(Congo-Brazzaville) De l’art de confectionner un tam-tam

"Le tam-tam se joue sur la place publique à la portée des oreilles de tous, mais cependant et pour ceux qui savent, c’est dans la profondeur du secret de la forêt, à l’abri du premier venu, qu’on le confectionne…" (Proverbe Kongo)

La seule chose qu’on n’y fait pas, c’est d’accepter la nouvelle pensée pour fabriquer l’action salvatrice qui sortira le Peuple meurtri de cette désespérance devenue chronique et coutumière.

On ne le dira jamais assez, nos Peuples sont fracassés en un point que nous préférons occulter pour chanter les louanges d’un tel ou tel autre, chantre autoproclamé des introuvables unité nationale et indivisibilité du pays !

Ce que trouve de mieux cette classe politique, notre classe politique, est de se servir de ce Peuple pour entamer une guerre de succession dans laquelle chacun d’entre eux, attentiste, tient à se revendiquer comme celui qui aurait abattu l’éléphant déjà malade.

N’eut-il s’agit que d’écarter M. Denis Sassou Nguesso ? Nombreux s’y seraient déjà osés et immanquablement, auraient réussi. Mais Il n’a jamais s’agit que d’écarter M. Denis Sassou Nguesso. Non. Le problème ce n’est plus lui, mais nous !

Nos hommes politiques aiment trop le pouvoir, le conserver ou s’en ré-approprier, et ne peuvent de ce fait, accepter de mourir pour la liberté du Peuple, l’Unification de la Nation… Et ça, M. Denis Sassou Nguesso, homme politique congolais depuis les années 60 à nos jours, le sait et en use aux dépends de tous, de l’Union des Peuples, de l’Unité de la Nation. Il rit de ses opposants fantoches dont il sait pertinemment qu’ils l’envient plus qu’ils n’aiment la Nation, l’Unité, les Peuples et leurs idéaux d’Union.

Peuple congolais, ici, point besoin n’est d’élever un culte délirant à sa personnalité. Les faits seuls justifieront que ce questionnement vous soit continuel, sinon à finir par souscrire à ce cri exaspéré de Jacques Juilliard : "Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l’on admette que le "vivre ensemble", cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l’apartheid des cultures, n’est qu’une blague, une blague sanglante." C’est un fait : bien de nos chemins, au Congo-Brazzaville et dans la sous-région, passent aujourd’hui par Modeste Boukadia.

Après que de nombreux émissaires, et non des moindres, présidents, ministres et autres l’y aient contraint et l’y contraignent encore, M. Denis Sassou Nguesso a cessé de se la poser, Il n’en est plus là…

Les deux documents ci-contre en sont l’illustration : le premier dit le droit alors que le second dit l’embarras politique.

Ce Pourvoi en cassation introduit par M. Pierre Mabiala est à la mesure de leur désarroi, car on ne peut ainsi continuellement triturer le Droit sans en devenir risible, même aux yeux du profane que je suis !

Le Président Modeste Boukadia n’ayant jamais été jugé, sinon par contumace, comment justifie-t-il, du haut de son ministère, ce Pourvoi en cassation ?! En Droit ? Que nenni ! Et pourquoi donc, que maintenant qu’ils l’ont "sous la main", le Parquet n’ouvre-t-il pas un procès en bonne et due forme contre M. Modeste Boukadia ? A la vérité préféreraient-ils ces fuites en avant ? Dans quel but ?

Sur ce même document, en objet il est écrit : AFFAIRE : M. P C/ MALONGA Alexandre et autres".

Doit-on rappeler à M. Pierre Mabiala, ministre de son état, que M. MALONGA Alexandre avait déjà été acquitté le 9 Avril 2014 ? Et d’ailleurs, qui sont ces "autres" qui ne sont pas, là, cités ?

Ce Pourvoi en cassation le nom du Président Modeste BOUKADIA n’est pas notifié, alors que c’est de lui que Pierre Mabiala, ministre, a fait appel après avoir copieusement insulté et traité de fou incompétent, le Procureur Général qui n’avait fait que dire le Droit, rien que le Droit !

