Ata bino moko, est-ce que mokambi ya mboka a salaka makambo ya boyé. Po na nini bokende ko voté yé ?

A ta bino moko, est-ce que Mokonzi ya mboka a salaka makambo ya boye? Po na nini bo kende ko voté yé ?
(Vous-mêmes, posez-vous la question : un chef d’État agit-il de cette manière. Pourquoi alors aller le voter ?)

La question peut surprendre. Elle peut déranger.
Mais elle mérite d’être posée avec sérieux.

Le 2 mars, il était à Sibiti.
Le même 2 mars, le directeur des affaires électorales du PCT de la Lékoumou se suicide.

Que se passe-t-il réellement ?
Le peuple mérite des explications claires et transparentes.

Dans ces conditions, pourquoi alors aller le voter ?
Pour quelles raisons devriez-vous lui accorder votre suffrage ?

Que voit-on dans d’autres pays où l’autorité de l’État est pleinement assumée, à l’exemple des États-Unis ?

Aux États-Unis, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth déclarait récemment :
« Si vous tuez des Américains, si vous menacez des Américains où que ce soit sur Terre, nous vous traquerons sans excuse et sans hésitation, et nous vous tuerons. »

Qu’on partage ou non la méthode, une chose est claire :
un État assume la protection de ses citoyens.
Il affirme son autorité.
Il défend les siens.

Mais en République du Congo, que voyons-nous ?

Un pouvoir qui retourne les instruments de l’État contre son propre peuple.
Une Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) mobilisée non pour protéger la Nation, mais pour intimider, surveiller et faire taire des Congolais dont le seul tort est de penser autrement ou d’aspirer à l’alternance.
Un chef de l’État qui met en scène la présence de snipers comme démonstration d’autorité, donnant le sentiment que la force prime sur le dialogue.

L’autorité véritable ne se prouve pas par la peur.
Elle ne se construit pas par l’intimidation.
Elle se fonde sur la légitimité.
Elle se consolide par la confiance.

Un État fort protège son peuple.
Il ne le redoute pas.
Il ne l’effraie pas.
Il ne le combat pas.

Voilà la différence essentielle.

Car un véritable dirigeant protège son peuple.
Il ne l’intimide pas.
Il ne gouverne pas par la peur.
Il gouverne par la légitimité et par la responsabilité.

Avec ToPeSA, le peuple sera en sécurité.
Avec ToPeSA, l’autorité de l’État sera restaurée et pleinement assurée.
Avec ToPeSA, les Forces Armées Congolaises, la Gendarmerie, la Police et l’ensemble des services de sécurité seront exclusivement dévolus à la protection de la Nation, de son intégrité territoriale et de tous ses citoyens, sans distinction.

La force publique retrouvera sa mission républicaine :
protéger, sécuriser, servir.

C’est ainsi que se construit un État fort.
C’est ainsi que renaît la confiance.
C’est ainsi que s’écrit le futur de la République du Congo.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 04 mars 2026 – 09h49

COMMUNIQUÉ OFFICIEL | Le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo et la constance diplomatique du Congo

CDRC Cercle Des Démocrates Et Républicains du Congo

COMMUNIQUÉ OFFICIEL

Le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo et la constance diplomatique du Congo

Dans le nouvel ordre mondial qui se dessine, la République du Congo doit affirmer une politique étrangère lisible, cohérente et responsable, fondée sur la sécurité des nations et la promotion d’une coopération mutuellement bénéfique entre États souverains.

Dans ce cadre, le CDRC réaffirme son attachement indéfectible aux principes fondamentaux du droit international, notamment le droit des États à assurer leur sécurité et à défendre leur intégrité territoriale. À ce titre, il exprime son soutien au droit de Israël à se protéger face aux menaces émanant du régime de l’Iran.

Le CDRC considère que la stabilité du Moyen-Orient constitue un enjeu majeur pour l’équilibre international et la paix mondiale. Dans cette perspective, il soutient les actions entreprises par les États-Unis et Israël visant à garantir leur sécurité nationale et à préserver leur existence en tant qu’États souverains.

Cette position s’inscrit dans la continuité des relations historiques entre le Congo et Israël, notamment à travers le traité d’amitié signé entre le Président Fulbert Youlou et le Président Yitzhak Ben-Zvi, symbole d’un partenariat fondé sur le respect mutuel et la coopération.

Pour le CDRC, la diplomatie congolaise doit demeurer cohérente, fidèle à ses engagements historiques et exclusivement orientée vers la défense des intérêts stratégiques du peuple congolais. Elle doit incarner une voix claire, indépendante et responsable sur la scène internationale.

Pour le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Fait à Brazzaville, le 03 mars 2026 – 23:47


OFFICIAL STATEMENT

The Cercle des Démocrates et Républicains du Congo and the Diplomatic Consistency of the Congo

In the emerging new world order, the Republic of the Congo must assert a clear, coherent, and responsible foreign policy grounded in the security of nations and the promotion of mutually beneficial cooperation among sovereign states.

Within this framework, the CDRC reaffirms its unwavering commitment to the fundamental principles of international law, particularly the right of states to ensure their security and defend their territorial integrity. In this regard, it expresses its support for the right of Israel to protect itself in the face of threats emanating from the regime of Iran.

The CDRC considers stability in the Middle East to be a major issue for international balance and global peace. In this perspective, it supports the actions undertaken by the United States and Israel aimed at guaranteeing their national security and preserving their existence as sovereign states.

This position is in line with the historical relations between the Congo and Israel, notably through the Treaty of Friendship signed between President Fulbert Youlou and President Yitzhak Ben-Zvi, symbolizing a partnership founded on mutual respect and cooperation.

For the CDRC, Congolese diplomacy must remain coherent, faithful to its historical commitments, and exclusively oriented toward defending the strategic interests of the Congolese people. It must embody a clear, independent, and responsible voice on the international stage.

For the Circle of Democrats and Republicans of Congo (CDRC)
Modeste Boukadia
President of the CDRC – One Nation For All
Initiator of ToPeSA

Done in Brazzaville, March 03, 2026 – 23:47

ToPeSA : en route vers le Congo nouveau

Rencontre avec Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel à l’Académie Diplomatique Internationale (Paris, 04/03/2015). © Photo Hermès Le Cour De Beru

🟢 ToPeSA : en route vers le Congo nouveau

Le Congo est à un tournant décisif de son histoire. Face à l’épuisement d’un système centré sur la conservation du pouvoir, l’exigence de restauration de l’État devient une priorité nationale. ToPeSA propose une Transition Politique Structurelle et Apaisée fondée sur un principe clair : l’Autorité de l’État doit être pleinement assumée par un Premier ministre, chef du gouvernement, exerçant également les fonctions de Chef de l’État au service exclusif de la Nation.

Cette transition, d’une durée de cinq (5) ans, aura pour mission d’engager la restauration de l’État, de conduire les réformes constitutionnelles indispensables, de refonder la loi électorale et de reconstruire des institutions crédibles. L’objectif est clair : conduire le pays vers le Congo nouveau par l’union nationale, la responsabilité institutionnelle et la mobilisation citoyenne.

C’est cela ToPeSA.

Le monde change. Les équilibres se déplacent. Les certitudes d’hier s’effondrent.
Le Congo, lui aussi, doit se préparer au changement.

Nous avons constaté la signature des Accords de Washington pour la paix entre la RDC et le Rwanda.
Nous avons vu le basculement au Venezuela.
Nous observons un tournant historique en Iran.

Partout, lorsque l’histoire accélère, les peuples finissent par exiger des institutions plus justes, plus responsables, plus solides.

Le Congo ne peut pas faire exception.


🔵 Pourquoi une Transition Politique Structurelle et Apaisée ?

Malgré les mises en scène politiques orchestrées par Denis Sassou Nguesso, malgré un décor artificiel de paix décliné en stabilité proclamée dont l’objectif réel demeure le maintien au pouvoir, la réalité reste visible.

Exposition de vieilles locomotives ripolinées roulant sur un chemin de fer non entretenu, héritage datant d’avant la première République de Fulbert Youlou, présentées comme la vitrine de quarante-deux années de pouvoir.
On parle de paix, mais elle reste introuvable.
On évoque des partenaires supposés de stabilité, alors qu’ils semblent s’utiliser mutuellement pour installer un climat de crainte, décliné en « stabilité » officielle.

Ce maintien organisé n’est pas une élection présidentielle.
Mais une opération de conservation du pouvoir.

Après plus de quatre décennies d’un pouvoir concentré, une question s’impose :

Et après ?

Après l’usure du temps ?
Après l’affaiblissement des institutions ?
Après la confusion entre État et pouvoir ?

ToPeSA apporte une réponse structurée.
C’est précisément là que ToPeSA prend tout son sens.


🟠 Une Autorité de l’État clairement assumée

La transition proposée repose sur une architecture institutionnelle claire :

  • Un Premier ministre, chef du gouvernement, exerçant également les fonctions de Chef de l’État ;
  • Une autorité pleinement assumée en qualité de chef suprême des armées, au service exclusif de la Nation ;
  • Une séparation effective des pouvoirs ;
  • Une administration dépolitisée et professionnelle ;
  • Un calendrier précis de réformes constitutionnelles et électorales.

Cette période transitoire de cinq (5) ans aura pour mission :

  • la restauration de l’État ;
  • la refondation constitutionnelle ;
  • la réforme de la loi électorale ;
  • la réorganisation des institutions de contrôle ;
  • la reconstruction de la confiance nationale.

🟣 Le Congo nouveau : l’union nationale comme socle

Le Congo nouveau ne se construira ni dans la vengeance ni dans l’exclusion.
Il se construira dans l’union nationale.

La jeunesse congolaise devra être au cœur du processus.
Non plus spectatrice, mais actrice.
Non plus divisée, mais structurée.
Non plus marginalisée, mais responsabilisée.


🔴 ToPeSA : un rendez-vous historique

ToPeSA n’est pas un slogan.
C’est une méthode.
C’est une architecture institutionnelle.
C’est une vision.

Une vision pour :

  • restaurer l’autorité légitime de l’État ;
  • sécuriser durablement le pays ;
  • relancer l’économie sur des bases transparentes et productives ;
  • réconcilier les institutions avec le peuple ;
  • préparer des élections réellement libres, équitables et crédibles ;
  • relancer une véritable diplomatie, équilibrée et souveraine, avec nos partenaires internationaux et les pays voisins d’Afrique ;
  • repositionner stratégiquement le Congo au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ;
  • jouer un rôle constructif et respecté au sein de l’Union africaine ;
  • renforcer la coopération sécuritaire et économique sous-régionale afin de faire du Congo un acteur de stabilité en Afrique centrale.

Conclusion

La question n’est pas de savoir si le changement viendra.
Mais que nous devons être prêts.

Préparons-nous.
Organisons-nous.
Structurons la transition avant que l’histoire ne nous l’impose.

ToPeSA est le rendez-vous inévitable pour aller vers le Congo nouveau.


Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

02 février 2026 – 11h45

ToPeSA : remettons notre histoire à l’endroit

ToPeSA : remettons notre histoire à l’endroit

Pendant que le Sénégal se projette dans une nouvelle dynamique politique et institutionnelle (Cf. vidéo sur les réseaux sociaux : « Le Sénégal vient de basculer dans une autre dimension« , le Congo s’enferme dans les approximations, les contradictions et le discrédit. L’épisode récent autour de la déclaration de candidature présidentielle n’est pas anecdotique : il révèle un malaise plus profond, celui d’un système où la confusion remplace la rigueur et où la parole publique perd en crédibilité.


Une confusion qui dépasse la simple maladresse

Depuis que Denis Sassou Nguesso a travesti un simple « je fais acte de candidature » en un catégorique « je suis candidat », l’épisode dépasse la simple maladresse. Il interroge car il ne s’agit plus d’une élection mais d’une simple opération marketing de « maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir » au grand dam du peuple. Quelle capitale occidentale va se risquer à reconnaître une telle supercherie alors que les nouveaux enjeux géopolitiques bousculent le monde avec un risque accru de marginalisation ?

Bien au-delà de nos frontières, dans plusieurs capitales francophones, on ne se contente plus de sourire : on s’étonne qu’au sommet de l’État, une telle confusion ait pu être laissée sans correction, au point de se demander si, au Congo, il existe encore des intellectuels et des cadres capables de préserver la rigueur institutionnelle.

Car lorsqu’au plus haut niveau la nuance disparaît, ce n’est pas seulement une question de syntaxe.
C’est une question de rigueur, de méthode et de crédibilité.

Et alors, dans les capitales francophones, on n’entend plus seulement des sourires : on entend cette phrase brutale qui circule —

« Vous nous faites honte. »

Voilà ce que produit l’approximation lorsqu’elle devient système.

Mais au fond, la question n’est pas linguistique. Elle est politique.


Un système où l’erreur devient vérité officielle

Derrière cette bévue se profile un système où les conseillers n’osent plus corriger, où les cadres préfèrent se taire, où l’erreur finit par devenir vérité officielle faute de contradiction.

Beaucoup ont cru que cela passerait, comme tant d’autres approximations.
C’était sans compter avec l’exigence de la langue française, qui ne se plie ni aux habitudes ni aux artifices.

Exactement comme dans le débat sur le bilan.

D’un côté, Anatole Collinet Makosso et Thierry Moungalla vantent à coups de slogans un bilan positif, assuré, maîtrisé.

Puis, patatras.

Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public-privé, pourtant issu de la même famille politique, a reconnu publiquement que la situation des hommes et des institutions est préoccupante.

Le ministre des Finances, Christian Yoka, vient à son tour nuancer fortement ce tableau.

Ancien directeur du département Afrique de l’Agence française de développement (AFD), expert du financement du développement, il ne s’exprime ni à la légère ni sous le coup de l’émotion lorsqu’il affirme :

« Notre pays traverse une réelle situation difficile, et payer les salaires est devenu une acrobatie. »

Voilà la réalité.

Lorsque, au sein d’un même gouvernement, certains célèbrent pendant que d’autres alertent, ce n’est plus un débat d’opinion.
C’est un problème de cohérence d’État.

Et un État ne peut se reconstruire sur des discours contradictoires.


Mettre l’histoire à l’endroit

L’histoire récente de notre pays est jalonnée d’épisodes qui méritent d’être éclairés avec rigueur et sérénité.

Les événements impliquant Serge Oboa, la question des exécutions sommaires et les manipulations qui l’ont exposé à des dangers graves ; l’arrestation de Justin Lekoundzou, attribuée au Premier ministre André Milongo après la Conférence nationale souveraine du Congo, alors qu’elle relevait en réalité d’une instruction du magistrat Nzouala, font partie de ces pages qui doivent être étudiées avec honnêteté afin que l’histoire authentique soit enseignée à la jeunesse et que les esprits soient apaisés.

De même, les circonstances entourant Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat, Florent Tsiba et le Cardinal Émile Biayenda appartiennent à notre mémoire collective.

Notamment cette manipulation persistante selon laquelle « Marien Ngouabi voulait remettre le pouvoir », affirmation qui lui a été attribuée avec toutes les conséquences qui en ont découlées. Une telle version, répétée sans examen critique, a contribué à entretenir des confusions historiques lourdes de conséquences sur l’unité nationale.

