CONGO : Evelyne Salesse s’exprime pour le changement de régime au Congo-Brazzaville

Au cours de l’émission « Droit de savoir » du 30 novembre 2024 sur la chaîne TLR-TV CHANNEL, enfin une femme congolaise s’exprime avec fougue et passion – dans l’esprit de Kimpa Mvita – pour dire la vérité sur la situation réelle du Congo. Trop de mensonges, trop de faux-semblants, trop de faiblesses, trop de compromissions, trop de trahisons… Écoutons cette voix inspirée pour le changement de régime à venir au Congo-Brazzaville.

Vol. 1 de l’émission :

Vol. 2 de l’émission :

CONGO : La décentralisation, un enjeu de gouvernance et de développement

Mes chers compatriotes,

Lorsque les Pères Fondateurs – Jacques Opangault, Félix Tchicaya, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot et Fulbert Youlou – ont façonné la République du Congo, ils nous ont légué un rêve : celui de construire une nation unie, apaisée et porteuse d’opportunités pour chacun. Ils avaient l’ambition de bâtir une République une et indivisible, où chaque citoyen pourrait vivre dans la dignité, jouir de respect et s’épanouir culturellement, socialement et économiquement.

Depuis lors, notre parcours a été jalonné de progrès et d’obstacles. Mais, comme toute marche en avant, elle n’a jamais été linéaire.

Aujourd’hui, nous nous trouvons à un moment décisif de notre histoire. Comme je l’ai rappelé à plusieurs reprises, il est temps de renouer avec l’une des aspirations majeures exprimées lors de la Conférence Nationale Souveraine : la décentralisation administrative et financière, comme le relève Tom Melvin BAIKI, « la décentralisation : un enjeu de gouvernance et de développement« .

Cette vision vise à conférer à chaque région une gestion autonome, pilotée par un gouverneur élu et une assemblée régionale en charge de valider les décisions majeures. Il ne s’agit pas de morceler notre République, mais de la rendre plus forte, plus équitable et plus prospère.

La décentralisation ouvre la voie à des opportunités inédites : elle permettra à chaque région de contribuer à la richesse nationale, de stimuler la création d’entreprises et, en conséquence, de générer des emplois pour tous. Ce modèle garantit également que chaque région ait une voix, limitant ainsi les dérives autoritaires ou les tentations de mise sous tutelle d’une partie du territoire.

Il est essentiel de comprendre que la décentralisation n’est pas une question de taille ou de superficie d’un pays. C’est avant tout un mode de gouvernance qui favorise une participation inclusive et responsabilise chaque région. C’est une chance de bâtir un avenir où aucune région ne sera laissée pour compte.

Je vous invite à approfondir cette réflexion en consultant les précisions apportées ci-dessous par Tom Melvin BAIKI, qui éclaire avec pertinence cet enjeu majeur de gouvernance et de développement. Ensemble, évoluons vers ce nouveau paradigme qui va transformer nos vies.

Modeste Boukadia
Le 4 décembre 2024

La décentralisation : un enjeu de gouvernance et de développement

La décentralisation administrative et financière vise à rapprocher le pouvoir décisionnel des citoyens en transférant certaines compétences et ressources aux collectivités territoriales. Cette approche permet :

               1. Une gestion locale plus efficace : Les autorités locales, mieux informées des réalités du terrain, peuvent répondre plus rapidement et précisément aux besoins des populations.

               2. Une responsabilisation accrue : En attribuant aux régions une autonomie financière, on les incite à gérer leurs ressources de manière transparente et efficiente.

               3. Une participation citoyenne renforcée : Les citoyens se sentent plus impliqués dans les décisions locales, ce qui favorise la démocratie participative et renforce la cohésion sociale.

L’élection des gouverneurs : garantir la Représentativité et la Légitimité

L’élection directe des gouverneurs constitue une étape essentielle pour assurer une gouvernance démocratique et légitime :

               • Légitimité démocratique : Les gouverneurs élus bénéficient d’un mandat populaire, ce qui renforce leur autorité et leur capacité à représenter les intérêts de leur région.

               • Réduction des tensions politiques : En donnant aux régions la possibilité d’élire leurs propres dirigeants, on atténue les frustrations liées à une centralisation excessive du pouvoir.

