Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur. Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! –

M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C. a été incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire sans que le motif lui ait été clairement signifié.


Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !


Comment peut-on assigner à résidence en le privant de sa liberté de mouvement et de sortie de territoire, voire de déplacements à l’intérieur même du Congo, un homme qui a été arrêté le 15 janvier 2016 à son retour à Brazzaville, venant de France en lui opposant sa condamnation par contumace du 9 avril 2014 aux mêmes motifs que la condamnation du même jour de ses 14 compagnons, motifs reconnus irrecevables au regard du Droit International par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le 14 novembre 2014 et signifiés au Président Sassou et à toute la Communauté Internationale, le 23 décembre 2014 ?


Ineptie totale des "Carambouilleurs" de Brazza et de ses soutiens "Hexagonaux" qui vont perdre définitivement la face au regard de la Communauté Internationale dont les USA et l’UE, si ne n’est déjà fait depuis fort longtemps !


Il faut bien comprendre que le problème fondamental n’est pas de "poursuivre la magouille" mais de "faire cesser la magouille" pour que cesse enfin la pression du maitre-chanteur sur ceux qui savent qu’ils lui sont redevables.


La question n’est pas de faire expier le passé, mais de faire cesser définitivement que le passé prenne en otage le futur en faisant perdurer le chantage pour le malheur de ceux qui sont déjà dans le malheur par les exactions passées.

La seule chance pour Tous, c’est qu’il existe un Homme de probité, le Président Modeste Boukadia, un Homme qui sourit avec grandeur et conscience de ces inepties "d’hors-la-loi sans parole" dont on n’entend jamais la langue ni rien quant aux écrits, pas seulement en interne vu d’outre-équateur, mais en hexagonal où l’on fait tout pour que ça change sans rien changer bien sûr pour soi-même !


Comment peut-on libérer une personne séquestrée pour aucun motif autre que ceux reconnus illégitimes par la Communauté internationale, si ce n’est de fait libérer un otage sans le libérer en le privant de sa liberté de mouvement ?


Comment peut-on expliquer un tel silence médiatique sur l’échiquier central franco-hexagonal de la condamnation ubuesque à trente ans de travaux forcés du Président Modeste Boukadia, cela contre l’avis de la Communauté Internationale via l’ONU ?


A Bon Entendeur, Salut 

Paris, Terre des Droits de L’Homme, le 24 juin 2016
Georges Maltret
Conseiller accrédité près le Président Modeste Boukadia

Congo-Brazzaville – La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala‏

"Cas Modeste Boukadia": Le Ministre de la Justice Pierre Mabiala viole par 2 fois la Constitution du Congo  :

  • en violant l’indépendance de la justice en empêchant l’application d’une decision prise par le juge de Pointe-Noire.
  • en empêchant la liberation de Modeste Boukadia, en prison depuis plus de 4 mois, sans avoir jamais été notifié des charges retenues contre lui. 

Chronique du regard intrigué d’un béotien sur le Pourvoi en Cassation de M. Pierre Mabiala, ministre de son état contre M. Modeste Boukadia, ou l’illusoire et vaine recherche des avancées dans cette nouvelle république née de cette nouvelle constitution de novembre 2015.

On aurait pu en faire une satire et en rire, si nombreux n’étaient pas les congolais qui en souffrent ! "Allons seulement !", telle était leur leitmotiv plein d’entrain nous promettant l’exemplarité  : "la nouvelle constitution, voyez-vous, consacrera la séparation des pouvoirs et garantira les libertés individuelles", disaient-ils doctement !

Qu’en-est-il à l’épreuve du "Cas Modeste Boukadia" comme ils affectionnent à le dire ?

Il nous faut nous rendre à cette douloureuse évidence : avoir voulu escamoter le débat mené par M. Modeste Boukadia, celui de revisiter notre Histoire dans ses méandres les plus circonvolus pour en tirer les conclusions qui s’imposent, n’aura pas permis aux citoyens congolais que nous sommes, de se faire une nette idée du gouffre dans lequel nous barbotons et donc, des solutions idoines pour en sortir.

L’ethnie, depuis 1968, est devenue le lieu où se fabrique la politique dite nationale. Et c’est en ce point crucial de l’impunité que butte tout renouvellement de paradigme qui affranchirait le Congo des Demons qui l’ont toujours tiraillé dans la gestion des choses de l’Etat, un État de droit, s’entend.

Dans la pratique du Droit et nonobstant le tout nouveau texte constitutionnel, avec M. Pierre Mabiala, ministre de La Justice, comme avec son prédécesseur d’ailleurs, le citoyen congolais reste assujetti à l’arbitraire ethno-clanique : des aveugles murmurant aux oreilles de sourds sur le chemin à suivre.

Aussi se demande-t-on de qui exactement M. Pierre Mabiala tient ses ordres. Quel plan secret exécute-t-il, et pour le compte desquels il l’anime lorsqu’il influe sur une procédure judiciaire qui n’est pas de son ressort, au poste qu’il occupe !

Bons Seigneurs, accordons-lui la préférence partisane pour celui qui l’a fait prince de nos libertés, M. Denis Sassou Nguesso. Si c’est de lui que vient ce Pourvoi en Cassation, alors il se dédie mais, pourrait-on ajouter, il n’est pas plus à cela près. Si c’est en serviteur zélé de son commanditaire, pour porter cette république qu’on nous aurait vanté, exemplaire, alors ils sont vraiment loin du compte !

