Discours de Modeste BOUKADIA du 27 Janvier 2018

Mesdames et Messieurs les invités,

Mes chers Compatriotes,

Je suis heureux aujourd’hui d’être en face de vous, vivant et en bonne santé.

J’aimerai tout d’abord éclaircir quelques points très importants.

Après 19 mois de détention dans les geôles de Sassou où une tentative d’assassinat n’a pas réussi à avoir raison de ma volonté. Lire la suite

Message au Peuple du Congo à l’occasion de la Proclamation de la République, le 28 novembre 1958

CONGOLAISES, CONGOLAIS,

Ce message, je l’adresse à vous mes sœurs, à vous mes frères, à vous mes chers compatriotes. Nous Tous représentons l’ensemble du Peuple du Congo.

Oui, nous avons été humiliés, bafoués, affamés, assassinés, mais malgré tout cela nous sommes debout, fiers et vivants, avec la volonté farouche de nous redresser, de nous relever, de renaître de nos cendres et tous à l’unisson, la main dans la main, nous nous attèlerons à la reconstruction de notre cher pays.

Sachez que malgré ces 575 jours de détention arbitraire, injuste où l’on a tenté de m’assassiner, je ne ressens aucune haine, aucune vengeance au fond de moi.

Seul le Congo est important à mes yeux, seul le Congo, que je porte sur mes épaules et au plus profond de mon être depuis des décennies, fait battre mon cœur, et le bonheur de mon Peuple est la seule chose qui m’anime et m’importe.

Je vous le dis fermement, il faut mettre un terme DEFINITIF à la violence et à ce régime autocratique.

La terre du Congo a été, pendant de trop longues années, arrosée du sang de ses enfants, il faut que tout cela cesse. Alors avec vous mes sœurs, mes frères et mes chers compatriotes, proclamons ensemble, à l’unanimité, la promesse de garder une attitude toujours positive, sans chercher les règlements de compte et la chasse aux sorcières, dans l’unique but de préserver l’intérêt NATIONAL.

Les mutations ne s’improvisent pas, commençons à travailler sur la CONFERENCE INTERNATIONALE que j’appelle de mes vœux et dont l’objectif sera la mise en place du futur gouvernement qui exécutera, dans l’Union, le PROGRAMME COMMUN de GOUVERNEMENT.

À cette Conférence Internationale nous inviterons le FMI, la Banque Mondiale, les Clubs de Londres et de Paris. Nous commanderons à des organismes internationaux un audit sur l’état de santé de notre économie et de nos finances. Nous exigerons aussi la présence des créanciers du Congo qui devront justifier, preuves à l’appui, non seulement leurs créances mais aussi en motiver les raisons ainsi que les taux d’intérêt en découlant.

Pour la première fois dans l’histoire du Congo, relevons le défi, osons et allons vers le Nouveau Monde, vers L’UNION NATIONALE.  Ce Programme Commun de Gouvernement ne mènera en aucun cas une politique clanique, tribale, ethnique, régionale et à l’exclusion des autres. Son unique but est de créer une politique démocratique pour le Congo qui ira de l’extrême Nord à l’extrême Sud, cohérente, sans oublier une seule parcelle du territoire.

Pour faire entrer le Congo dans ce Nouveau Monde, nous donnerons aux régions une AUTONOMIE ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE, pour aboutir à une DECENTRALISATION COMPLETE.

Seuls les pouvoirs régaliens assureront et garantiront la cohésion nationale.

Le Congo prospèrera enfin dans un Etat de Droit, de Justice et de Liberté où chacun, sans exception, pourra accéder à la Santé, à l’Education, à la Formation professionnelle, au Logement, à la Sécurité, à l’Agroalimentaire biologique, aux Transports en désenclavant les régions par la construction des voies de communication pour développer notre Marché intérieur ainsi que le développement du Numérique sur tout le territoire.

Mes chères Sœurs, mes chers Frères, mes chers Compatriotes, c’est vrai que le chantier qui nous attend est énorme. Il y a des carences dans pratiquement tous les secteurs d’activités, mais je vous connais, et je connais aussi votre volonté et votre ténacité, nous redonnerons confiance aux nôtres pour croire en l’avenir, et je suis persuadé que nous arriverons tous ensemble à redonner à notre cher Congo la place qu’il mérite parmi les nations développées et démocratiques.

Oui, Ensemble Construisons L’Avenir « Nous le pouvons pour le Congo ».

Vive la République

Vive le Congo

Je vous remercie.

Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C.

Le 28 novembre 2017

Entretien Exclusif – Le Dr Nadine Boukadia lance un Avis de recherche contre Jean-Claude Toutissa

#AffaireBoukadia. Lors d’un entretien exclusif sur Ziana TV, Mme Nadine Boukadia, l’épouse de M. Boukadia, a lancé un avis de recherche pour retrouver le Président du Tribunal Jean-Claude Toutissa. En effet, M. Toutissa a disparu depuis un mois, sans laisser de traces, refusant ainsi de signer un jugement qu’il a lui-même prononcé contre un citoyens innocent, Modeste Boukadia. Lire la suite

(Congo-Brazzaville) De l’art de confectionner un tam-tam

"Le tam-tam se joue sur la place publique à la portée des oreilles de tous, mais cependant et pour ceux qui savent, c’est dans la profondeur du secret de la forêt, à l’abri du premier venu, qu’on le confectionne…" (Proverbe Kongo)

La seule chose qu’on n’y fait pas, c’est d’accepter la nouvelle pensée pour fabriquer l’action salvatrice qui sortira le Peuple meurtri de cette désespérance devenue chronique et coutumière.

On ne le dira jamais assez, nos Peuples sont fracassés en un point que nous préférons occulter pour chanter les louanges d’un tel ou tel autre, chantre autoproclamé des introuvables unité nationale et indivisibilité du pays !

Ce que trouve de mieux cette classe politique, notre classe politique, est de se servir de ce Peuple pour entamer une guerre de succession dans laquelle chacun d’entre eux, attentiste, tient à se revendiquer comme celui qui aurait abattu l’éléphant déjà malade.

N’eut-il s’agit que d’écarter M. Denis Sassou Nguesso ? Nombreux s’y seraient déjà osés et immanquablement, auraient réussi. Mais Il n’a jamais s’agit que d’écarter M. Denis Sassou Nguesso. Non. Le problème ce n’est plus lui, mais nous !

Nos hommes politiques aiment trop le pouvoir, le conserver ou s’en ré-approprier, et ne peuvent de ce fait, accepter de mourir pour la liberté du Peuple, l’Unification de la Nation… Et ça, M. Denis Sassou Nguesso, homme politique congolais depuis les années 60 à nos jours, le sait et en use aux dépends de tous, de l’Union des Peuples, de l’Unité de la Nation. Il rit de ses opposants fantoches dont il sait pertinemment qu’ils l’envient plus qu’ils n’aiment la Nation, l’Unité, les Peuples et leurs idéaux d’Union.

Peuple congolais, ici, point besoin n’est d’élever un culte délirant à sa personnalité. Les faits seuls justifieront que ce questionnement vous soit continuel, sinon à finir par souscrire à ce cri exaspéré de Jacques Juilliard : "Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l’on admette que le "vivre ensemble", cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l’apartheid des cultures, n’est qu’une blague, une blague sanglante." C’est un fait : bien de nos chemins, au Congo-Brazzaville et dans la sous-région, passent aujourd’hui par Modeste Boukadia.

Après que de nombreux émissaires, et non des moindres, présidents, ministres et autres l’y aient contraint et l’y contraignent encore, M. Denis Sassou Nguesso a cessé de se la poser, Il n’en est plus là…

Les deux documents ci-contre en sont l’illustration : le premier dit le droit alors que le second dit l’embarras politique.

Ce Pourvoi en cassation introduit par M. Pierre Mabiala est à la mesure de leur désarroi, car on ne peut ainsi continuellement triturer le Droit sans en devenir risible, même aux yeux du profane que je suis !

Le Président Modeste Boukadia n’ayant jamais été jugé, sinon par contumace, comment justifie-t-il, du haut de son ministère, ce Pourvoi en cassation ?! En Droit ? Que nenni ! Et pourquoi donc, que maintenant qu’ils l’ont "sous la main", le Parquet n’ouvre-t-il pas un procès en bonne et due forme contre M. Modeste Boukadia ? A la vérité préféreraient-ils ces fuites en avant ? Dans quel but ?

Sur ce même document, en objet il est écrit : AFFAIRE : M. P C/ MALONGA Alexandre et autres".

Doit-on rappeler à M. Pierre Mabiala, ministre de son état, que M. MALONGA Alexandre avait déjà été acquitté le 9 Avril 2014 ? Et d’ailleurs, qui sont ces "autres" qui ne sont pas, là, cités ?

Ce Pourvoi en cassation le nom du Président Modeste BOUKADIA n’est pas notifié, alors que c’est de lui que Pierre Mabiala, ministre, a fait appel après avoir copieusement insulté et traité de fou incompétent, le Procureur Général qui n’avait fait que dire le Droit, rien que le Droit !

La violence n’est que la manifestation d’une "force-faible" Janckelevitch.

M. Modeste Boukadia, Président, dans ce chaos qui nous environne jusqu’à habiter chez certains, la Sérénité vous sied comme un Gant !

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons
Théophile MBEMBA

A l’attention de Monsieur Alain Mabanckou

Monsieur,

 

Tous les réseaux mentionnent votre visite à monsieur François Hollande, Président de la République Française.

 

Défenseur du Congo Brazzaville, vous utiliser la plume et la langue française, autrefois reconnue pour sa richesse et sa diplomatie.

 

Comme vous mon mari, Modeste Boukadia, avec la même arme, défendez la vie des congolais et des congolaises qui subissent des maltraitances (physique et psychologique), survivent de plus en plus péniblement, car récemment les produits alimentaires de bases ont doublé (ex : sac de riz : de 800 à 1800 FCFA).

Comme vous, Modeste Boukadia défend le peuple du Kongo pour que s’arrête ce génocide qui n’a pas le courage de porter son nom, même après la disparition du quart de la population.

 

J’aimerais que vous puissiez évoquer le cas de mon mari auprès de monsieur François Hollande.

 

Permettez monsieur, qu’au nom du Congo, des vies et des traditions qui s’éteignent, je puisse croire en des Hommes droits qui se respectent.

Si votre renommé d’homme de plume vous a conduit au Collège de France, auriez-vous l’amabilité d’être un porte parle, celui de ceux muselés par la peur ou croupissant dans des geôles ?

 

Ci-dessous vous trouverez des propos qui sont celui d’une femme, se battant auprès de son mari et en pièce jointe le CV politique de mon mari

Je vous remercie et vous souhaite un rendez-vous riche et fructueux.

 

Dr Nadine Nagel-Boukadia

Exposé des faits :

Mon mari, Modeste BOUKADIA est Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo-Brazzaville (C.D.R.C.).

 

Il est délégué des forces de l’opposition extérieure à la Conférence Nationale Souveraine de 1991. En 1997 il se présente à l’élection présidentielle mais le putsh de Denis Sassou Nguesso met fin au processus démocratique. En 2009, il se présente comme candidat indépendant à la présidence de la République pour le changement, l’unité et la réconciliation.

 

Lors de cette campagne électorale (conférences de presse et des meetings populaires) il s’oppose au changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 et milite pour un gouvernement d’union nationale. Pour avoir demandé ce gouvernement d’union nationale il est poursuivi puis condamné à 30 ans de travaux forcés. L’ONU a émis un avis exécutoire, en 2013, pour exiger un non-lieu judiciaire pour une réhabilitation dans ses droits civils et politiques.

 

Il s’oppose dès 2013, lors d’une conférence de presse, au projet de modification constitutionnelle. Depuis, Sassou Nguesso, a gelé le processus jusqu’à cette année.

Arrestation des Membres du CDRC

Mon mari et moi rentrons donc au Congo-Brazzaville le 15 janvier 2016 pour deux raisons :

  • La première c’est un engagement du dictateur à libérer les 27 otages du CDRC incarcérés abusivement et arbitrairement si mon mari revenait au Congo-Brazzaville.
  •  La seconde raison c’est la volonté d’affronter démocratiquement Denis Sassou N’guesso.

Arrivé sur le territoire, mon mari est attendu par 1900 gendarmes et militaires à l’aéroport. Il est menotté et incarcéré immédiatement.

 

Le dictateur n’a libéré aucun des cadres du CDRC contrairement à son engagement et malgré que certains ont été  condamnés à 2 ans en 2013.

Que penser de la position de la France ?

Depuis que mon mari est incarcéré, la France n’a jamais exigé sa libération par les autorités du Congo-Brazzaville. Et pourtant, comme vous, il a défendu monsieur François Hollande, Président de la République française, pour n’avoir pas validé l’élection au Congo, et par le fait qu’un Président peut consulter son peuple à travers un référendum.

 

Modeste Boukadia a la double nationalité et son seul crime aux yeux de la justice du Congo-Brazzaville est d’avoir demandé un gouvernement d’union nationale.

 

Comment les parlementaires français peuvent entretenir une amicale avec un pouvoir qui foule quotidiennement les Droits de l’Homme et la démocratie ?

Un très mauvais calcul à moyen terme :

Mon mari et moi nous ne nous berçons pas d’illusions. Les intérêts économiques de quelques hommes est considérable dans ce pays et leurs réseaux sont puissants.

 

Pourtant on observe déjà que les entreprises françaises quittent le pays, le fils du dictateur a offert à la Chine des concessions pétrolières au détriment de Total. Seul M. Vincent Bolloré conserve encore la gestion du port de Pointe noire.

 

Mon mari, francophone dans l’âme, a toujours milité pour la sauvegarde des intérêts français dans le pays. L’attitude actuelle de la France, son soutien passif au régime génère des rancœurs de la population du sud qui vit quotidiennement les violences.

 

Progressivement le dictateur s’écarte de la France et progressivement la France perd ses soutiens dans le pays.

Ce que j’attends de la représentation nationale de mon pays :

J’ai écrit au Président de la République de la France pour lui demander audience, lettre déposée à l’Elysée, poste de la porte est le 13/05/2016. Pas de réponse, pas même une lettre pour accusé réception signée par un directeur de son cabinet.

 

La représentation nationale ne peut rester immobile face à l’incarcération de l’un de ses ressortissants. Ne rien faire c’est soutenir le régime Sassou et soutenir ce régime ne pourrait être compris par l’opinion publique.

 

Je ne m’explique pas pourquoi les dignitaires du régime et la famille du dictateur bénéficient de la libre circulation en France alors que mon mari est lui toujours en prison.

 

Le régime ayant fait fît des avis de la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et de l’Union européenne nous allons tout faire pour convaincre cette communauté internationale de décréter l’embargo sur les minerais, le bois et le pétrole du Congo-Brazzaville.

 

Mon mari à toujours privilégié la voie démocratique au recours à la violence et au coup d’Etat. Contrairement au dictateur !

 

Il est la voix d’un peuple insoumis que le régime violente pourtant quotidiennement. Nous demandons aux autorités françaises de tout entreprendre pour libérer les cadres du CDRC injustement emprisonné depuis trois ans ainsi que mon mari.