Congo-Brazzaville: When a State Becomes a Hub for Terror Networks – The Responsibility of the Sassou Nguesso Regime

Congo-Brazzaville: When a State Becomes a Hub for Terror Networks – The Responsibility of the Sassou Nguesso Regime
By Modeste Boukadia, President of the CDRC – July 14, 2025 – 1:23 PM

On June 5, 2025, under President Donald Trump’s administration, Congo-Brazzaville was placed on the United States’ blacklist for its « dangerous connections with terrorist groups. »

Among these groups are Hezbollah, Hamas, and the Houthis of Yemen, all identified as unofficial partners of Denis Sassou Nguesso’s regime through financial channels and diplomatic complicities.

Congolese Diplomatic Passports for Terror Networks

According to multiple diplomatic sources and Western intelligence reports, Denis Sassou Nguesso has facilitated the distribution of Congolese diplomatic passports to individuals linked to Hezbollah, Hamas, and the Houthis, allowing them to travel freely across Central and West Africa and certain Gulf states. It should be specified that this actually concerns all types of passports—ordinary, service, and diplomatic—that are being made available to these groups classified as terrorist organizations.

As early as 2015, a French Minister of Defense (later Minister of Foreign Affairs) personally warned Denis Sassou Nguesso about this drift, denouncing “the excessive ease with which Congolese diplomatic passports were being distributed to disreputable entities,” according to confidential diplomatic notes confirmed by several sources.

U.S. Federal Sanctions: The Expanded Rio Treaty and the Patriot Act

The U.S. sanctions against Congo fall within the framework of the Expanded Rio Treaty post-9/11 and the Patriot Act, which allow the United States to sanction states suspected of supporting terrorist groups or facilitating their logistics.
By blacklisting Congo, the United States has frozen certain Congolese assets and banned several companies tied to Sassou Nguesso from accessing international financial markets.

Meanwhile, Congolese Citizens Have No Identity Documents

In a paradox that borders on cynicism, while diplomatic passports are handed out to foreign militants, Congolese citizens, political opponents, and even leaders of recognized political parties have no access to passports, national ID cards, or voter registration cards.
This was highlighted by the President of the CDRC, Modeste Boukadia, during his interview on Ebaka Show (watch here: https://www.facebook.com/share/v/1FonsmTKyZ/).

For Denis Sassou Nguesso, only Hezbollah, Hamas, and Houthi operatives are worthy of Congolese passports—because these groups help guarantee his survival in power in exchange for a share of Congo’s looted resources.

The Cobras’ Involvement in the October 7 Massacre

Footage broadcast by i24News, an Israeli news outlet, showed fighters from the PCT’s Cobra militias, trained and armed in the 1990s under Sassou Nguesso’s leadership, among the groups involved in the October 7, 2023 massacres in Israel.
These reports, still under verification by international intelligence agencies, raise serious concerns about the export of violence sponsored by the Congolese regime far beyond its borders.


Conclusion: The Urgent Need for a Peaceful, Structural Political Transition (TOPESA)

Faced with this intolerable situation, where the Congolese state has become a platform for criminal and terrorist interests, there is an urgent need to establish a Peaceful, Structural Political Transition (TPSA), known by its acronym in Lingala as TOPESA.

Congo must stop being the weak link in regional and international security.
The hijacking of the state by a clan serving foreign and illicit interests threatens not only the Congo but the stability of all of Central Africa.

Now is the time for a national awakening to restore sovereignty, rebuild the rule of law, and return to the Congolese people their fundamental rights to identity, citizenship, and security.

If we don’t do it now, who will do it for us? And if we wait until tomorrow, won’t it be too late?

Modeste Boukadia
President of the CDRC – « A Nation for All »
Brazzaville / Paris, July 14, 2025

Quand le Congo devient un maillon des réseaux internationaux troubles : la responsabilité du clan Sassou Nguesso

Quand le Congo devient un maillon des réseaux internationaux troubles : la responsabilité du clan Sassou Nguesso
Par Modeste Boukadia, Président du CDRC – Le 14 juillet 2025 – 12h22

Parmi ces groupes figurent notamment le Hezbollah, le Hamas et les Houtis du Yémen, identifiés comme des partenaires officieux du régime de Denis Sassou Nguesso à travers des circuits financiers et des complicités diplomatiques.

Des passeports diplomatiques congolais offerts à des groupes classés terroristes

Selon plusieurs sources diplomatiques et des révélations relayées par des services de renseignement occidentaux, Denis Sassou Nguesso a facilité la distribution de passeports diplomatiques congolais à des membres ou proches du Hezbollah, du Hamas et des Houtis, permettant ainsi à ces individus de circuler librement en Afrique centrale, en Afrique de l’Ouest et dans certains États du Golfe. Il faut préciser qu’il s’agit bien en fait de tous les types de passeports : ordinaires, de service et diplomatiques qui sont mis à disposition de ces groupes classés terroristes.

Déjà en 2015, un ministre français de la Défense (puis des Affaires étrangères), avait personnellement alerté Denis Sassou Nguesso sur cette dérive, dénonçant « la trop grande facilité de distribution des passeports diplomatiques congolais à des entités non recommandables », selon des notes diplomatiques restées confidentielles mais confirmées par plusieurs sources.

Les lois américaines en action : Traité de Rio élargi et Patriot Act

Les sanctions américaines contre le Congo s’inscrivent dans le cadre du Traité de Rio élargi après le 11 septembre 2001, et dans l’application du Patriot Act, qui permet de sanctionner les États soupçonnés de soutenir des groupes terroristes ou d’en faciliter la logistique.
En inscrivant le Congo sur la liste noire, les États-Unis ont gelé certains avoirs congolais et interdit à plusieurs entreprises liées à Sassou Nguesso d’accéder aux marchés financiers internationaux.

