Denis Sassou ne sauvera pas le Congo par un endettement supplémentaire

RAPPEL POUR LE PPTE (source AFD, Ambassade de France près le Congo) :
Le 27 janvier 2010, le FMI et la Banque Mondiale ont approuvé le point d’achèvement pour le Congo. Le 18 mars 2010, les créanciers du Club de Paris et le Brésil ont conclu un accord multilatéral de restructuration de la dette congolaise pour un total de 2,4 milliards de dollars US sur une dette extérieure publique totale de 5,6 milliards de dollars. M. Sassou s’était engagé à affecter sur un compte spécial les ressources additionnelles provenant du traitement de sa dette pour financer les objectifs prioritaires : santé, éducation et infrastructures de base dans sa stratégie de réduction de la pauvreté.
Où en sommes-nous avec ces objectifs ?

Dans le même temps, la France avait annulé 1, 24 milliard de dollars US de créances congolaises soit 892 millions d’euros. Elle avait aussi annulé 666 millions de dollars soit 480 millions d’euros de sa dette au titre de l’accord du Club de Paris et 574 millions de dollars soit 412 millions d’euros au titre de son effort additionnel dont 289 millions de dollars soit 207 millions d’euros de Contrat de désendettement et de Développement/C2D). La France avait donc annulé 2127 millions d’euros de dette congolaise entre 2005 et 2010.
Pourquoi tant de générosité à Denis Sassou ?
(Source : https://cg.ambafrance.org/Initiative-en-faveur-des-Pays).

LE 11 JUILLET 2019, LE FMI ACCORDE 448,6 MILLIONS DE DOLLARS SUR TROIS ANS
Denis Sassou et le PCT doivent arrêter d’endetter le Congo. Si depuis 35 ans de programmes économiques en programmes économiques, le pouvoir en place est incapable de fabriquer une simple moustiquaire imprégnée pour éradiquer le paludisme, ce n’est pas un vingtième mandat qui permettra à M. Sassou de relever l’économie congolaise. Comprenons-nous bien, je n’ai pas dit que ce sont les différents programmes mis en place pour le développement du pays qui étaient mauvais. Non.
Mais avec l’échec de tous ces/ses programmes, nous avons fini par comprendre que le problème venait de l’homme lui-même, à savoir Denis Sassou.
Mieux, ce sont ses hommes et lui-même : Denis Sassou et toute sa cohorte des fourchus du PCT.

Souvenez-vous que des années 80, le temps de L’Espérance. L’homme Sassou disait : « Qu’un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme, n’est pas un peuple libre ». Voici, aujourd’hui 35 ans qu’il est au pouvoir et les Congolais ne produisent toujours pas ce qu’ils consomment ! Constat d’échec, dont le responsable est Denis Sassou.
Il parlait aussi de l’autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000. Il pensait que l’an 2000, c’était l’éternité ! Malheureusement pour lui, en l’an 2000, c’est toujours lui qui est le président du Congo et le Congolais ne mange toujours pas à sa faim parce qu’il n’y a pas d’autosuffisance alimentaire décrétée par lui. Encore un autre leurre dont le constat d’échec incombe toujours à Denis Sassou.

Puis vient La Nouvelle Espérance. Avec ce programme, il nous dit que le Congo sera un pays émergent d’ici 2025. Là encore, les rêveurs du PCT pensaient que 2025 était une éternité. Leur stratégie pour que le Congo devienne un pays émergent était :

  • Piller toutes les recettes de l’État pour les planquer dans les paradis fiscaux ;
  • Faire massivement des emprunts à court ou moyen termes auprès des bailleurs comme la Chine et les Traders pour les investir dans les immobilisations corporelles improductives comme la construction des bâtiments publics, au lieu de créer des entreprises à objets sociaux pour générer les emplois avec des revenus qui devraient permettre au peuple de payer les taxes qui seraient ensuite investies dans la construction des édifices publics ;
  • Affamer la génération d’aujourd’hui et épargner pour les générations futures, comme si, les gens affamés aujourd’hui pouvaient travailler pour les générations futures ;
  • Incorporer les jeunes dans l’unique entreprise, celle des Forces armées pour les utiliser dans ce qu’il sait faire : les coups d’État à répétition et le génocide d’État en usant les moyens d’État alors que les jeunes ont besoin de formation professionnelle.

Aujourd’hui, M. Sassou, Christel Denis Sassou (que son cousin Jean Dominique Okemba, dit JDO, aime affectueusement appeler le « Zaïrois » parce que d’origine zaïroise et pour son efficacité dans le vol des fonds publics), Jean Jacques Bouya (l’homme qui avec la complicité du ministre Odongo a réussi à détourner tout l’argent des générations futures, et bien d’autres encore), tous ont réussi à démontrer leur incapacité à gérer la chose publique.

Certes, nous ne sommes pas encore en 2025. Mais tout le monde sera d’accord avec moi quand je dis haut et fort que le Congo ne sera jamais un pays émergent en 2025. Ma conviction vient du simple fait qu’une bonne stratégie pour parler d’émergence aurait commencé par la maîtrise de l’énergie, la santé, l’éducation, l’agriculture avant de parler de la sécurité judiciaire des investisseurs et de l’éradication du tribalisme.
Bref… l’échec est patent !

Malgré ce constat, ils continuent à espérer une émergence en 2025 pour le Congo. Une bande d’incapables, des bras cassés lunatiques qui pensent que les autres sont des rêveurs. Et ceux qui sont dans le vrai, ce sont eux.

