Denis Sassou Nguesso humilié par le FMI cherche du côté d’Abu Dhabi

Denis Sassou Nguesso humilié par le FMI cherche du côté d’Abu Dhabi

Chacun sait que Denis Sassou Nguesso avait été humilié par le Fonds Monétaire International en ne lui accordant qu’un tout petit 43 millions de dollars US pour conduire le Congo vers l’émergence !
En France, les choses sont plus corsées que prévu alors il a pris la direction d’Abu Dhabi pour tenter de solliciter les pays du Golfe… Mais là aussi, la situation semble difficile à dénouer. Quand on dit que c’est le rat qui brûle et non uniquement les poils, on ne vous croit pas !

Avec la guerre commerciale généralisée lancée par les États-Unis d’Amérique pour affirmer son leadership mondial, les USA ont les yeux partout pour savoir qui met la main à la poche pour aider tel ou tel dictateur. Le président américain a fait saisir tous les biens mal acquis aux États-Unis par les dictateurs. L’Europe ne sera pas en reste très bientôt notamment avec cette guerre commerciale qui va mettre à rude épreuve les budgets des États européens.

Quand le mensonge sert de stratégie politique

Que faire ? Au Congo, on a tenté de faire un remake de 2009 en mentant que la population aime son Timonier. Et pourtant, le Timonier s’est rendu à Nkayi et non dans les contrées d’Oyo pour voir s’il était encore populaire. En réalité, il y était pour consulter les devins et autres féticheurs pour lui assurer l’invisibilité afin que la justice française ne voie que du feu !

Le silence de Sassou : acquiescement ou surprise ?

Dès lors, une question s’impose : Denis Sassou Nguesso est-il réellement un chef, un Kani, c’est-à-dire celui qui protège, qui arbitre, qui veille à l’équilibre du village ?
Son neveu, Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial à la sécurité, lui aurait déclaré sans détour : « Oncle, je suis allé brûler le Pool, et le ciel n’est pas tombé. »
Face à cette déclaration glaçante, Sassou Nguesso est resté silencieux. Était-ce un silence de sidération ou un silence d’approbation ? Lui seul connaît la réponse.
Mais dans la tradition républicaine comme dans la sagesse populaire, le silence a un sens :

« Qui ne dit mot consent. » Et dans ce cas précis, le silence du Kani face à une telle exaction résonne comme une forme d’acquiescement, lourd de conséquences.

Les contradictions autour de la région du Pool

Dans toute société organisée, qu’il s’agisse d’un village ou d’une République, le rôle du chef est clair : préserver l’ordre, sanctionner les dérives, et garantir la cohésion de la communauté. Lorsqu’un proche bafoue ces principes au point de menacer la paix civile, le devoir d’un dirigeant est de réagir avec responsabilité.
Dès lors, une interrogation fondamentale s’impose : la région du Pool fait-elle pleinement partie de la République du Congo ?
Cette question interpelle directement Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale et figure influente du Parti congolais du travail (PCT), surtout après les déclarations d’un de ses partisans, diffusées reprise dans une vidéo publique.
On y entend notamment :

« Considérons que Denis Sassou Nguesso est le seul et unique dirigeant qui, dans la paix des cœurs et la tranquillité des esprits, va électrifier le Pool en général et les pays de Mpangala en particulier. Nous, populations du district de Kindamba, demandons et exigeons que le président Denis Sassou Nguesso se porte candidat à l’élection présidentielle de mars 2026. La population de Kindamba est derrière le président et le soutiendra à 100 %. » (source : vidéo de M. Elvis Karel Kakou)

Deux contradictions majeures

Deux contradictions majeures émergent de cette situation :

  • Si le Pool est une région à part entière de la République du Congo, comment expliquer qu’un haut responsable de l’État, Jean-Dominique Okemba — conseiller spécial à la sécurité du président et secrétaire général du Conseil national de sécurité — ait pu y mener une opération d’une telle brutalité, allant jusqu’à affirmer : « Nous avons brûlé le Pool, et le ciel n’est pas tombé » ?
  • Et si, à l’inverse, le Pool ne faisait pas réellement partie intégrante du territoire national, pourquoi des responsables politiques comme Isidore Mvouba appellent-ils les populations de cette même région — et notamment celles de Mpangala — à voter à 100 % pour un président qui a sciemment ordonné qu’on raye leur territoire de la carte « puisque le ciel ne tomberait pas » ?

Ces contradictions sont d’autant plus troublantes qu’elles s’inscrivent dans un climat où le président Sassou Nguesso lui-même n’hésite pas à confier à ses visiteurs :

« La France ne peut pas me chasser, car ce que je fais, c’est la France qui me le demande. »
Une déclaration confirmée par l’un de ses proches, qui affirmait sur la chaîne LCI en 2005 :
« On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts. »
Des propos jamais officiellement démentis par les autorités françaises.

A moins que le mandat d’amener délivré par le juge Serge Tournaire qui vise Madame Antoinette Sassou Nguesso soit un début de réponse…

Repenser la République et la reconstruction nationale

En vérité, s’il doit y avoir une véritable consultation populaire, ce ne peut être qu’un référendum pour savoir qui souhaite encore appartenir à cette République. Car il est difficile de reconnaître Denis Sassou Nguesso — et ceux qui ont osé « brûler le Pool » — comme étant les représentants légitimes d’une République qui, en principe, inclut justement cette région dans son intégrité territoriale.