Pendant ce temps, les Congolais, eux, n’ont pas de papiers d’identité

Paradoxalement, alors que des passeports diplomatiques sont délivrés à des entités étrangères dangereuses, les citoyens congolais, les opposants politiques, et même les responsables des partis reconnus n’ont ni passeport, ni carte nationale d’identité, ni carte d’électeur.
C’est ce qu’a rappelé le Président du CDRC, Modeste Boukadia, lors de son intervention à l’émission Ebaka Show (à voir ici : https://www.facebook.com/share/v/1FonsmTKyZ/).

Pour Denis Sassou Nguesso, seuls les membres du Hezbollah, du Hamas et des Houtis ont droit à des passeports congolais… car ce sont eux qui lui assurent aujourd’hui sa survie au pouvoir, en échange d’une part des ressources du Congo.

Les Cobras impliqués dans le massacre du 7 octobre

Enfin, des images diffusées par la chaîne israélienne i24News ont montré des combattants des milices Cobras du PCT, formés et armés dans les années 1990 sous la direction de Sassou Nguesso, parmi les groupes présents lors des violences du 7 octobre 2023 en Israël.
Ces informations, encore en cours de vérification par les agences de renseignement, posent la question d’une implication indirecte du régime congolais dans des opérations d’exportation de violence bien au-delà de ses frontières.


Conclusion : une Transition Politique Structurelle Apaisée (TOPESA) est la seule issue

Face à cette situation devenue insoutenable, où l’État congolais est transformé en plateforme logistique d’intérêts criminels internationaux, il est urgent de mettre en place une Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA), que nous appelons TOPESA.

Le Congo doit cesser d’être le maillon faible de la sécurité régionale et internationale.
La confiscation de l’État par un clan au service d’intérêts étrangers met en péril la stabilité non seulement du Congo, mais de toute l’Afrique centrale.

Le temps est venu d’un sursaut collectif pour restaurer la souveraineté nationale, reconstruire l’État de droit et rendre aux Congolais leur droit fondamental à l’identité, à la citoyenneté et à la sécurité.

Si nous ne le faisons pas maintenant, qui le fera à notre place ? Et si nous attendons demain, ne sera-t-il pas trop tard ?

Modeste Boukadia
Président du CDRC – « Une Nation Pour Tous »
Brazzaville / Paris, le 14 juillet 2025

INTERROGATION | Deux poids, deux mesures : Quand l’insulte devient légitime selon l’ethnie

INTERROGATION | Deux poids, deux mesures : Quand l’insulte devient légitime selon l’ethnie
Par Modeste Boukadia, Président du CDRC « Une Nation Pour Tous » – Le 14 juillet 2025 – 10h52

Pendant des années, les partisans du pouvoir en place ont eu le loisir d’insulter, d’humilier et de diffamer les opposants politiques sans que personne ne s’en émeuve, ni à Paris ni à Brazzaville. Mais aujourd’hui, lorsque l’opinion publique ose qualifier Denis Sassou Nguesso et son clan de « Nazis » pour désigner la brutalité de leur gouvernance et la destruction méthodique du Congo, c’est le tollé général. On crie à l’outrage, on menace, on diabolise ceux qui osent parler. Pourtant, le véritable scandale n’est pas dans les mots employés, mais dans les faits : la politique tribale, les violations massives des droits humains et la captation des ressources par un régime devenu hors de contrôle. Ce texte pose la question de fond : Peut-on continuer à accepter l’indignation sélective et le deux poids, deux mesures dans le débat congolais ?

Quand les affiliés de Denis Sassou Nguesso, résidant en France et grassement rémunérés par le Parti Congolais du Travail (PCT), insultaient publiquement le Président du CDRC, Modeste Boukadia, en le traitant de « Nazi », personne ne trouvait à redire.
De Paris à Brazzaville, certains applaudissaient même avec complaisance.
Pire encore : ceux qui se livraient à ces insultes étaient ensuite invités sur les plateaux des médias français, sans que personne ne s’interroge sur la gravité de leurs propos. Le PCT, quant à lui, observait en silence, un large sourire aux lèvres, satisfait de voir ses adversaires diffamés et salis.

Mais aujourd’hui, alors que l’on regarde la situation humanitaire dramatique du Congo, alors que l’on constate les pillages organisés des ressources publiques, les violences contre les populations civiles, les exécutions sommaires, les détentions arbitraires, les passeports diplomatiques distribués à des groupes classés terroristes…
Il devient évident que Denis Sassou Nguesso, ses enfants et les cadres du PCT ont transformé l’État congolais en une machine de prédation systématique.

Et soudain, ceux-là mêmes qui cautionnaient les injures d’hier crient au scandale !
Aujourd’hui, dans les couloirs de l’opinion publique, une comparaison lourde de sens circule : Denis Sassou Nguesso et son clan sont identifiés comme des « Nazis », c’est-à-dire comme des oppresseurs d’un peuple qu’ils affament, violentent et sacrifient pour leur seul maintien au pouvoir.

Et là, tout le monde s’indigne !
Les menaces pleuvent, les invectives se multiplient, certains vont jusqu’à appeler à l’emprisonnement de ceux qui osent faire ce parallèle.
Mais où étaient-ils hier, quand d’autres subissaient ces attaques sans que personne ne bouge le petit doigt ? Et surtout, rappelons-le : ceux que l’on calomniait hier n’ont jamais été aux commandes du pays. Ils n’ont ni gouverné, ni participé à la mise en place du système que le clan Sassou Nguesso a instauré depuis plusieurs décennies. Ce sont bien les tenants du pouvoir actuel qui ont fabriqué cette situation de crise, d’exclusion et de dérive ethnique. Qu’ils assument donc la responsabilité de l’État qu’ils ont façonné.

Le RDD est aujourd’hui traité de parti « tribal » – comme en témoigne cette vidéo publique (voir ici). Soit.