Selon les textes qui régissent cette nouvelle république de novembre 2015,  M. Modeste Boukadia n’a pas à être embastillé et devrait être libéré immédiatement et sans autre forme de procès ! Agir autrement c’est poussé dans la contradiction, le ridicule en un point inégalé.

L’arrestation de M. Modeste Boukadia, son maintien en prison et maintenant ce Pourvoi en Cassation, focalise un acharnement qui laisse poser la "question prioritaire de constitutionnalité" : Par quoi, par qui donc le citoyen congolais doit-il voir sa liberté garantie ? A ce texte constitutionnel qu’on nous avait fait miroiter comme étant l’aboutissement des intelligences préparées ? Ou est-ce, "passant par dessus la jambe", le citoyen doit-il se remettre à la bonne volonté, fut-elle ministérielle, de M. Pierre Mabiala ?

Qui pour faire respecter les articles 11, 168 et 169 de la constitution de cette nouvelle république ? Celui qui les bafoue sans l’ombre d’un doute ? À se demander si l’Avocat Pierre Mabiala avait lu les textes qui l’ont fait Ministre de la Justice !

"Tous les cadavres dans mon placard ne sont pas les miens", dixit M. Denis Sassou Nguesso, répondant à une forte inquiétude de M. Jacques Chirac sur la versatilité de ses opposants congolais qui disent le sens du vent.

Le compas dans l’œil et la règle en main, nous, nous discernerons avec zèle et justesse, à la mesure de chacun, car "Toute vie étant une vie, tout tort causé à une vie exige réparation […]" Charte du Manden Nouveau, 1ère proclamation des droits humains, faite en 1222 par Soundjata Keïta.

"La bête est à Dieu, mais la bêtise est à l’homme." De ce fait, il appartient à M. Denis Sassou Nguesso, de voir ce qu’il en est de sa créature car demain, il n’en ira plus seulement du miséreux peuple congolais dans l’état dans lequel il est maintenu mais aussi, de son choix à lui, sur la façon qu’il aimerait être enterré : debout, assis, allongé où éparpillé …

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

Congo-Brazzaville : Grande Stratégie des Presidents Hollande et Boukadia

Le 21 octobre 2015 lors de la Conférence de presse à l’Elysée conjointement donnée par le Président Keita du Mali et le Président Hollande, ce dernier fut d’une subtilité magistrale induisant le faux-pas tout aussi magistral du Président Sassou qui y a vu un feu vert subliminal quant à poursuivre dans son référendum du 25 octobre 2015.

En effet, la question tout aussi subtile posée par le journaliste au Président Hollande, en constatant une « forte tension à Brazzaville huit jours avant le référendum », était précisément la suivante : 

« Est-ce que le Président (sous-entendu Sassou Nguesso) a le droit de consulter son Peuple et quel est le message que Vous lui adressez ? ».

Le Président Hollande dans sa réponse immédiate ne fit que répondre : « Oui, il a le droit de consulter son Peuple » étant sous-entendu dans les conditions permises par sa Constitution, il va de soi, en ne pouvant un instant publiquement faire état d’un Président allant à l’encontre de sa Constitution sans pouvoir diplomatiquement lui en faire la remarque, l’acte n’étant pas encore consommé au moment de la question, ce qui eut été alors un procès d’intention et aussi une ingérence en pays souverain que le Président Sassou n’aurait pas manqué de lui objecter. 

Le Président Hollande, par sa réponse laconique « piégea » de fait le Président Sassou, celui-ci y ayant perçu un encouragement à poursuivre son idée potentiellement inconstitutionnelle et qui l’ait advenue de fait en d’obscures conditions par l’élection anticipée du 20 mars 2016, la perception d’un ralliement implicite du Président Hollande au Président Sassou par l’Opposition congolaise in situ et par la Diaspora Congolaise mondiale n’étant alors qu’une illusion ayant contribué à encourager le Président Sassou dans son faux-pas, comme le suggère son empressement à « saluer la sagesse » du Président Hollande.

Telle est l’analyse magistrale et immédiate du Président Boukadia s’avérant géniale encore, dès qu’il eut pris connaissance de la réponse du Président Hollande : « Sur le Congo, le Président Sassou peut consulter son Peuple, ça fait partie de son droit et le Peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, ça vaut pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux dire sur la question ». Ce qui en rien ne s’oppose à ses « conseils » fondés sur le fait constitutionnel qu’il était interdit au Président Sassou de modifier, voire de faire modifier la Constitution, au prétexte de se représenter ; à bon entendeur salut ; génial dans cette réponse de ne pas y faire allusion ; il suffisait d’attendre le faux-pas dans le piège tendu, en n’analysant pas la réponse pythique. Génial de n’avoir pas mis en exergue les conditions inadmissibles du référendum de modification de la Constitution nonobstant celles tout autant inadmissibles que celles de l’élection présidentielle qui se profilait à un horizon sans être encore anticipée.

Silence,  on fraude au Congo Brazzaville

Alain Mabanckou a parfaitement raison de dire à propos de Brazzaville-Mfoa actuel : "Silence, on fraude!" ; tout le monde le sait, ceux qui l’avouent et ceux qui ne veulent pas, la question pour ces derniers étant « encore un quart d’heure s’il vous plait » en  n’ayant pas perçu qu’il fallait constater l’ampleur de la fraude organisée pour réagir. Donc, que Alain Mabanckou se rassure, et rassure la Diaspora, au second degré les faits sont rassurants ; la géopolitique a des subtilités jansénistes et jésuitiques que le Président Boukadia maîtrise à merveille avec un héroïsme honorant la Sous-Région, lui qui, parmi d’autres, fut à l’origine de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 contre Sassou, en notant que la thèse économique considérée fondamentale est un poncif qui cache l’arbre de la forêt : ce n’est pas en changeant de mentor que l’on résout la question.

La solution est d’un autre ordre plus subtil dont il est encore trop tôt pour en parler, notant que les atrocités faites dans le Pool, viennent de faire prendre conscience à la Communauté Internationale dont la France qu’il s’agit en fait d’une épuration ethnique qui perdure depuis 1997.

Comment se sortir de ce tragique génocide

Donc, la question est comment se sortir de ce tragique génocide semblant perdurer aujourd’hui sans que la Communauté Internationale devienne de fait un complice ?


Que la France ait bien compris la situation au Congo-Brazza, on peut y voir un indice avec la ministre de France, Audrey Azoulay, qui vient de remettre à Alain Mabanckou qui professe au Collège de Franceles insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en rappelant que sa ville de Pointe-Noire a été privée de télécommunication pendant cinq jours lors de la dernière élection, façon de réprouver cette élection en stigmatisant par un carton rouge ceux passés en force contre la volonté du Peuple.

Modeste Boukadia a la confiance de la communauté internationale

D’autant que la France déclare terminer l’opération Sangaris pour la fin de l’année, que ce 13 mai au matin le Ministère des affaires étrangères du Congo a pris contact avec le représentant du Président Boukadia à Brazzaville pour lui demander : « Qui est votre Président » s’entendant dire : « Consulter votre gros dossier, sinon voyez Sassou, il le connait mieux que quiconque » et qu’on lui ait répondu « qu’une réunion interministérielle à propos de votre Président était prévue et qu’on lui faisait parvenir l’invitation transmise aux différents ministres », une façon de dire que le Président Boukadia, l’Homme Intègre passé sous silence, est au cœur du cyclone, interface providentiel ayant la confiance internationale par sa probité et sa parole en  étant dénué de revanche sans laxisme prônant le repli transitoire pour éviter le sang.

L’Ambassadeur de France exige la libération du Président Boukadia

D’autant que les Autorités Américaines et Européennes ne reconnaissent pas les dernières élections présidentielles ni la formation le 25 avril du gouvernement, que les Autorités belges ont refusé le 5 mai le visa à Clément Mouamba au motif : « on ne reconnaît pas votre gouvernement, libérez les prisonniers politiques » et que la France vient d’en faire autant, l’ambassadeur de France ayant haussé le ton lors de la dernière réunion, ce qui est inhabituel, pour exiger la libération du Président Boukadia et de tous les prisonniers politiques, y compris les 14 membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (en sigle CDRC, parti du Président Boukadia) séquestrés depuis le 21 août 2013, le Président Boukadia ayant été exfiltré du Congo avec l’appui de la France.

Condamnation du Congo-Brazzaville par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

A noter qu’un jugement rendu en Cour d’Appel à Pointe-Noire (sans 1ère instance) relâcha 14 des 28 personnes arrêtées le 21 août 2013 et condamna les 14 autres à des peines d’emprisonnement dont certaines très lourdes pour des motifs reconnus illégitimes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU saisie par le Président Boukadia en novembre 2013 et signifié par l’ONU au Président Sassou en décembre 2014, celui-ci ayant depuis fait le dos rond devant toutes tentatives de la diplomatie internationale qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts à Brazzaville, les promesses de libération immédiate étant systématiquement non tenues et les emprisonnements arbitraires de l’opposition s’étant généralisés au point de créer un climat de terreur.

Donc, remarquable politique prévoyante du silence du Président Hollande relevant comme au judo dans l’attente de la faute de l’Autre pour pouvoir lui signifier un motif réel et sérieux, à savoir l’arrestation du Président Boukadia le 15 janvier dernier qui s’est présenté à l’aéroport de Maya Maya retournant au pays avec une condamnation par contumace de la cour de Pointe-Noire du 9 avril 2014, condamnation qui ne lui a jamais été signifiée et dont il est toujours impossible de s’en procurer une copie, une arrestation rocambolesque qui n’a jamais été médiatisée avec 1900 militaires, quatre chars et un hélicoptère militaire plus un appareil politico-judiciaire ayant investi tout l’aéroport pour accueillir et adouber le Président Boukadia et son épouse, celui-ci se voyant opposé le jugement par contumace aux mêmes motifs que ses hommes (des motifs reconnus abusifs par l’ONU au regard du droit international), puis séparé et embarqué sur un vol partant pour Pointe-Noire où il est depuis séquestré sans motif, le motif le plus grave retenu contre Lui et ses hommes ayant été « atteinte à la sûreté de l’Etat pour demande de gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud » avec brandissement de pancartes « Carton rouge » à l’égard du gouvernement, une situation ubuesque qui porterait à en rire si de nombreuses vies n’étaient pas en jeu.

« Le Changement ne viendra que de Modeste Boukadia»

Le Président Boukadia conditionne sa propre sortie à celle de tous les prisonniers politiques du Congo

De source sûre, il semble que la Gendarmerie Nationale Congolaise fasse pression sur la Magistrature pour que celle-ci sorte le Président Boukadia. Celle-ci répond que l’on veut bien l’extraire car « le Changement ne viendra que de Lui », la question étant ses Hommes, le Président Boukadia conditionnant sa propre sortie à la leur et celle de tous les prisonniers politiques du Pays, lui-même étant reconnu comme tel par la Croix-Rouge Internationale nonobstant l’Avis de la Commission Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU pour libérer ses Hommes et implicitement lui-même, l’auteur de la Requête à l’ONU incarcéré pour les mêmes motifs que ses Hommes. 

Quatre mois d’incarcération sans cause

En effet, rappelons, malgré l’omerta généralisée de l’Opposition Institutionnelle du Congo-Brazza à propos du Président Boukadia dont le nom brûle les langues même parmi les ténors de la Diaspora pour des raisons compréhensibles d’égo personnel, que celui-ci, ayant la double nationalité française et congolaise ayant prévenu lui-même les Autorités Congolaises et Françaises de son retour le 15 janvier 2016, fut arrêté ce jour en présence de son épouse à sa descente d’avion à Maya-Maya venant de Paris, se voyant opposé par ces Autorités le jugement jamais notifié rendu par contumace contre lui le 9 avril 2014, même jugement introuvable ce jour depuis toujours, et ayant condamné quatorze de ses compagnons politiques du C.D.R.C. à de lourdes peines d’emprisonnement et libérant les quatorze autres tous arrêtés le 21 août 2013 aux motifs reconnus abusifs par la Commission des Droits de l’Homme sur une requête émanant de lui-même, des recommandations signifiées au Président Sassou le 23-12-2014 qui depuis s’enferme dans un autisme diplomatique. 

Après quatre mois d’incarcération, les raisons ayant prévalu à la séquestration du 15 janvier dernier du Président Boukadia abusives au regard du droit international, par la Commission Internationale de Droits de l’Homme, toutes les demandes de remise en liberté se sont révélées sans suite par raison d’absence de motifs réels et sérieux. Conséquence collatérale de ce déni de justice dictatoriale, le Président Boukadia n’a pu enterrer sa mère décédée le troisième mois de la détention du Président du stress provoqué par la condamnation inique de son fils à trente (30) ans de travaux forcés.

Derniers événements, le commandant de zone de la Likouala assure avoir reçu note officielle pour procéder au transfert des 14 prisonniers politiques du CDRC détenus arbitrairement au regard du droit international par le Nord Congo et de 15 militaires attachés au colonel NTsourou, transfert qui devait se faire à Brazzaville pour procéder à leur libération officielle le 9 mai 2016 avec le Président Modeste Boukadia. Mais ce dimanche 8 mai, quand l’avion de la TAC affrété par l’Union Européenne est arrivé à Impfondo, il n’a pu embarquer que 9 militaires du colonel NTsourou et aucun membre du CDRC, ce qui est un détournement par le Président Sassou de la mission officielle de l’avion UE qui était la libération du Président Boukadia, de tous ses Hommes et de tous les prisonniers politiques, dont celle du colonel NTsourou et de ses hommes, ce qui est l’origine même du haussement de ton de l’Ambassadeur de France lui-même.

Paris, le 15 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme
Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès du Président Modeste Boukadia

A l’attention de Monsieur Alain Mabanckou

Monsieur,

 

Tous les réseaux mentionnent votre visite à monsieur François Hollande, Président de la République Française.

 

Défenseur du Congo Brazzaville, vous utiliser la plume et la langue française, autrefois reconnue pour sa richesse et sa diplomatie.

 

Comme vous mon mari, Modeste Boukadia, avec la même arme, défendez la vie des congolais et des congolaises qui subissent des maltraitances (physique et psychologique), survivent de plus en plus péniblement, car récemment les produits alimentaires de bases ont doublé (ex : sac de riz : de 800 à 1800 FCFA).

Comme vous, Modeste Boukadia défend le peuple du Kongo pour que s’arrête ce génocide qui n’a pas le courage de porter son nom, même après la disparition du quart de la population.

 

J’aimerais que vous puissiez évoquer le cas de mon mari auprès de monsieur François Hollande.

 

Permettez monsieur, qu’au nom du Congo, des vies et des traditions qui s’éteignent, je puisse croire en des Hommes droits qui se respectent.

Si votre renommé d’homme de plume vous a conduit au Collège de France, auriez-vous l’amabilité d’être un porte parle, celui de ceux muselés par la peur ou croupissant dans des geôles ?

 

Ci-dessous vous trouverez des propos qui sont celui d’une femme, se battant auprès de son mari et en pièce jointe le CV politique de mon mari

Je vous remercie et vous souhaite un rendez-vous riche et fructueux.

 

Dr Nadine Nagel-Boukadia

Exposé des faits :

Mon mari, Modeste BOUKADIA est Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo-Brazzaville (C.D.R.C.).

 

Il est délégué des forces de l’opposition extérieure à la Conférence Nationale Souveraine de 1991. En 1997 il se présente à l’élection présidentielle mais le putsh de Denis Sassou Nguesso met fin au processus démocratique. En 2009, il se présente comme candidat indépendant à la présidence de la République pour le changement, l’unité et la réconciliation.

 

Lors de cette campagne électorale (conférences de presse et des meetings populaires) il s’oppose au changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 et milite pour un gouvernement d’union nationale. Pour avoir demandé ce gouvernement d’union nationale il est poursuivi puis condamné à 30 ans de travaux forcés. L’ONU a émis un avis exécutoire, en 2013, pour exiger un non-lieu judiciaire pour une réhabilitation dans ses droits civils et politiques.

 

Il s’oppose dès 2013, lors d’une conférence de presse, au projet de modification constitutionnelle. Depuis, Sassou Nguesso, a gelé le processus jusqu’à cette année.

Arrestation des Membres du CDRC

Mon mari et moi rentrons donc au Congo-Brazzaville le 15 janvier 2016 pour deux raisons :

  • La première c’est un engagement du dictateur à libérer les 27 otages du CDRC incarcérés abusivement et arbitrairement si mon mari revenait au Congo-Brazzaville.
  •  La seconde raison c’est la volonté d’affronter démocratiquement Denis Sassou N’guesso.

Arrivé sur le territoire, mon mari est attendu par 1900 gendarmes et militaires à l’aéroport. Il est menotté et incarcéré immédiatement.

 

Le dictateur n’a libéré aucun des cadres du CDRC contrairement à son engagement et malgré que certains ont été  condamnés à 2 ans en 2013.

Que penser de la position de la France ?

Depuis que mon mari est incarcéré, la France n’a jamais exigé sa libération par les autorités du Congo-Brazzaville. Et pourtant, comme vous, il a défendu monsieur François Hollande, Président de la République française, pour n’avoir pas validé l’élection au Congo, et par le fait qu’un Président peut consulter son peuple à travers un référendum.

 

Modeste Boukadia a la double nationalité et son seul crime aux yeux de la justice du Congo-Brazzaville est d’avoir demandé un gouvernement d’union nationale.

 

Comment les parlementaires français peuvent entretenir une amicale avec un pouvoir qui foule quotidiennement les Droits de l’Homme et la démocratie ?

Un très mauvais calcul à moyen terme :

Mon mari et moi nous ne nous berçons pas d’illusions. Les intérêts économiques de quelques hommes est considérable dans ce pays et leurs réseaux sont puissants.

 

Pourtant on observe déjà que les entreprises françaises quittent le pays, le fils du dictateur a offert à la Chine des concessions pétrolières au détriment de Total. Seul M. Vincent Bolloré conserve encore la gestion du port de Pointe noire.

 

Mon mari, francophone dans l’âme, a toujours milité pour la sauvegarde des intérêts français dans le pays. L’attitude actuelle de la France, son soutien passif au régime génère des rancœurs de la population du sud qui vit quotidiennement les violences.

 

Progressivement le dictateur s’écarte de la France et progressivement la France perd ses soutiens dans le pays.

Ce que j’attends de la représentation nationale de mon pays :

J’ai écrit au Président de la République de la France pour lui demander audience, lettre déposée à l’Elysée, poste de la porte est le 13/05/2016. Pas de réponse, pas même une lettre pour accusé réception signée par un directeur de son cabinet.

 

La représentation nationale ne peut rester immobile face à l’incarcération de l’un de ses ressortissants. Ne rien faire c’est soutenir le régime Sassou et soutenir ce régime ne pourrait être compris par l’opinion publique.

 

Je ne m’explique pas pourquoi les dignitaires du régime et la famille du dictateur bénéficient de la libre circulation en France alors que mon mari est lui toujours en prison.

 

Le régime ayant fait fît des avis de la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et de l’Union européenne nous allons tout faire pour convaincre cette communauté internationale de décréter l’embargo sur les minerais, le bois et le pétrole du Congo-Brazzaville.

 

Mon mari à toujours privilégié la voie démocratique au recours à la violence et au coup d’Etat. Contrairement au dictateur !

 

Il est la voix d’un peuple insoumis que le régime violente pourtant quotidiennement. Nous demandons aux autorités françaises de tout entreprendre pour libérer les cadres du CDRC injustement emprisonné depuis trois ans ainsi que mon mari.

L’ONU demande la liberation des membres du CDRC

La présidence de la Commission Européenne denonce l’arrestation du President du CDRC 

L’UE exige la liberation des membres du CDRC emprisonnés depuis plus de 2 ans. 

Dans une lettre adressée au President de l’organisation Union Congo,  M Jean-Claude Mayima Mbemba, la responsable du Service Européen Pour L’ Action Extérieure, Mme Ermina Notarangelo a exprimé son engagement pour que soit appliqué au Congo l’avis de l’ONU demandant la liberation immediate de tous les prisonniers politiques du CDRC.  

Violation aux droits de l’Homme au Congo Brazzaville

Modeste Boukadia

Mme Notarangelo a rappelé que l’emprisonnement des membres du CDRC est une violation aux droits de l’Homme.

Mme Notarangelo a aussi précisé que l’emprisonnement de Modeste Boukadia est une violation du Droit Penal  du Congo Brazzaville.

La Commission Européenne a aussi soulignée les nombreuses violations aux Droits de L’Homme qui ont suivi le scrutin electoral très contesté et contestable. 

La lettre de l’Union Européenne  peut être lue ici:

URGENT: La vie du président BOUKADIA en danger.

La vie du président Modeste BOUKADIA serait en danger selon des sources bien informée.

   

En effet, hier, 25/04/2016,  le président BOUKADIA a reçu des menaces de mort d’un groupe de geôliers composé que des ressortissants du nord du pays donc homogène, et qui sont sensés assurer la sécurité à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, au motif qu’il serait sorti de sa cellule pour de placer dans l’espace sécurisé de la maison d’arrêt en attendant que les pasteurs qui étaient venu prier avec les autres prisonniers terminent leur action. 

Des soldats du Nord avec mission de molester M. Boukadia

Deux soldats se sont presque jeter sur lui, avec l’intention de le molester, mais là ou le bas blesse, c’est qu’après avoir regagné sa cellule, les soldat se sont exprimés en ces termes:

"Nous allons bientôt passer à l’acte, il va voir… Nous avons la mission de le pousser à bout et quand il va chercher à rebondir, nous passerons à l’action".  

Qui a confié quelle mission à ces gardien de la Paix? d’après nos sources, ils dissent que la mission viendrait du haut sommet.


 D’aucun dirait que c’est la mission du Ministre de la Justice de le tuer dès qu’ont aura nommé un nouveau ministre de la justice. Ainsi, dans l’entre passation de service, la bavure policière sera la meilleur raison officielle pour qualifier ce qui en vérité a déjà été planifié depuis sa mise aux arrêts. 


Monsieur Aimé Emmanuel YOKA, en politique on est des adversaires politique, mais pas des ennemis, en lisant cette publication, vous êtes au courant de ce qui se trame dans vos geôles, et serez seule tenu responsable de cette forfaiture qui sens bien votre odeur, Mr le Président SASSOU ne dira pas non plus qu’il n’était pas au courant. L’union Européenne et tous les corps constitués au Congo Brazzaville ont été informés.

S’il arrive quelque chose de fâcheux  au Président  Modeste BOUKADIA, ce ne sera pas une bavure mais un crime bien planifié.   Mesdames, Messieurs, la mort est le seul sort réservé au Président BOUKADIA depuis le départ, c’est pourquoi, toutes les procédures de mise en libère provisoires ont été rejetées sans raison valable par le tribunal de grande instance de Pointe-Noire alors les nations unies avaient décidé d’un non lieu pour ce dossier. sans contenu.. Affaire à suivre!!!

Amnesty International: République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants…

République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants suite aux élections présidentielles

Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et prévenir toute répression des manifestations pacifiques, ont déclaré aujourd’hui, Amnesty International, Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC), et Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH).

Depuis le rejet par l’opposition des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars, les autorités ont commencé une série d’arrestations de personnalités dont des cadres des directoires de campagne des candidats Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, accusés « d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

“L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

"L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée."

Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International

Les arrestations ont eu lieu avant l’opération ‘ville morte’ du mardi 29 mars 2016, organisée par les partis de l’opposition qui appelaient les citoyens à rester à la maison et ne pas se rendre au travail. Il y a eu une forte présence des forces de sécurité dans les principales villes du pays.

Parmi les arrestations on note celles de Jean Ngouabi, Anatole Limbongo Ngoka. Christine Moyen et Dieudonné Dhird de l’équipe de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko; Raymond Ebonga et Serge Blanchard Oba de l’équipe de campagne de Okombi Salissa. Toutes les personnes arrêtées sont actuellement détenues à la ‘Direction générale de la surveillance du territoire’ (DGST) de Brazzaville et aucun des détenus n’a eu accès à sa famille ou son avocat.

D’autres arrestations ont été signalées, comme ce fut le cas pour des militants interpellés lors d’une conférence de presse avortée à Brazzaville le 25 mars. Par ailleurs, au moins dix jeunes militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition ont également été arrêtés à Pointe-Noire depuis le 20 mars.

Les organisations des droits humains appellent les autorités à respecter le droit à la manifestation pacifique. Les autorités doivent en particulier s’assurer qu’il n’y a pas une répétition de l’usage excessif de la force contre les manifestants, comme ce fut le cas en octobre 2015 lorsqu’au moins 18 personnes protestant contre le changement de la Constitution permettant au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, avaient été tuées par les forces de sécurité qui avaient utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

“Il n’y aura pas de solution durable à la crise politique du Congo si les droits à la liberté d’expression et de réunion sont réprimés. Les autorités doivent maitriser les forces de sécurité afin que l’usage arbitraire, abusif et mortel de la force qui a caractérisé la répression des manifestations d’octobre ne se répète pas. Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

"Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations."

Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH

Les élections du 20 mars ont eu lieu dans un contexte de coupure totale des communications téléphoniques et d’internet. Un certain nombre de personnalités politiques dont Paulin Makaya, chef de l’UPC (Unis pour le Congo), et Serge Matsouele, secrétaire fédéral de la ‘Convention d’action pour la démocratie et le développement’ (CADD), ont également été arrêtés avant les élections et sont toujours en détention.

"Les autorités doivent respecter les droits à l’information et à la communication en garantissant aux populations l’accès libre aux télécommunications, en particulier dans les périodes critiques de la vie publique. Il est en outre du devoir du gouvernement de garantir un climat qui favorise la paix et la sérénité dans le pays. En cas de différences d’opinions politiques ou de contentieux politiques, les acteurs doivent opter pour le dialogue plutôt que l’utilisation de la force et des armes", a déclaré Christian Mounzeo, président de la RPDH.

Amnesty International a tenté de se rendre en République du Congo avant les élections présidentielles pour surveiller la situation des droits humains, mais l’entrée à la frontière a été refusée à l’organisation, en dépit des visas et des invitations officiels obtenus. L’organisation a été informée que sa présence dans le pays était indésirable dans le contexte des élections.

FIDH: Congo : Vague de répression contre les opposants au projet de nouvelle constitution

  

(Paris, Brazzaville) La FIDH, l’OCDH et les membres de la campagne #MonVoteDoitCompterexpriment leurs vives inquiétudes à la suite d’une série d’arrestations et d’intimidations visant les opposants politiques au pouvoir en place à la suite de la mobilisation contre le référendum constitutionnel en République du Congo et, dénoncent en particulier l’arrestation de l’opposant politique Paulin Makaya à Brazzaville.

« A peine un mois après le référendum constitutionnel, la répression s’abat sur tous ceux qui ont exprimé pacifiquement leur opposition au référendum pour une nouvelle constitution qui doit permettre au président en place 31 ans durant de se maintenir au pouvoir. Le régime du Président Sassou Nguesso montre son vrai visage et sa conception de la démocratie : les opposants doivent être réduits au silence. Nous exigeons du gouvernement congolais la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et en particulier celle de Paulin MAKAYA » ont déclaré les organisations.

Depuis la période pré référendaire jusqu’à l’annonce des résultats du référendum du 25 octobre 2015, jugé non crédible par nos organisations et la communauté internationale, le Gouvernement congolais n’a cessé de porter atteinte aux droits humains, notamment en procédant à de nombreuses arrestations de militants politiques et de responsables de l’opposition.

Le 30 octobre 2015, M. Paulin Makaya, président des Forces républicaines et démocratiques (FRD), opposant farouche au référendum organisé par le Président Sassou Nguesso et un des leaders des manifestations pacifiques des 20 et 21 octobre 2015, a été victime d’une tentative d’arrestation à son domicile par des éléments de la police lourdement armés. En l’absence de ce dernier, son domicile a été pillé et saccagé. M. Paulin Makaya a alors porté plainte contre X devant le tribunal de grande instance de Brazzaville.

Le 23 novembre 2015, Paulin Makaya s’est présenté au bureau du Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville pour suivi de sa plainte, où contre toute attente, il a été appréhendé par des éléments de la police et conduit au commissariat central de police, puis placé en garde à vue jusqu’au 30 novembre. Le 1er décembre 2015, il a finalement été présenté au parquet de Brazzaville qui lui reproche les chefs : de « troubles à l’ordre public, détention illégale d’armes de guerre et incendie de bâtiments publics » lors des manifestations anti-référendum et placé sous mandat de dépôt. Il aurait été entendu le 9 décembre 2015 par un juge d’instruction. Outre ces accusations qui semblent fondées sur des motivations uniquement politiques, la perquisition effectuée le 30 octobre en son absence est manifestement illégale et la procédure judiciaire initiée à son encontre apparaît dès lors sans fondement, faisant de M. Paulin Makaya un prisonnier d’opinion détenu arbitrairement.

Les autorités congolaises ont également procédé à d’autres arrestations au sein de l’opposition. Ainsi, le 24 novembre 2015, 11 personnes proches de l’opposant André OKOMBI SALISSA, président de la Convention d’action pour la démocratie et le développement (CADD), un parti d’opposition, auraient été arrêtés à Brazzaville. Le 12 décembre 2015, Alain KESSI NGOYA, secrétaire général de la CADD a été arrêté avec 4 autres personnes à Brazzaville et son actuellement détenus incommunicado au siège de la Direction générale de la sûreté du territoire (DGST). D’autres sont activement recherchés. Ainsi,MM. Nicolas KOSSALOBA et Augustin KALA-KALA, respectivement coordinateur, coordinateur adjoint de la CADD seraient également activement recherchés par les services de sécurité.

Depuis octobre 2015, les arrestations et les intimidations se poursuivent sur l’ensemble du territoire de la République du Congo. Dans une note de position intitulée Confiscation des libertés et violations massives des droits de l’Homme en République du Congo, la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Pointe Noire et la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH) font un bilan de cette vague de répression en cours confirmé par l’ensemble des informations de nos organisations réunies.

Contexte
Le 22 septembre dernier, Denis Sassou Nguesso, a exprimé sa volonté de tenir un référendum pour décider d’un « changement » de la Constitution en vigueur en République du Congo depuis 2002, ceci pour lui permettre de briguer un troisième mandat présidentiel. Les opposants au référendum, qui y voient une tentative de coup d’État constitutionnel, se sont massivement mobilisés et ont été sévèrement réprimés mardi 20 et mercredi 21 octobre 2015, entraînant la mort d’au moins une vingtaine de personnes à Brazzaville, Pointe Noire et d’autres localités du pays d’après le bilan établi par nos organisations. Les bilans officiels parlent de 4 victimes.

Le président Denis Sassou Nguesso est au pouvoir depuis 1979. En 1992, il perd les premières élections pluralistes avant de revenir au pouvoir par les armes en 1997 à la suite de plus de deux années de guerre civile. En 1999, les services de sécurité du régime sont accusés d’avoir éliminés plus de 300 disparus du Beach de Brazzaville, des réfugiés retournant au Congo. Une affaire toujours pendante devant la justice française. Depuis, les élections de 2002 Le président Denis Sassou Nguesso est réélu à la faveur d’élections contestées.

L’UE, grande absente des élections au Congo-Brazzaville

   Sans grande surprise, les élections du Congo-Brazzaville du 20 mars dernier n’ont pas été transparentes, selon les critères européens.

Source: http://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/europes-african-challenge-engage-or-lose-influence/

Le Congo-Brazzaville n’a organisé qu’une seule élection démocratique : c’était en 1992. À l’époque, le président Denis Sassou Nguesso avait terminé troisième lors du premier tour, mais il est revenu au pouvoir cinq ans plus tard suite à une brève guerre civile contre le gouvernement de Pascal Lissouba.

Ayant occupé le poste de président durant 32 des 37 dernières années, la probabilité de voir Sasson Nguesso évincé était très mince. Cette fois-ci, il a remporté 60 % des voix, avec un taux de participation de 70 %.

>> Lire : L’opposition congolaise dénonce la réélection de Sassou Nguesso

Les accusations d’achat de voix, d’irrégularités des listes électorales, et de trafic d’influence des médias en faveur du président sortant sont inquiétantes, mais familières.

En février, les élections en Ouganda n’ont pas été beaucoup plus libres et impartiales. Depuis ces élections truquées, qui ont donné au président Yoweri Museveni la possibilité de rempiler pour un septième mandat, le chef de l’opposition, Kizza Besigye, se trouve assigné à résidence.

Le Congo oublié

De l’autre côté du fleuve Congo, à Kinshasa, le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, envisage de modifier la constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat lors des élections prévues en novembre. Avec environ 70 millions d’habitants, la RDC a une population 15 fois plus importante que sa voisine, et une longue histoire d’instabilité politique et d’exploitation économique. Les machinations de Joseph Kabila suscitent donc beaucoup plus l’intérêt des médias étrangers et des gouvernements occidentaux.

À Brazzaville, l’UE ne s’est quasiment pas impliquée et à part quelques journalistes français, la presse étrangère n’a pas été très présente. Étant donné que le Congo-Brazzaville n’a que 4,5 millions d’habitants, attire peu d’investissements des pays européens autre que la France et l’Italie et n’abrite qu’une poignée d’ambassades nationales.

>> Lire : La communauté internationale inquiète des élections au Congo-Brazzaville

Au grand dam du gouvernement congolais, l’UE n’a pas envoyé de mission d’observation des élections et a publié un communiqué post-élections sans grande conviction, annonçant que le scrutin s’était déroulé « de manière pacifique, malgré l’interruption des moyens de communication et des failles dans l’organisation des élections ».

« Ils [l’UE] auraient dû être plus justes, car nous avions demandé une équipe d’observation. Ces élections devaient illustrer la volonté du peuple congolais. Pourquoi ne peuvent-ils pas respecter cela », a déclaré Laurette Angouono, une fonctionnaire, à EurActiv. Laurette Anguouno et d’autres ont reproché aux médias français de couvrir la situation politique congolaise avec un ton colonialiste et paternaliste.

Les principaux messages que Bruxelles a voulu transmettre au Congo ont été des critiques liées au processus peu démocratique et au changement opéré dans la Constitution pour que Sasson Nguesso étende son mandat.

Un économie à diversifier

Économiquement, la chute des prix du pétrole prouve que le Congo-Brazzaville doit diversifier son économie pour dépendre moins de l’or noir, qui représente près de 70 % de sa production économique et en 2014, 80 % des revenus de l’État.

>> Lire : Le Congo-Brazzaville reste dopé au pétrole

Outre le développement d’autres minerais comme le phosphate et la potasse, l’économiste en chef du FMI, Jules Tchicaya Gondhet de Trebaud, a expliqué à EurActiv qu’il était urgent que le Congo investisse dans les routes, les ponts, et dans ses réseaux électriques.

L’Europe pourrait jouer un rôle majeur. Dans d’autres pays d’Afrique Afrique subsaharienne, la Banque européenne d’investissement ainsi que les banques de développement françaises et allemandes sont les principaux investisseurs dans les projets d’infrastructure des secteurs de l’énergie et du transport, notamment dans l’énergie renouvelable.

Pendant ce temps, le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures récemment créées, qui a attribué plus de 70 bourses d’un montant total de plus de 8,9 millions d’euros à des projets d’infrastructures permet de générer des investissements dans le secteur privé avec de l’argent public. Le fonds combine des subventions de la Commission européenne et des gouvernements nationaux et la capacité de prêts de la BEI.

L’Europe et les États-Unis ont déjà perdu une part importante de leur influence politique et économique en Afrique subsaharienne. Pour la regagner, ils devront trouver des techniques plus convaincantes que leurs actuelles critiques diplomatiques. L’argent chinois a permis de payer un pont suspendu en périphérie de Brazzaville, et la Chine devient de plus en plus le partenaire commercial du Congo et d’autres pays d’Afrique subsaharienne.

Les investissements économiques et le commerce créent des leviers politiques. La transition vers la démocratie ne se construit pas du jour au lendemain, surtout dans les pays comme le Congo, où les divisions tribales ont été activement promues et accentuées par les colons européens pour maintenir l’ordre, puis qui ont été utilisés comme pions dans la Guerre froide par leurs anciens colonisateurs après leur indépendance.