La violence n’est que la manifestation d’une "force-faible" Janckelevitch.

M. Modeste Boukadia, Président, dans ce chaos qui nous environne jusqu’à habiter chez certains, la Sérénité vous sied comme un Gant !

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons
Théophile MBEMBA

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur. Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! –

M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C. a été incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire sans que le motif lui ait été clairement signifié.


Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !


Comment peut-on assigner à résidence en le privant de sa liberté de mouvement et de sortie de territoire, voire de déplacements à l’intérieur même du Congo, un homme qui a été arrêté le 15 janvier 2016 à son retour à Brazzaville, venant de France en lui opposant sa condamnation par contumace du 9 avril 2014 aux mêmes motifs que la condamnation du même jour de ses 14 compagnons, motifs reconnus irrecevables au regard du Droit International par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le 14 novembre 2014 et signifiés au Président Sassou et à toute la Communauté Internationale, le 23 décembre 2014 ?


Ineptie totale des "Carambouilleurs" de Brazza et de ses soutiens "Hexagonaux" qui vont perdre définitivement la face au regard de la Communauté Internationale dont les USA et l’UE, si ne n’est déjà fait depuis fort longtemps !


Il faut bien comprendre que le problème fondamental n’est pas de "poursuivre la magouille" mais de "faire cesser la magouille" pour que cesse enfin la pression du maitre-chanteur sur ceux qui savent qu’ils lui sont redevables.


La question n’est pas de faire expier le passé, mais de faire cesser définitivement que le passé prenne en otage le futur en faisant perdurer le chantage pour le malheur de ceux qui sont déjà dans le malheur par les exactions passées.

La seule chance pour Tous, c’est qu’il existe un Homme de probité, le Président Modeste Boukadia, un Homme qui sourit avec grandeur et conscience de ces inepties "d’hors-la-loi sans parole" dont on n’entend jamais la langue ni rien quant aux écrits, pas seulement en interne vu d’outre-équateur, mais en hexagonal où l’on fait tout pour que ça change sans rien changer bien sûr pour soi-même !


Comment peut-on libérer une personne séquestrée pour aucun motif autre que ceux reconnus illégitimes par la Communauté internationale, si ce n’est de fait libérer un otage sans le libérer en le privant de sa liberté de mouvement ?


Comment peut-on expliquer un tel silence médiatique sur l’échiquier central franco-hexagonal de la condamnation ubuesque à trente ans de travaux forcés du Président Modeste Boukadia, cela contre l’avis de la Communauté Internationale via l’ONU ?


A Bon Entendeur, Salut 

Paris, Terre des Droits de L’Homme, le 24 juin 2016
Georges Maltret
Conseiller accrédité près le Président Modeste Boukadia

Congo-Brazzaville – La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala‏

"Cas Modeste Boukadia": Le Ministre de la Justice Pierre Mabiala viole par 2 fois la Constitution du Congo  :

  • en violant l’indépendance de la justice en empêchant l’application d’une decision prise par le juge de Pointe-Noire.
  • en empêchant la liberation de Modeste Boukadia, en prison depuis plus de 4 mois, sans avoir jamais été notifié des charges retenues contre lui. 

Chronique du regard intrigué d’un béotien sur le Pourvoi en Cassation de M. Pierre Mabiala, ministre de son état contre M. Modeste Boukadia, ou l’illusoire et vaine recherche des avancées dans cette nouvelle république née de cette nouvelle constitution de novembre 2015.

On aurait pu en faire une satire et en rire, si nombreux n’étaient pas les congolais qui en souffrent ! "Allons seulement !", telle était leur leitmotiv plein d’entrain nous promettant l’exemplarité  : "la nouvelle constitution, voyez-vous, consacrera la séparation des pouvoirs et garantira les libertés individuelles", disaient-ils doctement !

Qu’en-est-il à l’épreuve du "Cas Modeste Boukadia" comme ils affectionnent à le dire ?

