec l’argent du peuple congolais, afin que son successeur ne puisse l’utiliser dans des conditions normales.
Aujourd’hui, certains observateurs estiment voir se reproduire une logique comparable, non plus sur un bâtiment symbolique, mais à travers la gestion des finances publiques. Selon plusieurs sources diplomatiques présentes à Brazzaville, les dépenses actuelles et certaines pratiques de distribution de ressources contribueraient à affaiblir davantage le Trésor public, laissant à l’avenir du pays une situation financière particulièrement fragile.
Autrement dit, ce qui fut hier un symbole matériel pourrait aujourd’hui prendre la forme d’un héritage économique lourd, que devront assumer celles et ceux qui auront la responsabilité de reconstruire l’État.
C’est là tout le défi qui attendra la future transition en République du Congo : rebâtir l’État, restaurer les finances publiques et redonner au pays les moyens de son développement.
La question des observateurs internationaux
On apprend, à travers les réseaux sociaux que des observateurs se seraient rendus au Congo pour observer ces élections.
Pour observer quoi ? Pour cautionner quoi ?
Lorsque les conditions d’une compétition politique réellement libre et équitable ne sont pas réunies, la présence d’observateurs internationaux est souvent perçue par les populations comme une validation implicite du statu quo.
Dans un monde en pleine recomposition géopolitique, la cohérence entre les discours sur la démocratie et les pratiques diplomatiques devient pourtant un facteur essentiel de crédibilité internationale.
Car les peuples observent, comparent et tirent leurs propres conclusions.
Et après ?
Au-delà des débats du moment, une question fondamentale se pose déjà : celle de l’avenir de la République du Congo.
Les Congolaises et les Congolais doivent désormais préparer lucidement l’avenir et penser dès aujourd’hui à l’après-Denis Sassou Nguesso afin d’éviter que le pays ne sombre dans le désordre institutionnel ou l’effondrement économique.
Non pas dans un esprit de vengeance, mais dans une logique de responsabilité nationale, afin de préparer les conditions d’un État restauré, d’une nation réconciliée et d’un avenir partagé pour toutes les composantes du peuple congolais.
C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit la démarche ToPeSA qui vise à préparer une transition politique structurée, apaisée et tournée vers la reconstruction de l’État et de la Nation.
L’Afrique dans la nouvelle recomposition mondiale
Le monde est en train de se réorganiser. De nouvelles dynamiques géopolitiques émergent, notamment autour de la vision stratégique portée par le mouvement Make America Great Again (MAGA).
Dans cette recomposition internationale, l’Afrique occupe une place stratégique majeure : celle d’un continent d’avenir, doté d’une jeunesse dynamique et représentant des centaines de millions de consommateurs.
Mais pour que l’Afrique prenne pleinement sa place dans ce monde nouveau, encore faut-il que ses États soient solides, légitimes et résolument tournés vers le développement.
C’est également le défi majeur auquel sont aujourd’hui confrontés les pays européens : tourner définitivement la page des politiques de soutien à des systèmes qui entravent les relations de confiance entre les peuples africains et les peuples européens.
L’heure est venue d’ouvrir une nouvelle ère de relations entre l’Europe et l’Afrique, fondée non plus sur des logiques de maintien du statu quo, mais sur la construction de véritables partenariats stratégiques, respectueux des aspirations démocratiques des peuples et orientés vers le développement mutuel.
Car l’avenir des relations entre l’Afrique et l’Europe ne peut plus se construire contre les peuples, mais avec eux et pour eux.
ToPeSA : restaurer l’État pour reconstruire la Nation
Pour le Congo, cela passe par une transformation politique profonde.
C’est dans cet esprit que s’inscrit ToPeSA — Transition Politique Structurelle Apaisée : une voie pour restaurer l’État, réconcilier la Nation et ouvrir la voie au Congo nouveau.
Car la paix véritable ne peut pas être construite sur l’oubli des crimes ni sur la résignation des victimes et encore moins en affamant la population pour leur distribuer ensuite 2000 FCFA par-ci, 5000 FCFA par-là pour la maintenir en laisse.
Elle repose sur la vérité, la justice et la réparation.
C’est pourquoi, dès 1997, dans les dix points du programme de gouvernement du CDRC, j’avais déjà proposé un principe fondamental : reconnaître les victimes innocentes des crises politiques et indemniser les familles pour refermer les blessures de la Nation.
Car un pays ne peut se reconstruire durablement que lorsque :
la vérité est dite,
la justice est rendue,
les victimes sont reconnues et réparées.
C’est à cette condition seulement que la République du Congo pourra retrouver la paix, la dignité et l’unité nationale. Car l’esprit de la République proclamée le 28 novembre 1958, portée par Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot et Félix Tchicaya, reposait précisément sur un principe simple mais fondamental : faire du Congo une Nation où chaque citoyen, quelle que soit son origine, se sente pleinement chez lui.
Dans une République véritable, aucune ethnie ne doit vivre dans la peur d’une autre, et chaque Congolaise et chaque Congolais doit pouvoir circuler, vivre et construire son avenir sur toute la terre du Congo.
C’est ainsi, et seulement ainsi, que pourra se reconstruire le Congo uni, digne et réconcilié auquel aspire notre peuple.
ToPeSA : restaurer l’État, dire la vérité, rendre justice et rassembler la Nation.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
À mesure que se déroule ce qui est présenté comme une campagne électorale en République du Congo, un malaise grandit au sein de l’opinion publique. Au lieu d’un débat sérieux sur l’avenir du pays — la reconstruction de l’État, le redressement de l’économie, l’emploi des jeunes ou encore la place de la jeunesse dans le développement national — les Congolaises et les Congolais assistent à des démonstrations de puissance et à des spectacles sans véritable rapport avec leurs préoccupations quotidiennes.
Ces mises en scène, marquées notamment par des exhibitions qui n’apportent aucune réponse aux difficultés du peuple, illustrent un décalage profond entre les priorités du pouvoir et les attentes de la population. Ce contraste soulève une question essentielle : quelle vision est réellement proposée pour l’avenir du pays et quelle place est accordée aux Congolaises et aux Congolais dans la conduite de la nation ?
Depuis plusieurs années, de nombreux Congolais observent avec inquiétude l’évolution de la vie politique en République du Congo. Ce qui devrait être un moment de débat sur l’avenir du pays ressemble souvent davantage à une mise en scène éloignée des préoccupations réelles de la population.
Pendant que les Congolaises et les Congolais affrontent les difficultés quotidiennes — chômage, pauvreté, manque d’opportunités pour la jeunesse — les réponses politiques tardent à venir. Le peuple attend des solutions concrètes : des emplois, une école qui prépare l’avenir, un système de santé digne et une économie qui profite enfin aux citoyens.
Après plus de quarante années d’influence sur la vie politique nationale de Denis Sassou Nguesso qui se présente comme Kani et Franc-maçon, une question se pose naturellement : quel bilan pour le peuple congolais ? Beaucoup de citoyens ont aujourd’hui le sentiment que les promesses d’un développement partagé n’ont pas été pleinement réalisées et que les talents nationaux ne sont pas suffisamment valorisés.
Pourtant, le Congo possède une histoire et un potentiel remarquables. Notre pays a longtemps été un centre de formation et d’excellence en Afrique. Des générations de cadres et d’intellectuels y ont été formées. Cette richesse humaine demeure la véritable force de la nation.
La question fondamentale n’est donc pas seulement celle du pouvoir, mais celle de l’avenir : quel Congo voulons-nous pour nos enfants ?
Voulons-nous un pays où la richesse nationale profite à tous, où les entrepreneurs congolais peuvent prospérer, où la jeunesse peut espérer construire son avenir dans son propre pays ?
Nous, peuple congolais, devons avoir le courage de nous poser ces questions avec lucidité et responsabilité. Aucun peuple ne peut construire son avenir dans la division ou dans la résignation.
L’histoire montre que lorsque les citoyens prennent conscience de leur destin commun, ils deviennent capables de transformer leur nation.
C’est dans cet esprit que l’initiative ToPeSA est proposée : une voie pour rassembler les Congolais au-delà des divisions politiques, ethniques ou régionales, afin de reconstruire un État plus juste, plus responsable et tourné vers l’avenir.
Le Congo ne manque ni de ressources, ni d’intelligence, ni de courage. Ce qui manque aujourd’hui, c’est une mobilisation collective pour remettre le peuple au centre de la vie nationale.
Le moment est venu pour les Congolaises et les Congolais de réfléchir à leur responsabilité historique.
L’avenir du Congo appartient à son peuple.
ToPeSA : pour l’unité, la responsabilité et la renaissance du Congo.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
15 mars au Congo : Denis Sassou Nguesso peut-il rester au pouvoir sans le peuple ?
À quelques jours du scrutin du 15 mars au Congo, une question hante désormais le débat politique : celle de l’abstention. Après plus de quatre décennies de pouvoir de Denis Sassou Nguesso, une partie croissante de la population semble avoir choisi une forme silencieuse de contestation : ne pas se rendre aux urnes. Face à ce risque de désaveu populaire, le pouvoir multiplie les opérations de mobilisation, après avoir longtemps gouverné par la peur, marquée par des exécutions sommaires, des villages incendiés et des vies humaines brisées. Dans ce contexte, l’avenir politique du pays pourrait bien se jouer ailleurs : dans la capacité des Congolais à reconstruire une véritable union nationale.
Une campagne électorale sans véritable débat
En principe, une campagne électorale est un moment démocratique consacré à la présentation et à la confrontation des programmes des différents candidats déclarés à une élection présidentielle.
Mais au Congo sous le joug du PCT, la situation semble bien différente.
Depuis que Denis Sassou Nguesso a fait acte de candidature, en sollicitant le soutien de réseaux hérités de la Françafrique, un système qui contribue désormais à fragiliser la présence et l’image de la France sur le continent africain, une préoccupation majeure domine : celle d’une abstention massive.
Car le vide devant les urnes pourrait changer la nature des choses.
L’obsession de remplir les urnes même sans les électeurs
Conscient de ce risque, le pouvoir multiplie les initiatives pour attirer vers les bureaux de vote une population qu’il a pourtant appauvrie au fil de quarante-deux années de règne ininterrompu, sans coup d’État qui aurait pu l’empêcher de gouverner, dans un système marqué par la corruption et les distributions d’argent : 2000 francs par-ci, 5000 francs par-là.
Une pratique qui transforme malheureusement une partie de la population en receleuse involontaire d’un système de corruption politique.
Mais malgré ces tentatives, rien ne semble fonctionner comme prévu.
Le pays a déjà choisi l’abstention
À Pointe-Noire, l’abstention semble déjà avoir été choisie par une grande partie de la population.
À Brazzaville également.
Dans plusieurs départements du pays — la Likouala, la Sangha, la Cuvette-Ouest et la Cuvette — les signaux vont dans le même sens.
Même dans les Plateaux, où la pression politique est forte et où certaines visites du candidat non déclaré ont parfois tourné à la mise en scène peu respectueuse de nos traditions, rien n’apparaît véritablement acquis.
Dans le Pool, région marquée par des conflits passés avec le « partenaire de paix » et par la destruction de nombreux villages, des rassemblements festifs ont été organisés, des jeunes ont été mobilisés pour danser. Mais selon plusieurs informations, beaucoup d’entre eux n’auraient aucune intention de se rendre aux urnes.
La situation soulève également des interrogations dans la Lékoumou, où le responsable local des opérations électorales s’était tragiquement donné la mort après la visite de Denis Sassou Nguesso à Sibiti.
Qu’en est-il de la Bouenza et du Niari ?
Une chose semble de plus en plus claire : le peuple congolais n’est pas dupe.
Une occasion manquée pour l’avenir du pays
De l’argent continue d’être distribué. Pourtant, cet argent aurait pu être investi autrement : dans la création d’entreprises, dans l’économie réelle et dans l’emploi des jeunes.
Mais cela supposerait une vision différente du pouvoir.
Car ce qui semble primer, c’est la mise en scène, la fête permanente, les chants de louanges célébrant quarante-deux années d’un bilan que beaucoup jugent sévèrement y compris par les membres de son gouvernement appartenant à la même famille politique.
Le peuple, lui, observe.
Et de plus en plus de Congolaises et de Congolais semblent faire un choix simple : rester chez eux.
L’abstention pourrait alors devenir la véritable réponse politique d’une population qui ne se reconnaît plus dans ce processus électoral.
Ainsi, Denis Sassou Nguesso pourrait encore une fois triompher…
mais sans le peuple.
Comme à l’accoutumée, en pleine nuit, en faisant couper électricité, téléphonie et Internet.
Et après ?
C’est précisément là que se pose la question essentielle pour l’avenir du pays.
ToPeSA propose une voie : celle de l’union nationale, afin d’éviter que la République du Congo ne bascule dans une nouvelle crise politique d’une violence inouïe.