Mais remettons les faits à leur juste place :
Le tribalisme politique au Congo n’est pas une invention récente ni le fait d’un parti d’opposition.
Le véritable artisan du tribalisme institutionnalisé, c’est Denis Sassou Nguesso lui-même, Président du Parti Congolais du Travail (PCT), qui en a fait un outil stratégique pour asseoir son pouvoir.

C’est lui qui a érigé le repli ethnique en méthode de gouvernance.
C’est lui qui a construit un système basé sur la division communautaire, la cooptation clanique et l’exclusion d’une partie du peuple congolais des responsabilités politiques et économiques.

Le tribalisme n’est donc pas un accident de parcours ni un simple stigmate dans le débat politique congolais.
Il est devenu, sous le régime de Denis Sassou Nguesso, une idéologie d’État.
Une idéologie fondée sur la fragmentation du tissu national, destinée à empêcher l’unité des Congolais et à prolonger un règne devenu minoritaire, illégitime et prédateur.

Que l’on cesse donc de détourner le débat ou de diaboliser ceux qui dénoncent ce système !
Le vrai problème, ce n’est pas le RDD, ni un autre parti.
Le problème, c’est l’instrumentalisation du tribalisme par le pouvoir en place, depuis des décennies, pour maintenir un régime agonisant au sommet d’un pays qu’il appauvrit.

Alors posons clairement la question :
Serait-il donc normal qu’on insulte un Lari en le traitant de « Nazi » et que tout le monde trouve cela acceptable ? Mais lorsqu’on utilise le même terme pour qualifier les agissements du clan Sassou Nguesso, devenu une minorité prédatrice d’un peuple, cela deviendrait subitement un crime ?

Ce deux poids, deux mesures ne peut plus durer.
L’histoire retiendra ceux qui se sont tus quand des crimes étaient commis, comme elle retiendra ceux qui ont eu le courage de dénoncer les dérives totalitaires d’un régime devenu hors de contrôle.

Conclusion : L’urgence du sursaut national

Le Congo ne pourra sortir de l’impasse qu’en mettant en place, sans délai, une Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA), appelée aussi TOPESA : un processus inclusif et pacifique qui permettra de refonder les institutions, d’arrêter la spirale de l’exclusion ethnique et de restaurer l’unité nationale.

À chacun de choisir son camp.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – « Une Nation Pour Tous« 
Brazzaville / Paris, le 14 juillet 2025

TPSA / TOPESA : Donnons, Allons vers…

TPSA / TOPESA : Donnons, Allons vers…
Par Modeste Boukadia, Président du CDRC – Le 13 juillet 2025 – 10h57

Dans mon article publié le 8 juillet 2025, intitulé « Pour en finir avec les demi-mesures : choisir la Transition Politique Structurelle Apaisée », j’ai proposé une définition claire de la Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA).
Il s’agit d’une transition pacifique mais profondément réformatrice, qui vise à :

  • Refonder l’État,
  • Réconcilier la nation,
  • Instaurer une nouvelle gouvernance démocratique et durable.

Aujourd’hui, la gravité de la situation que traverse notre pays ne doit plus être vue uniquement comme un drame, mais comme une opportunité historique.
Car qui aurait pu imaginer que le Congo-Brazzaville, qui fut la Capitale de la France Libre en 1940, deviendrait, en 2025, un État inscrit sur la liste noire des États-Unis, soumis à des sanctions fédérales liées au Traité de Rio réactivé en 2001 après les attentats du 11 septembre (cf. Traité interaméricain d’assistance réciproque – TIAR ou Traité de Rio, signé en 1947 et réaffirmé par les États-Unis après 2001 pour des mesures de sécurité régionale).

Cette mise à l’index n’est pas un simple fait conjoncturel. Elle traduit un changement de paradigme dans les relations internationales.
L’actuelle dynamique géopolitique mondiale, notamment impulsée par la doctrine américaine MAGA (Make America Great Again), impose une recomposition des alliances et des rapports de force.

Dans ce contexte, l’Afrique ne peut plus rester spectatrice. Elle doit s’affirmer comme un acteur souverain de la régulation du monde de demain.

Le rôle du Congo dans ce basculement

Le Congo, pour sa part, doit réapprendre à jouer un rôle moteur. Comme il le fit en 1940 en devenant la base arrière de la résistance mondiale contre le nazisme, Brazzaville doit redevenir un symbole de résilience et de refondation politique.

Le moment est venu de bâtir une union nationale sincère et courageuse, pour non seulement reconstruire le pays, mais aussi participer à la refondation du système international multipolaire en gestation.

Car plus que jamais, le sort de l’Europe, de la France, de l’Occident est désormais lié à celui de l’Afrique – et pourquoi pas, à celui du Congo-Brazzaville ?


TPSA devient TOPESA : « Donnons, allons vers… »

Le sigle TPSA, prononcé ToPeSA, prend un sens particulier au Congo :
TOPESA en lingala signifie « Donnons, allons vers… ».

C’est bien de cela qu’il s’agit :

  • Donner le meilleur de nous-mêmes
  • Aller vers une transformation réelle

Ce que nous allons donner, vers où nous allons :

Introduction

TOPESA = le temps du changement est venu.
Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes, aller vers l’horizon d’un nouveau Congo et d’une Afrique réconciliée avec son rôle dans l’humanité.


Développement

1. Donner le meilleur pour la Paix

Le monde est à un tournant géopolitique majeur :

  • Occident contre BRICS,
  • Redéfinition des alliances et des priorités stratégiques.

Le Congo doit se positionner en acteur de médiation et de paix, non en source d’instabilité.

2. Donner le meilleur pour l’Afrique

Il faut sortir de la logique historique de la prédation, pour entrer dans une Francophonie de réciprocité et d’équilibre, où les relations entre la France et l’Afrique reposent sur le respect mutuel et les intérêts partagés (cf. Charte de la Francophonie, Déclaration de Bamako 2000).

3. Donner le meilleur pour le Congo

Changer de régime :

  • Passer de la dictature à la démocratie,
  • Installer une Transition Politique Structurelle Apaisée, dans le respect des principes universels des droits de l’homme (cf. Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, Charte africaine des droits de l’homme de 1981).

4. Donner le meilleur pour l’Avenir

Changer d’attitude :

  • Renoncer à la fatalité,
  • Affirmer notre droit à l’autodétermination et au progrès, en mobilisant notre jeunesse et nos compétences.

Conclusion

Le Congo-Brazzaville n’est pas seul dans cette dynamique.
Notre pays peut devenir un exemple et un acteur pivot du changement planétaire en cours, à condition de prendre la décision historique de la TPSA/TOPESA.

Ce n’est pas seulement une nécessité nationale, c’est une urgence planétaire.


Le 13 juillet 2025
Modeste Boukadia
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)
« Une Nation Pour Tous »


Références :

  • Traité de Rio (TIAR) : Traité interaméricain d’assistance réciproque, signé en 1947, réactivé en 2001 après les attentats du 11 septembre.
  • Déclaration de Bamako (2000) : Texte fondateur pour la démocratie dans l’espace francophone.
  • Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981)
  • Déclaration universelle des droits de l’homme (1948)
  • Charte des Nations Unies (1945), articles 1 & 2 : respect des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes

Quand le pouvoir avoue l’échec : l’urgence d’une Transition Politique Structurelle Apaisée

Quand le pouvoir avoue l’échec : l’urgence d’une Transition Politique Structurelle Apaisée
Par Modeste Boukadia, Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)
« Une Nation Pour Tous » – Le 10 juillet 2025 – 14h32

L’aveu choc du régime : le pays est en crise, la Transition s’impose

Pour la première fois, un ministre en exercice du régime en place admet publiquement l’ampleur de la crise nationale. Cette reconnaissance tardive confirme la pertinence des propositions portées depuis plus d’une décennie par le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC). Face à une impasse structurelle, seule une Transition Politique Structurelle Apaisée peut ouvrir la voie à une véritable refondation du Congo.

Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, expert reconnu du financement du développement et ancien directeur Afrique de l’Agence Française de Développement, vient de déclarer publiquement :

« Notre pays traverse une réelle situation de crise qui met en danger l’avenir de nous tous… »
Source vidéo : Facebook

Cette affirmation, aussi lucide que tardive, sonne comme un aveu. Car ce que Monsieur Yoka découvre aujourd’hui, le CDRC le dénonçait déjà en 2013, avec à la clé des propositions claires, structurantes et courageuses.

Mais à l’époque, proposer une voie de sortie, parler de reconstruction du pays par une Transition Politique Structurelle Apaisée, valait à ceux qui portaient cette voix d’être arrêtés, emprisonnés, torturés. J’en sais quelque chose, ayant été victime de cette brutalité d’un pouvoir qui refusait alors d’entendre ce qu’il proclame aujourd’hui.

Une crise nationale reconnue par ses propres auteurs

Le fait qu’un ministre en exercice du Parti Congolais du Travail (PCT) reconnaisse ouvertement la profondeur de la crise nationale valide, a posteriori, la justesse des constats du CDRC. Cela souligne surtout une évidence :
l’effondrement du modèle politique actuel n’est plus une opinion d’opposant, mais un constat institutionnel.

Dès lors, la question n’est plus de savoir s’il faut changer, mais comment le faire durablement, pacifiquement et efficacement.

La Transition Politique Structurelle Apaisée : une feuille de route claire

Le CDRC porte depuis plus de dix ans un projet de refondation nationale, articulé autour de trois piliers majeurs :

  1. La décentralisation administrative et financière : remettre les régions au cœur de l’action publique, sous l’autorité de gouverneurs élus, avec des ressources budgétaires propres. Cela permettra de créer des emplois endogènes, ancrés dans les réalités locales, et de favoriser des investissements ciblés.
  2. La désimmigration productive : favoriser le retour volontaire et encadré des cadres et experts de la diaspora congolaise. Formés à l’étranger, ces talents constituent une richesse stratégique pour la reconstruction du pays.
  3. Le désenclavement des territoires : sans routes, sans infrastructures, aucun développement n’est possible. Créer un marché intérieur viable passe par l’interconnexion des régions et une politique d’aménagement du territoire ambitieuse.

Une évidence historique : reconstruire le Congo par le consensus

Ce que l’histoire retiendra, c’est que ceux qui furent muselés hier pour avoir vu clair et proposé des solutions justes sont aujourd’hui rejoints, dans le constat, par ceux qui étaient au pouvoir. Il est encore temps d’agir, non dans la vengeance, mais dans la responsabilité collective. Car il ne s’agit pas d’un débat idéologique, mais d’un devoir générationnel envers nos enfants et petits-enfants.

Une dernière chance pour l’unité nationale

Il n’y a plus d’alternative : le Congo ne s’en sortira que par une Transition Politique Structurelle Apaisée.
Tout retard supplémentaire ne fera qu’aggraver la fracture nationale, économique et sociale.

J’en appelle solennellement à toutes les forces vives, y compris celles qui sont aujourd’hui encore dans l’appareil d’État, à rejoindre cette voie de sagesse, de justice et d’avenir.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)
« Une Nation Pour Tous »

Pour en finir avec les demi-mesures : choisir la Transition Politique Structurelle Apaisée

Pour en finir avec les demi-mesures : choisir la Transition Politique Structurelle Apaisée
Par Modeste BoukadiaPrésident du parti Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) « Une Nation Pour Tous » – Le 08 juillet 2025 – 10h41

Alors que le Congo s’enfonce dans une crise diplomatique, économique et morale sans précédent, l’heure n’est plus aux faux-semblants ni aux solutions superficielles. L’inscription du pays sur la liste noire des États-Unis est un signal d’alarme. Elle exige une réponse à la hauteur des enjeux : une véritable refondation de l’État par une Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA). Ce processus ne doit pas être confondu avec une simple Transition Politique Apaisée que je proposais au départ et que j’ai fait évoluer, souvent vide de contenu. Voici pourquoi la nuance n’est pas seulement sémantique, mais profondément stratégique pour l’avenir du Congo.