Il nous faut nous rendre à cette douloureuse évidence : avoir voulu escamoter le débat mené par M. Modeste Boukadia, celui de revisiter notre Histoire dans ses méandres les plus circonvolus pour en tirer les conclusions qui s’imposent, n’aura pas permis aux citoyens congolais que nous sommes, de se faire une nette idée du gouffre dans lequel nous barbotons et donc, des solutions idoines pour en sortir.

L’ethnie, depuis 1968, est devenue le lieu où se fabrique la politique dite nationale. Et c’est en ce point crucial de l’impunité que butte tout renouvellement de paradigme qui affranchirait le Congo des Demons qui l’ont toujours tiraillé dans la gestion des choses de l’Etat, un État de droit, s’entend.

Dans la pratique du Droit et nonobstant le tout nouveau texte constitutionnel, avec M. Pierre Mabiala, ministre de La Justice, comme avec son prédécesseur d’ailleurs, le citoyen congolais reste assujetti à l’arbitraire ethno-clanique : des aveugles murmurant aux oreilles de sourds sur le chemin à suivre.

Aussi se demande-t-on de qui exactement M. Pierre Mabiala tient ses ordres. Quel plan secret exécute-t-il, et pour le compte desquels il l’anime lorsqu’il influe sur une procédure judiciaire qui n’est pas de son ressort, au poste qu’il occupe !

Bons Seigneurs, accordons-lui la préférence partisane pour celui qui l’a fait prince de nos libertés, M. Denis Sassou Nguesso. Si c’est de lui que vient ce Pourvoi en Cassation, alors il se dédie mais, pourrait-on ajouter, il n’est pas plus à cela près. Si c’est en serviteur zélé de son commanditaire, pour porter cette république qu’on nous aurait vanté, exemplaire, alors ils sont vraiment loin du compte !

Selon les textes qui régissent cette nouvelle république de novembre 2015,  M. Modeste Boukadia n’a pas à être embastillé et devrait être libéré immédiatement et sans autre forme de procès ! Agir autrement c’est poussé dans la contradiction, le ridicule en un point inégalé.

L’arrestation de M. Modeste Boukadia, son maintien en prison et maintenant ce Pourvoi en Cassation, focalise un acharnement qui laisse poser la "question prioritaire de constitutionnalité" : Par quoi, par qui donc le citoyen congolais doit-il voir sa liberté garantie ? A ce texte constitutionnel qu’on nous avait fait miroiter comme étant l’aboutissement des intelligences préparées ? Ou est-ce, "passant par dessus la jambe", le citoyen doit-il se remettre à la bonne volonté, fut-elle ministérielle, de M. Pierre Mabiala ?

Qui pour faire respecter les articles 11, 168 et 169 de la constitution de cette nouvelle république ? Celui qui les bafoue sans l’ombre d’un doute ? À se demander si l’Avocat Pierre Mabiala avait lu les textes qui l’ont fait Ministre de la Justice !

"Tous les cadavres dans mon placard ne sont pas les miens", dixit M. Denis Sassou Nguesso, répondant à une forte inquiétude de M. Jacques Chirac sur la versatilité de ses opposants congolais qui disent le sens du vent.

Le compas dans l’œil et la règle en main, nous, nous discernerons avec zèle et justesse, à la mesure de chacun, car "Toute vie étant une vie, tout tort causé à une vie exige réparation […]" Charte du Manden Nouveau, 1ère proclamation des droits humains, faite en 1222 par Soundjata Keïta.

"La bête est à Dieu, mais la bêtise est à l’homme." De ce fait, il appartient à M. Denis Sassou Nguesso, de voir ce qu’il en est de sa créature car demain, il n’en ira plus seulement du miséreux peuple congolais dans l’état dans lequel il est maintenu mais aussi, de son choix à lui, sur la façon qu’il aimerait être enterré : debout, assis, allongé où éparpillé …

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia

Le 20 juin 2016, en audience de la Cour d’appel, le Droit a été dit. Mais, le Procureur de la République a appliqué les injonctions de MM. Sassou et Mabiala, respectivement président de la République et ministre de la Justice… qui lui ont intimé l’ordre de ne pas libérer le président Modeste BOUKADIA.

Voici le Compte-Rendu de l’Avocat, Maître Senga, qui retrace les conclusions de l’audience du 20 juin 2016 à la Cour d’Appel de Pointe-Noire, à l’issue de laquelle il a jugé la libération du Président Modeste BOUKADIA.

Le Procureur Général a signé de sa main cette libération. Les frais d’extraction de 5000 Fcfa ont été acquittés. Il avait été remis 10 000 Fcfa au greffier pour saisir l’ordonnance de l’audience en présence du Président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire qui dira au greffier:

"Saisissez-le rapidement afin qu’on aille extraire le Président BOUKADIA et qu’on l’emmène dans mon bureau pour lui lire l’ordonnance et ce qu’il doit faire. S’il n’y a pas d’électricité, allez dans un cyber-café pour le saisir et me l’apporter même en pleine nuit afin que demain 21 juin au matin le Président BOUKADIA puisse être dehors."

Sur ce, l’Avocat, en présence du Représentant du président du CDRC, était allé rendre visite au Président Modeste BOUKADIA pour lui rendre compte et lui avait demandé de s’apprêter et de ranger sa cellule, car il était libre ou du moins assigné à résidence à Pointe-Noire.

Modeste Boukadia toujours pas libre, malgré décision de justice ordonnant sa libération

Constat : Depuis le jour de l’audience, le 20 juin 2016, il n’y a pas encore d’électricité (sic !) puisque jusqu’à hier 22 juin, l’ordonnance n’était pas toujours saisie et le renvoi à la Cour de Cassation de M. Mabiala (ministre de la justice(?)) n’est toujours pas disponible. Ce qui veut dire que le Président BOUKADIA devrait être extrait de la Maison d’arrêt libre mais que nenni ; on le maintient en détention bien que le tribunal l’a assigné à résidence.

Rappel: le Président BOUKADIA n’a jamais été jugé. En conséquence le pourvoi en cassation est ubuesque. De plus, le Président BOUKADIA n’a jamais été présenté devant ce Procureur général qui a toujours refusé de voir le Président Modeste BOUKADIA. Et pour cause ! Il n’y aucune charge à lui signifier.

Ci-après la lettre de Maître Senga au Président BOUKADIA :

Le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins

Entre un passé qui ne passe pas et une résilience rédhibitoire, le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins 

Pas plus tard que hier, cette question qui dit l’état de délabrement des institutions : A quoi joue le ministre Mabiala ? Pour qui roule-t-il ?


Conflit du côté obscur de nos impensées : Le président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire ayant constaté qu’aucun motif valable ne pouvait justifier le maintien de M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire sans que le motif ait été clairement signifié, avait fait injonction au Procureur Général pour procéder à sa libération effective en ce 21 juin 2016. 

En date du 20 juin, M. Mabiala, ministre de la Justice insultait copieusement le Procureur Général qui lui en transmettait demande… Et dans la foulée, faisant fi de toute considération juridique, ce ministre s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 janvier 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! 
Une incompréhensible péripétie de plus.

Ce fait illustre à souhait cette absence d’Etat qui toujours caractérise le Congo en dépit des revirements constitutionnels, faisant croire aux seuls naïfs que le changement d’un texte suffirait à effacer l’indécrottable et notoire incompétence…
De quoi sommes-nous héritiers ? "Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent" Friedrich Nietzsche.
Il y a ce que nous voyons, il y a ce que nous rapporte l’incessant brouhaha de "nos sans scrupules", mais il y a aussi ce qui, au plus profond, dessine notre devenir. Ceci est et demeure imperceptible à bon nombre dans cette foule qui n’est pas encore Un Peuple.

Un Peuple, tout comme Un Pays se construit par la volonté des femmes et des hommes qui, quoique se sachant différents, par la raison, les sentiments ou la nécessité, réalisent l’Union, prélude à l’Unité. Ainsi se fonde l’Union dans les mariages, ainsi se symbolise l’Unité lorsque de cette Union nait Un Enfant qui en devient l’illustration vivante. C’est comme çà et pas autrement.

