« Notre Objectif : Reconstruire le Congo et rendre la dignité à ses citoyens en impulsant et favorisant l'esprit de liberté démocratique et républicaine. »
Modeste Boukadia sur TLR TV le 13 février 2025 : Convocation de M. Sassou Nguesso à Paris ? Souhaitons que les tensions s’apaisent en RDC ; allons vers l’union nationale pour mettre fin au tribalisme ; mettons en place la transition apaisée qu’attend le peuple congolais. Nous avons un rôle important à jouer en Afrique centrale.
L’article du président Modeste Boukadia est un appel à une transition politique pour reconstruire le Congo Brazzaville sur des bases nouvelles, en rupture avec le système actuel incarné par le Parti Congolais du Travail (PCT) et Denis Sassou Nguesso. L’analyse de cet article m’a permis d’identifier plusieurs éléments clés qui peuvent servir de fondements à cette transition, notamment en mettant l’accent sur la décentralisation administrative et financière des régions du pays.
Modeste Boukadia souligne l’échec du régime en place à répondre aux besoins fondamentaux du peuple après plus de 41 ans au pouvoir. Parmi les principaux griefs :
• Échec économique et social : Absence de développement économique, pauvreté croissante, infrastructures défaillantes.
• Tribalisme et clanisme : Division du pays en groupes favorisés et marginalisés, ce qui empêche la construction d’une nation unie.
• Instrumentalisation de l’histoire et des symboles : Utilisation du drapeau de l’ancienne République Populaire du Congo et des célébrations à la gloire du régime pour justifier sa continuité.
• Répression et absence de libertés : Répression des opposants et culture de la peur.
Ce constat justifie l’urgence d’une transition politique vers un modèle plus juste et équilibré.
2. La nécessité d’une transition politique
L’article insiste sur l’importance de l’union des forces vives du pays pour une transition basée sur un compromis politique historique. Cela implique :
• Un changement de leadership pour rompre avec les pratiques autoritaires.
• Une refondation des institutions pour garantir la justice et la sécurité.
• Une politique axée sur la création d’emplois et le développement économique.
Mais comment mettre en œuvre cette transition de manière efficace ?
Une des solutions les plus viables est la décentralisation administrative et financière.
3. La décentralisation comme pilier de la reconstruction du Congo
L’un des grands problèmes du Congo réside dans la concentration excessive du pouvoir à Brazzaville, laissant les régions dans une dépendance totale vis-à-vis du gouvernement central. Une transition réussie passe nécessairement par une décentralisation réelle et efficace.
a) Décentralisation administrative : rendre le pouvoir aux régions
• Accorder plus d’autonomie aux collectivités locales (régions, départements, communes) pour qu’elles puissent gérer leurs propres affaires sans attendre Brazzaville.
• Réduire la bureaucratie centrale et transférer des compétences aux élus locaux.
• Mettre en place des gouvernements régionaux responsables, avec des dirigeants élus et non nommés par l’État central.
b) Décentralisation financière : assurer un développement équilibré
• Augmenter la part du budget national allouée aux régions, en fonction de leurs besoins spécifiques.
• Permettre aux gouvernements régionaux de collecter et gérer une partie des impôts pour financer directement leurs projets de développement.
• Encourager les investissements locaux et étrangers dans les régions en simplifiant les démarches administratives.
c) Impact de la décentralisation sur la reconstruction du Congo
• Diminution du tribalisme et du favoritisme : Avec des régions autonomes financièrement et administrativement, il ne sera plus possible pour un pouvoir central de privilégier certaines zones au détriment d’autres.
• Développement des infrastructures : Les routes, écoles, hôpitaux et autres services publics pourront être améliorés plus rapidement par des gouvernements régionaux proches des réalités locales.
• Création d’emplois : En encourageant les investissements régionaux et en soutenant les initiatives locales, on favorise l’emploi et la prospérité.
Modeste Boukadia appelle à une nouvelle unité nationale qui dépasse les divisions actuelles et qui repose sur :
• Une gouvernance fondée sur la justice et l’égalité.
• Un modèle économique tourné vers le développement et non la rente pétrolière.
• Une implication citoyenne accrue dans la gestion du pays.
La décentralisation s’inscrit parfaitement dans cette vision, car elle permettrait aux Congolais de reprendre en main leur avenir à l’échelle locale, tout en renforçant l’unité nationale.
Conclusion
L’analyse de l’article du président Modeste Boukadia met en lumière la nécessité d’une transition politique qui rompe avec l’échec du PCT et ouvre la voie à un nouveau modèle de gouvernance. La décentralisation administrative et financière apparaît comme un levier essentiel pour reconstruire le pays en donnant plus de pouvoir aux régions. Ce processus serait un pas décisif vers une République Unie du Congo (RUC), garantissant un développement équilibré et une véritable unité nationale.
Congo : un appel à la transition politique pour reconstruire l’unité et l’avenir
Pourquoi le PCT en est-il venu à célébrer en février 2025 « l’homme du 5 février » alors qu’en 1991, la Conférence Nationale Souveraine (CNS) avait été organisée pour tourner la page de cette période sombre de la vie politique congolaise ?
S’agit-il d’une nostalgie pour l’époque où Denis Sassou Nguesso régnait en maître sous l’ère révolutionnaire, dans un contexte aligné avec les pays de l’Union soviétique ? Est-ce une tentative pour rappeler aux Congolais que la République Populaire du Congo n’est pas morte avec la CNS de 1991 mais survit au travers du PCT ?
Cette logique semble confirmée par l’utilisation du drapeau de l’ancienne République Populaire du Congo, un symbole qui aurait dû être relégué au musée. Le PCT l’a repris ostensiblement pour réaffirmer cette continuité. « Le roi est mort ! Vive le roi ! » pourrait-on dire : la République Populaire du Congo est morte avec la CNS, mais elle renaît symboliquement à travers le PCT et son drapeau, intact, avec les mêmes symboles.
Un symbole qui divise
Certains pourraient argumenter que l’utilisation du drapeau du PCT n’est pas, en soi, un problème. Après tout, c’est le drapeau de ce parti. Cependant, il s’agit d’un drapeau qui fut la représentation officielle d’un régime rejeté par les Congolais. L’utilisation de ce symbole par le PCT semble donc être une tentative de manipulation psychologique visant à réintroduire une période marquée par la violence, les intimidations et les disparitions.
Ce drapeau, créé par Nguila Moungounga-Nkombo, même s’il n’a jamais été membre du PCT, était censé disparaître avec la fin de la République Populaire. Sa réapparition ravive des blessures profondes et des traumatismes psychologiques liés à cette époque. Elle témoigne également de l’incapacité du PCT à créer de nouveaux symboles reflétant une évolution ou une rupture avec le passé. D’où l’incapacité du PCT à créer des entreprises pour l’emploi, à garantir de l’électricité ou l’eau potable voire à construire des routes, des écoles et des hôpitaux mais restant dans sa politique des slogans stériles.
Une continuité assumée
Cette persistance dans l’utilisation des symboles révolutionnaires reflète la volonté de Denis Sassou Nguesso de maintenir une ligne politique issue de l’ancien système soviétique. Cela se manifeste également dans les pratiques et la gestuelle, comme les poings levés et les vivats visibles lors des manifestations célébrant « l’homme du 5 février 1979 ». Ces célébrations semblent être une manière de masquer l’échec d’un régime qui, après 41 ans de pouvoir, a conduit le pays à la faillite et à l’utilisation de la fausse monnaie.
Une symbolique dévastatrice
C’est le 18 mars 1977 qu’il aurait mieux fait de célébrer en lieu et place du 5 février 1979 qui est perçue comme une insulte à l’histoire et à la mémoire de ceux qui ont perdu des proches. Elle rappelle des événements tragiques :
Les trahisons, comme celles subies par le Lieutenant Pierre Kinganga (Sirocco) et Ange Bidie Diawara, Vice-Président du Conseil National de la Révolution.
Les assassinats de figures marquantes : Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat, Cardinal Émile Biayenda, Pierre Anga, entre autres.
Les exécutions sommaires de nombreux innocents au « Petit Matin ».
Cette glorification sert surtout à rappeler que quiconque ose s’opposer au pouvoir en place risque de subir le même sort.
Le poids du bilan
Malgré plus de 41 ans au pouvoir, répartis sur trois générations sacrifiées, le bilan de Denis Sassou Nguesso reste catastrophique. Le Congo Brazzaville est plongé dans la déroute économique et sociale, avec l’usage officiel de fausse monnaie pour corrompre les institutions et compromettre les relations avec des pays voisins, comme la République Démocratique du Congo.
Ces manifestations à la gloire de l’homme qui a divisé le pays par le tribalisme et le clanisme posent une question fondamentale : le Congo survivra-t-il aux dérives du PCT ?
Un appel à l’unité
Quoique le PCT avec son « homme du 5 février » fasse, il a échoué. Son slogan préféré « Nous avons les armes et les hommes » n’est plus à l’ordre du jour. Que Denis Sassou Nguesso dise en guise d’assurance-vie « Ce que je fais, c’est la France qui me le demande », le peuple uni est plus fort et il est capable d’inverser le cours de l’histoire comme il l’a fait en exigeant la Conférence Nationale Souveraine.
C’est le moment pour le peuple de choisir la stabilité, la création d’emplois, la justice et la sécurité pour tous. Cela est possible avec la transition politique sur la base du compromis politique historique. Plus que jamais, il est urgent d’unir toutes les forces vives du pays pour reconstruire une véritable République Unie du Congo (RUC). Cette union est essentielle pour préserver l’héritage des Pères-Fondateurs et empêcher la dislocation de notre nation. Il appartient aux Congolais, en mémoire des sacrifices passés, de se mobiliser pour bâtir un avenir meilleur.
Modeste Boukadia Dimanche 9 février 2025
Date clé : – 18 mars 1977 : assassinat de Marien Ngouabi puis le soir même création du CMP par Denis Sassou Nguesso qui reçoit les condoléances du président Valérie Giscard d’Estaing pour la France.
Mis à jour le 09/02/2025 – 14:49 / 22:46 (heure de Paris)
Le 16 janvier 2025, je retraçais le bilan de la présidence du Congo de Denis Sassou Nguesso, un règne s’étalant sur 41 ans, soit trois générations sacrifiées. À ces 41 ans, il faut ajouter les années de sa présidence du Comité Militaire du Parti (CMP) immédiatement après l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi. Il est à rappeler que le président français Valéry Giscard d’Estaing avait, à l’époque, adressé ses condoléances au Président du CMP, Denis Sassou Nguesso, et non à Joachim Yhomby-Opango.
Un bilan désastreux et des slogans creux
Le bilan de cette longévité au pouvoir ? Trois générations sacrifiées, des slogans creux et une production sans précédent de fanatiques. Le président américain Donald Trump, dans sa verve incisive, a même adressé cette remarque à Denis Sassou Nguesso : « Pourquoi y a-t-il tant de morts dans votre pays ? Est-ce qu’il y a des hommes qui y habitent ou des animaux ? » Une question crue mais révélatrice de l’état de désolation dans lequel le prétendu leadership a plongé le Congo.
Du Patriarche au Grand Timonier : des titres usurpés
Ainsi, Denis Sassou Nguesso est passé de l’Empereur au Patriarche, puis au Grand Timonier. Mais qu’est-ce qu’un Patriarche ? C’est quelqu’un qui sait écouter, comprendre et donner les orientations indispensables pour que la communauté ou la famille se sente en sécurité. Cette définition correspond-elle à son action pour le Congo ? Peut-être pour les membres de son clan, mais certainement pas pour le pays tout entier.
Quant à l’appellation de Grand Timonier, elle évoque celui qui sait mener un navire à bon port sans heurts. Or, ce que nous voyons, c’est que le navire Congo a touché le fond. Sous sa direction, ce beau bateau, jadis sculpté dans le bois de fer par nos Pères-Fondateurs, s’est fracassé contre les rochers. Ce qu’il en reste ? Des morceaux éparpillés, des lambeaux qui jonchent le sol. Peut-être cette comparaison est-elle un clin d’œil à Mao Zedong, l’ancien président de la République populaire de Chine surnommé le Grand Timonier, dont les ravages sur la population chinoise restent dans les mémoires.
Une fuite en avant et un avenir incertain
Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Deng Xiaoping, successeur de Mao, surnommé Le Petit Timonier, a également laissé un actif mitigé. Ainsi, après l’Empereur, voici venu le temps du Patriarche et du Grand Timonier, qui semble conduire le Congo et son peuple vers la case « casse sans retour » avec des élections 2026 qui sont une fuite en avant qui puent déjà la fraude !
Un chantage à la France pour masquer l’échec
C’est peut-être pour cela, pour faire pression sur la France de ne pas le lâcher, qu’il lui fait ce chantage : « Tout ce que j’ai fait, c’est la France qui me l’a conseillé ! » Ainsi donc, la France serait responsable de ce qu’est devenu le Congo… Drôles d’excuses pour ne pas assumer ses dérives, son échec et son manque de bilan pour la postérité dont on parlerait en termes de gloire !
Une fracture historique entre deux voisins
La dernière épreuve en date est l’épisode qui fracture une amitié séculaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Pour des intérêts privés et au mépris des relations diplomatiques, il a fait voler en éclats ce qui aurait dû être une construction patiente d’un dialogue fraternel entre deux peuples voisins.
Les peuples de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo sont deux peuples frères qui partagent un héritage commun, forgé par l’histoire, la culture, les traditions et des liens familiaux profonds. Au-delà des frontières politiques, nous sommes unis par une destinée qui transcende les aléas du moment. Le fleuve Congo, majestueux et indéfectible, est le symbole vivant de cette union, un lien naturel qui rappelle notre histoire commune et notre avenir inséparable.
Je comprends la colère et l’indignation suscitées par des choix politiques qui ne reflètent pas toujours l’intérêt des peuples. Toutefois, il est primordial de rappeler que l’amitié et la fraternité entre nos nations sont bien plus fortes que les divergences imposées par certains intérêts égoïstes. Nous devons refuser toute forme de division et travailler à renforcer nos liens pour bâtir un avenir de coopération et de prospérité partagée. L’histoire témoigne de cette unité, depuis l’époque du Président Joseph Kasa-Vubu et du Premier ministre Moïse Tshombe, et la présidence de Fulbert Youlou, où le respect mutuel et la solidarité ont toujours prévalu.
C’est pourquoi j’en appelle à la sagesse du peuple frère de la République Démocratique du Congo : préservons ensemble cet acquis précieux du bon voisinage. Votre combat est aussi le nôtre, tout comme notre combat doit être le vôtre. Seule l’unité nous permettra de surmonter les défis qui se dressent devant nous. Notre force réside dans notre cohésion, et c’est ensemble que nous devons bâtir un futur fondé sur le respect mutuel et la complémentarité de nos efforts.
Dans cette perspective, je déplore et condamne fermement les actes de vandalisme perpétrés contre l’ambassade de la République du Congo ainsi que la profanation de son drapeau. Ce symbole représente un peuple tout entier, qui ne saurait être assimilé aux décisions d’un dirigeant ou d’un régime. La stabilité de nos nations est un bien commun, et il est essentiel de ne pas tomber dans le piège des divisions inutiles, car une crise majeure dans l’un de nos pays risquerait de déstabiliser l’ensemble de l’Afrique centrale.
L’histoire nous enseigne que notre force réside dans notre capacité à nous concerter et à œuvrer ensemble pour un avenir partagé par le dialogue. Simon Kimbangu et André Grenard Matsoua, figures emblématiques de notre mémoire collective, ont su incarner cette vision d’unité et de concertation pour faire face aux incertitudes de leur époque. Aujourd’hui encore, cette histoire nous impose un devoir : celui de nous unir pour affronter ensemble les grands défis de notre sous-région.
Un Plan d’Action pour un Avenir Partagé
Les événements en cours nous préoccupent tous car les conséquences seront dévastatrices mais nous devons continuer d’ores et déjà penser à l’avenir de nos deux pays. Pour concrétiser cette vision d’unité, nous devons établir le moment venu un cadre structuré de coopération entre nos deux nations. Il est essentiel de renforcer nos relations à travers :
Un dialogue politique permanent entre les gouvernements des deux pays afin de prévenir et résoudre pacifiquement toute divergence.
Un programme économique commun, axé sur des projets d’infrastructures transfrontalières, des échanges commerciaux facilités et une politique de développement concertée.
Une coopération sécuritaire accrue pour lutter contre les menaces communes, notamment les groupes armés et les ingérences extérieures.
Une collaboration culturelle et éducative, en favorisant les échanges entre les jeunes, les intellectuels et les artistes des deux pays pour renforcer le sentiment de fraternité.
Une instance de concertation sous-régionale pour anticiper les défis économiques, politiques et sécuritaires de l’Afrique centrale et élaborer des solutions communes.
Les deux Congo doivent se tenir prêts à jouer un rôle moteur pour l’Afrique centrale. Nous devons être à la table des négociations et non en être le sujet. L’heure est venue de renforcer nos liens pour bâtir un avenir où nos peuples pourront prospérer dans la paix et la coopération.
Message de Modeste Boukadia sur la situation à Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo
Peuple Congolais, nous sommes des Africains et nous avons une tradition : celle de régler nos problèmes par le dialogue.
Aussi, j’invite les Présidents Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo et Paul Kagamé du Rwanda à utiliser le dialogue pour trouver une issue rapide et pérenne au conflit sur les Accords entre l’ADFL et le Rwanda. Cependant, je me pose la question si ces Accords n’avaient pas déjà été soldés par le Président Laurent-Désiré Kabila.
D’ores et déjà, je suis disponible pour favoriser ce dialogue entre les deux chefs d’État pour qu’ils s’asseyent et trouve des voies et moyens pour régler ce différend à l’amiable, pour sauver les vies de nos parents africains.
Je souligne qu’aujourd’hui, le monde et l’Afrique sont confrontés à des enjeux géopolitiques importants. La guerre commerciale féroce qui s’annonce doit amener l’Afrique à être la solution et apaiser les tensions internationales. Aussi, tous les pays africains doivent œuvrer à aller vers l’unité de l’Afrique et non à des guerres intestines. C’est ce à quoi doivent nous amener nos efforts.
À Denis Sassou Nguesso qui aime être médiateur, c’est le moment de jouer ce rôle entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda et j’espère que ses intérêts privés au Rwanda ne sont pas une des sources d’alimentation de ce conflit. Il est aussi à noter que la situation désastreuse du Congo-Brazzaville favorise cette situation.
Je rappelle par ailleurs que nous avons des liens séculaires entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo avec laquelle nous partageons tant de choses en commun : la culture, les traditions, l’histoire jusque dans nos familles.
Je demande à Denis Sassou Nguesso de ne pas souffler sur les braises avec les 9000 Rwandais qui sont à Madingou et dont l’objectif, dit-on, est d’atteindre le Bas-Congo.
Je rappelle aussi que Denis Sassou Nguesso a des enfants citoyens de la République Démocratique du Congo et à ce titre, si la RDC brûle, c’est que le feu va aussi prendre au Congo-Brazzaville.
J’appelle les pays africains et l’Union Africaine de jouer leur rôle pour mettre fin à cette guerre entre les deux pays tout comme j’appelle la France, la Belgique, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique de tout faire pour que le conflit ne s’étende pas à tous les pays de la sous-région équatoriale car les enjeux du moment nécessitent la paix et la stabilité des pays de l’Afrique centrale.
Modeste Boukadia sur TLR TV le 27 janvier 2025 : Pourquoi autant de morts au Congo ? Que l’Etat-PCT de Denis Sassou Nguesso cesse de se cacher derrière la France pour commettre ses exactions ! Les temps ont changé : maintenant le peuple congolais doit dire ce qu’il veut pour la transition politique à venir et je le ferai.
Dominique Basseyila : entre intrigues politiques et réformes institutionnelles au Congo
« Dominique BASSEYILA propose une profonde réorganisation institutionnelle et de la loi électorale » (Point presse du 25 janvier 2025, Brazzaville).
Quelle mouche vient de piquer Dominique BASSEYILA, le ministre délégué le plus discret et secret homme de l’ombre de Denis Sassou Nguesso, qui aime à dire « C’est moi qui prends la température du Président ! » pour troubler l’eau du fleuve Congo ?
Le ministre délégué Dominique Basseyila, longtemps perçu comme un acteur discret mais influent au sein du cercle rapproché de Denis Sassou Nguesso, refait surface avec des propositions controversées de réorganisation institutionnelle et de réforme de la loi électorale. Ce personnage énigmatique, qui se targue souvent de « prendre la température du Président », semble vouloir redéfinir les lignes du pouvoir. Mais à quelle fin réelle ?
Un intriguant de service pour troubler l’eau
Dominique Basseyila n’est pas étranger aux rouages troubles de la politique congolaise. Connu pour avoir initié plusieurs changements constitutionnels et pour son rôle central dans les turbulences qui ont secoué la région du Pool, il a toujours œuvré dans l’ombre, laissant derrière lui des actes destructeurs qui ont marqué durablement le pays. Ses actions, toujours empreintes d’ambiguïté, continuent de susciter interrogations et méfiance.
Le 10 janvier 2025, je questionnais déjà son rôle dans un article intitulé « Congo : Quel rôle joue réellement Dominique Basseyila ? ». Les récents événements, et notamment ses nouvelles manœuvres politiques, éclairent davantage le tableau : loin d’être un simple exécutant, il apparaît comme un stratège aux ambitions troubles et aux actions potentiellement périlleuses.
Une pression internationale de plus en plus explicite
Alors que le Congo s’approche d’une nouvelle échéance politique, perçue par beaucoup comme une fuite en avant, la communauté internationale commence à perdre patience. Fatiguée des exactions contre les populations civiles, elle hausse désormais le ton. Récemment, l’ambassadeur de France a adressé un avertissement clair aux autorités congolaises : « Vous n’allez plus vous cacher cette fois-ci derrière La France ! ». Ce message, sans ambiguïté, reflète une exaspération face aux violations répétées des droits humains et aux manipulations politiques locales malsaines.
Paris et Washington, quant à eux, ont proposé une alternative : une transition politique apaisée excluant la tenue des élections présidentielles de 2026. Cette vision repose sur l’idée d’un compromis historique entre le pouvoir et l’opposition, évoquée pour la première fois lors de la résurrection de Notre-Dame de Paris, en présence de Denis Sassou Nguesso.
Face à cette ouverture, Dominique Basseyila semble manœuvrer pour dévier cette trajectoire. Il multiplie les initiatives pour préserver un système, un système marqué par son mépris du peuple et son incapacité à répondre aux aspirations des Congolais.
Les véritables motivations de Basseyila
Derrière ses propositions de réformes institutionnelles, Dominique Basseyila est le fer de lance aux objectifs flous qui agitent le clan pour distraire la population, mais dont la finalité est de protéger des intérêts bien connus. Est-ce une tentative de garantir une succession contrôlée au sommet de l’État ? Une stratégie pour marginaliser davantage certaines populations ? Ou encore une manœuvre pour consolider l’hégémonie nordique au sein des institutions ?
Frère cadet d’Albert Biaouila – décédé en France dans des circonstances restées troubles – Dominique Basseyila semble prêt à entraîner le Congo dans une spirale de chaos. Comme me l’a confié un parent récemment : «Ce n’est pas ce qui est visible qui inquiète, mais ce qui se cache derrière. Que cherche-t-il réellement ? Pouvoir successoral, élimination politique d’une région ou autre ?» « Telle est la question », disait Shakespeare. Et effectivement, ces interrogations traduisent une inquiétude légitime face à l’opacité de ses actions et aux conséquences qu’elles pourraient avoir pour le pays.
Une conclusion suspendue
Le rôle de Dominique Basseyila dans les récents remous politiques notamment dans le Pool pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Si ses initiatives semblent taillées sur mesure pour servir les intérêts personnels de Denis Sassou Nguesso ou de son clan, elles risquent de compromettre encore davantage la stabilité du Congo.
Dans ce contexte, la vigilance de la communauté internationale, mais aussi des acteurs locaux, sera cruciale pour éviter un nouveau chapitre de tensions et de violences. Mais au-delà des pressions extérieures, c’est par une union nationale que le Congo pourra espérer tourner la page des violences et du tribalisme. Une union qui ouvrira la voie à une nouvelle République : celle d’un Congo uni, solidaire et apaisé.
Bon dimanche au peuple congolais et à tous les peuples ! Modeste Boukadia 26 janvier 2026
Congo : « Les Congolais doivent apprendre à pêcher… » dixit l’Élysée
La perte récente de la certification ISO 9001 par le port en eau profonde de Pointe-Noire1 constitue un signal d’alerte pour l’économie congolaise. Cette certification2, essentielle pour attirer les navires et générer des recettes douanières et fiscales, était un pilier majeur de la prospérité économique. Sa perte met en lumière l’urgence d’adopter une gestion plus rigoureuse et stratégique des infrastructures nationales.
Malgré son statut de pays pétrolier, le Congo fait face à une crise économique persistante. La gestion des ressources pétrolifères, confiée à la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), n’a pas réussi à transformer cette richesse en avantages partagés pour le peuple. Il est nécessaire d’opérer une transformation structurelle pour garantir une meilleure redistribution des revenus et encourager des investissements bénéfiques à l’ensemble de la population.
Les défis à relever
L’utilisation de fausse monnaie pour compenser les lacunes budgétaires a entraîné un déséquilibre financier dans la zone CEMAC. Face à cette situation, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a envisagé des mesures drastiques telles que la dévaluation du Franc CFA ou une sortie du système monétaire actuel. Ces options, bien que radicales, offrent une opportunité unique pour reconfigurer les bases économiques de la région.
Pourtant, la réponse à ces défis ne peut se résumer à des solutions monétaires. Les pays de la CEMAC, riches en ressources naturelles, doivent repenser leurs politiques économiques pour valoriser leurs atouts et créer des emplois à haute valeur ajoutée. La BEAC pourrait jouer un rôle central en favorisant des investissements stratégiques dans des secteurs productifs.
Une transition politique comme levier de stabilité
Lors de la cérémonie de la résurrection de Notre-Dame de Paris, un appel sous forme de « fenêtre ouverte » a été acté auprès de Brazzaville pour une transition politique apaisée au Congo, impliquant un compromis entre le pouvoir et l’opposition. Cette initiative vise à créer un cadre stable et inclusif, éloignant le pays des tensions et ouvrant la voie à des réformes profondes. Paris a fait savoir à Brazzaville que dorénavant « vous devriez apprendre à pêcher car les organisations d’aide ne seront plus au rendez-vous… », dixit l’Élysée.
Cependant, au lieu de saisir cette opportunité, des éléments de diversion, tels que la préparation anticipée des élections de 2026, ont perturbé les efforts pour une transition. Washington et Paris ont rappelé l’importance d’un dialogue constructif et d’un consensus pour assurer une sortie de crise durable.
Construire un Nouveau Congo : un appel à l’unité nationale
Le Congo est à un tournant décisif. Tous les citoyens, quelle que soit leur origine ou leur région, doivent s’unir pour relever les défis actuels. Il est temps de tirer les leçons du passé et de bâtir un avenir prospère et inclusif. La mobilisation collective est essentielle pour garantir la stabilité et restaurer la confiance entre le peuple et ses dirigeants.
Nous devons nous inspirer des grands leaders qui ont marqué l’histoire du Congo – Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Marien Ngouabi, Pascal Lissouba, et bien d’autres. Leur vision et leur dévouement nous rappellent que le chemin de l’unité et de la justice est le seul capable de porter le pays vers un avenir radieux.
Modeste Boukadia Le 22 janvier 2025
Ci-dessous, les preuves de retrait de certification ISO 9001 du port de Pointe-Noire
Quelle est la place du Congo dans les enjeux géopolitiques qui se dessinent ?
Le Congo-Brazzaville est à un tournant crucial de son histoire, se retrouvant au cœur des nouvelles rivalités géopolitiques. L’enjeu principal est la guerre commerciale qui s’intensifie entre les grandes puissances : les États-Unis, dans leur quête pour restaurer leur leadership mondial, s’efforcent de contrer la montée en puissance de la Chine, de l’Inde et de la Russie, particulièrement en Afrique.
Cette montée en puissance de la Chine sur le continent africain avait été soulignée lors de mon entretien avec Guy Taylor pour The Washington Times en mars 2018 : « Modeste Boukadia warns of China’s influence in the Republic of Congo. » Une analyse qui reste aujourd’hui d’une actualité brûlante.
Pourquoi l’Afrique est-elle au centre de ces rivalités ?
Pour préserver leur niveau de vie et leur modèle économique, les nations occidentales dépendent des ressources minières africaines. La Chine, en tant que « Empire du Milieu » moderne, a su s’imposer comme un acteur clé des chaînes de production mondiales. La plupart des produits commercialisés en Occident contiennent des composants chinois, souvent issus de matières premières africaines.
Pour conserver cette position stratégique, la Chine limite l’accès des ressources africaines à l’Occident, fragilisant ainsi les économies européennes et américaines. La France, en dépit de son influence historique en Afrique via la Françafrique, n’a pas su anticiper cette montée en puissance chinoise.
En réaction, les États-Unis multiplient les initiatives pour contrer l’influence chinoise. Une de leurs stratégies consiste à bloquer les dettes pétrolières africaines contractées envers la Chine. Or, une grande partie de cette dette, libellée en dollars, reste hors d’atteinte en raison de ce mécanisme. Cela soulève une question cruciale : celle de la souveraineté économique et financière des États africains.
Le Congo : une opportunité stratégique dans un monde en mutation
Au cœur de ces rivalités mondiales, le Congo-Brazzaville possède un atout majeur : sa position géographique stratégique en Afrique centrale. Historiquement, cette localisation a fait du Congo un carrefour pour le transit des biens et des personnes, notamment dans le cadre de l’Union Douanière et Économique de l’Afrique Centrale (UDEAC).
Pour tirer parti de ce contexte, le Congo doit :
Renforcer son rôle de pays de transit régional La modernisation des infrastructures (ports, chemins de fer, routes) est indispensable. Cette transformation permettrait au Congo de devenir un hub économique pour l’Afrique centrale, en s’appuyant sur sa position géographique stratégique. Cette vision, portée par le CDRC pour une République Unie du Congo, répond à cette ambition.
Diversifier ses partenariats internationaux Le Congo doit s’inspirer des relations amicales initiées par le président Fulbert Youlou avec les États-Unis et John F. Kennedy. Une diplomatie équilibrée, fondée sur des partenariats diversifiés et respectueux, est essentielle pour maximiser les opportunités tout en préservant la souveraineté nationale.
Investir dans une économie durable Le Congo doit se libérer de sa dépendance aux ressources minières en diversifiant son économie. L’agriculture, l’industrie légère et les services doivent être prioritaires, en mettant la jeunesse au centre de cette transformation. Dans cette optique, une politique de désimmigration — encourageant le retour des Africains de la diaspora dans leur pays d’origine pour bâtir des ponts entre l’Afrique et l’Occident — pourrait jouer un rôle clé.
Promouvoir l’intégration régionale Une coopération accrue avec les pays voisins, notamment la République Démocratique du Congo et le Rwanda, contribuerait à stabiliser la région et renforcerait le rôle du Congo comme acteur clé des initiatives africaines.
Une vision pour l’avenir
La guerre commerciale entre grandes puissances ne doit pas être perçue uniquement comme une menace. Elle offre également une opportunité aux nations africaines de redéfinir leur place dans le monde, à condition de se doter d’une stratégie claire et coordonnée.
Pour le Congo, cela passe par une transition politique apaisée sur cinq ans, comme le propose le CDRC. Cette période de transition permettrait de poser les bases de l’union nationale, indispensable pour mobiliser les énergies citoyennes et bâtir une véritable nation congolaise.
Le Congo, par son potentiel et sa position, a les moyens de redevenir un acteur incontournable, non seulement en Afrique centrale, mais aussi sur la scène mondiale. Cependant, cela exige un leadership visionnaire, capable de dépasser les clivages et de fédérer toutes les forces vives.
Ainsi, le Congo pourrait réaliser la vision exprimée dans mon article « It’s Time To Make Congo-Brazzaville Great » (The Daily Caller, 20 mars 2018). En mobilisant ses atouts et en affirmant sa souveraineté, le Congo a toutes les chances de reprendre sa place au sein des nations influentes de demain.