               • Dynamisme économique régional : Les gouverneurs élus peuvent mettre en œuvre des politiques adaptées aux spécificités économiques et culturelles de leur région, stimulant ainsi le développement local.

Perspectives pour le Congo

La mise en place d’un tel système nécessite une révision constitutionnelle et une préparation rigoureuse. Des cadres juridiques clairs, des mécanismes de contrôle efficaces et un accompagnement des collectivités locales seront essentiels pour garantir le succès de cette transition.

Tom Melvin BAIKI
Le 2 décembre 2024

Congo : un changement de régime pour devenir un grand État.

Modeste Boukadia sur La radio de la communauté africaine, le 30 novembre 2024

L’Etat-PCT de Denis Sassou Nguesso est aujourd’hui comme un blindé embourbé. Le peuple congolais va se lever et montrer son aptitude à se prendre en charge. Grâce au changement de régime à venir (transition politique et décentralisation) le Congo deviendra un grand État.

Suivre l’interview :

CONGO : Les avantages de la décentralisation des régions congolaises

Les Avantages de la Décentralisation des Régions Congolaises par la Création d’un État Fédéral pour la Bonne Gouvernance et le Développement du Congo

La mise en place d’un État fédéral au Congo pourrait offrir de nombreux avantages pour améliorer la gouvernance et stimuler le développement des régions. Voici les principaux bénéfices :

1. Renforcement de la Gouvernance Locale

          • Autonomie des Régions : Chaque région disposerait de son propre gouvernement, capable de répondre plus efficacement aux besoins locaux.

          • Responsabilisation : Les autorités régionales seraient directement responsables devant leurs citoyens, ce qui favoriserait une meilleure gestion des ressources et une réduction de la corruption.

2. Développement Équilibré et Réduction des Inégalités

          • Accélération du Développement Local : Chaque région pourrait élaborer des politiques adaptées à ses priorités (agriculture, infrastructures, éducation).

          • Réduction des Disparités Régionales : Les ressources seraient mieux réparties, ce qui permettrait aux régions historiquement marginalisées de rattraper leur retard.

3. Proximité avec les Citoyens

          • Participation Citoyenne : Les habitants seraient plus impliqués dans les processus décisionnels à l’échelle locale, favorisant une démocratie participative.

          • Meilleure Réactivité : Les gouvernements locaux pourraient réagir plus rapidement aux crises ou aux besoins urgents (santé, sécurité).

4. Stimulation de l’Économie Locale

          • Développement des Infrastructures : Chaque région pourrait investir dans des infrastructures adaptées à ses spécificités économiques.

          • Création d’Emplois : La gestion locale des ressources et des projets favoriserait la création d’emplois et l’entrepreneuriat régional.

5. Stabilité Politique et Cohésion Nationale

          • Réduction des Conflits : La décentralisation permettrait de mieux intégrer les différentes communautés ethniques et culturelles, réduisant ainsi les tensions liées à la centralisation du pouvoir.

          • Renforcement de l’Unité Nationale : Chaque région, en ayant une autonomie relative, se sentirait mieux représentée dans le projet national.

Conclusion

La création d’un État fédéral au Congo pourrait transformer le pays en favorisant une gouvernance plus efficace, un développement équilibré et une meilleure intégration sociale. Cette réforme permettrait non seulement d’optimiser la gestion des ressources, mais aussi de renforcer la cohésion nationale en donnant à chaque région les moyens de prospérer selon ses besoins spécifiques.

Tom Melvin BAIKI

Le 30 novembre 2024 – 13:52 (heure de Paris)

Perspective pour un Congo conquérant : discours de Modeste Boukadia à l’occasion du 66è anniversaire de la République vu par Tom Melvin Baiki

Perspective pour un Congo conquérant : discours de Modeste Boukadia à l’occasion du 66è anniversaire de la République vu par Tom Melvin Baiki

Le discours du président Modeste Boukadia à l’occasion des 66 ans de la République du Congo met en lumière un appel fort à la décentralisation, la préservation de l’unité nationale, et la valorisation des langues locales. Il souligne l’importance de bâtir une République inclusive, capable de surmonter les tensions ethniques et les inégalités régionales.