La gravité de la situation que traverse notre pays n’autorise plus les discours creux ni les postures arrogantes de ceux qui cherchent à se rendre visibles sans apporter de solutions. Dans notre culture, ceux-là sont appelés Nkazi vuluka songo buani (les pédants) — une expression qui renvoie à ceux qui gesticulent pour exister. Il est temps de dépasser ces comportements stériles.

Le Congo est désormais inscrit sur la liste noire des États-Unis, avec des conséquences diplomatiques, économiques, financières et sociales lourdes, qui aggravent encore l’isolement international du pays. Face à ce constat alarmant, seule une reconstruction en profondeur de l’État peut permettre de redresser la situation. Cette reconstruction doit passer par une Décentralisation Administrative et Financière effective, avec des gouverneurs régionaux disposant de moyens réels pour créer des emplois, valoriser les talents de la jeunesse – y compris ceux de la diaspora – et impulser un véritable retour des compétences dans le cadre d’une politique de désimmigration active.

C’est dans cette optique que je propose sans relâche une Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA). Voici, en toute clarté, la différence entre la TPSA et ce que d’autres appellent encore une « Transition Politique Apaisée ».


📌 Transition Politique Apaisée

Une approche minimaliste, souvent superficielle

Définition : Il s’agit d’un processus de changement de régime ou de gouvernance sans violence, fondé sur le dialogue et un consensus de base.
Caractéristiques :
• Absence de conflit armé ou de répression majeure.
• Ouverture d’un dialogue ou d’une concertation nationale.
• Implication des forces politiques et sociales.
• Volonté d’éviter le chaos ou l’effondrement.

Limites :
Processus souvent temporaire, parfois opportuniste.
Pas de transformation profonde du système politique ou institutionnel.
• Risque de perpétuer les mêmes logiques, en changeant seulement les visages.
• Ne garantit ni la justice, ni la refondation démocratique de l’État.


✅ Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA)

Une réponse sérieuse et durable à une crise systémique

Définition : C’est une transition pacifique mais profondément réformatrice, qui vise à refonder l’État, à réconcilier la nation, et à instaurer une nouvelle gouvernance démocratique et durable.
Caractéristiques :
• Apaisée : fondée sur le dialogue national inclusif.
• Structurelle : transformation réelle et en profondeur des institutions.
• Réforme constitutionnelle pour instaurer un nouvel équilibre des pouvoirs.
• Refondation de l’armée, de la justice, de l’administration.
• Lutte systémique contre la corruption et les réseaux clientélistes.
• Mise en place de mécanismes de reddition de comptes.
• Justice transitionnelle : vérité, réparation, réconciliation.

Avantages :
Répond aux réalités spécifiques du Congo, marqué par une dictature prolongée et l’effondrement de l’État de droit.
• Permet une refondation républicaine durable, pas une simple transition cosmétique.
• Favorise une stabilité à long terme par la reconstruction des institutions.


⚠️ En résumé

  • Une Transition Politique Apaisée peut suffire dans un contexte post-électoral tendu, mais elle n’est pas à la hauteur des enjeux du Congo d’aujourd’hui.
  • Seule une Transition Politique Structurelle Apaisée permet d’enclencher un véritable processus de reconstruction nationale et de rupture avec le passé.

C’est pourquoi nous devons être exigeants : le Congo ne peut plus se contenter d’un replâtrage. Il lui faut une refondation.

Modeste Boukadia, Président du parti Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) « Une Nation Pour Tous« 

TRIBUNE : L’heure du sursaut national – bâtir la Transition sans Denis Sassou Nguesso

TRIBUNE : L’heure du sursaut national – bâtir la Transition sans Denis Sassou Nguesso
Par Modeste BoukadiaLe 06 juillet 2025 – 15h27

Construire l’après-Sassou : une exigence nationale
Alors que le Congo est désormais inscrit sur la liste noire des États-Unis, soupçonné de collusion avec des organisations terroristes, il devient urgent de tourner la page d’un régime qui a isolé le pays et étouffé ses forces vives. Dans cette tribune, Modeste Boukadia appelle à une Transition Politique Structurelle Apaisée, sans Denis Sassou Nguesso, pour rebâtir un Congo souverain, stable et respecté sur la scène internationale. Une main est tendue. Mais pour combien de temps encore ?
(Service Presse CDRC)

Il est des moments où l’histoire s’accélère. Nous y sommes. Le temps est venu pour le Congo de tourner la page sombre du Parti Congolais du Travail (PCT), qui a mené notre pays à l’effondrement moral, économique et diplomatique. Ce naufrage se traduit aujourd’hui de manière brutale : le Congo figure désormais sur la liste noire des États-Unis d’Amérique, aux côtés des régimes soupçonnés de financer ou de soutenir des organisations terroristes.

Depuis longtemps, j’ai alerté sur les relations troubles que Denis Sassou Nguesso entretient avec des groupes tels que le Hezbollah ou le Hamas. Aujourd’hui, ces avertissements sont devenus des réalités accablantes. Ce classement, loin d’être symbolique, est un marqueur de notre isolement international. Il assombrit nos perspectives économiques, fait fuir les investisseurs, et fragilise davantage une jeunesse déjà abandonnée.

Mais ne nous trompons pas de débat : le problème n’est plus Denis Sassou Nguesso. Son départ est acté par l’histoire. Il ne s’agit plus de savoir s’il doit partir, mais comment nous, Congolais, allons organiser la suite. C’est cette responsabilité collective que je veux porter devant la nation.

Nous devons ouvrir une nouvelle ère. Une ère d’apaisement, de reconstruction, de renouveau. Cela passe par une Transition Politique Structurelle Apaisée, fondée sur la réconciliation nationale, sans chasse aux sorcières, mais avec la lucidité politique nécessaire. Car le temps de la justice viendra. Le temps des historiens aussi. Mais aujourd’hui, c’est le temps de l’action.

Nous devons désenclaver nos territoires, garantir l’accès à l’eau et à l’électricité, remettre sur pied notre système de santé et d’éducation. Sans cela, aucun avenir n’est possible. Le peuple attend des solutions concrètes.

Denis Sassou Nguesso va partir. Il le sait. Et c’est à lui seul qu’il revient de choisir comment : par la grande porte, ou par la petite, au prix de grandes secousses. Ce n’est pas une menace. C’est un constat lucide. Car si l’histoire se charge de l’éconduire, ni la France – malgré ses intérêts en Afrique centrale –, ni aucun autre partenaire ne pourra le sauver. Il le sait. Et son entourage aussi.

J’ai tendu la main. Je dis que la voie de l’Union Nationale que le parti CDRC propose depuis toujours est un acte politique majeur. Elle démontre que, au-delà des rivalités, des blessures et même des insultes passées, une union est possible. Car le pays doit primer sur nos egos.

Je le redis : le Congo a besoin de tous ses enfants. La Transition Politique Structurelle Apaisée est notre seule chance d’éviter le chaos. Elle doit se faire sans Denis Sassou Nguesso. Il doit se retirer, aller se reposer à Oyo, écrire ses mémoires s’il le souhaite.

Notre priorité doit être de restaurer notre souveraineté, pour pouvoir renouer avec nos partenaires internationaux, notamment les États-Unis, et sortir de cette infamante liste noire. Mais cela ne se fera pas sous l’autorité de ceux qui nous y ont menés.

Et pendant que le pays souffre, Sassou Nguesso s’attaque aux fondements mêmes de notre démocratie. Il a fait radier des partis historiques comme le RDD de Jacques Yhombi-Opango, ou le PSDC de Clément Mierassa. Ces formations politiques sont nées avec l’ouverture démocratique de 1990. Pourquoi les faire disparaître aujourd’hui ? Pourquoi ce tri autoritaire ?

J’interpelle ici publiquement Raymond Mboulou, ministre de l’Intérieur : pourquoi instrumentaliser les échéances électorales en écartant les véritables forces politiques et en favorisant des partis de complaisance ? Est-ce ainsi que vous entendez défendre la démocratie ?

Cette manœuvre démontre que la prétendue « réconciliation inter-nordiste » n’était qu’un leurre, un piège destiné à asseoir la domination du clan Sassou au détriment même des autres ressortissants du Nord. Aujourd’hui, c’est le RDD qui est suspendu. Demain, ce sera l’UPADS, le CNR, ce qui reste du MCDDI, et bien d’autres encore.

J’appelle donc tous les partis encore liés au pouvoir : ouvrez les yeux. La suspension du RDD est un signal. Il vous trahira, comme il en a trahi tant d’autres. Il est temps de quitter le radeau qui coule.

Il est temps de choisir l’avenir, de choisir le peuple. Le futur appartient à ceux qui œuvrent pour l’unité, la paix et la souveraineté nationale. La Transition Politique Structurelle Apaisée est l’unique voie pour sauver le pays du chaos et redonner l’espoir à notre jeunesse.

Denis Sassou Nguesso va partir. Il sait dans quelles conditions. Dignement comme Mandela, ou humilié comme Mobutu.

Quant à moi, j’ai une parole. Je l’ai donnée. Je la tiens.

Allons ensemble vers la Transition. Pour la tranquillité de tous, pour la paix durable, pour reconstruire un Congo libre, prospère et souverain.

Modeste Boukadia, Président du parti Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) – « Une Nation Pour Tous« 

TRIBUNE | Denis Sassou Nguesso, face à l’isolement international, tente de précipiter le Congo dans l’instabilité

TRIBUNE | Denis Sassou Nguesso, face à l’isolement international, tente de précipiter le Congo dans l’instabilité
Par Modeste Boukadia – Le 03 juillet 2025 – 14h15

Peuple uni, nation forte : l’appel à la reconstruction !
Face à un isolement diplomatique croissant et une impasse politique interne, Denis Sassou Nguesso semble vouloir précipiter le Congo dans le chaos pour retarder l’inévitable. Dans cette tribune, Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), alerte sur les manœuvres du pouvoir en place et appelle à une Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA) pour restaurer l’État, garantir la stabilité régionale et bâtir un avenir partagé avec des partenaires responsables.
(Service Presse CDRC)

Alors que le Congo figure désormais sur la liste noire des États-Unis, conséquence de liens avérés avec des entités classées comme terroristes (Hezbollah, Hamas, Houtis), Denis Sassou Nguesso semble engagé dans une fuite en avant périlleuse. Conscient de son isolement croissant sur la scène internationale, il multiplie les manœuvres internes pour déstabiliser le pays, en espérant sans doute provoquer une situation insurrectionnelle qui justifierait un état d’urgence lui permettant de se maintenir au pouvoir.

Une nouvelle fois, le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, est mis à contribution pour fragiliser davantage le peu de cadre démocratique restant. En restreignant arbitrairement l’accès de certains partis politiques aux échéances électorales à venir, il tente de façonner un paysage politique sous contrôle, au mépris des principes constitutionnels et de la souveraineté populaire. Une méthode inquiétante dans un pays où l’existence légale d’un parti politique ne devrait pas être remise en question chaque année ni subordonnée à des considérations conjoncturelles. Il ne revient pas à l’administration de décider qui peut ou non concourir, mais à la justice de trancher en cas de contentieux.

L’isolement de Denis Sassou Nguesso ne fait plus mystère dans les cercles diplomatiques. Son absence remarquée lors du sommet USA-Afrique à Luanda, à quelques encablures de Brazzaville, en fut une illustration symbolique. À plusieurs reprises, l’ancien président américain Donald Trump a demandé au président Emmanuel Macron de prendre ses distances avec le régime congolais. Aujourd’hui, Paris semble hésiter entre loyauté politique ancienne et repositionnement stratégique en Afrique centrale.

Le dilemme est réel : maintenir le soutien à un pouvoir de plus en plus discrédité ou accompagner une transition salutaire pour la région. La France, signataire du traité de Rio réactivé après les attentats du 11 septembre, ne peut ignorer les accusations portées à l’encontre du président congolais. Refuser de s’adapter à cette nouvelle donne reviendrait à hypothéquer son avenir diplomatique et économique en Afrique centrale, tout comme cela s’est produit en Afrique de l’Ouest.

Face à cette équation, Denis Sassou Nguesso semble tenté par une stratégie du chaos. En provoquant volontairement des tensions internes, en excluant des acteurs politiques majeurs et en organisant des simulacres électoraux, il cherche à faire du désordre un levier de reconduction. Mais les partenaires du Congo ne sont pas dupes.

Les grandes chancelleries ont déjà acté son départ comme inévitable, et se penchent activement sur les scénarios de transition. Dans cette recomposition régionale en cours, l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda — malgré les hésitations du président Kagame — marque le point de départ d’une nouvelle géopolitique en Afrique centrale. La France, si elle souhaite rester un acteur de poids, devra impérativement redéfinir ses alliances, car d’autres puissances avancent, notamment les États-Unis et la Russie, à travers des initiatives structurantes telles que l’Alliance des États du Sahel (AES), que la Côte d’Ivoire pourrait bientôt rejoindre.

Le Tchad lui-même, bien que pays d’Afrique centrale, a fait le choix stratégique de se tourner vers le Sahel. Le temps est donc venu pour le Congo de tracer sa propre voie, en bâtissant un axe fort entre Kinshasa et Luanda, socle d’un marché commun des États-Unis d’Afrique centrale. Ce marché régional, porteur de croissance et de stabilité, attend un partenaire stratégique majeur. Qui de la France, des États-Unis ou de la Chine saura répondre à cet appel ?

Pour notre part, en tant que président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), nous réaffirmons que seule la Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA) permettra de restaurer les institutions, de redonner confiance au peuple congolais et d’initier une décentralisation effective, tant administrative que financière. Celle-ci devra être portée par des gouverneurs responsables, promoteurs d’emplois et d’une politique active de désimmigration au service du développement local.

Le temps est venu de tourner la page du chaos entretenu. L’heure est à la responsabilité historique et à l’engagement pour une République nouvelle, stable, ouverte et résolument tournée vers l’avenir — en privilégiant des partenariats dynamiques, ambitieux et responsables avec les nations alliées, afin que le Congo retrouve sa vocation naturelle de pays de transit et de stabilité pour l’Afrique centrale.

Modeste Boukadia
Président du parti CDRC (Cercle des Démocrates et Républicains du Congo)
Le 03 juillet 2025

TRIBUNE | Le désaveu d’Isidore Mvouba en Côte d’Ivoire : un signal fort contre l’agonie du régime de Brazzaville

TRIBUNE | Le désaveu d’Isidore Mvouba en Côte d’Ivoire : un signal fort contre l’agonie du régime de Brazzaville
Par Modeste Boukadia – Le 01 juillet 2025 – 17h53

En Côte d’Ivoire, la scène a été aussi inédite que révélatrice : des députés de l’opposition ont quitté l’Assemblée nationale pour protester contre la présence d’Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville. Ce geste diplomatique fort sonne comme un désaveu direct envers le régime de Denis Sassou Nguesso. À travers cet événement symbolique, c’est un nouveau signal d’alarme qui retentit pour un pouvoir à bout de souffle. L’Afrique change. Et le Congo doit impérativement prendre un nouveau départ.

Il fut un temps où la Côte d’Ivoire et le Congo-Brazzaville incarnaient une forme d’avant-garde politique en Afrique francophone. Félix Houphouët-Boigny et Fulbert Youlou, figures du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), étaient unis par une amitié politique sincère, une ambition partagée, et une rivalité positive : faire de leurs pays des modèles de développement, les « Frances » d’Afrique.

Mais le temps des bâtisseurs a laissé place à celui des usurpateurs. Entre Alassane Ouattara et Denis Sassou Nguesso, le lien n’est plus celui d’un rêve commun pour leurs peuples, mais d’un cynisme politique assumé. Il suffit de se rappeler cette scène lunaire où Ouattara, avec une révérence déplacée, qualifie Sassou Nguesso « d’Empereur », saluant plus la longévité autoritaire que le bilan.

Et pourtant, même cet équilibre de complaisance vacille.

Lors de sa visite officielle à Abidjan, Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale congolaise et fidèle parmi les fidèles du régime – celui qui n’hésite pas à dire que « le sang qui coule dans mes veines est celui de Denis Sassou Nguesso » – a été publiquement désavoué : les députés de l’opposition ivoirienne ont quitté la salle en plein discours. Un geste rare, lourd de sens, qui révèle une vérité devenue évidente : le Congo de Sassou Nguesso ne suscite plus ni respect, ni solidarité sur le continent.

Les conséquences de cette humiliation diplomatique ne se sont pas fait attendre. Dans un réflexe de repli autoritaire, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a signé une circulaire (N° 250001/PM-CAB)1 suspendant tous les déplacements à l’étranger des membres du gouvernement et autres hauts responsables – à l’exception de Denis Sassou Nguesso lui-même – jusqu’à fin 2025. Une décision inédite, qui traduit non seulement la panique du pouvoir, mais aussi son isolement grandissant.

Ce repli n’est pas un signe de force, mais la manifestation d’un pouvoir acculé, incapable de justifier ses échecs à l’intérieur comme à l’extérieur, préférant fermer les portes plutôt que d’ouvrir les voies du dialogue et de la réforme.

Ce rejet fait écho à d’autres signaux d’alerte. Déjà, la France avait mis en garde Sassou Nguesso : « Cette fois-ci, vous n’allez pas vous cacher derrière la France. » Quant aux États-Unis, sous Donald Trump, ils posaient une question brutale : « Y a-t-il des hommes ou des animaux qui habitent le Congo ? », avant d’inscrire le pays sur la liste noire des États à risque terroriste.

Le point de non-retour a été franchi lors du dernier Sommet USA-Afrique à Luanda, où le Congo fut exclu, malgré sa proximité géographique. À quelques kilomètres du Palais de Mpila, le régime se trouvait déjà en dehors du jeu diplomatique.

Ce qui se passe aujourd’hui à Brazzaville, ce n’est pas seulement la fin d’un cycle, c’est l’agonie d’un régime.

Face à cette déliquescence, la Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA) apparaît comme la seule voie crédible et salutaire. Elle permettra de restaurer l’État, de redonner confiance à la population, et surtout d’ouvrir des perspectives à la jeunesse congolaise.

Il est temps de rompre avec le cycle infernal de l’exil économique. Cela passe par une politique de désimmigration, adossée à un vaste plan de création d’entreprises, de formation professionnelle adaptée, et à une décentralisation administrative et financière des régions, qui doivent devenir les berceaux du développement local et des emplois durables.

L’Afrique bouge. Les peuples s’éveillent. Les régimes figés dans la peur et le mépris sont appelés à disparaître.

Il appartient au peuple congolais de prendre en main son destin, pour que le Congo ne reste pas une terre humiliée, mais devienne une nation debout, réconciliée avec elle-même, tournée vers l’avenir.

Modeste Boukadia

TRIBUNE | Le Congo, État terroriste : la France face à ses responsabilités

Modeste Boukadia in Maryland (USA) in March 2018 during a meeting with Congolese residents in the USA. Photo: ©NadineNagel

TRIBUNE | Le Congo, État terroriste : la France face à ses responsabilités
Par Modeste BoukadiaPrésident du parti CDRC – Le 26 juin 2025 – 11h24

Alors que la République du Congo figure désormais sur la liste noire américaine des États soupçonnés de soutenir le terrorisme, la France, signataire du Traité de Rio, continue d’entretenir des relations troubles avec un régime aux pratiques mafieuses et aux alliances douteuses. Entre distribution de passeports diplomatiques à des réseaux liés au Hezbollah et silence complice du Quai d’Orsay, une question s’impose : jusqu’où ira la France pour protéger un pouvoir discrédité et dangereux ? L’heure est venue pour Paris de rompre avec l’ambiguïté. (Service Presse CDRC)

Le 9 juin 2025, l’administration Trump inscrivait la République du Congo sur la liste noire des États qui soutiennent des activités terroristes, aux côtés de régimes déjà sous surveillance internationale. Cette décision est difficilement contestable car les preuves existent. Depuis, silence radio du côté de Brazzaville… jusqu’à ce que, récemment, le porte-parole du régime terroriste, M. Thierry Lézin Moungalla, vienne se plaindre à Paris, au Quai d’Orsay. Et pourquoi pas aux États-Unis d’Amérique qui ont inscrit le Congo sur la liste noire ?

La requête du régime congolais sur la scène diplomatique au Quai d’Orsay et dans les médias français pose une question directe à la France : que savait-elle, et que couvre-t-elle aujourd’hui ?

Les faits sont graves. Des passeports diplomatiques congolais ont été délivrés à des hommes d’affaires libanais en lien avec des réseaux du Hezbollah et du Hamas – certains opérant sous la protection directe de la présidence congolaise. Ces accusations ne sont pas sans fondement. Plusieurs entreprises – REGAL, SUPERSONIC, BUROTEC, La MANDARINE, La CITRONNELLE, RAGEC, CMP, SCAC, SMGC, ZEROCK – sont pointées du doigt.

Pendant ce temps, les citoyens congolais, eux, sont privés de documents d’identité. La diplomatie congolaise est devenue un instrument d’un État parallèle, gangrené par des réseaux transnationaux dont les intérêts n’ont rien à voir avec ceux du peuple congolais.

En son temps, un ancien ministre français des Affaires étrangères, avait mis en garde Denis Sassou Nguesso « sur la trop grande facilité de distribution de passeports congolais… » L’avertissement a été ignoré. Pire, le régime a poursuivi sa logique de compromission, fermant les yeux sur les conséquences pour la sécurité régionale et internationale.

La France peut-elle continuer à soutenir un pouvoir qui, depuis 45 ans, a fait du Congo un État failli, corrompu et désormais suspecté d’entretenir des connexions dangereuses avec des groupes reconnus comme terroristes ? Peut-elle décemment accompagner Denis Sassou Nguesso dans sa volonté de tricher, encore une fois, en 2026, à la tête d’un pays exsangue ? La réponse engage l’honneur de la République française.

Car à force de soutenir l’insoutenable, la France prend le risque d’être considérée non plus comme une puissance amie du peuple congolais, mais comme une complice d’un régime dont les pratiques sont celles d’un État voyou. L’ami de mon ami n’est plus automatiquement mon ami, lorsque celui-ci piétine les droits humains, manipule les institutions et ouvre la porte à des influences obscures et terroristes.

Les principes démocratiques ne se négocient pas. La France doit choisir : soit elle continue à couvrir le régime de Denis Sassou Nguesso au nom d’intérêts économiques ou sécuritaires court-termistes, soit elle retrouve le chemin de la clarté politique et de la justice par la Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA).

Il est encore temps de faire ce choix. Mais le temps presse. L’histoire, elle, n’oubliera rien.

Modeste Boukadia
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo