CEMAC | Est-ce vraiment la fin d’un système ?

CEMAC | Est-ce vraiment la fin d’un système ?

Cette tribune s’inscrit dans le prolongement de l’interrogation pertinente formulée par Monsieur Hervé Mahicka : « Je ne comprends pas que ça ne révolte pas. Que le Parlement ne veut pas savoir de combien il est question, où, quand, par qui, depuis quand… »
La décision de la CEMAC d’exiger le rapatriement des fonds publics détournés et placés en Occident et en Asie constitue un signal politique fort. Mais ouvre-t-elle réellement la voie à un changement structurel, ou ne représente-t-elle qu’un ajustement de façade ? À travers cette tribune, Modeste Boukadia appelle à une exigence de vérité, de responsabilité institutionnelle et à une refondation politique et économique portée par ToPeSA, dans l’intérêt supérieur des peuples d’Afrique centrale.
Service Press & Communication CDRC.

La CEMAC reconnaît officiellement que les six États membres ont failli à leur mission fondamentale : satisfaire les besoins essentiels de leurs populations, alors même que des milliards issus des trésors publics ont été soustraits et placés en Occident et en Asie.

La décision d’exiger le rapatriement de ces fonds constitue un aveu politique et moral d’une extrême gravité. Elle confirme que des ressources vitales ont été détournées au détriment des politiques publiques essentielles : santé, éducation, infrastructures, sécurité et développement humain. Pourtant, malgré cette reconnaissance, aucune procédure institutionnelle claire et rigoureuse n’a été engagée, alors même que des mécanismes juridiques, nationaux et communautaires, existent pour établir la vérité, situer les responsabilités et garantir la réparation.

Une question majeure demeure :
👉 Qu’en est-il des capitaux investis à titre privé par certains dirigeants africains dans des entreprises européennes, parfois à l’aide de fonds d’origine publique ?
👉 Relèvent-ils d’un patrimoine personnel légitime ou constituent-ils le produit d’un détournement des finances nationales ?

À cette interrogation s’ajoute une préoccupation institutionnelle majeure : le silence du Parlement congolais, qui semble hésiter à exercer pleinement son rôle constitutionnel de contrôle et de redevabilité.
— De quels montants s’agit-il précisément ?
— Où ces fonds sont-ils localisés ?
— Depuis quand ont-ils été soustraits ?
— Par quels mécanismes ?
— Et au détriment de quelles priorités nationales et de quelles générations ?

Il ne s’agit pas seulement d’un débat financier.
👉 C’est une question de gouvernance, de morale publique, de souveraineté nationale et de responsabilité historique.

Un État qui tolère le détournement des ressources publiques sans exiger de comptes fragilise son autorité et sa crédibilité.
Un Parlement qui renonce à son devoir de contrôle affaiblit la démocratie et la confiance citoyenne.

Le rapatriement des fonds ne doit donc pas être un simple acte administratif ou technique.
👉 Il doit constituer le point de départ d’un processus transparent de vérité, de reddition des comptes et de restitution intégrale au peuple.

Au-delà des responsabilités individuelles, cette séquence impose une réflexion stratégique majeure pour l’Afrique centrale.
👉 Nos économies ne doivent plus servir à financer des instituts de recherche à l’étranger ni à soutenir les budgets de l’enseignement, de la recherche scientifique, de la santé et des affaires sociales d’autres nations, contribuant ainsi à la prospérité d’autres régions du monde, pendant que nos propres populations demeurent vulnérables et contraintes de survivre grâce à l’assistance extérieure et aux aides au développement.

ToPeSA pour le Congo porte une vision structurante :
— restaurer l’autorité et l’intégrité de l’État,
— sécuriser et moraliser la gestion des ressources publiques,
— renforcer la gouvernance et la redevabilité,
— et bâtir un véritable marché intérieur intégré en Afrique centrale, prélude aux États-Unis d’Afrique centrale, reposant sur la production locale, la transformation des matières premières, la souveraineté économique et la solidarité régionale, tout en nouant des partenariats stratégiques solides avec l’ALENA, la zone euro, les BRICS et le Moyen-Orient, notamment Israël, acteur majeur en matière d’innovation, de sécurité et de coopération économique.

Sans vérité, il n’y aura ni confiance durable.
Sans justice, il n’y aura ni stabilité pérenne.
Sans souveraineté économique, il n’y aura ni développement réel.