Points clés :

            1. Décentralisation administrative et financière :

Boukadia prône une gouvernance régionale sous la direction de gouverneurs élus, permettant à chaque région de gérer ses ressources et de répondre à ses priorités locales. Cette approche viserait à :

            • Réduire les divisions ethniques.
• Garantir un développement équilibré à travers des infrastructures et des services publics accessibles à tous.
• Créer un sentiment d’appartenance collective.

            2. Unité nationale au-delà du slogan :

L’unité, selon Boukadia, doit être tangible et basée sur des actions concrètes, notamment une répartition équitable des richesses et des opportunités.

            3. Langues et diversité culturelle :

Si le français reste un facteur de cohésion, il insiste sur la préservation et la promotion des langues nationales, notamment face au danger d’une éventuelle hégémonie du lingala. La diversité linguistique est présentée comme un atout pour renforcer l’identité nationale et non comme un facteur de division.

            4. Critique du système actuel :

Boukadia critique les dirigeants actuels pour ne pas avoir su préserver et faire prospérer l’héritage infrastructurel laissé à l’indépendance, évoquant une stagnation voire un recul.

Conclusion :

Modeste Boukadia invite les Congolais à surmonter les divisions ethniques et politiques pour construire une République basée sur la justice sociale et le partage équitable des responsabilités. Son message est un appel à l’action collective pour transformer la République en un véritable espace de vivre-ensemble.

Que pensez-vous de cette vision pour l’avenir du Congo-Brazzaville ?

Tom Merlin BAIKI
Le 28/11/2024 – 08:08

Congo (Brazzaville) : « Être autour de la table pour ne pas être au menu »

28 novembre 1958 – 28 novembre 2024 : 66 ans d’une République en quête de renouveau

« Être autour de la table pour ne pas être au menu »

Chers compatriotes,

En 2009, lors de ma candidature à l’élection présidentielle, je proposais de restaurer la célébration de la Fête de la République, instituée le 28 novembre 1958. À l’époque, la mémoire collective semblait davantage marquée par les journées insurrectionnelles des 13, 14 et 15 août 1963, consacrant un coup d’État contre le président Fulbert YOULOU sous le prétexte de lutter contre l’impérialisme français. Pourtant, nous soutenions que l’histoire politique moderne de notre nation avait pris son véritable envol le 28 novembre 1958. Ce jour marquait l’avènement de la République, qu’il nous fallait accompagner pour qu’elle grandisse et s’épanouisse, plutôt que de se complaire dans l’illusion d’une indépendance jamais véritablement acquise.

En 2010, après des années de plaidoyer menées par le CDRC, cette demande a été reconnue. Le président Denis SASSOU N’GUESSO décréta alors que le 28 novembre serait officiellement célébré comme la Fête de la République. Ce fut une avancée significative pour tous les démocrates et républicains convaincus de la valeur de ce jour fondateur.

Cependant, alors que nous célébrons aujourd’hui les 66 ans de notre République, force est de constater que des défis majeurs continuent de compromettre son idéal. La République, qui devrait être un espace d’unité et de justice, est aujourd’hui mise à l’épreuve par des tensions sociales, des grèves dans quasiment tous les secteurs et une misère endémique. Pendant ce temps, les privilégiés du pouvoir semblent aveugles à la souffrance du peuple.

Face à cette situation, une question fondamentale s’impose : Sommes-nous toujours une République, ou ne sommes-nous devenus qu’un regroupement de communautés ethniques divisées et opposées ?

Une République véritable nécessite une authentique aspiration inclusive. La voie à suivre est celle de la décentralisation administrative et financière, de la péréquation entre les régions pour qu’aucune ne soit laissée sur le bord du chemin.  Chaque région – qu’il s’agisse de la Likouala, de la Sangha, de la Lékoli, des Plateaux, du Pool, de la Lékoumou, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou, etc. – doit pouvoir disposer d’une gouvernance au plus près sous la direction d’un gouverneur élu. C’est en donnant à chaque région les moyens de gérer ses ressources et ses priorités que nous pourrons instaurer un véritable vivre ensemble.

Ce modèle de gouvernance régionalisée permettrait de :

  • Réduire les divisions ethniques et le tribalisme, véritables cancers de notre nation.
  • Promouvoir un développement équilibré : construction d’infrastructures (routes, écoles, hôpitaux), accès équitable à l’eau, à l’électricité et création d’emplois.
  • Réaliser l’union nationale non comme une idéologie, mais comme une réalité tangible.

L’unité nationale est une richesse si précieuse qu’on ne peut en faire un simple slogan, elle ne se décrète pas ; elle se bâtit à travers des actions concrètes qui permettent à chaque Congolais de se sentir pleinement acteur et bénéficiaire de la République.

Langues, diversité et souveraineté

La langue est un pilier de la souveraineté culturelle. Le français, bien qu’imposé, est devenu un outil de cohésion pour notre diversité. Toutefois, nos langues nationales – mbossi, téké, kongo, vili, koyo, dondo, beembe, loango, et bien d’autres – sont nos trésors culturels qu’il faut préserver. Leur enseignement et valorisation, conformément aux recommandations de l’UNESCO, enrichiraient notre patrimoine et renforceraient notre identité nationale.

Cependant, le cas du lingala soulève une problématique spécifique. Si cette langue a été promue à des fins qui pourraient être perçues comme une volonté de standardisation culturelle, il est essentiel de veiller à ce que cette dynamique ne mène pas à l’effacement progressif des autres langues parlées dans le nord du pays. Une telle situation serait préjudiciable à la richesse de notre diversité linguistique.

Or, la diversité linguistique, loin d’être un facteur de division, constitue un moteur d’unité et de cohésion nationale lorsqu’elle est valorisée. Elle reflète la pluralité de nos identités et renforce le sentiment d’appartenance collective. Il est donc crucial de promouvoir et de préserver toutes nos langues nationales pour en faire des outils de rapprochement et non des instruments de rivalités politiques.

Décentralisation : la clé pour sortir du cycle destructeur

Le tribalisme et les discriminations actuelles, sous couvert d’unité nationale, rappellent parfois les maux du colonialisme. Pourtant, là où les anciens colons avaient laissé des infrastructures – écoles, hôpitaux, routes – le régime actuel semble avoir échoué à préserver cet héritage.

Plus que jamais, il est impératif de mettre en œuvre une décentralisation efficace pour libérer les énergies et les talents de toutes les régions. Toute résistance à ce modèle ne peut être perçue que comme une tentative délibérée de maintenir certaines régions dans une position de faiblesse et de dépendance.

Chers compatriotes, à l’occasion de cet anniversaire de la République, tournons la page des divisions. Engageons-nous ensemble dans un projet commun de reconstruction et de justice sociale, où chaque Congolais, chaque région, aura sa place autour de la table.

Modeste Boukadia
28 novembre 2024

CONGO : Face à la faillite frauduleuse, le changement de régime devient inévitable

Modeste Boukadia, ancien candidat à l’élection présidentielle de 1997 et 2009 au Congo (Brazzaville), était l’invité de l’émission Droit de savoir du 20 novembre 2024 sur R7/TLR.

Face à la faillite frauduleuse sciemment organisée par Denis Sassou-Nguesso et les siens au mépris de la détresse du peuple congolais, l’élection de Donald Trump à la tête des USA ouvre la possibilité imminente d’un changement de régime dans un cadre républicain décentralisé.

Congo : Le ministre Alain Akouala et la langue lingala

Congo : Le ministre Alain Akouala et la langue lingala

Dernièrement, le 03 novembre 2024, dans une prestation qu’il avait accordée à AFRIKILI, une chaîne TV en ligne, M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), pour répondre à une question toujours récurrente du modérateur de la chaîne TV, obligeant M. Boukadia à s’exprimer en lingala, et ce n’était pas la première fois, M. Modeste Boukadia, sans doute excédé par la question, a tout simplement répondu qu’il n’était pas obligé de s’exprimer dans cette langue qu’il considère comme étant la langue des voyous, des voleurs, des violeurs et des criminels au Congo-Brazzaville, compte tenu du comportement et des pratiques politiques des tenants du pouvoir, des locuteurs de cette langue et aussi de leurs écuries comme les Kulunas, les Bébés Noirs, etc., qui sèment la terreur dans tout le pays, surtout dans les grandes agglomérations comme Brazzaville, Pointe-Noire, etc.

Nous n’aurions pas tenu compte, à ce sujet, des élucubrations du Colonel de Police, M. Guy Magloire Mafimba-Motoki, si cela ne s’arrêtait qu’à ce simple imposteur qui se fait passer pour un opposant, alors qu’il émarge toujours dans les effectifs des officiers de Police de la République, jamais radié de la Fonction publique et jouissant toujours de son salaire mensuel. N’étant plus en fonction à Brazzaville depuis de nombreuses années puisqu’ayant élu domicile en France, son absence devait être prise pour un abandon de poste et être considérée comme une désertion.

Le Colonel de Police, Guy-Magloire Mafimba-Motoki, dans un Etat qui applique les lois de la République, aurait déjà été radié des cadres de la Police. Mais il n’est pas viré parce que, sans doute, il est le neveu du Général Emmanuel Ngouelondele, ancien patron des Services de renseignements du Congo, dont le fils, ministre, est également le gendre de M. Sassou Nguesso, président de fait du Congo. Et si, qu’à cela ne tienne, son véritable rôle en France était celui d’espionner les Congolais contre lesquels il dresserait quotidiennement des Fiches à destination des Services habilités à Brazzaville ? D’où sa non radiation.

M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, dans ce que d’aucuns ont appelé « coup de gueule », nie le fait que le Congo est sous la férule dictature de PCT depuis plus de 50 ans, plus d’un demi-siècle. Il nie, sans sourciller, que tous les malheurs du Congo sont du fait du PCT. Qui donc animent, dirigent le PCT, si ce ne sont les ressortissants du septentrion ?

Aujourd’hui, toutes les administrations civiles et militaires sont entre les mains des Mbochis d’Oyo. M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki nie le fait qu’aujourd’hui, obtenir une Carte nationale d’identité est une sinécure. Quant aux passeports, n’en parlons pas, c’est un luxe. Ils sont mis « en quarantaine » quand ils sont demandés par un ressortissant du sud-Congo, en l’occurrence, un originaire du Pool. Le PCT, sous les ordres de M. Sassou Nguesso et ses inconditionnels, a mis en place, au Congo, un système d’apartheid ethno-tribalo clanique.

Dans sa diatribe du 05/11/2024, M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki accuse M. Modeste Boukadia « d’homme politique irresponsable, sans vision, cynique, qui n’a de cesse d’instrumentaliser la tribu ou l’ethnie aux fins de conserver ou conquérir le pouvoir » (sic). M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki lui attribue la partition du pays, alors qu’en fait, il ne fait que reprendre les propos de M. Théophile Obenga qui avait écrit, dans son livre paru aux Editions L’Harmattan, en 2001 : « Pour le Congo-Brazzaville, Réflexions et Proposition », ce qui suit : « […] A l’issue des hostilités criminelles, si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition, à la nation Mbochi, à la nation Téké, à la nation Kongo » (sic).

Alors, M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, qui de M. Théophile Obenga et de M. Modeste Boukadia avait pensé, le premier, à cette partition du pays que vous collez ou attribuez au président du CDRC, M. Modeste Boukadia ?

M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki s’offusque et taxe M. Modeste Boukadia « d’ethnocentrisme, d’incitation à la haine tribale aux relents génocidaires » (sic). M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, peut-il se regarder dans la glace ? Comme quoi le subconscient peut parler et pousser un homme à confesser ses péchés. Le tableau ci-dessous n’a pas besoin d’être expliqué ou commenté.

Voici plus de 50 ans que le PCT et surtout le régime de Sassou Nguesso ne fait que commettre des génocides dans ce pays contre les populations civiles du Sud, en l’occurrence dans la région du Pool. Sinon, comment expliquer la sortie de M. Jean-Dominique Okemba ? Par ailleurs, est-ce M. Modeste Boukadia qui était à l’origine des massacres de masse à Owando dans l’affaire du très regretté Pierre Anga ? N’est-ce pas du fait de Sassou Nguesso, une fois de plus ?

A cet effet, M. Guy-Magloire Mafimba-Motoki, peut-il nous expliquer ce que faisait le Vice-Amiral Jean-Dominique Okemba, patron des Services de renseignements du Congo, dans son fief tribal, à Oyo, quand il avait déclaré dans sa langue natale, en langue mbochi : « Nous avons tué et brûlé le Pool, ils n’ont rien fait et le ciel n’est pas tombé » (sic) ?

*******

Revenons à notre ministre, M. Alain Akouala, qui considère que celui qui refuse de parler lingala est un séparatiste.

D’abord, nous voudrions que le ministre Alain Akouala nous cite une seule région et/ou un seul village du nord-Congo où on ne parle que Lingala, où le patois natal, ancestral, est le Lingala.

Ensuite, le Kituba parlé au sud du Congo est-il imposé et rendu obligatoire dans la partie septentrionale du Congo ? Si non, alors pourquoi le Lingala est-il imposé et doit-il devenir obligatoire dans le sud du Congo ? Est-ce dans le but d’écraser et de coloniser le sud avec cette langue de barbares ? Est-ce en prévision du remplacement de la langue française ?

M. Alain Akouala peut s’offusquer chaque jour, à longueur de journée, mais il sait que c’est le système qui le nourrit, le PCT, qui a mis en place la partition du pays. Il sait que tous les Congolais ne sont pas traités de la même manière, selon qu’on est originaire du Nord ou du Sud du pays et selon qu’on est Mbochi ou pas.

M. Alain Akouala n’ignore pas non plus que la partition se vit quotidiennement. Que dit-il lorsque dans une ville comme Brazzaville, la Mairie centrale ramasse les ordures du centre-ville, des arrondissements Poto-Poto, Ouenze, Moungali, etc., et va les déverser au quartier Kinsoundi, dans l’arrondissement Makélékélé, là où, nous semble-t-il, le pouvoir de Brazzaville considère que les habitants qui y vivent sont des sous-hommes, qu’ils ne sont pas des êtres humains ? Voilà l’APARTHEID ethno-tribalo-clanique. Une vidéo devenue virale circule sur les réseaux sociaux. Quel bel exemple pour mieux mettre à nue la partition !

La séparation ou la partition est effective et palpable au Congo-Brazzaville. Il n’y a qu’à regarder la différence de traitement entre le nord et le sud de Brazzaville. Toutes les richesses sont concentrées dans la partie nord. Il suffit de comparer les photos de la ville d’Oyo à celles des villages pollués du Kouilou, où le pétrole est exploité. Le tribalisme a atteint son apogée avec l’arrivée du PCT en 1968. Et, au lieu de construire un idéal commun et une véritable nation unie, M. Sassou Nguesso a développé le tribalisme. Il en est devenu le Père. Le phénomène de « Yaka noki noki… », suivi des épurations devenues systémiques, en est le premier exemple.

M. Alain Akouala n’ignore pas que le Congo est gouverné à 99%, voici plus de 50 ans, par les ressortissants du septentrion, en majorité par les Mbochis d’Oyo. La composition du parlement congolais au sein duquel tous les membres (députés et sénateurs) sont nommés et en majorité originaires du Nord-Congo, est un autre exemple.

M Alain Akouala n’ignore pas que la banqueroute et l’état de faillite dont souffre le pays est du fait du PCT et du gouvernement composé à 99% de ressortissants du septentrion.

M. Alain Akouala est très mal placé pour donner une leçon de morale ou de probité morale à M. Modeste Boukadia, président du CDRC, qui se bat pour unir le pays divisé par les choix et les pratiques politiques du PCT et M. Sassou Nguesso.

En matière de probité morale, citons cette récente affaire du braquage de 50 milliards de FCFA au domicile de l’ancien Directeur général des Douanes, M. Jean-Alfred Onanga, le voleur volé, victime d’un cambriolage dans son village Boukouele, tout en précisant quand même que les fonds dont il a été soulagé appartenaient à Jean-Jacques Bouya, un autre prédateur du système PCT d’Oyo, membre du clan des Sassou & Nguesso.

Dans sa réaction concernant la langue Lingala qualifiée de langue des voleurs, des violeurs, des criminels, M. Alain Akouala soulève la question des ninjas et de la « gifle de Saint-Michel ». Il pose la question de savoir dans quel patois s’exprimaient-ils ? En guise de réponse, sans défendre les ninjas, nous disons :

1)- La naissance des ninjas était dû à quoi et à qui ?

2)- Le patois parlé par les ninjas n’était pas et n’a jamais été imposé à qui que ce soit, comme le fait le PCT avec le Lingala.