Heureusement pour nous, il y a quelque chose qui s’appelle « la réalité du terrain« . Même si Denis Sassou et sa bande peuvent fermer les yeux pour ne rien voir, il n’en demeure pas moins que les pensions des retraites ne sont pas payées, les salaires misérables non plus, l’électricité et l’eau courante sont inexistantes et ne sont pas garantis pour tous dans un pays qui a des milliers de cours d’eau. Nous continuons à importer des denrées alimentaires surgelés et périmés de l’étranger ; l’agriculture est encore du temps du Moyen-âge ; le droit des affaires au Congo ne garantit pas la sécurité des investisseurs locaux et étrangers. Plus rien ne va. Plus rien n’ira jusqu’en 2025.

Vous avez eu 35 ans pour nous faire la démonstration de vos capacités dans la gestion de la chose publique. Après 35 ans, votre bilan catastrophique nous pousse à dire : Laissez ! Quittez tranquillement la gestion du pays. Vous êtes essoufflés. Vous n’en pouvez plus. Posez au Peuple Congolais les conditions de votre départ et nous les examinerons au cours d’une Conférence Internationale.

C’est pour éviter que les victimes ne décident seules de votre sort que nous appelons vivement la Conférence Internationale. Il nous faut des arbitres neutres qui n’ont pas été victimes de vos violences pour nous assister lors de cette conférence. Acceptez notre main tendue. Négociez pendant qu’il est encore temps. Négociez votre sortie par la grande porte. Le peuple est prêt à vous pardonner. Après, j’ai peur que ça ne soit trop tard.
Vous ne direz pas qu’on ne vous avait pas averti.

Peuple Congolais, vous qui soutenez l’idée de la Conférence Internationale, sachez que la Conférence Internationale vise tout d’abord à mettre en place des Institutions Fortes qui seront suivies d’une transition démocratique. Elle aura la charge de rôder le fonctionnement des instructions mise en place avant d’organiser, à la fin de la période de transition, une élection réellement libre et transparente.

S’opposer à une telle démarche c’est simplement manquer de lucidité politique. Si le PCT veut confisquer une fois de plus le pouvoir, il doit tout simplement se poser la question de savoir jusqu’où le troisième Reich d’Adolphe Hitler qui devait régner 1000 ans est arrivé dans son illusion et son aveuglement ? Sachez juste qu’ils étaient plus forts que vous et il n’y avait pas une communauté internationale aussi regardante que celle d’aujourd’hui.

Enfin, jamais au grand jamais, aucun surendetté n’est sauvé par un endettement supplémentaire. Le but d’un organisme ou d’une banque qui accorde un prêt à un surendetté est de mettre main basse sur son patrimoine, sur ses ressources en rendant esclaves les citoyens de ce pays. Il suffit de voir le comportement des Chinois vis-à-vis des Congolais et des Africains dans les pays où sévit le surendettement grâce aux prêts alléchants entre autres de la Chine et des autres pourvoyeurs de prêts illégaux car une loi française interdit de prêter à un surendetté.
Les endettements de Denis Sassou et du PCT auront pour but ultime de vendre le pays. Le Congo ne sera plus aux Congolais mais à ceux qui favorisent l’endettement du Congo à savoir la Chine et les Traders.

Comment s’en sortir ?
La solution est le dépôt de bilan et réinitialiser tout le système par la Conférence Internationale des Nations unies pour le Congo.

Modeste Boukadia
Président du C.D.R.C.
Paris, le 23 juillet 2019

            

3 réflexions sur “Denis Sassou ne sauvera pas le Congo par un endettement supplémentaire

  1. Ping : Denis Sassou ne sauvera pas le Congo par un endettement supplémentaire - DAC-E-NEWS

  2. constant Makoubama

    Je ne porte pas un jugement de valeur sur
    ça mais, je constat ,du moins le pays va mal et les congolais doivent s’unir pour chasser ce tirant pouvoir.

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    1. Editor CDRC

      Cher M. Makoubama,
      Votre commentaire a été approuvé. Cependant, nous souhaitons apporter une précision de taille. Il ne s’agit pas ici « d’un jugement de valeur » dans l’article en question, à savoir : « Denis Sassou ne sauvera pas le Congo par un endettement supplémentaire » mais d’une analyse basée sur des faits avérés.
      Comme vous avez lu, ce n’est pas la première fois que le FMI vient au secours de Denis Sassou Nguesso. Déjà avec son Premier ministre Ange-Edouard Mpoungui, le FMI est venu à la rescousse de M. Sassou Nguesso peu avant la Conférence Nationale Souveraine ; ensuite avec le PPTE qui a conduit le Congo à être dans la honte des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Chaque fois, le pays ne s’en est pas sorti et n’est jamais aussi sorti de l’endettement bien au contraire. Chaque que M. Sassou Nguesso s’endette davantage, c’est le Congo qui est plongé dans un endettement encore plus profond…
      On voit qu’il ne s’agit pas d’un jugement de valeur mais bien des faits réels. Vous voyez qu’avec ce nouvel endettement auprès du FMI, le Congo de Sassou Nguesso ne sera pas sauvé par cet endettement mais bien au contraire.
      Un autre point qu’il faudra bien que le gouvernement de Denis Sassou Nguesso annonce aux Congolais : quelles sont les mesures d’accompagnement que le FMI a imposé à Denis Sassou Nguesso pour avoir ce nouveau prêt ?
      Bien à vous.
      Le service Presse du CDRC-CG

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