ToPeSA ou la rupture historique

👉 La fin d’un système ne se proclame pas : elle se démontre. ToPeSA ne se contente pas d’amender un ordre défaillant ; elle propose de refonder un Congo souverain, responsable, prospère et moteur des futurs États-Unis d’Afrique centrale.

Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Le 25 janvier 2026

CDRC Cercle Des Démocrates Et Républicains du Congo

ToPeSA : la voie de la République pour restaurer l’État et rassembler la Nation

ToPeSA : la voie de la République pour restaurer l’État et rassembler la Nation

Analyse politique de l’interview de Modeste Boukadia dans l’émission Droit de Savoir
21 Janvier 2026


Un Congo sous tension, une parole de clarification

À l’approche des échéances politiques de 2026, le Congo traverse une période de grande incertitude institutionnelle, marquée par la peur, la défiance populaire et l’affaiblissement de l’État. C’est dans ce contexte que Modeste Boukadia, président du CDRC – Une Nation Pour Tous et initiateur de ToPeSA (Transition Politique Structurelle Apaisée), s’est exprimé dans l’émission Droit de Savoir.

Cette intervention, attendue et suivie avec attention, a permis de poser un diagnostic clair sur la situation politique nationale, mais surtout de proposer une issue responsable, pacifique et structurée à la crise congolaise.


L’impasse du système politique actuel

Modeste Boukadia l’affirme sans détour : le problème central du Congo n’est pas une candidature ou un individu, mais un système politique arrivé à bout de souffle.

L’absence de clarté autour de la candidature du président sortant entretient volontairement une zone de flou qui nourrit la peur, désorganise les forces politiques et empêche tout débat démocratique sincère. Cette stratégie de l’ambiguïté est, selon lui, révélatrice d’un pouvoir davantage préoccupé par sa survie que par l’intérêt général.

Dans ces conditions, aucune élection ne peut être crédible sans un préalable fondamental : la restauration de l’État.


Restaurer l’État avant toute élection

L’un des messages forts de l’interview repose sur une idée simple mais essentielle :

On ne reconstruit pas la démocratie sur les ruines de l’État.

Modeste Boukadia dénonce l’instrumentalisation des institutions, l’effacement de l’autorité républicaine, la politisation de l’administration et l’usage de la peur comme mode de gouvernance.

Pour lui, organiser des élections sans État impartial, sans institutions crédibles et sans confiance populaire revient à prolonger la crise plutôt qu’à la résoudre.


ToPeSA : une transition politique responsable et apaisée

Face à cette impasse, ToPeSA est présentée comme une réponse politique globale et structurée.

Contrairement aux ruptures violentes ou aux transitions improvisées, ToPeSA repose sur une démarche responsable, inclusive et pacifique, articulée autour de plusieurs piliers :

  • la restauration de l’État et de son autorité républicaine ;
  • la vérité sur les crimes et les violences politiques ;
  • la justice comme fondement durable de la paix ;
  • la réconciliation nationale sans exclusion ;
  • l’indemnisation de toutes les victimes innocentes ;
  • l’union nationale au-delà des régions, des ethnies et des appartenances politiques.

ToPeSA n’est ni une revanche ni une chasse aux sorcières. Elle vise à sortir le pays du cycle de la peur, de la violence et de la division.


La paix par la justice et la vérité

Un axe majeur de l’intervention de Modeste Boukadia concerne la paix. Il rappelle avec constance une position qu’il défend depuis 1997, déjà inscrite dans les 10 Points du Programme de Gouvernement du CDRC :

La paix au Congo ne viendra ni de l’oubli imposé ni des compromis opaques, mais de la justice, de la vérité et de la réparation.

Reconnaître les crimes, établir les responsabilités et indemniser toutes les victimes innocentes constitue, selon lui, une condition indispensable pour tourner définitivement la page des violences politiques et restaurer la confiance nationale.


Revenir à l’esprit de la République du 28 novembre 1958

Modeste Boukadia inscrit ToPeSA dans une continuité historique assumée : celle de la République du 28 novembre 1958, portée par les présidents Fulbert Youlou et Jacques Opangault.

Cette République fondatrice avait su poser les bases de :

  • l’union nationale comme socle de la stabilité ;
  • la construction de l’État à travers l’école, la santé et les infrastructures ;
  • la formation des cadres ;
  • une vision de développement structurée, poursuivie par le plan quinquennal sous la présidence d’Alphonse Massamba-Débat.

Revenir à cet esprit républicain ne signifie pas revenir en arrière, mais réhabiliter ce qui a fait la force de l’État congolais.


Un appel au peuple congolais

Dans Droit de Savoir, Modeste Boukadia s’adresse directement au peuple congolais. Il l’invite à ne plus céder à la peur, à refuser la résignation et à se réapproprier la République.

Il rappelle que le Congo n’a pas besoin d’un homme providentiel, mais d’un État fort, juste et impartial, au service de tous.


Conclusion : restaurer l’État pour refonder la Nation

L’intervention de Modeste Boukadia dans Droit de Savoir apparaît comme une parole de clarification et de responsabilité historique.

ToPeSA se présente aujourd’hui comme une voie crédible pour :

  • sortir le pays de l’impasse politique,
  • restaurer l’État,
  • rassembler la Nation,
  • et ouvrir enfin la voie au Congo nouveau.

Revenir à la République.
Restaurer l’État.
Rassembler la Nation.


CDRC – Une Nation Pour Tous
22 Janvier 2026

VIOLENCES CONTRE LES CIVILS | Pour un collectif de vérité, de mémoire et de justice

VIOLENCES CONTRE LES CIVILS | Pour un collectif de vérité, de mémoire et de justice

Face à la répétition des violences politiques et à l’impunité persistante, le Congo ne peut plus se permettre l’oubli organisé. La création d’un collectif national chargé de recenser les pertes en vies humaines et les destructions matérielles apparaît aujourd’hui comme une exigence morale, politique et institutionnelle. Nommer les victimes, établir les faits et engager des responsabilités, au niveau national comme international, constituent des étapes indispensables pour restaurer la dignité des citoyens, prévenir la répétition des crimes et refonder durablement l’État de droit.

Pour un collectif de vérité, de mémoire et de justice

Je soutiens pleinement la proposition de Monsieur Hervé Mahicka visant à la création d’un collectif indépendant chargé de recenser, documenter et certifier les pertes en vies humaines et les destructions matérielles liées aux violences politiques et sécuritaires au Congo.

La mise en place d’un tel collectif permettrait non seulement d’établir la vérité des faits, mais aussi d’engager des actions judiciaires, tant au niveau national qu’international, afin que les responsabilités soient clairement situées et que l’impunité cesse d’être la règle.

Il est regrettable qu’une telle démarche n’ait pas été engagée à temps à Owando, notamment après les massacres d’Ikongono, où l’absence de documentation rigoureuse a contribué à l’effacement des crimes et à la négation des souffrances des victimes.

Un collectif de cette nature aurait une double vertu :

  • restaurer la dignité des victimes, en reconnaissant officiellement la valeur de chaque vie humaine et de chaque bien détruit ;
  • mettre fin à la résignation des populations et à l’arrogance des bourreaux, en rappelant que les crimes laissent des traces, des preuves et des responsabilités.

La paix durable ne peut se construire sur l’oubli, encore moins sur le silence.
Elle exige vérité, mémoire et justice.

ToPeSA :
Revenir à la République.
Restaurer l’État.
Rassembler la Nation.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Le 17 janvier 2026 – 16:25

Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou : des “partenaires de paix” ?

Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou : des “partenaires de paix” ?

Les questions que je pose peuvent paraître simples. Elles le sont, en réalité. Et pourtant, je sais déjà qu’elles susciteront des réactions passionnées, non pas tant pour leur contenu que parce qu’elles sont posées par moi. Mais il faut bien, à un moment donné, avoir le courage de poser les bonnes questions.

Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques, il est régulièrement affirmé qu’il existerait des accords entre Denis Sassou Nguesso et Frédéric Bintsamou, accords qui feraient d’eux des « partenaires de paix ». Une telle affirmation, lourde de sens pour l’avenir du pays, appelle des éclaircissements légitimes.

Première question :
Quel est le contenu exact de ces accords ? Sont-ils écrits, formalisés, ou relèvent-ils d’arrangements politiques informels ?

Deuxième question :
Ces accords sont-ils réellement favorables à la paix durable au Congo et à son développement, ou ne constituent-ils qu’un mécanisme de gestion conjoncturelle des crises ?

Troisième question :
Pourquoi ces accords refont-ils systématiquement surface à l’approche des échéances électorales ? Relèvent-ils d’une stratégie de stabilisation nationale ou d’un calcul politique circonstanciel ?

Quatrième question :
Ces accords servent-ils l’intérêt général et le peuple congolais dans son ensemble, ou profitent-ils essentiellement aux deux signataires et à leurs cercles respectifs ?

Cinquième question, enfin, essentielle pour la crédibilité du processus démocratique :
Si des élections devaient effectivement avoir lieu — ce dont beaucoup doutent légitimement — comment interpréter la situation dans laquelle un « partenaire de paix », Frédéric Bintsamou, dont la candidature aurait été validée et qui a été reçu par des autorités administratives, se retrouverait face à l’autre « partenaire de paix », Denis Sassou Nguesso ?
Dans un tel scénario, en cas de contestation des résultats, quelle serait l’attitude adoptée ? Et surtout, quelles en seraient les conséquences pour la paix, et sur quels territoires se jouerait à nouveau le risque de confrontation ?

Ces interrogations ne procèdent ni de la polémique ni de la provocation. Elles visent un seul objectif : comprendre jusqu’à quand le Congo continuera à différer son véritable développement, à reporter les réponses structurelles aux attentes sociales, économiques et institutionnelles du peuple congolais.

La paix véritable ne peut reposer sur des accords ambigus, réactivés selon les circonstances politiques. Elle doit s’appuyer sur des institutions fortes, des règles claires et une volonté sincère de servir l’intérêt national.

Plus que jamais, ToPeSA s’impose comme la voie de la restauration de l’État et de la construction d’une union nationale authentique, dans l’esprit de dépassement et de responsabilité qui avait guidé Fulbert Youlou et Jacques Opangault, lorsqu’ils avaient su privilégier la cohésion nationale et l’intérêt supérieur du Congo sur les clivages politiques.

Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
16 janvier 2026 – 19h53

52 ans de division, 42 ans d’échec : ToPeSA pour reconstruire la Nation

52 ans de division, 42 ans d’échec : ToPeSA pour reconstruire la Nation

Ils ont divisé le Congo. ToPeSA le réunifie.
Après plus d’un demi-siècle de divisions savamment entretenues et quarante-deux années d’un pouvoir incapable de rassembler, le Congo paie le prix d’une gouvernance fondée sur la peur, l’exclusion et la fragmentation nationale. La violence mise en scène ne parvient plus à masquer l’échec d’un régime à bout de souffle. Face à cette faillite historique, la Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) s’impose comme l’unique voie crédible pour restaurer l’État, reconstruire la Nation et rétablir une République une et indivisible, au service de tous les Congolais.

ToPeSA pour rétablir la République une et indivisible

Ces derniers temps, notre pays traverse une situation inédite, marquée par une mise en scène délibérée d’une vague de violence inutile. Cette stratégie vise à distraire les Congolais et à masquer l’échec retentissant d’une vision politique fondée sur le mépris du peuple. Les exécutions sommaires attribuées à la DGSP ne sont rien d’autre qu’une opération montée de toutes pièces pour donner l’illusion d’un régime fort, encore maître de la situation.

Mais nul n’est dupe.
Cette fuite en avant, qui déshonore les institutions dites de souveraineté, révèle au contraire l’agonie du régime de Denis Sassou Nguesso.

Face à cette diversion grossière, le camp de l’union nationale doit plus que jamais afficher la cohésion du Congo tout entier. Car cette violence n’a qu’un seul objectif : semer la peur pour retarder l’inévitable. Or le peuple congolais a compris. Il sait désormais que cette démonstration de force n’est qu’une supercherie.

Le peuple a compris que c’est le régime du PCT qui a méthodiquement détruit le socle de l’unité nationale, en libérant les inhibitions les plus dangereuses à travers tout le territoire.
Le peuple a compris que la gouvernance fondée sur l’exclusion a perverti les comportements, jusqu’à banaliser la haine de l’autre.
Le peuple a compris que l’opposition des régions entre elles et la manipulation des identités ethniques constituent l’échec majeur de 52 années de pouvoir du PCT, dont 42 sous Denis Sassou Nguesso.

Voilà le résultat : un tissu national déchiré, alors même que la richesse et la force du Congo résident dans l’union de toutes ses régions et de toutes ses ethnies, œuvrant ensemble pour la prospérité collective.

C’est précisément pour rompre avec cette politique de division que ToPeSA s’impose comme le socle de la restauration de l’État. ToPeSA garantit l’unité des régions, le respect des identités et la fierté retrouvée d’appartenir à une même Nation.

Pour ToPeSA, toutes les ethnies sont le Congo, car aucune ethnie n’est un obstacle à l’avenir du pays.
Pour ToPeSA, toutes les régions sont le Congo, car aucune région n’est un frein au devenir national.

ToPeSA transcende les fractures artificielles pour conduire le peuple congolais à cette vérité fondamentale :

  • La Likouala est le Congo
  • La Sangha est le Congo
  • La Cuvette centrale est le Congo
  • La Cuvette-Ouest est le Congo
  • Les Plateaux sont le Congo
  • Le Pool est le Congo
  • La Lékoumou est le Congo
  • La Bouenza est le Congo
  • Le Niari est le Congo
  • Le Kouilou est le Congo

Chaque département, chaque communauté, chaque citoyen est le Congo.
Car aucune région et aucune ethnie ne sont un obstacle à la construction nationale.

Ensemble, allons vers ToPeSA, pour la restauration de l’État, l’union nationale et l’avènement du Congo nouveau qui nous tend les bras.

Avec force et engagement, notre sagesse congolaise profondément enracinée le proclame avec justesse, sur toute l’étendue du territoire national :
« Le mari de Maman, c’est toujours Papa. »

Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
16 janvier 2026

CONGO : Quand l’armée cesse d’être républicaine, l’État disparaît

CONGO : Quand l’armée cesse d’être républicaine, l’État disparaît

Les images et témoignages diffusés par ceux-là mêmes qui opèrent dans le Pool lèvent le voile sur une vérité longtemps niée : les forces engagées ne relèvent pas d’une armée nationale régulière, mais d’un dispositif paramilitaire agissant hors de tout cadre républicain. Cette dérive, issue du coup d’État du 5 juin 1997 et de ses complicités historiques, explique l’effondrement de la chaîne de commandement, la montée de l’impunité et l’insécurité chronique qui frappe les populations civiles. Face à cette faillite de l’État, la Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) s’impose désormais comme la seule voie crédible pour restaurer l’autorité républicaine, garantir la sécurité des Congolais et refonder la Nation dans l’unité et sans esprit de revanche.

Sur la nature réelle des forces armées engagées dans l’insécurité du pays et les responsabilités historiques

Lorsque des individus envoyés dans la région du Pool reconnaissent eux-mêmes — à travers des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, où ils vont jusqu’à revendiquer leurs œuvres criminelles — ne pas être des bérets noirs, donc ne pas appartenir à une unité militaire régulière, une vérité éclate au grand jour. Celle que je dénonce depuis longtemps : au Congo, ce qui est présenté comme une armée nationale fonctionne en réalité comme une milice.

Les FDP-FDU, placées sous l’autorité du commandant en chef, le général des armées Denis Sassou Nguesso, n’apparaissent plus comme une force républicaine structurée, soumise à des règles et à une discipline institutionnelles, mais comme un dispositif paramilitaire opérant en dehors des normes militaires classiques. Cette dérive explique pourquoi ces forces peuvent être assimilées à des mercenaires, au service d’un pouvoir politique et non de la Nation.

Dans ce contexte, le silence assourdissant des prétendues « forces de souveraineté » face aux crimes imputés à la DGSP n’a rien d’étonnant. Cette dernière s’arroge désormais des prérogatives qui relèvent normalement du champ politique et du commandement militaire régulier des FAC. Cette confusion délibérée des rôles, entretenue au sommet de l’État, illustre l’effondrement de la chaîne républicaine de commandement et la disparition de toute séparation claire des responsabilités.

Ainsi, l’escroquerie politique et institutionnelle du 5 juin 1997 se dévoile aujourd’hui sans fard. Ce coup d’État n’a pas seulement interrompu un processus démocratique ; il a engendré un système sécuritaire dévoyé, fondé sur la violence, l’impunité et la peur, au détriment des populations civiles.

Dès lors, une question fondamentale s’impose : la France, qui a soutenu ce coup d’État, avait-elle conscience qu’il ouvrirait la voie à une telle dérive criminelle de l’appareil sécuritaire congolais ?

Face à cette réalité, l’heure n’est plus au déni ni à la résignation. Le Congo ne pourra se relever tant que l’État restera confisqué par des forces qui n’obéissent ni à la loi, ni à la Nation, mais à des intérêts particuliers. Restaurer l’État, c’est d’abord restaurer son autorité légitime, sa chaîne de commandement républicaine et la confiance entre les citoyens et les institutions.