Ces épisodes ne doivent ni être simplifiés, ni travestis, ni utilisés pour servir des intérêts conjoncturels. Ils doivent être étudiés avec rigueur, confrontés aux faits et replacés dans leur contexte, afin que la vérité historique soit transmise sans déformation.

Car la mémoire nationale ne peut reposer sur des récits manipulés.
Elle doit s’appuyer sur l’exactitude, la responsabilité et le courage de dire les faits.

Ils ne doivent ni être instrumentalisés ni effacés.
Ils doivent être transmis avec vérité pour la tranquillité des âmes et l’élévation des consciences pour apurer les tensions du passé.

L’histoire d’un peuple ne se construit pas sur l’omission, mais sur la vérité.


ToPeSA : une exigence de clarté et de responsabilité

Non, les Congolaises et les Congolais ne sont pas dupes.
Ils comprennent.
Ils observent.
Ils jugent.

ToPeSA n’est pas une querelle de mots.
ToPeSA doit remettre à l’endroit l’histoire.

C’est une exigence de clarté.
Une exigence de vérité.
Une exigence de responsabilité.

Mettre notre histoire à l’endroit, ce n’est pas régler des comptes.
C’est éclairer les zones d’ombre pour que la jeunesse avance avec lucidité et confiance.

Le Congo mérite un État respecté, une parole crédible et une gouvernance digne.
Le Congo doit avancer.

ToPeSA est la rupture avec des institutions fortes et clairement organisées — avec un Premier ministre, chef du gouvernement, chef de l’État assumant pleinement l’Autorité de l’État — chacun dans ses prérogatives, au service exclusif de la Nation.

ToPeSA, pour une République une et indivisible,
vers Une Nation Pour Tous.


Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 27 février 2026 – 16h43

Modeste Boukadia | Ma vision pour le Congo : ToPeSA pour restaurer l’État et l’Autorité de l’État

Modeste Boukadia | Ma vision pour le Congo : ToPeSA pour restaurer l’État et l’Autorité de l’État

Le peuple congolais traverse depuis de longues années une période difficile, marquée par des épreuves, des divisions et des traumatismes profonds. Depuis le 5 juin 1997, notre pays a suivi une trajectoire qui nous impose aujourd’hui lucidité, responsabilité et courage.

Les constats sont désormais publics. Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public-privé a reconnu que la situation des hommes et des institutions est préoccupante. Le ministre des Finances, Christian Yoka, déclarait quant à lui : « Notre pays traverse une réelle situation difficile, et payer les salaires est devenu une acrobatie. »

Face à ces réalités, l’inaction ne peut être une option.

En tant qu’homme politique, n’ayant jamais confondu engagement public et intérêt personnel, animé par l’exigence de l’union nationale et fidèle à l’héritage de nos Pères-Fondateurs, je mesure pleinement la gravité du moment que traverse notre pays. J’ai connu, comme beaucoup de nos compatriotes, ces heures où la fracture nationale semblait si profonde que la séparation pouvait apparaître, à tort ou à raison, comme une issue pour préserver des identités culturelles que l’on cherchait à uniformiser.

Mais le temps, l’expérience et la réflexion m’ont conduit à une conviction claire : notre diversité ne se protège pas par l’éloignement, elle se renforce par la coexistence. Elle ne peut s’épanouir que vécue côte à côte, dans le respect, la justice et l’équilibre.

Notre diversité est une richesse.
Elle ne doit jamais être instrumentalisée pour nous opposer.
Elle doit devenir le socle solide de notre unité nationale.

C’est le sens de ToPeSA.

ToPeSA est un pont entre notre passé et notre avenir. Un pont entre les blessures d’hier et l’espérance de demain. Un pont pour restaurer l’État et rétablir pleinement l’Autorité de l’État.

Je propose ToPeSA :

  • pour restaurer l’État et l’Autorité de l’État ;
  • pour garantir des relations bilatérales stables, crédibles et respectueuses avec nos partenaires ;
  • pour consolider une politique de bon voisinage responsable ;
  • pour contribuer activement à la stabilité de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Il ne s’agit ni de revanche ni de règlements de compte. Il s’agit d’une transition responsable, ordonnée et sécurisée.

L’esprit de la Conférence nationale souveraine du Congo doit nous inspirer : des institutions fortes et clairement organisées — avec un Premier ministre, chef du gouvernement et chef de l’État assumant pleinement l’Autorité de l’État — chacun dans ses prérogatives, au service exclusif de la Nation.

Cette transition, d’une durée maîtrisée de cinq ans, devra engager des réformes claires et irréversibles : remettre l’État debout, restaurer la crédibilité financière du pays, garantir l’indépendance réelle des institutions, professionnaliser l’administration et réconcilier durablement les Congolais.

Ainsi structurée, la transition ne sera pas une parenthèse d’incertitude, mais le socle d’un renouveau national. Elle offrira au peuple congolais la stabilité nécessaire pour reconstruire la confiance et aux partenaires internationaux les garanties institutionnelles indispensables à une coopération solide et durable.

Au peuple congolais, je veux dire ceci : l’avenir est possible. Le Congo n’est pas condamné. Notre pays possède les ressources humaines, culturelles et économiques pour se relever et reprendre sa place.

À nos partenaires internationaux, je dis : le Congo peut redevenir un interlocuteur fiable, stable et respectueux de ses engagements.

La voie que je propose est celle de la restauration de l’État, de l’Autorité de l’État et de l’union nationale, afin que notre pays retrouve toute sa place dans la communauté internationale et que le peuple congolais retrouve sa dignité.

Tournons ensemble cette page douloureuse.
Écrivons une nouvelle page de notre histoire.
Pour une République une et indivisible, vers Une Nation Pour Tous.


Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 26 février 2026

Accordez-vous. Ensuite, venez me solliciter : ToPeSA

Accordez-vous. Ensuite, venez me solliciter : ToPeSA

Par Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
25 février 2026 – 06h40


Une candidature qui ne dit pas son nom

Denis Sassou Nguesso a déclaré :

« Je fais acte de candidature. »

Mais il ne s’est jamais clairement exprimé en disant :

« Je suis candidat. »

Il interroge la sincérité, la clarté et le respect dû au peuple congolais.
À tel point que l’on en viendrait presque à se demander s’il faut encore enseigner la langue française au Congo lorsque celui qui dirige le pays — et qui prétend être soutenu par ceux-là mêmes qui nous ont légué cette belle langue — ne parvient pas à exprimer avec netteté ses propres intentions.

Quand le chef de l’État, entouré d’intellectuels et de conseillers, entretient une ambiguïté sur son propre statut, comment peut-on ensuite nous parler de bilan avec sérieux ?

Quand celui qui dirige le pays entretient volontairement une ambiguïté sur son propre statut, comment peut-on ensuite exiger du peuple qu’il se contente d’un discours clair sur le bilan ?

Un gouvernement qui se contredit

À ceux qui m’écrivent, m’interpellent ou me sollicitent tout en vantant les prouesses de leur Timonier, leur Patriarche, leur Empereur — voire leur Dictateur — et qui affirment :

  • qu’il a développé le pays,
  • qu’il a construit des hôpitaux et des écoles,
  • qu’il a apporté la paix,
  • que l’économie se porte bien,
  • qu’un accord a été trouvé avec le Fonds monétaire international,

Mais alors, expliquez au peuple pourquoi son propre ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public-privé affirme, dans une interview publique, qu’il a mal travaillé.

Ils sont pourtant :

  • du même bord,
  • de la même majorité,
  • de la même famille politique.

Comment peut-on célébrer un bilan d’un côté et le contester de l’autre ?

Un pays n’est pas un exercice de communication interne.
Un peuple n’est pas un public de mise en scène.

Le Congo réel, loin des slogans

Le Congo n’est pas un terrain de propagande.

C’est une nation confrontée :

  • au chômage massif des jeunes,
  • à la précarité sociale,
  • à l’essoufflement institutionnel,
  • à une dépendance chronique à l’endettement.

Le FMI lui-même souligne les faiblesses structurelles dans la mobilisation des recettes publiques.

L’État congolais recourt massivement à l’endettement bancaire pour assurer ses obligations salariales, avec des remboursements repoussés au-delà de délais soutenables.

Si le travail a été bien fait, qu’il soit défendu avec cohérence.
S’il a été mal fait, qu’il soit assumé avec responsabilité.

Le double discours permanent

Ce décalage révèle :

  • l’absence de cap clair,
  • la peur d’assumer,
  • et peut-être la conscience d’avoir abîmé un pays de moins de cinq millions d’habitants, pourtant riche en ressources naturelles.

On ne redresse pas une Nation avec des applaudissements de circonstance.
On ne reconstruit pas l’avenir avec des querelles internes maquillées en stratégie politique.

Accordez-vous d’abord. Ensuite, venez me trouver

Accordez-vous.
Clarifiez votre vérité.
Ensuite, venez me trouver.

Pour fabriquer ensemble — loin du bruit — le tam-tam du sursaut national.
Pour remettre la Nation au centre du débat et de l’action.

Remettons la vérité au cœur du débat.

Car l’heure n’est plus à la mise en scène permanente.
Ni à la glorification des échecs maquillés en réussites.

Un pays ne se redresse pas à coups de slogans.
Il se redresse par la vérité, la responsabilité et le courage.

ToPeSA.

Tags :
Congo, Gouvernance, Transparence, FMI, Responsabilité politique, Sursaut national, CDRC

ToPeSA est pour l’union nationale

ToPeSA est pour l’union nationale

La sagesse congolaise nous enseigne :
« Woua dia foua, yika dio »si tu hérites, fructifie l’héritage.

Cette parole n’est pas qu’un proverbe. Elle est une exigence morale. Elle nous oblige à regarder en face l’héritage du 28 novembre 1958, celui de l’autonomie fondatrice qui ouvrait la voie à la souveraineté, à la dignité et à l’espérance d’une nation congolaise maîtresse de son destin.

Du président Fulbert Youlou à ce jour avec Denis Sassou Nguesso, qu’avons-nous fait de cet héritage ?
L’avons-nous consolidé, enrichi, transmis ?
Ou l’avons-nous fragmenté, affaibli, dilapidé au fil des crises politiques et des divisions entretenues ?

À l’approche de l’opération « maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir » de mars 2026, une question grave se pose : notre héritage républicain sera-t-il définitivement compromis par une nouvelle forfaiture politique, ou y aura-t-il un sursaut national pour sauver la République de l’explosion qui menace d’engloutir le rêve de nos Pères-Fondateurs — celui d’un Congo Un et Indivisible ?

Lorsque la France dit à Denis Sassou Nguesso : « Vous nous faites honte », elle mesure les conséquences diplomatiques et géopolitiques. Mais elle mesure réellement ce qui est en jeu. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement une relation bilatérale. C’est la cohésion d’un peuple. C’est l’équilibre fragile d’une nation.

Car l’explosion du Congo ne serait pas une abstraction.
Elle serait sociale.
Territoriale.
Identitaire.

Pourtant, notre conviction demeure intacte. Notre foi dans la capacité des Congolaises et des Congolais à se lever pour unir ce qui est épars est grande et victorieuse. Car ce qui nous rassemble est plus puissant que ce qui nous divise.

La Transition Politique Structurelle Apaisée — ToPeSA — n’est pas un slogan. Elle est une méthode. Elle est un pont. Un pont pour franchir le cap difficile qui reste à faire. Un pont entre le passé blessé et l’avenir possible. Un pont entre les forces politiques antagonistes et la nécessité supérieure de la survie nationale.

ToPeSA n’est pas contre quelqu’un.
ToPeSA est pour le Congo.
Elle est l’outil du rassemblement et de la restauration de l’État.


Peuple congolais, il est temps.
Intellectuels du Congo, de tous bords, de toutes ethnies, il est temps.

Il est temps de laisser nos rancœurs, nos préjugés et nos peurs.
Il est temps de dépasser notre honte et notre orgueil.
Il est temps de fructifier notre héritage commun.
Il est temps de comprendre que la République ne survivra pas à une nouvelle fracture majeure.

Car une nation ne meurt pas seulement par la guerre.
Elle meurt par l’indifférence de ses élites.
Elle meurt par le silence de ses consciences.
Elle meurt lorsque ceux qui savent se taisent.

L’histoire nous observe.
Nos enfants nous regarderont.
Et ils nous demanderont : qu’avez-vous fait de l’héritage qui vous a été confié ?

Notre histoire nous enseigne pourtant que la fabrication du tam-tam de l’union est possible.

Car le tam-tam ne naît pas du hasard.
Il faut choisir le bois.
Le sculpter avec patience.
Le creuser avec précision.
Tendre la peau avec justesse.

Alors seulement il résonne.

Ainsi en est-il de l’unité nationale.
Elle ne se décrète pas.
Elle se construit.
Elle se façonne.
Elle se tend par le compromis, la confiance retrouvée et la responsabilité partagée.

Aujourd’hui plus que jamais, de la Likouala à la Sangha, de la Cuvette centrale à la Cuvette-Ouest, des Plateaux au Pool, de la Lékoumou à la Bouenza, du Niari au Kouilou, l’unité du peuple congolais doit prévaloir pour que jamais plus le tissu national ne se déchire.

Car si nous n’agissons pas maintenant, ce ne sont pas seulement des institutions qui vacilleront, c’est le lien national lui-même qui se rompra.

L’heure n’est plus aux calculs.
L’heure est au sursaut.
L’heure est à l’union.

ToPeSA est le Congo.
ToPeSA est l’unité du Congo.
ToPeSA est pour le peuple congolais.
ToPeSA est Un et Indivisible.


Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA pour l’union nationale

Le 23 février 2026 – 21h54

COMMUNIQUÉ DE PRESSE | Objet : Déclaration de journée de deuil national – Exigence de cohérence et d’égalité républicaine

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)
Une Nation pour Tous

Objet : Déclaration de journée de deuil national – Exigence de cohérence et d’égalité républicaine

Le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) a pris connaissance du décret du gouvernement de Denis Sassou Nguesso déclarant la journée du lundi 23 février 2026 « journée de deuil national » à la suite du décès de Monsieur Firmin Ayessa.

Le CDRC tient, en premier lieu, à exprimer son respect pour la douleur de la famille du défunt. La perte d’un être humain appelle toujours à la dignité et au recueillement.

Cependant, une journée de deuil national n’est pas une décision administrative ordinaire. Elle engage l’ensemble de la Nation et suppose des critères clairs, objectifs et équitables.

À ce titre, le peuple congolais est en droit de s’interroger :

  • Quels sont les fondements précis qui ont motivé cette décision ?
  • Les mêmes dispositions ont-elles été prises lors du décès de personnalités nationales telles que Aimé Emmanuel Yoka ?
  • Ont-elles été prises pour Guy Brice Parfait Kolélas, disparu dans un contexte ayant profondément marqué l’opinion publique nationale ?
  • En sera-t-il de même, le moment venu, pour les anciens ministres Philippe Mvouo ou Saturnin Okabé ?

La République ne saurait établir une hiérarchie des mémoires en fonction des proximités politiques ou personnelles. L’égalité devant l’hommage national est un principe fondamental d’un État de droit.

Lorsque les critères apparaissent variables ou sélectifs, le risque est grand d’alimenter un sentiment d’injustice et de renforcer la fracture entre les institutions et le peuple.

Le CDRC rappelle que la crédibilité de l’État repose sur la cohérence de ses décisions et sur l’application impartiale des principes républicains.

Dans un contexte national déjà marqué par de fortes tensions sociales et politiques, la responsabilité des autorités est d’agir avec mesure, transparence et équité.

Le CDRC réaffirme son engagement en faveur d’une Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA), seule voie responsable pour restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens et garantir l’égalité de tous devant la République.

Fait à Chartres,
Le 22 février 2026

Modeste Boukadia
Président du CDRC
Initiateur de la ToPeSA

ToPeSA : le sursaut pour sauver le Congo

ToPeSA : le sursaut pour sauver le Congo

Après les événements du 5 juin 1997, le président Jacques Chirac avait conseillé à Denis Sassou Nguesso d’apaiser le pays. Cet appel à la décrispation nationale ne produisit pas les effets attendus.

En 1999, à la suite d’une réunion organisée à Versailles par un officier congolais se réclamant de l’opposition et demandant le départ du chef de l’État, Jacques Chirac aurait réitéré, dans un contexte de forte tension, une formule restée célèbre : « nettoyer tout cela à grand jet d’eau chaude ».

Quelques mois plus tard, lors du Sommet de la Francophonie de Moncton, Denis Sassou Nguesso déclarait :

« Tous les cadavres qui sont dans mon placard ne sont pas les miens. Ceux qui pensent et qui disent que je suis le seul qui détruit le pays partiront avant moi, avant que je ne les rejoigne… »

Ces paroles, replacées dans leur contexte, témoignent d’une époque de fractures profondes, de méfiances accumulées et de blessures non refermées.

Aujourd’hui encore, un constat s’impose :

« Il se passe des choses graves dans le pays. Soyons attentifs. Nous allons voir ce que l’on va voir… »
(Conversation avec mon frère Yves Lekanda Lekandza Abongui, 18 février 2026 – 15h08)

Cette phrase n’est pas une menace. Elle est un avertissement lucide. Ces paroles, empreintes de gravité, traduisent une inquiétude consciente face aux évolutions en cours. Elles ne relèvent ni de la spéculation ni de l’exagération, mais d’un appel à la vigilance et à la responsabilité collective pour un sursaut national.

La question est désormais simple : n’est-il pas temps que le bon sens reprenne le dessus ? N’est-il pas temps de fabriquer, ensemble, ce tam-tam qui résonnera au milieu du village, entendu par tous, afin de rassembler ce qui est épars ?

Le Congo n’a pas besoin de règlements de comptes.
Il a besoin de restauration institutionnelle.
Il a besoin de concorde.
Il a besoin d’union nationale.

ToPeSA propose ce sursaut.

Non pas contre quelqu’un, mais pour le pays.
Non pas dans la peur, mais dans la confiance.
Non pas dans l’exclusion, mais dans le rassemblement.

Restaurer l’État.
Rétablir la confiance.
Ouvrir une ère nouvelle.

Voilà le chemin vers le Congo nouveau.


Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
19 février 2026 – 10h34

« Maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso » : le Peuple congolais ne veut plus de votre Sassou Nguesso

« Maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso » : le Peuple congolais ne veut plus de votre Sassou Nguesso

Nos anciens nous enseignaient cette sagesse :
« Quand tu blâmes le chien, blâme aussi le grelot. »

Autrement dit, aucune responsabilité n’est jamais totalement solitaire.

Comment Denis Sassou Nguesso aurait-il pu, à lui seul, engager le Congo dans une dynamique de déstructuration progressive sans l’aval, explicite ou tacite, d’une partie de l’appareil d’État ? Sans l’approbation ou, à tout le moins, la passivité de certains magistrats, responsables politiques, officiers généraux, hauts cadres administratifs, voire de cercles se revendiquant comme espaces de libre pensée ?

La question n’est pas polémique. Elle est institutionnelle.

Où sont les voix — Henri Bouka, Auguste Iloki, Pierre Moussa, Jean-Dominique Okemba, Guy Blanchard Okoï, Gilbert Mokoki, Pierre Ngolo, Isidore Mvouba, Zéphyrin Mboulou, Charles Richard Mondjo, entre autres — face aux décisions majeures qui engagent l’avenir du Congo ?

Car lorsqu’un système perdure, ce n’est jamais par la seule volonté d’un homme.
C’est parce qu’autour de lui existent des soutiens, des validations, des silences.

La responsabilité cesse d’être individuelle lorsqu’elle devient un fait collectif — lorsque le silence, l’acquiescement ou l’inaction finissent par tenir lieu de caution.

Ce qui se joue sous nos yeux n’est pas l’expression naturelle d’une compétition politique ouverte.
C’est la mise en mouvement d’une architecture de maintien au pouvoir, méthodiquement organisée, où la forme démocratique sert à habiller une continuité programmée.

Les indices sont visibles. Lorsque l’essentiel des membres du gouvernement, des responsables administratifs et des relais institutionnels gravitent autour d’un même dispositif politique, la confusion entre l’État et la campagne devient manifeste.

Dans une démocratie authentique, l’appareil d’État est neutre.
Il ne soutient pas.
Il n’oriente pas.
Il n’accompagne pas une candidature.

Lorsque ceux qui détiennent les leviers publics — budgets, logistique, visibilité institutionnelle — se retrouvent au cœur du dispositif électoral, l’inégalité devient structurelle, le pays devient fragmenté.

Il ne s’agit plus d’une campagne.
Il s’agit d’une mécanique de reconduction.

La démocratie n’est pas seulement une procédure. Elle est une équité. Elle est une séparation claire entre la puissance publique et l’ambition personnelle.


« Woua semba mboua, semba dibou. »

Nos anciens nous enseignaient cette sagesse :
« Quand tu blâmes le chien, blâme aussi le grelot. »

Ce proverbe ne se limite pas à une image rurale. Il porte une véritable philosophie politique.
Le chien n’avance pas sans le grelot qui tinte à sa croupe. Le bruit que l’on entend n’est pas seulement celui de l’animal, mais celui de l’objet qui l’accompagne.

Autrement dit, la responsabilité ne s’arrête pas à celui qui agit. Elle englobe ceux qui autorisent, ceux qui soutiennent, ceux qui facilitent — et parfois ceux qui se taisent.

Dans nos traditions, le pouvoir n’était jamais isolé. Il était entouré de sages et de gardiens de l’équilibre. Lorsqu’un chef s’égarait, le conseil parlait. La légitimité reposait sur l’harmonie, non sur la peur.

Appliqué à notre situation nationale, ce proverbe nous invite à dépasser la personnalisation excessive du débat politique.

Un pouvoir qui dure est toujours le produit d’un système.
Et un système tient par des complicités actives ou des silences consentis.

Blâmer le chien sans interroger le grelot, c’est refuser d’examiner les mécanismes qui rendent possible la dérive.

Ainsi, la question n’est pas seulement celle d’un homme.
Elle est celle d’une architecture institutionnelle.
Elle est celle d’une élite.
Elle est celle d’une conscience collective.

Denis Sassou Nguesso aurait-il pu, à lui seul, engager notre pays dans une dynamique de déstructuration progressive sans l’aval, explicite ou tacite, d’une partie de l’appareil d’État ?

La question n’est pas polémique. Elle est institutionnelle.


Comment en sommes-nous arrivés à accepter des orientations économiques lourdes de conséquences, telles qu’une dévaluation du Franc CFA consentie par Denis Sassou Nguesso, susceptible d’aggraver les difficultés sociales, de fragiliser davantage notre souveraineté et, à terme, d’ébranler l’équilibre même de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale ?

Car derrière la question monétaire se profile une interrogation plus vaste : quelle alternative crédible dans un monde désormais structuré par de nouveaux rapports de force ?

Un monde où la doctrine « America First », incarnée par le Président Donald Trump, redéfinit les priorités stratégiques américaines et s’accompagne de propositions nouvelles, telles que l’idée d’un « Conseil de paix » destiné à intervenir dans certains conflits là où l’Organisation des Nations unies n’a pas réussi à imposer durablement la paix ;

où la Russie affirme sa puissance géopolitique ;
où la Chine consolide méthodiquement son influence économique ;
où la Turquie étend son activisme diplomatique et commercial ;
et où la France traverse une phase de repositionnement stratégique en Afrique, fragilisée par des choix passés ayant parfois privilégié la continuité de certains régimes au détriment d’une relation renouvelée avec les peuples.

Dans cet environnement multipolaire et institutionnellement instable, aucune région fragile ne peut survivre sans cohérence stratégique, sans discipline budgétaire collective et sans vision industrielle claire.

La souveraineté monétaire n’a de sens que si elle repose sur une souveraineté productive.
La stabilité politique n’a de sens que si elle repose sur la légitimité populaire.

Le drame du Congo n’est donc pas uniquement monétaire.
Il est structurel.
Il est politique.
Il est institutionnel.

Un pays ne sombre jamais par la seule volonté d’un homme.
Il vacille lorsque ses élites renoncent à leur devoir de vigilance, de conseil et, au besoin, de contradiction.

Le temps n’est plus aux postures.
Il est au sursaut.


ToPeSA est la voie.

ToPeSA est l’espoir.
ToPeSA est la concrétisation du Congo nouveau.

Mais toute voie commence par un geste.
Toute espérance commence par une main tendue.

Ce renouveau suppose d’accepter la main tendue, de se retrouver autour de l’esprit des pères fondateurs : Jacques Opangault, Simon-Pierre Kikhounga Ngot et Félix Tchicaya.

Retrouvons-nous au centre de notre forêt séculaire comme le fit le Président Fulbert Youlou.
C’est là que se fabrique le tam-tam.

Un tam-tam qui rassemble.
Un tam-tam qui remplace la peur par la confiance.
Un tam-tam entendu par tous, sans exclusion.

Le temps est venu de le faire résonner.
Sans peur.
Avec foi en l’avenir.
Et avec la conviction que l’unité nationale est une nécessité historique.


Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous

18 février 2026 – 10h10