Car une évidence doit être rappelée :
On peut se proclamer vainqueur d’une tartufferie d’élection, mais on ne gouverne jamais durablement contre son peuple.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Le droit international est souvent présenté comme la boussole morale des relations entre les États. Mais dans la réalité des rapports de force, il apparaît trop souvent comme une règle appliquée à géométrie variable. Tandis que certaines crises mobilisent immédiatement la communauté internationale, d’autres tragédies, comme celles vécues par le peuple congolais depuis des décennies, semblent condamnées au silence.
Depuis la guerre menée par les États-Unis et Israël contre le régime des Mollahs en Iran — une guerre que ces deux pays justifient par la nécessité de se protéger face aux menaces répétées de Téhéran, notamment celles visant à se doter de l’arme nucléaire dans l’objectif déclaré de faire disparaître Israël — on entend, dans certains médias et parmi plusieurs commentateurs internationaux, que ces actions constitueraient une violation du droit international.
Soit.
Mais cette situation révèle surtout une réalité plus profonde : le droit international semble s’appliquer avec plus ou moins de vigueur selon les intérêts géopolitiques en jeu.
Lorsque l’on parle de l’Iran, de nombreuses voix s’élèvent soudainement pour rappeler l’existence et l’importance du droit international.
Mais lorsqu’il s’agit d’un pays comme le République du Congo (Congo-Brazzaville), ce même droit semble disparaître du débat.
L’exemple le plus frappant reste l’année 1997. Cette année-là, Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir à la faveur d’un coup d’État contre le président démocratiquement élu Pascal Lissouba. Cette prise de pouvoir a été rendue possible grâce à l’intervention de forces armées étrangères, venues de pays voisins et d’autres plus lointains, au mépris de la souveraineté du Congo.
Le bilan humain de ce conflit est aujourd’hui connu. Dans son rapport post-conflit publié en 2002, l’Organisation des Nations unies évoquait 750 000 Congolais portés disparus ou manquant à l’appel.
Les responsabilités et les acteurs de cette période sont connus. Certains sont encore vivants aujourd’hui. Pourtant, à l’époque, aucune mobilisation internationale significative n’a invoqué le droit international.
La même logique de silence s’est reproduite par la suite.
Dans la région du Pool, des opérations militaires ont conduit à la destruction de nombreux villages, comme l’ont montré des images satellites des villages Soumouna, Kindamba Gouéri, Malengo, Mayama. Et que dire des massacres du village Ikongono du district d’Owando ? Des populations entières ont été déplacées, des victimes ont été recensées et des charniers ont été évoqués.
Un responsable sécuritaire proche du pouvoir à Brazzaville s’était même félicité de ces opérations en déclarant : « Nous avons brûlé le Pool et le ciel n’est pas tombé. »
Malgré ces faits, lorsque certains médias français interviewent Denis Sassou Nguesso, la question du droit international et des droits de l’homme est rarement, voire jamais, posée.
Pourtant, le bilan des Mollahs en Iran en matière de répression et de violations des droits humains est régulièrement dénoncé sur la scène internationale.
Mais lorsque des villages entiers disparaissent en République du Congo, lorsque des populations sont décimées ou déplacées, le droit international semble soudain perdre toute vigueur.
Aujourd’hui encore, Denis Sassou Nguesso organise une nouvelle parodie électorale. Sans même s’être officiellement déclaré candidat, il prépare déjà les conditions de sa propre succession, après plus de quarante-deux ans de pouvoir.
Et pour donner une apparence de légitimité à ce processus, des observateurs internationaux sont annoncés, parmi lesquels figurent d’anciens responsables politiques français agissant, semble-t-il, sous mandat de l’Organisation des Nations unies.
Tout cela renforce une évidence : le droit international devient trop souvent une variable d’ajustement des intérêts politiques et stratégiques.
Dans ce contexte, les mutations de la géopolitique mondiale prennent tout leur sens. Le président américain Donald Trump incarne cette volonté de remise en cause d’un ordre international jugé de plus en plus inefficace. En critiquant ouvertement les limites de l’Organisation des Nations unies et en promouvant la création d’un Conseil de paix, il cherche à impulser une reconfiguration du système international face aux blocages qui minent aujourd’hui la crédibilité du droit international.
Pendant que certaines tyrannies sont combattues ou dénoncées, d’autres semblent bénéficier d’une étonnante indulgence.
Le peuple congolais, lui, n’est pas dupe.
La question se pose désormais : ira-t-il voter le 15 mars ?
C’est l’une des grandes inconnues du moment. Beaucoup d’observateurs s’attendent à une abstention massive et à des urnes largement désertées.