3)- A notre connaissance, les ninjas n’ont jamais débordé les limites du Pool et ne sont jamais allés guerroyer au-delà du Pool, contrairement aux Cobras. Même ce qu’on appelle pompeusement Forces Armées Congolaises sont devenues une milice privée ethno-tribalo-clanique à laquelle on a donné des tenues militaires. Quelle est cette armée dite nationale composée, uniquement, à presque 100%, de membres de même ethnie, de même tribu, de même clan ? Et M. Alain Akouala veut accuser M. Modeste Boukadia de séparatiste. Cet exemple n’est-il pas le reflet de l’apartheid ethno-tribalo-clanique en vigueur et pratiqué dans le pays ? C’est vrai, M. Alain Akouala ne peut pas s’en rendre compte, puisqu’il n’en souffre pas, étant donné que c’est le système dont il est issu qui l’inflige aux autres.

4)- Dans le livre du président Lissouba cité en référence par M. Alain Akouala, il est bien écrit que le problème du Congo, c’est bien Denis Sassou Nguesso.

Où étaient MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki quand le PCT et sa milice ethno-tribalo-clanique militarisée avaient envoyé les « ANDZIMBAS » dans le Pool, en 1972 ? Pourquoi ne s’étaient-ils pas offusqués ? Peut-être n’étaient-ils pas encore nés ou que la langue Lingala n’était pas en danger.

Où étaient MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki quand on enfermait les disparus du Beach dans des conteneurs entiers jetés dans le fleuve Congo, enterrés et/ou brûlés vivants ? Pourquoi ne les avons-nous pas entendus crier et dire : STOP AUX MASSACRES HUMAINS ? Peut-être, parce que les suppliciés n’étaient pas originaires du septentrion et que la langue Lingala n’était pas menacée.

Enfin, où étaient MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki quand, de 1998 à 2018, M. Sassou Nguesso a envoyé les hordes de ses milices ethno-tribalo-claniques baptisées Forces Armées Congolaises, ses Cobras et ses mercenaires angolais et autres pour brûler la région du Pool, rasant et exterminant tout existant ? (Cf. les diverses opérations punitives d’épuration et de purification ethnique dans la région du Pool).

De tout cela, nos deux compatriotes ne se sont émus, considérant simplement que les vies humaines ainsi massacrées, détruites, n’ont aucune importance au regard de la langue Lingala, plus importante.

Oh oui ! Nous l’avons aussi bien compris, cet acharnement du PCT et M. Denis Sassou Nguesso serait-il en prévision du remplacement de la langue française par le Lingala ?

C’est pourquoi, MM. Alain Akouala et Guy-Magloire Mafimba-Motoki, nous vous disons : BRAVO et toutes nos félicitations !

Jean-Claude Mayima-Mbemba
Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (1991)
Ancien Représentant Permanent de l’Alliance URD-FDU auprès de l’Union Européenne (1994-1997)
Ancien Représentant Permanent de l’ERDDUN auprès de l’Union Européenne (1998-2005)

De la pertinence singulière des propos de M. Modeste Boukadia

De la pertinence singulière des propos de M. Modeste Boukadia

Bonsoir mon président,
 
Voici une réponse possible qui fait partie de ma contribution :
 
Chères Congolaises, chers Congolais,
 
Merci pour ce message, qui soulève des questions profondes sur l’unité et l’avenir de notre République. Nous devons effectivement nous demander si la voie sur laquelle nous avançons est celle qui mène à une nation unie et solidaire ou à une fragmentation insidieuse qui divise notre peuple.
 
Depuis la proclamation de la République, les espoirs d’un Congo fort et uni ont été confrontés à des défis et des conflits déstabilisants. Ces difficultés ne doivent pas affaiblir notre engagement envers les idéaux de paix, de justice et d’égalité qui définissent une véritable République.
 
La responsabilité de préserver cette unité incombe à chacune et chacun d’entre nous. Que l’on soit du Nord ou du Sud, des villes ou des campagnes, il est essentiel que nous prenions ensemble des mesures pour préserver ce qui reste de notre République. La division ne fait qu’affaiblir notre pouvoir collectif et rend vulnérable notre pays aux influences extérieures.
 
Que cet appel à la réflexion soit l’occasion d’unir nos forces pour bâtir ensemble un avenir où chaque Congolaise et chaque Congolais peut vivre en harmonie, en sécurité et en liberté dans un pays prospère.

Tom Melvin BAIKI
Le 09/11/2024 – 18:08 (heure de Paris)

Congo-Brazzaville : sommes-nous toujours en République ?

À l’attention des Congolaises et des Congolais : sommes-nous toujours en République ?

Citoyennes, citoyens, je m’adresse à chacune et chacun d’entre vous qui vivez sur le territoire communément appelé République du Congo-Brazzaville. Je vous invite à une réflexion cruciale :

  • Sommes-nous toujours en République, ou sommes-nous devenus une association de communautés, divisées et opposées ?

La proclamation de la République du Congo le 28 novembre 1958 devait créer les conditions pour une union nationale solide, nous dirigeant ensemble vers la construction d’une nation unie. Or, cette proclamation n’a fait qu’exacerber des conflits, culminant dans les émeutes du 29 février 1959, ouvrant ainsi la voie à une violence politique qui continue d’empoisonner la vie de notre pays.

Aujourd’hui, pour préserver la vie de nos concitoyens et engager le Congo vers son propre destin, il est urgent que nous, populations congolaises, prenions position. Car comment comprendre que les populations du Nord restent inactives, alors que l’implosion de notre pays est imminente ?

Quelques faits pour mémoire :

  • Aucun président issu du Sud n’a jamais cherché à éliminer les populations du Nord.
  • Tout président issu du Nord, en revanche, a engagé des conflits armés contre les populations du Sud, notamment par l’épuration des cadres du Sud, les remplaçant par ceux du Nord, et en visant leur extermination. «Nous avons brûlé le Pool et le ciel n’est pas tombé ! »
  • Sur le prétexte fallacieux de « Bakongo ba bomi Marien » stipulant que tous les ressortissants du Sud ont assassiné le président Marien Ngouabi, tous les ressortissants du Nord ont accepté cette thèse sans contestation. Ce mensonge a engendré des assassinats à l’aube, alors que Jacques Okoko (le même qu’en 1959) savait qu’il envoyait à la mort des innocents.
  • Denis Sassou Nguesso a entraîné le Congo dans le tribalisme comme méthode de gouvernance, allant jusqu’à manipuler la monnaie du pays, ce qui a mené le Congo en situation de défaut de paiement.
  • L’État-PCT, appuyé par une alliance secrète des populations du Nord basée sur « la Réconciliation inter-nordiste », martèle que le pouvoir doit rester au Nord alors que la situation sociale, économique et financière du pays est dans une impasse.
  • Tous les secteurs sociaux et économiques du pays sont en grève.

La question demeure donc : Sommes-nous encore en République ?

Ou devons-nous reconsidérer notre organisation, comme le suggérait Christian Jayle en 1959, en permettant à chaque communauté de vivre dans son espace naturel sous l’autorité d’un gouverneur ? En d’autres termes, le Congo doit-il devenir un État composé de régions fédérées ?

Des exemples dans le monde nous montrent que cette voie est possible. Le fait que des enfants naissent de parents de diverses communautés ne devrait pas servir d’entrave.

  • La Tchécoslovaquie, scindée le 1er janvier 1993 en République Tchèque et Slovaquie, démontre que la division peut mener à une coexistence prospère, chaque pays jouissant d’une économie florissante.
  • Le Soudan et le Soudan du Sud,
  • L’Érythrée, qui s’est séparée de l’Éthiopie.

Congolaises, Congolais, la décision nous appartient !


En définitive : Une décision à prendre ensemble

  1. Engagement individuel et collectif
    Chaque citoyen est appelé à prendre position et à se mobiliser pour l’avenir du Congo. Il s’agit d’une responsabilité commune, où chacun doit participer à bâtir une nation qui nous ressemble et nous rassemble.
  2. Une vision d’avenir
    Cette décision doit être une réponse à des décennies de tribalisme et de division. Réorganisons le Congo pour que les différentes communautés puissent vivre en paix, pour qu’un jour, les injustices soient corrigées et que la dignité de chacun soit respectée.
  3. Un ultimatum
    L’urgence d’agir ne peut être ignorée. Chaque jour d’inaction rend nos divisions plus profondes, risquant de mener à des conséquences irréparables.
  4. L’objectif final : L’Union Nationale
    Cette union est notre but ultime. Pour un Congo apaisé et réconcilié avec lui-même, où chaque Congolais, véritable richesse de notre pays, voit ses droits et sa dignité protégés. C’est cette union qui apportera enfin des solutions durables, celles qu’attendent toutes nos populations.

Modeste Boukadia
Le 08/11/2024