Lorsque j’ai proposé la tenue d’une Conférence internationale, c’était pour que toutes ces dérives soient mises sur la table.
Quand j’ai appelé à une Table ronde nationale, c’était pour tenter d’amorcer une sortie de crise constructive.
Lorsque j’ai évoqué un Compromis politique historique, c’était dans l’espoir de préserver ce qu’il reste d’unité dans ce pays fragmenté.
Mais à chaque fois, ces initiatives ont été rejetées avec mépris.

Dès lors, une question fondamentale s’impose : comment construire une union nationale si l’on refuse de reconnaître qui veut sincèrement appartenir à cette République ?
Notre vision, quant à elle, repose sur un principe clair : la désimmigration, autrement dit, le retour organisé, sécurisé et valorisé des compétences issues de la diaspora vers la terre natale.
Ce retour doit s’accompagner d’une complémentarité intelligente entre les savoirs acquis à l’étranger et les savoir-faire présents sur le territoire. L’objectif est simple mais fondamental : bâtir une base solide, inclusive et pacifiée, condition indispensable à tout redressement durable.
Et pour cela, les jeunes et les femmes doivent être placés au centre du projet, car ils sont les véritables catalyseurs de ce nouveau départ.

L’avenir du Congo face à la guerre commerciale mondiale

Dans ce contexte de guerre commerciale mondiale, où chaque nation tente de sécuriser ses intérêts vitaux, pouvons-nous vraiment nous permettre la division, l’éparpillement, ou le repli ?
Ou devons-nous, au contraire, rester unis au sein d’une République refondée, pour bâtir ensemble un marché intérieur robuste, soutenu par une décentralisation administrative et financière effective, afin de redonner aux régions leur pleine capacité d’action et de développement ?

C’est là l’unique voie possible pour sortir durablement de l’impasse.


Modeste Boukadia
Le 5 avril 2025

Le règne de la peur : Sassou Nguesso s’en prend aux Français après la mise en cause de son épouse

Sur les Biens Mal Acquis, Denis Sassou Nguesso s’en prend aux « gauchistes »…

Denis Sassou Nguesso, après avoir menacé un juge français, s’en prend aux expatriés français du Congo !

Un tournant politique marqué par la peur

« Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, n’a pas apprécié que le juge parisien Serge Tournaire délivre un mandat d’amener contre son épouse, Antoinette, mise en cause dans une enquête sur des biens mal acquis. Il vient d’adresser au magistrat une lettre pleine de menaces à peine voilées contre les Français expatriés au Congo. » (Le Canard enchaîné du 26 mars 2025.)

Pendant des années, Denis Sassou Nguesso a méprisé toute idée de solution politique pour le Congo, rejetant la Conférence Internationale, la Table ronde ou encore le Compromis politique historique. Cyniquement, il affirmait : « La France ne peut pas me chasser ! », convaincu que son pouvoir était indéboulonnable.

Mais depuis que son épouse fait l’objet d’un mandat d’amener émis par le juge français Serge Tournaire, il change de ton et menace ouvertement la France. Lui qui proclamait fièrement : « Ce que je fais, c’est la France qui me le demande », se retourne aujourd’hui contre elle, accusant une supposée cabale dirigée par des « gauchistes ».

Les vraies questions qu’il devrait se poser

Plutôt que de se poser en victime, il ferait mieux de s’interroger : est-on obligé, en tant que chef d’État africain, d’acheter des biens à l’étranger en dépouillant son peuple ?

Ironie du sort, ceux qui arborent fièrement le drapeau rouge de la République Populaire du Congo et scandent « Vive la révolution ! Tout pour le peuple et rien que pour le peuple ! », ce sont bien lui et son parti, le PCT. Les vrais « gauchistes », ce sont eux.

Non, Denis Sassou Nguesso, ce n’est pas une cabale. C’est simplement la justice qui fait son travail.

Un passé politique marqué par la violence et la corruption

Il accuse la France d’acharnement, mais c’est bien cette même France dont il se vantait autrefois d’être l’exécutant. Que lui avait-elle donc demandé de faire ?

  • Assassiner le président Marien Ngouabi, dont il était ministre de la Défense, puis créer le CMP pour éliminer tous les témoins gênants.
  • Assassiner le Cardinal Émile Biayenda et l’enterrer comme un vulgaire gangster.
  • Faire disparaître l’ancien président Alphonse Massamba-Débat, dont la famille ignore toujours le sort.
  • Exécuter « au petit matin » des innocents sous prétexte de justice, avec la complicité d’avocats corrompus.
  • Organiser la « semaine rouge » et en faire porter la responsabilité à Joachim Yhombi-Opango, « pour se faire oublier » et pour mieux reprendre le pouvoir.
  • Détruire la démocratie le 5 juin 1997 en renversant le président élu Pascal Lissouba, provoquant la mort de 750 000 Congolais.
  • Être responsable des disparitions et des massacres : 353 jeunes disparus au Beach, 350 familles enterrées à Kimaza, et bien d’autres charniers.
  • Emprisonner les cadres du CDRC, un bébé de 8 mois, le général Mokoko et André Okombi Salissa.
  • Assassiner ses opposants, comme Guy Brice Parfait Kolélas.
  • Gérer l’économie avec de la fausse monnaie et instaurer un tribalisme exacerbé comme mode de gouvernance.
  • Diviser la nation avec des slogans haineux comme « Bakongo ba bomi Marien ».

C’est cela, la réalité de son règne.

Le monde change, la justice avance

La France, elle, avance. Quand elle ferme les yeux, elle enquête. Quand elle les ouvre, elle frappe. Ses intérêts priment toujours sur les arrangements de coulisses noués dans des résidences isolées comme Ngolodoua.

Le monde change. La France change. Si elle a pu condamner Alain Bauer, un ancien grand maître du GODF, un ancien chef du renseignement intérieur et même un ex-président comme Nicolas Sarkozy, elle ne tremblera pas devant Denis Sassou Nguesso.

Ce n’est pas une cabale. C’est la justice.

NON au dernier mandat de Denis Sassou Nguesso

C’est pourquoi, avec le peuple congolais, nous disons NON AU DERNIER MANDAT que veulent lui offrir Martin Mberi et Isidore Mvouba.

Pour la résilience du Congo et la reformulation des relations avec la France, Denis Sassou Nguesso doit partir. L’heure du dialogue avec lui est révolue.

Cette fois-ci, comme on l’a dit à Paris : « Il faut le virer. » Pour que les intérêts de la France et de l’Occident soient préservés en Afrique centrale, et surtout pour que le Congo retrouve sa dignité.

Un avenir fondé sur la justice et le développement

Le peuple congolais, souverain, veut :

  • Une transition politique apaisée pour reconstruire l’unité nationale.
  • Des partenariats d’investissement pour créer des emplois et développer l’économie.
  • Des infrastructures modernes pour entrer dans l’ère du développement durable.
  • La révision du procès de Marien Ngouabi pour réhabiliter son nom et permettre un deuil collectif.
  • Un procès pour établir la vérité sur l’assassinat du Cardinal Émile Biayenda.
  • Une enquête sur la disparition du président Alphonse Massamba-Débat.
  • Une enquête sur les pratiques de la Fondation Congo-Assistance et de la Fondation Congolaise sur la Recherche Médicale concernant les essais cliniques sur des prisonniers.
  • La justice et la vérité comme fondements d’un avenir de paix.

Modeste Boukadia – Le 30 mars 2025 – Mis à jour le 21/03/25 – 09:04

L’Esclavage Volontaire des Congolais sous le Régime de Denis Sassou Nguesso : Une Analyse

L’Esclavage Volontaire des Congolais sous le Régime de Denis Sassou Nguesso : Une Analyse

Le concept d’esclavage volontaire, théorisé par Étienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, décrit une situation où un peuple, bien que numériquement supérieur à son oppresseur, accepte sa domination et participe même à son maintien. Cette analyse trouve un écho troublant dans la réalité du Congo-Brazzaville sous Denis Sassou Nguesso. Depuis des décennies, une partie des Congolais continue de soutenir, justifier ou ignorer la tyrannie qui les opprime. Comment expliquer cet attachement paradoxal à un régime qui appauvrit, réprime et prive de libertés fondamentales ?

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1. L’Institutionnalisation de la Peur et du Paternalisme

L’un des piliers de l’esclavage volontaire est la peur comme outil de contrôle. Depuis son retour au pouvoir en 1997, Denis Sassou Nguesso a structuré un État où la répression est omniprésente :

            • Les services de renseignement et la police surveillent et intimident les opposants.

            • Les arrestations arbitraires et exécutions extrajudiciaires rappellent aux citoyens qu’il est dangereux de remettre en question le pouvoir.

            • Les massacres et guerres civiles orchestrées par le régime ont créé un traumatisme collectif, où la population préfère l’immobilisme à l’affrontement.

En parallèle, Sassou Nguesso s’est érigé en “père de la nation”, utilisant la propagande pour faire croire qu’il est le seul garant de la paix et de l’unité nationale. Cette stratégie infantilise le peuple, qui devient dépendant du pouvoir, même dans sa propre oppression.

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2. La Corruption et l’Achat des Consciences : Le Syndrome du “Petit Intérêt”

L’un des aspects majeurs de l’esclavage volontaire au Congo est la participation active d’une partie de la population à son propre asservissement en échange de privilèges minimes. Ce phénomène repose sur trois dynamiques :

            • Clientélisme et népotisme : L’État fonctionne comme un réseau de faveurs. Ceux qui soutiennent le régime peuvent espérer un emploi, une promotion ou un contrat, tandis que les opposants sont écartés.

            • Corruption quotidienne : La misère pousse les citoyens à accepter le système en place, car il offre des opportunités de survie (pots-de-vin, détournements, petits privilèges).

            • “Mieux vaut lui que le chaos” : Certains soutiennent Sassou Nguesso non pas par adhésion, mais par résignation, croyant qu’un changement de régime mènerait à l’anarchie.