Dans ces conditions, quel rapport produiront les envoyés internationaux face à un tel fiasco démocratique ?
Et surtout, la question qui demeure et qui empêche beaucoup les cadres du clan-PCT de dormir reste la suivante :
Et après ?
C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit ToPeSA : une voie pour l’union nationale et pour la construction d’un Congo nouveau.
Un Congo capable de trouver sa place dans un monde en pleine recomposition géopolitique, où chaque nation devra désormais assumer sa souveraineté et définir clairement sa trajectoire.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Dans un monde en pleine mutation géopolitique, où la pression internationale s’intensifie contre les régimes autoritaires, les réseaux de corruption, les soutiens aux organisations terroristes et les systèmes liés au narcotrafic, de nombreux pays voient leurs équilibres politiques profondément bouleversés.
Dans ce contexte international nouveau, l’après de la fausse élection du 15 mars inquiète le régime de quarante-deux ans de Denis Sassou Nguesso.
Car au moment où de nombreuses nations redéfinissent leur place dans le nouvel ordre mondial, le Congo semble rester prisonnier d’un système politique marqué par la corruption, la pauvreté organisée et la confiscation de la volonté populaire.
À l’approche d’une élection dont l’issue semble écrite d’avance, la peur de l’abstention pousse le pouvoir à multiplier les opérations de marchandage électoral à travers tout le pays.
Mais de plus en plus de Congolaises et de Congolais comprennent aujourd’hui que le véritable enjeu ne se limite pas au jour du vote.
La question fondamentale est désormais simple :
Que se passera-t-il après ?
Car l’avenir du Congo ne peut plus être confisqué par un système à bout de souffle. Il exige une vision nouvelle, capable de rassembler la nation et d’ouvrir la voie d’une reconstruction politique, économique et morale.
C’est dans cet esprit que ToPeSA s’affirme aujourd’hui comme la voie du rassemblement, de l’apaisement et de la reconstruction nationale.
Denis Sassou Nguesso gangrène le pays par la corruption
Drôle d’élection où la campagne ne consiste même plus à présenter un projet pour le pays, mais simplement à sensibiliser les citoyens à aller voter.
Car une peur hante aujourd’hui le pouvoir : l’abstention. La désertion des bureaux de vote inquiète profondément Denis Sassou Nguesso.
Alors, le marchandage bat son plein sur toute l’étendue du territoire pour attirer des Congolaises et des Congolais que l’on a laissés croupir dans la misère pendant quarante-deux ans de pouvoir.
Aujourd’hui seulement, on se souvient qu’ils existent… parce qu’ils doivent voter.
Pour les attirer, on leur met sous le nez l’odeur du miel.
Les marchands de kiosques, les responsables de mutuelles — qui n’ont souvent de mutuelle que le nom — ainsi que les vendeurs dans les marchés sont mobilisés pour servir de relais dans ce vaste système de corruption électorale.
Le PCT a affamé le peuple pendant des décennies, afin de le rendre aujourd’hui plus vulnérable à la corruption.
L’achat des consciences
Dans les rues, à chaque coin, la question revient :
« As-tu ta carte d’électeur ? »
Si la réponse est oui, votre nom est inscrit sur une liste. Et le jour du vote, à la sortie du bureau, 5 000 francs CFA vous seraient remis.
Peu importe pour qui vous votez. L’essentiel est simplement que vous alliez voter, afin de donner l’apparence d’une participation.
Car l’abstention donne aujourd’hui des insomnies à un candidat qui ne s’est même pas déclaré officiellement candidat, mais qui s’est contenté de faire un simple acte de candidature.
Deux précautions valent mieux qu’une.
Car ce qui inquiète réellement le régime, ce n’est pas seulement l’élection.
C’est l’après-forfaiture.
ToPeSA : la voie de l’apaisement
Dans ce contexte, ToPeSA reste la voie de la tranquillité du peuple et de l’apaisement du pays.
Plus qu’un mot d’ordre politique, ToPeSA représente aujourd’hui l’espérance d’un Congo nouveau, fondé sur :
la dignité du peuple
l’unité nationale
la justice sociale
et la fin d’un système qui a trop longtemps entravé l’avenir du pays.
De la Likouala au Kouilou, de la Sangha au Pool, une conviction grandit :
le peuple congolais a déjà fait son choix : ToPeSA.
ToPeSA : l’assurance du changement vers le Congo nouveau.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA