
Le compte-à-rebours serait-il déclenché ?
« Il y a une fenêtre ouverte pour que les autorités de ce pays (Congo) s’entendent avec son « opposant » et l’opposition pour définir, dans le calme, une gouvernance adaptée aux défis du pays. » (Propos entendus à Paris lors de la résurrection de Notre-Dame de Paris).
Une comédie politique signée PCT : le chien de chasse est maintenant assis… la chasse est terminée !
Le Congo est encore une fois témoin d’un spectacle absurde orchestré par le Parti Congolais du Travail (PCT). Pierre Moussa, en annonçant la nomination de commissaires politiques qui ne sont rien d’autre que des commissaires de gouvernement, illustre parfaitement l’ingérence totale du parti dans l’appareil d’État.
Une stratégie pour passer sous le radar
Le Secrétaire général du PCT semblait croire que ces manœuvres seraient discrètement acceptées. Pourtant, la réalité est toute autre.
Comment peut-on expliquer qu’un Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, théoriquement la deuxième personnalité de l’État après le Président de la République (si tant est que ce titre ait encore un sens), soit rétrogradé au rang de commissaire politique ? Et cela par une entité, le Secrétaire général du PCT, qui n’a aucun statut officiel dans la structure institutionnelle de l’État.
Une confusion des pouvoirs
Ces nominations ne laissent aucun doute : le PCT est la véritable entité dirigeante de l’État. Ce retour de contrôle partisan rappelle les heures sombres de la République Populaire du Congo, où le pouvoir était concentré entre les mains d’une élite restreinte. Aujourd’hui, Oyo s’impose comme la capitale de ce système.
Le spectacle des désaccords publics
Pendant ce temps, la scène politique congolaise offre un autre acte de discorde. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso et le ministre des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, règlent leurs différends en public, exposant les incompétences internes et l’instabilité qui gangrènent les sommets du pouvoir.



Vers quelle issue ? « Si la vérité doit les tuer, laissez-les mourir ! » Emmanuel Kant.
Ces événements interpellent : jusqu’où ira cette confusion entre les intérêts du parti et ceux de l’État ? Une clarification des rôles et une responsabilisation des acteurs politiques sont plus que jamais nécessaires pour espérer sortir de ce cycle de chaos institutionnel. Mais le système semble, plus que jamais, enferré dans ses propres contradictions !
Réflexion du jour : Le compte-à-rebours serait-il déclenché ?
Les absurdités politiques et administratives s’accumulent, rendant évidente l’érosion des bases de ce système. Les signes cliniques de la crise se multiplient. Il devient clair qu’une transformation profonde est inévitable. Face à cette situation, les congolais, les congolaises et Congo sont-ils prêts à affronter cette réalité ?
Pourtant, au lieu d’agir pour prévenir cette hécatombe, les dirigeants semblent opter pour une fuite en avant.
L’élection présidentielle de 2026 en devient une distraction mise en avant, pour occulter les piètres résultats des slogans des années antérieurs ! Pourtant, l’année 2025 fut désignée comme celle de l’émergence ! Rien. Dans tous les domaines de la vie sociale et politique, de la boue charriée par des pluies diluviennes dans un pays sans plan d’urbanisme pensé.
Modeste Boukadia
Le 29/12/2024

Président,
Le spectacle politique offert par le PCT ne cesse de confirmer l’emprise totale de ce parti sur l’appareil d’État congolais. La récente nomination de commissaires politiques, déguisés en commissaires de gouvernement, est une nouvelle manœuvre visant à brouiller les lignes entre les institutions publiques et les intérêts du parti.
L’annonce de Pierre Moussa illustre une stratégie rodée : maintenir une façade de gouvernance tout en consolidant le contrôle du PCT. Ces tactiques détournent l’attention des véritables enjeux auxquels le Congo est confronté, notamment la nécessité de réformes profondes pour une gestion transparente et équitable.
La “fenêtre” évoquée pour un dialogue entre les autorités et l’opposition est une opportunité fragile mais cruciale. Toutefois, ce dialogue ne peut être sincère tant que le système reste verrouillé par des pratiques partisanes et une absence totale de volonté politique de transformation.
Le compte à rebours semble bien enclenché, non pas pour un changement orchestré par le régime, mais pour une prise de conscience citoyenne. Les Congolais doivent refuser d’être spectateurs de cette comédie et réclamer une véritable gouvernance tournée vers le développement et l’intérêt général.
L’heure n’est plus aux diversions politiques, mais à des décisions courageuses pour répondre aux défis réels du pays.
Tom Melvin BAIKI
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