Ainsi, un peuple appauvri, privé d’éducation et dépendant économiquement du régime, devient son propre gardien, dénonçant les contestataires et contribuant à l’éternisation du pouvoir.

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3. La Normalisation de la Souffrance : Une Culture de la Résignation

La propagande du régime a réussi à ancrer dans les esprits que la pauvreté et l’injustice sont inévitables, voire naturelles. Des expressions comme “on va faire comment ?” ou “c’est comme ça le Congo” traduisent une acceptation fataliste de la misère et de la dictature.

De plus, l’absence de révolte généralisée est entretenue par :

            • L’abrutissement collectif : Une éducation défaillante et des médias contrôlés empêchent le développement d’un esprit critique.

            • Le tribalisme politique : Plutôt que de s’unir pour un changement, les Congolais sont divisés en factions ethniques qui s’affrontent, affaiblissant toute contestation collective.

            • La fuite plutôt que la lutte : Face à l’oppression, de nombreux Congolais préfèrent l’exil à l’engagement politique, vidant le pays de ses forces vives.

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4. Comment Rompre avec l’Esclavage Volontaire ?

Pour mettre fin à cette servitude auto-imposée, plusieurs leviers sont nécessaires :

            • Prise de conscience collective : Comprendre que Sassou Nguesso n’a de pouvoir que parce que le peuple le lui permet.

            • Révolution culturelle et éducative : Un peuple informé et formé est plus difficile à manipuler.

            • Désobéissance civile massive : Refuser de collaborer avec le régime, boycotter ses institutions, et briser le cercle vicieux du clientélisme.

            • Unification des forces opposées : Au-delà des clivages ethniques et partisans, une opposition forte et structurée doit émerger.

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Conclusion : De la Servitude à la Libération

Le régime de Denis Sassou Nguesso ne tient pas uniquement par la force, mais aussi grâce à la complicité passive et active d’une partie du peuple congolais. L’esclavage volontaire est un phénomène insidieux, car il repose sur la peur, la corruption et l’acceptation de la souffrance comme norme. Cependant, l’histoire montre que tout pouvoir repose sur l’obéissance des masses. Si les Congolais cessent de nourrir ce système, il s’effondrera de lui-même.

Le choix appartient au peuple : continuer à vivre sous le joug du tyran ou briser ses chaînes et reconquérir sa liberté.

Tom Melvin BAIKI – Le 25 mars 2025 / Publié sur le site le 27/03/2025

Congo : Les raisons incontestables pour écarter toute idée d’un dernier mandat de Denis Sassou Nguesso

Les raisons incontestables pour écarter toute idée d’un dernier mandat de Denis Sassou Nguesso

1. Échec sur le plan politique : une démocratie confisquée

Absence d’alternance et maintien au pouvoir par la force

            • DSN a manipulé la Constitution à plusieurs reprises pour rester au pouvoir, notamment en 2015, lorsqu’il a fait sauter la limite d’âge et le nombre de mandats.

            • Les élections sous son régime sont largement contestées et marquées par la fraude, l’intimidation et la répression de l’opposition.

            • La concentration du pouvoir dans ses mains empêche l’émergence de nouvelles figures politiques et bloque tout espoir d’alternance démocratique.

Répression de l’opposition et des libertés

            • Les opposants politiques sont systématiquement arrêtés, emprisonnés ou forcés à l’exil.

            • La liberté de la presse est étouffée, et les médias d’État servent uniquement la propagande du régime.

            • Les manifestations sont violemment réprimées, comme lors des protestations contre le référendum constitutionnel de 2015.

Corruption et népotisme

            • DSN a mis en place un système de gouvernance basé sur le clientélisme et la corruption, où l’accès aux ressources de l’État est réservé à une élite proche du pouvoir.

            • Sa famille contrôle des secteurs clés de l’économie, avec plusieurs scandales révélés par des enquêtes internationales sur le détournement de fonds publics.

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2. Échec économique : une richesse mal exploitée

Dépendance au pétrole et mauvaise gestion des ressources

            • Le Congo-Brazzaville est l’un des pays les plus riches en pétrole d’Afrique centrale, mais la population ne bénéficie pas de cette manne.

            • Les revenus pétroliers sont mal gérés, souvent détournés, et n’ont pas servi à diversifier l’économie.

            • La dette publique a explosé, atteignant des niveaux insoutenables, en raison d’une gestion opaque et irresponsable.

Chômage massif et pauvreté persistante

            • Malgré les ressources naturelles, le chômage touche une grande partie de la population, notamment les jeunes.

            • Les petites entreprises et les entrepreneurs locaux manquent de soutien, freinant la création d’emplois.

            • La pauvreté reste endémique, avec une grande partie de la population vivant dans des conditions précaires sans accès à des services de base.

Infrastructures sous-développées et services publics défaillants

            • Les routes, les écoles et les hôpitaux sont en mauvais état malgré les milliards de dollars générés par le pétrole.

            • L’électricité et l’eau potable restent un luxe dans plusieurs régions du pays.

            • L’accès à l’éducation et aux soins de santé est extrêmement limité, en raison d’un sous-investissement chronique dans ces secteurs.

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3. Échec social : un pays inégalitaire et fragilisé

Accroissement des inégalités

            • Une minorité proche du pouvoir s’enrichit tandis que la majorité de la population vit dans la précarité.

            • L’écart entre les zones urbaines et rurales est énorme, avec des villages entiers sans accès aux infrastructures de base.

Manque de perspectives pour la jeunesse

            • Les jeunes sont abandonnés par l’État, avec peu d’opportunités d’éducation et d’emploi.

            • Beaucoup sont contraints à l’exil ou plongés dans la délinquance par manque d’alternatives.

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4. Échec environnemental : destruction des ressources naturelles

Mauvaise gestion des forêts et de l’écosystème

            • Le pays subit une déforestation massive due à l’exploitation illégale du bois et à l’absence de politiques environnementales efficaces.

            • Les ressources en eau sont polluées par les industries pétrolières et minières, mettant en danger la santé des populations.

Inaction face aux défis climatiques

            • Aucune politique sérieuse n’a été mise en place pour lutter contre les effets du changement climatique, alors que le Congo possède l’un des plus grands bassins forestiers du monde.

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Conclusion : un bilan largement négatif

La longévité de Denis Sassou Nguesso au pouvoir ne s’est pas traduite par une amélioration des conditions de vie des Congolais. Au contraire, son régime est marqué par la répression, la corruption, la mauvaise gestion des ressources et un manque flagrant de vision pour l’avenir du pays.

Son échec est total : ni sur le plan politique, ni sur le plan économique, ni sur le plan social, il n’a réussi à transformer le Congo-Brazzaville en une nation prospère et équitable.

Soutenir une nouvelle candidature de Denis Sassou Nguesso reviendrait à prolonger un système qui a déjà montré ses limites et à condamner le pays à une stagnation prolongée.

Tom Melvin BAIKI – Le 25 mars 2025 – publié le 27/03/2025

L’union nationale est la voie, le nouveau Congo arrive

Modeste Boukadia sur TLR-TV le 26 mars 2025 :

Trop de peurs, de souffrances et de fatalités infligées au peuple congolais ! L’intérêt de la France, de l’Europe et des USA est de le comprendre. Le Congo ne sera pas Haïti. L’union nationale est la voie, le nouveau Congo arrive.

Panique au sommet de l’État : la justice française rattrape le clan Sassou

Denis Sassou Nguesso tente, en vain, d’intimider le juge Serge Tournaire, mais le mandat d’amener visant Antoinette Sassou Nguesso demeure et doit être exécuté.

Le média de propagande du régime, Action Denis Sassou Nguesso, prétend que cette information serait une « fake news » fabriquée par Modeste Boukadia. Quel chef d’État digne de ce nom menace un juge pour une prétendue fake news ? (Le Canard Enchaîné).

Autre absurdité : depuis quand un Premier ministre se croit-il obligé de justifier, via Jeune Afrique, que : « Antoinette Sassou Nguesso n’a enfreint aucune loi, au Congo ou à l’étranger » ?

À Anatole Collinet Makosso :

En 2016, la Fondation Congo-Assistance, présidée par Antoinette Sassou Nguesso, a mené des essais cliniques sur des prisonniers de la Maison d’Arrêt de Pointe-Noire. A-t-elle oui ou non enfreint la législation sur les essais cliniques et les droits des détenus ?

Petit rappel :

En 2013, le Commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Moigny, déclarait que l’arrestation des cadres et militants du CDRC était infondée, car ils « n’avaient commis aucune infraction contraire à la loi ». Malgré cette reconnaissance officielle, ils ont été arbitrairement condamnés et incarcérés. Où est l’État de droit ? Certains ont été injustement emprisonnés de 2 à 7 ans, tandis que Modeste Boukadia a été condamné à 30 ans de travaux forcés, emprisonné, torturé et victime d’attentats contre sa vie.

Le régime de Brazzaville persiste dans l’arbitraire et l’impunité. Jusqu’à quand la communauté internationale fermera-t-elle les yeux ? Jusqu’à quand le peuple congolais acceptera-t-il d’être pris en otage ?

Modeste Boukadia – 26 mars 2025

Un dernier mandat : L’ultime manœuvre d’un régime à bout de souffle

Martin Mberi veut un dernier mandat pour Denis Sassou Nguesso

Ma devise pour le Congo : « J’observe. J’évalue. J’agis en prenant des mesures adéquates. »

Face à l’état catastrophique du pays, quelle solution envisager sinon consulter le peuple afin qu’il se détermine sans que des voix ne s’élèvent pour crier à la division et au tribalisme ?

Le constat est alarmant : le pouvoir s’enferme dans une fuite en avant, gangrené par la corruption et manipulant de jeunes partis politiques sous l’égide de Martin Mberi pour légitimer un prétendu « dernier mandat » à Denis Sassou Nguesso, comme si ce dernier avait déjà obtenu un mandat légitime au Congo. Il revient à l’opposition de réussir l’unité pour s’accorder sur un objectif commun : une transition politique apaisée.

Éviter un scénario à la Haïtienne

Quelle solution pour empêcher que notre pays ne bascule dans le chaos à l’instar d’Haïti ? Il est impératif que la voix du peuple soit entendue. Le régime de Brazzaville nous entraîne vers l’abîme, et l’opposition doit impérativement s’unir pour proposer un consensus viable pour le changement.

Quel avenir pour nos enfants et nos petits-enfants si aucun consensus n’émerge ?

Dans la situation actuelle, aucun parti, isolément, ne peut prétendre offrir des solutions viables et durables. Tant que le pouvoir poursuivra cette fuite en avant, sans bilan responsable et dans un contexte géopolitique qui exige une gouvernance plus rigoureuse, il ne pourra éluder indéfiniment les questions de mauvaise gouvernance, de crimes économiques et de crimes de sang. Cette obstination constitue un blocage à l’union nationale.

Le peuple doit décider de son avenir

Alors, que faire sinon consulter directement le peuple pour déterminer l’avenir du pays et restaurer une République Une et Indivisible, qui aujourd’hui menace d’éclater sous le poids des divisions ?

Il ne sert à rien de détourner le regard en criant à la division ou au tribalisme, car nous avançons inexorablement vers un désastre annoncé. La tension monte au sein du régime dictatorial de Denis Sassou Nguesso. C’est dans ce contexte qu’Isidore Mvouba s’évertue à appliquer la politique de son maître : réveiller les tensions ethniques, notamment auprès des populations de Kindamba, connues pour leur hospitalité. En réalité, sa principale préoccupation est de protéger ses propres intérêts.

Pourquoi instrumentaliser les populations de Kindamba alors que rien n’a été fait pour elles ? Pas d’hôpitaux, pas d’infrastructures, pas d’eau potable, pas d’électricité, et des routes impraticables. Pourtant, Isidore Mvouba, dans un mépris affiché, adore déclarer : « Le sang qui coule dans mes veines est le même que celui de Sassou Nguesso », ignorant la misère dans laquelle il contribue à plonger son propre peuple.

Une stratégie de corruption et de division

Ce que fait Isidore Mvouba aujourd’hui n’est qu’une répétition du scénario de 2009, lorsque Denis Sassou Nguesso se laissait acheter par des fonds d’origine douteuse. Cette corruption systémique est relayée par Martin Mberi, dont la haine contre les Lari est bien documentée. Déjà en 1970, il orchestrait des manipulations contre cette communauté pour tromper le président Marien Ngouabi. Il a ensuite trahi Pascal Lissouba, sabotant son projet de modernisation et détournant son gouvernement vers la guerre contre le Pool. Aujourd’hui, il reprend son œuvre destructrice en soutenant un dernier mandat pour Denis Sassou Nguesso.

Cette collusion entre Martin Mberi, Isidore Mvouba, Pierre Ngolo et Zéphyrin Raymond Mboulou ne vise qu’à perpétuer un régime qui se maintient par la division et l’oppression. Mais ceux qui s’allient à Denis Sassou Nguesso doivent se rappeler que l’histoire est implacable : ceux qui l’aident finissent par en payer le prix, et ils engagent le pays dans un cycle de pauvreté et de stagnation.

Accepter d’être corrompu par de l’argent sale ou de la fausse monnaie, c’est trahir l’avenir du Congo. Et un jour, le peuple présentera la facture.

Ce que le peuple veut

  • Pas des élections biaisées qui ne sont qu’une fuite en avant.
  • Une transition politique pour restaurer l’unité nationale.
  • La révision du procès de Marien Ngouabi pour réhabiliter ceux qui ont été faussement accusés.
  • Un procès pour l’assassinat du Cardinal Émile Biayenda.
  • Une enquête sur le sort du président Alphonse Massamba-Débat.
  • La libération de tous les prisonniers politiques afin que plus personne ne vive dans la peur.

L’avenir du Congo ne peut plus être déterminé par une poignée d’individus avides de pouvoir et corrompus. Il appartient au peuple de prendre son destin en main.

Modeste Boukadia – Le 25 mars 2025

Congo-Brazzaville : Quand la vérité dérange un régime à bout de souffle

Congo-Brazzaville : Quand la vérité dérange un régime à bout de souffle

Un pet trop long appelle le caca !

J’ai toujours affirmé que je ne dis rien qui ne soit valide. Le Congo est embourbé dans des problèmes structurels où le tribalisme et le régionalisme sont devenus des méthodes de gestion du pays. Cette politique du clan et de l’exclusion est la source principale du chaos que traverse la nation.

Je ne suis pas adepte de la désinformation, contrairement aux pratiques du média « Action Denis Sassou Nguesso », entièrement dévoué au pouvoir en place. Leur dernière production, intitulée « L’ERREUR FATALE DE MODESTE BOUKADIA lors de son interview avec Christian Perrin« , illustre bien leur tentative grossière d’intoxiquer l’opinion publique.

Si erreur il y a, elle est à chercher du côté de Denis Sassou Nguesso lui-même. C’est lui qui a plongé le pays dans une spirale invraisemblable de corruption, de détournements massifs des deniers publics et de violations systématiques des droits humains. Ses crimes de sang et ses crimes économiques sont imprescriptibles. La responsabilité de cet homme et de son régime doit être exposée et jugée.

La vérité sur les Biens Mal Acquis

Madame Antoinette Sassou Nguesso n’a pas pris le pouvoir après l’assassinat du Président Marien Ngouabi. Pourtant, son époux a su exploiter ce crime pour asseoir son emprise en attribuant la responsabilité à un groupe ethnique spécifique, avec le slogan accusateur : « Bakongo ba bomi Marien ». En imposant un silence complice aux populations du Nord, il a consolidé cette division artificielle du pays et renforcé son règne dictatorial.

Ni Madame Antoinette Sassou Nguesso, ni ses enfants, ni les membres de son clan n’ont bâti de véritables entreprises pouvant justifier leur fortune. Pourtant, ils possèdent des biens en Europe et ailleurs. Ces richesses ne peuvent être issues que du pillage du Trésor public, sous le regard complaisant – ou l’initiative directe – de Denis Sassou Nguesso, qui se prétend chef de l’État. Son enrichissement par procuration est une insulte à l’intelligence du peuple congolais.

L’information selon laquelle Madame Antoinette Sassou Nguesso aurait été visée par un mandat d’amener a été révélée par Africa Intelligence, un journal pourtant réputé proche du régime de Brazzaville. Si même leurs propres alliés les exposent, où se trouve encore la crédibilité de leur propagande ?

Expérimentations médicales sur des prisonniers politiques

En 2016, lors de ma détention arbitraire de 575 jours à la Maison d’Arrêt de Pointe-Noire, j’ai été témoin de pratiques médicales troublantes orchestrées par la Fondation Congo-Assistance. Des essais cliniques ont été pratiqués sur des prisonniers politiques. J’avais à l’époque alerté les responsables de la détention. Si le régime estime que cette information est fausse, qu’il porte plainte pour diffamation ! Mais il ne le fera pas, car les faits sont accablants.

L’erreur fatale

Le vrai problème, la véritable erreur fatale, se situe ici : Denis Sassou Nguesso semble ne posséder aucun bien en Europe, alors que sa famille proche, ses neveux et ses alliés, eux, en détiennent de nombreux. Comment expliquer cette anomalie si ce n’est par un vaste système de détournement organisé et de blanchiment d’argent ? Cette mafia d’État doit rendre des comptes.

Le peuple congolais ne réclame pas d’être nourri de mensonges. Il exige la vérité et la justice. Ce n’est qu’en affrontant notre passé que nous pourrons bâtir un avenir réconcilié.

Exigences pour une réconciliation nationale

  1. Révision du procès de Marien Ngouabi, afin d’éliminer toute manipulation politique et d’établir les véritables responsabilités. Cette révision devra inclure les assassinats du Capitaine Pierre Anga, ainsi que ceux de nombreux militaires injustement impliqués, comme le sergent Ontsou et le lieutenant de Police Mboro.
  2. Ouverture d’un procès sur l’assassinat du Cardinal Émile Biayenda, pour enfin établir les circonstances exactes et les motivations réelles de ce crime barbare.
  3. Enquête sur la disparition de l’ancien Président Alphonse Massamba-Débat, vu en chemise blanche froissée pour la dernière fois aux côtés de Florent Tsiba, dont le sort reste un mystère que l’histoire officielle n’a jamais élucidé.
  4. Clarification du rôle de Denis Sassou Nguesso dans les événements de la « semaine rouge ». Pourquoi, alors ministre de la Défense et fondateur du Comité Militaire du Parti (CMP), a-t-il transféré la présidence de cet organe à Joachim Yhomby-Opango, exclu du PCT et qui n’était même pas membre de l’État-Major Spécial Révolutionnaire, avant de reprendre lui-même le pouvoir le 5 février 1979 ?

Comme quoi, un pet trop long appelle le caca ! Mais cette fois, le peuple congolais ne se contentera pas de l’odeur : il réclame des comptes !

Modeste Boukadia – Le 20 mars 2025

Congo : l’unité nationale ne se décrète pas, elle se construit !

Congo : l’unité nationale ne se décrète pas, elle se construit !

J’entends bien ce que les comparses du pouvoir PCT, à travers eux, c’est le PCT qui s’exprime en me demandant sur les réseaux sociaux : « Il faut aller à l’essentiel, à l’unité nationale, car la géopolitique a changé ! »

C’est précisément la vision politique que propose le parti CDRC avec Modeste Boukadia : « L’Autre politique, une nation pour tous ! » Cependant, l’injonction à l’union nationale ne peut être une simple déclaration d’intention tant que les pratiques d’exclusion persistent. Le régime en place continue d’instrumentaliser le tribalisme et le clientélisme au profit d’un clan restreint. L’exemple de l’organigramme de la société SNE, devenue E2C, qui circule sur les réseaux sociaux, en est une illustration frappante : une administration dominée par des individus issus de la même région que Denis Sassou Nguesso.

Comment alors prétendre vouloir « aller à l’essentiel » tout en perpétuant un système de gouvernance fondé sur la discrimination et l’exclusion ?

La nouvelle donne géopolitique, amorcée avec la présidence de Donald Trump et qui se poursuit dans un contexte de compétition économique accrue, impose une refonte de la gestion des affaires publiques. L’unité du pays devient une impérative stratégique pour affronter les défis économiques et diplomatiques qui s’annoncent, notamment dans un monde en pleine recomposition. Pour l’Afrique en général, et l’Afrique centrale en particulier, l’urgence est de construire un marché intérieur solide, notamment autour de l’axe Brazzaville-Kinshasa-Luanda, afin de favoriser l’intégration économique régionale. Dans cette dynamique, Brazzaville doit retrouver son statut de pays de transit et redevenir un carrefour incontournable du commerce sous-régional.

Le parti CDRC présente une vision claire, centrée sur l’investissement dans la jeunesse. Notre projet de « désimmigration » vise à offrir aux jeunes Congolais formés en Occident les opportunités et les moyens de contribuer au développement national. Il ne s’agit pas simplement d’un retour au pays, mais d’une participation active à des partenariats ambitieux et équitables entre le Congo et l’Occident. Cette approche repose sur une stratégie de coopération internationale où les compétences et l’expertise de la diaspora deviennent un levier de développement et d’indépendance économique.

Mais pour que l’unité nationale soit réelle et durable, elle doit reposer sur des fondements de vérité et de justice. Il ne peut y avoir de réconciliation sans transition, ni de dignité sans justice. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité d’une reconnaissance des torts passés, afin que les familles des victimes puissent enfin faire leur deuil. Un travail de mémoire est essentiel pour purger les manipulations historiques et permettre aux Congolais de se projeter ensemble vers un avenir commun.

Aller à l’essentiel, c’est agir concrètement pour l’unité nationale :

  1. Une transition politique immédiate, garantissant une refondation institutionnelle et une gouvernance inclusive.
  2. La révision du procès Marien Ngouabi, pour faire toute la lumière sur un événement clé de notre histoire nationale.
  3. Le rétablissement de la tranquillité publique, en luttant contre l’impunité et en restaurant l’autorité de l’État au service de tous.
  4. Un dialogue national sous médiation internationale, pour poser les bases d’une véritable réconciliation et d’un avenir partagé.

Le Congo ne pourra avancer qu’en se débarrassant des logiques de division et de favoritisme. L’union nationale ne peut être un vain mot, elle doit être une réalité portée par des actes concrets et un engagement réel au service de tous les Congolais.

Modeste BoukadiaLe 19 mars 2025

Congo : 48 ans après Marien Ngouabi, l’histoire attend toujours la vérité

Réécrire l’Histoire en rétablissant la vérité

Cette journée revêt un caractère particulier, marquée par un hommage au Président Marien Ngouabi, dont l’assassinat reste entouré de mystères et d’accusations infondées. Pendant près d’un demi-siècle, une accusation infondée a injustement stigmatisé une communauté entière, alimentant des divisions qui compromettent l’unité nationale.

Jusqu’à quand cette injustice sera-t-elle maintenue ?

Affirmer que « le Président Marien Ngouabi a été assassiné » ne suffit pas. Il est temps de répondre à la question essentielle : par qui et pourquoi ?

Alors que s’ouvre la « semaine rouge », période sombre qui vit l’assassinat du Président Marien Ngouabi, du Cardinal Émile Biayenda, des suppliciés du « Petit matin » et la disparition inexpliquée de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat, la nécessité d’un véritable travail de mémoire et de justice s’impose plus que jamais.

Le peuple congolais réitère avec force son exigence pour une véritable réconciliation nationale fondée sur la vérité et la justice :

  1. Révision du procès de Marien Ngouabi afin de lever toute manipulation politique et d’établir les véritables responsabilités. Cette révision devra aussi s’étendre à l’assassinat du Capitaine Pierre Anga, et des nombreux soldats, sous-officiers et officiers injustement impliqués dans ce drame. Sans oublier le sergent Ontsou et le lieutenant de Police Mboro.
  2. Ouverture d’un procès sur l’assassinat du Cardinal Émile Biayenda, pour enfin établir les circonstances exactes de sa mort et les motivations réelles derrière cet acte barbare.
  3. Lancement d’une enquête sur la disparition de l’ancien Président Alphonse Massamba-Débat, vu pour la dernière fois en chemise blanche aux côtés de Florent Tsiba, et dont le sort reste un mystère que l’histoire officielle n’a jamais élucidé.
  4. Pourquoi Denis Sassou Nguesso, alors Ministre de la Défense et artisan du Comité Militaire du Parti (CMP), a-t-il transféré la présidence de cet organe à Joachim Yhomby-Opango, lui laissant ainsi la charge de la « semaine rouge », avant de reprendre lui-même le pouvoir le 5 février 1979 ?

CONCLUSION : IL EST TEMPS DE RÉSOUDRE CES CONTENTIEUX HISTORIQUES POUR CONSTRUIRE L’AVENIR.

L’histoire ne doit plus être une chaîne qui entrave l’unité nationale. Le peuple congolais a droit à la vérité. Il est temps d’éclairer les zones d’ombre pour construire un avenir débarrassé des faux procès et des manipulations historiques.

Modeste BoukadiaLe 18 mars 2025