C’est précisément le sens de la Transition Politique Structurelle Apaisée. ToPeSA n’est ni une manœuvre politique de plus : c’est une exigence historique, une nécessité vitale pour sortir le pays de l’impasse, refonder la République et garantir enfin la sécurité des Congolais et de leurs biens, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

J’en appelle à la responsabilité de chaque Congolaise et de chaque Congolais, en particulier à la jeunesse, longtemps sacrifiée mais toujours debout. L’avenir ne se construira ni dans la peur, ni dans la vengeance, mais dans l’unité nationale, la justice et la vérité.

ToPeSA sera une transition sans chasse aux sorcières ni règlements de comptes, car le Congo nouveau ne se bâtira pas contre les Congolais, mais avec eux.

Car si nous ne prenons pas en main notre destin aujourd’hui, qui le fera à notre place ?

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
15 janvier 2026

FORCES DE SOUVERAINETÉ | Armée, Gendarmerie et Police : le serment se fait sous le drapeau national

FORCES DE SOUVERAINETÉ | Armée, Gendarmerie et Police : le serment se fait sous le drapeau national

À la suite de son interrogation publique sur l’existence réelle des forces de souveraineté au Congo, Modeste Boukadia ouvre une réflexion de fond sur le sens du serment républicain, le rôle de la Police, de la Gendarmerie et de l’Armée, et la nécessité urgente de refonder des institutions de sécurité au service exclusif de la Nation, du droit et du peuple congolais.

À la suite de l’interrogation que j’ai exprimée publiquement le 13 janvier 2026« Y a-t-il encore des forces de souveraineté au Congo ? » — j’ai choisi de me tourner vers celles et ceux qui, hier, ont exercé de hautes responsabilités au sein de la Police congolaise, jusqu’à en faire une institution respectée, crédible et au service de la République.

Il est désormais impératif de penser l’avenir, de réfléchir lucidement à ce que doit être demain cette institution essentielle, auxiliaire de la justice par le droit. La Police ne se fonde ni sur la peur ni sur la brutalité. Elle repose sur trois piliers indissociables : la science, le droit et la légalité. C’est à cette condition que la sécurité de la population peut être assurée de manière impartiale, professionnelle et républicaine.

C’est dans cet esprit que je partage ici l’expertise reçue ce jour, 14 janvier 2026, de l’un de ces grands serviteurs de l’État, ancien officier de la Police nationale, dont je tais volontairement le nom, mais que beaucoup sauront reconnaître. Son témoignage et son analyse constituent une contribution précieuse au débat sur la refondation de nos institutions de sécurité.

Après la formation commune de base, et lors du port des grades au sein de la Force publique — Armée, Gendarmerie et Police — le serment se prête sous le drapeau national. Ce moment solennel incarne l’engagement suprême : servir la Nation, et non un régime ou un homme.
La Constitution elle-même reconnaît le droit — et parfois le devoir — de désobéir à des ordres manifestement contraires à l’unité nationale et à l’intérêt supérieur du peuple. Une armée, une police ou une gendarmerie qui renonce à ce serment cesse d’être une force républicaine et se transforme en milice.

Lorsque, parallèlement, le Parlement ne parvient plus à assurer le contrôle de l’action gouvernementale et le bon fonctionnement des institutions, le pays bascule vers un régime tyrannique. Dans de telles circonstances, la Force publique devrait rester le dernier rempart, la digue républicaine lorsque tout vacille.

Par essence, la Police est auxiliaire de la justice. C’est pourquoi la formation en droit, en techniques scientifiques d’enquête et en gestion républicaine de l’ordre public est fondamentale. Elle doit primer sur une logique de militarisation excessive et de formation exclusivement commando. Certes, face aux menaces terroristes, des unités spécialisées sont nécessaires. Mais elles ne sauraient définir à elles seules l’identité d’une Police nationale.

Une Police digne de ce nom est un bouclier pour la paix, pour les droits et les libertés des citoyens. Les commissaires de police sont les collaborateurs directs des procureurs de la République, et l’évolution de leur carrière dépend aussi de cette relation institutionnelle.
Dès lors, une question centrale s’impose : la Police congolaise est-elle encore un instrument de paix, ou est-elle devenue complice de la tyrannie ?

Les éléments apportés par le Colonel constituent une base solide pour repenser non seulement la Police, mais également les Forces armées et la Gendarmerie. Il insiste notamment sur la nécessité de former les futurs policiers aux méthodes scientifiques de recherche de la preuve, à la vérification de la légalité des ordres reçus, afin qu’ils puissent exercer sereinement leur mission première : la sécurité de la population.

Il est tout aussi essentiel d’éviter une Police élitiste ou régionalisée. Elle doit être ouverte à toutes les catégories sociales et à toutes les régions du Congo, afin de renforcer le sentiment d’appartenance nationale chez les futurs policiers, militaires et gendarmes.

Le serment prêté sous le drapeau national doit permettre aux policiers, gendarmes et soldats de retrouver confiance, dignité et sérénité dans l’exercice de leurs missions régaliennes, sans jamais être contraints, explicitement ou implicitement, de se mettre au service de tel ou tel homme politique, mais uniquement au service de la République et des citoyens congolais.

Je remercie sincèrement le Colonel qui a accepté de répondre à cette interrogation. J’espère que beaucoup d’autres le feront. Il s’agit d’une œuvre collective, à laquelle je contribue comme élément de centralisation, centre d’union de qui est épars et de synthèse, au service du Congo et dans l’intérêt supérieur du peuple congolais.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA, pour la restauration de l’État et l’union nationale
14 janvier 2026

Y a-t-il encore des forces de souveraineté au Congo ?

Y a-t-il encore des forces de souveraineté au Congo ?

Depuis les opérations répressives menées par la DGSP jusqu’aux actions en cours dans la région du Pool, notamment à Mindouli, désormais étendues à Bouansa dans la Bouenza, une question fondamentale s’impose : les Forces armées, la gendarmerie et la police protègent-elles encore le peuple et la Nation, ou servent-elles un pouvoir aux abois ? À travers cette analyse politique et républicaine, le CDRC alerte sur la dérive sécuritaire, les risques graves pour la paix civile et réaffirme son soutien au peuple congolais dans sa volonté de changement, de restauration de l’État et d’unité nationale à travers ToPeSA.

Y a-t-il encore, au Congo, de véritables forces de souveraineté — Forces armées, Gendarmerie, Police — chargées de protéger le peuple et le territoire ?
Ou bien ces institutions ont-elles définitivement renoncé à leur mission républicaine pour devenir des instruments de répression au service d’un pouvoir en déclin ?

Ce que nous observons aujourd’hui, depuis les opérations dites « Zéro Kulunas » ou « Bébés noirs » conduites par la DGSP, jusqu’à l’opération manifestement ourdie depuis le PCA d’Oyo, devenu de fait une autre capitale du Congo — mais de quel Congo parle-t-on ? — et actuellement déployée dans la région du Pool, notamment autour de Mindouli et qui s’étendent à Bouansa, constitue une honte nationale.
Ces agissements font la risée d’institutions militaires et de sécurité qui, par leurs actes, ne méritent plus ni respect ni honneur.

Derrière l’uniforme qu’elles portent, ces prétendues forces de souveraineté ne défendent ni la République ni la Nation. Elles semblent, au contraire, tétanisées par un passé entaché du sang des innocents, un passé qui les empêche aujourd’hui d’agir pour secourir le peuple congolais et préserver la paix civile.

La DGSP, et l’ensemble de son commandement, par leur brutalité assumée et leur intrusion grossière dans l’espace politique, ne donnent aucun signe de force. Ils exposent au contraire les symptômes d’un régime aux abois, paniqué par sa propre fin.
Les opérations menées contre les populations civiles du Pool, si l’on n’y prend garde, portent les germes de crimes à caractère ethnique, révélateurs de la peur d’un mentor politique humilié lors du dernier congrès du PCT, où son fils n’a pas été élu Secrétaire général du parti.

La DGSP cherche-t-elle à se racheter de son incapacité à empêcher le colloque de la véritable opposition du 15 décembre 2025 ?
Ou bien tente-t-elle de rassurer celui dont elle assure la sécurité personnelle, en créant délibérément une situation explosive, susceptible de dégénérer en crise insurrectionnelle ?

En s’immisçant ainsi dans le jeu politique et en provoquant une situation conflictuelle dans le Pool, la DGSP engage le pays dans une fuite en avant irresponsable, aux conséquences incalculables pour la paix civile et l’unité nationale.

Le peuple congolais doit ouvrir les yeux et retenir les noms de celles et ceux qui assassinent la République et violent la dignité humaine. Comme cela a été rappelé à d’autres peuples confrontés à la tyrannie :

« Gardez les noms des assassins et des tortionnaires. Ils paieront le prix lourd. »

L’Histoire est patiente, mais elle est implacable.
C’est exactement ce qui attend tous ceux des forces dites de souveraineté qui, par leur silence et leur attentisme, se rendent complices des exactions de la DGSP.

Quant à nous, nous faisons un choix clair : celui du Peuple congolais, qui a exprimé sa volonté de changement à travers ToPeSA, pour la restauration de l’État, la réconciliation nationale et l’union du Congo.

Modeste Boukadia
Président du CDRC
Une Nation Pour Tous
13 janvier 2026

QUESTION AU GÉNÉRAL SERGE OBOA, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA DGSP

QUESTION AU GÉNÉRAL SERGE OBOA, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA DGSP

Les ressortissants du Pool sont-ils des citoyens congolais à part entière, ou bien des étrangers installés sur cette terre pour subir un tel régime de violence, d’humiliations et d’insultes proférées jusque sur les morts ?

Quels sont donc les critères de recrutement au sein de la DGSP ?

Comment expliquer que des propos tels que :
« Nous allons tous vous finir »,
soient tenus dans une langue qui n’est pas celle majoritairement utilisée dans cette zone, présentée pourtant comme « langue nationale », et adressés à une population ciblée ?

Ce type de discours, combiné aux actes observés, ne relève plus de simples dérives individuelles.
Il s’agit du début d’une systématisation :

  • désignation d’un groupe,
  • déshumanisation,
  • violence assumée,
  • profanation des morts.

Dans le droit international, cela porte un nom : crime à caractère ethnique, prélude possible au génocide.

Je rappelle un fait précis.
Lorsque j’avais publiquement dénoncé les violences infligées à une femme Kuyu battue dans la forêt par un ressortissant Mbossi, j’avais été violemment pris à partie par cette réponse glaçante :
« Les affaires du Nord ne vous concernent pas, occupez-vous de vos problèmes. »

En tant que responsable politique, j’en avais tiré une conclusion simple et grave :
👉 le Nord ne se considérait donc plus comme faisant partie de la même République.

Dès lors, une question fondamentale s’impose :
si le Nord ne se reconnaît pas dans la République une et indivisible, au nom de quoi ses forces armées viennent-elles assassiner, sans retenue ni justification, les ressortissants du Sud ?

On ne peut pas proclamer l’unité nationale le jour
et pratiquer la violence sélective la nuit.

Ce double discours met la République en péril, fracture la Nation et engage la responsabilité directe de la chaîne de commandement.


Modeste BOUKADIA
Président du CDRC
« Une Nation Pour Tous »

Lundi 12 janvier 2026 – 06h39

COMMUNIQUÉ DE PRESSE OFFICIEL DU CDRC | Le CDRC appelle à la paix et met en garde contre toute violence

COMMUNIQUÉ DE PRESSE OFFICIEL DU CDRC | Le CDRC appelle à la paix et met en garde contre toute violence

Dans mon mot de ce dimanche, j’ai déclaré ceci :

« Dès lors, rien ne saurait justifier la création d’incidents susceptibles d’entraîner des pertes en vies humaines — car même une seule vie perdue serait déjà une vie de trop — sous le prétexte d’évoquer un report de l’élection présidentielle de mars 2026. »

Le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) tient à réaffirmer avec force que la paix, la tranquillité publique et la stabilité nationale doivent demeurer des principes non négociables dans cette période décisive pour l’avenir de notre pays.

À ce titre, j’interpelle solennellement le général Serge OBOA, directeur général de la DGSP, afin que son supérieur hiérarchique, Denis Sassou Nguesso, se souvienne des paroles du Fils de la Vierge Marie, Jésus-Christ, fondateur du christianisme :

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. »

Le CDRC condamne fermement toute tentative d’incidents volontaires, préparés de longue date, visant à précipiter le Congo dans la violence, le chaos ou le deuil national.

Qu’il soit clairement établi que toute dérive violente engage directement la responsabilité politique et morale de Denis Sassou Nguesso.

Le Congo n’a nullement besoin de troubles pour justifier une annulation ou un report de l’élection présidentielle de mars 2026.
Le Congo a besoin de paix.
Le Congo a besoin de tranquillité.

La ToPeSA demeure la seule voie crédible pour :

  • la restauration de l’État,
  • l’union nationale,
  • et le développement durable du Congo.

Le CDRC appelle l’ensemble des forces politiques, institutionnelles et sécuritaires à faire preuve de retenue, de responsabilité et de patriotisme, afin de préserver la vie humaine et l’intérêt supérieur de la Nation.


Pour le CDRC
Modeste BOUKADIA
Président du CDRC
« Une Nation Pour Tous »

Dimanche 11 janvier 2026 – 15h19 (heure de Paris)