Au Congo, deux familles de pensées agissent. Les uns pensant que le Congo doit se reconstruire sans catharsis, "suffirait que M. Denis Sassou Nguesso laisse son fauteuil pour que tous les problèmes s’évanouissent." Les autres, à l’aune de cette Histoire qu’est la nôtre, toute émaillée du sang et de l’exclusion de ces autres, indésirables, pensent que le mal n’est pas aussi bénin qu’on le dit ; que M. Denis Sassou Nguesso est le produit d’une culture, et qu’après lui, comme les faits nous l’ont déjà démontré, les mêmes exclusions, les mêmes exactions pourront se remettre à l’ordre. Ceux-ci prônent l’Union puis l’Unité en conscience. 

Autant le dire tout de suite, M. Modeste Boukadia de qui je m’inspire est de ces derniers. Il l’a crié si haut, si fort que cela l’a amené à être incarcéré par des ignorants.

C’est qu’il y a une singularité évidente au cas de M. Modeste Boukadia dans cette tragédie ubuesque, mais non moins meurtrière, menée de main de maitre par M. Denis Sassou Nguesso. Une particularité perçue mais non appréhendée par "les auto-proclamés" politiques. Car quel crime, quel attentat, quelle insoumission pour que M. Denis Sassou Nguesso le traite ainsi ? Leur mutisme et leur incompréhension parlent pour eux !

Nombreux sont aussi ceux des concitoyens qui s’intriguent encore du "pourquoi" : "Pourquoi M. Modeste Boukadia est-il rentré alors qu’il savait pertinemment qu’il serait arrêté ?" Mais se poser cette question c’est dire à quel point manque dans ce Pays, Notre Pays, des Femmes et des Hommes Politiques ayant des convictions chevillées au corps. 
Il me suffit ici, de ne citer que 3 raisons évidentes pour y répondre :

1-) La 1ère est celle des hommes ayant milité avec lui pour l’avènement du Nouveau Congo, 14 au total, tous membres du C.D.R.C., embastillés pour avoir porté des pancartes demandant la liberté pour les congolais, la bonne gouvernance du pays et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour réconcilier ce qui est, jusqu’ici, demeuré épars. Et ceci, dans l’indifférence totale de toute la classe politique congolaise, qui ignore même jusqu’à leurs noms.

2-) La 2ème dépassera certains dans sa trivialité confondante : il est que : "lorsqu’on a faim, casser un œuf pour en faire une omelette suffit à satisfaire ce besoin primaire de manger et de se rassasier dans l’immédiat. Mais lorsqu’on ne veut plus mourir de faim, il faut avoir la volonté de faire naitre un poussin. Et ce n’est plus de l’extérieur que se casserait l’œuf…"

3-) La 3ème raison nous dit l’Homme dans son entièreté, celui qui ne se dérobe pas devant L’Histoire, Son Histoire. Réaliser cette promesse faite de venir à bout du mal endémique qui chaque jour plonge les congolais et le Congo dans des abimes jusqu’ici insondées. 

Ô congolais, voulez-vous vraiment tuer une ombre, fut-ce la vôtre ? Alors éclairez-là ! 

On ne peut pas faire la paix au détriment de la vérité. Au Pool sont morts, meurent encore aujourd’hui des populations auxquelles on dénie la qualité de victimes, alors qu’ils sont réduits à l’état de punching-ball dans l’indifférence de tous, dans cette République qui se revendique Une et Indivisible. "Un battement d’ailes indésirable au Nord" ? Et c’est au Pool que se font les représailles. Allez-y savoir pourquoi. 


Certainement que M. Denis Sassou Nguesso est l’amplificateur d’une réalité qui nous oppresse aujourd’hui, mais nous ne saurions croire qu’il en soit l’unique concepteur, lui aussi n’est pas un produit ex-nihilo, lui aussi n’est que le substrat dans lequel se vautrent les congolais depuis bien trop longtemps, l’air de rien, dissimulateur et en se donnant de grands airs avec renforts de slogans creux : Unité, Indivisibilité ! Passez, camarades ! 

Oui le Congo est un pays dont la structuration géographique est propice à la scission. Oui les différences culturelles sont grandes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Non, ces raisons ne sont pas suffisantes pour que nous baissions les bras à enfin faire naître Un Peuple, à enfin faire éclore Une Nation. 
J’entends souvent les congolais en appeler à la révolution, sublimée, oubliant que nous en avons déjà connu plusieurs, oubliant que chacune d’elles a toujours fini par nous ramener au point de départ, au bord du précipice, à dénoncer les hommes alors que nous et eux sommes les produits avariés du même système inique. Frocad-Idc, PCT, MCDDI, UPADS, UPRN, etc. Quelles évolutions pour le Peuple ? 

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition ?

Nous-nous évertuons à critiquer les Mottom, Doukaga et autres, comme si nous avions une moralité supérieure à la leur. Et d’ailleurs, que leur reproche-t-on ? Leurs choix politiques ? Il y a beaucoup de jalousie, d’envie, d’hypocrisie et de faux semblants, dans ces détestations-là. 

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition que vous plébiscitez aujourd’hui ? D’où parlent-ils ? Valets d’un système qui les a fait princes, quels sont les faits politiques majeurs qui justifieraient qu’on les monte au pinacle ? 


Vous critiquez M. Denis Sassou Nguesso et encensez M. Okombi Salissa, dans un même discours ; vous opposez M. Parfait Kolélas à M. Jean Marie Michel Mokoko. Vous vomissez M. Denis Sassou Nguesso comme mbochi, mais hier encore, tous, au-delà de La Léfini, vous étiez mbochis, avec fierté et sans distinction… Votre hypocrisie n’a pas de limites, nous ne vous suivrons plus ! 
Et lorsque nous applaudissons vos tours de passe-passe, vous criez au tribalisme. "Il est vrai que les moustiques n’aiment pas les applaudissements humains !"

Et ce sont nos lâchetés qui ont conduit Le Pays là où il est ! Car où situer la longévité de M. Denis Sassou Nguesso au pouvoir sinon dans nos innombrables espoirs secrets de devoir être obéis un jour comme nous lui obéissons, avec servilité ?


Alors de quel droit, nous demandons-nous, "pourquoi M. Denis Sassou Nguesso voudrait-il faire de son fils son héritier à la magistrature suprême ?" Eh bien, tenez-vous le pour dit : du même droit que M. Parfait Kolélas a reçu en héritage charges et fonctions de son père … et attend d’être l’héritier putatif de son père adoptif, en recevant de lui, de droit, Le Pays en legs.


Pour sortir de ces ambiguïtés, les congolais ont à répondre à certaines questions. Qui soutiennent-ils en M. Jean Marie Mokoko ? Est-ce le militaire ? Est-ce le militaire du Nord ? Est-ce l’homme politique ou l’homme politique du Nord ? Nous serons plus avancés. 


Il y a bien quelques monstres parmi les congolais, mais non, le danger ne nous vient pas d’eux, le danger nous vient de tous ceux, ordinaires qui s’empressent de se contenter de faux semblants.
Les Hommes, l’information, le pétrole, le sel, l’or, le Congo a perdu et est entrain de perdre toutes ces batailles, les congolais continuent à en être les victimes désignées par l’incurie des dirigeants qui ne se sont donnés pour seule fonction que celle de se pavaner sous la lumière pour être vus. 


"Nous, responsables politiques, avons aussi une responsabilité dans la parole que nous tenons. Cette parole peut avoir des conséquences dramatiques." Anne Hidalgo, maire de Paris, 13 avril 2016, commémoration de la saint Barthélemy 


Les mots ont un sens avant d’en avoir plusieurs. Ainsi en-est-il aussi du mot "partition" qui, quoique rimant, n’est pas synonyme d’exclusion.

Theophile Mbemba

Congo-Brazzaville : Grande Stratégie des Presidents Hollande et Boukadia

Le 21 octobre 2015 lors de la Conférence de presse à l’Elysée conjointement donnée par le Président Keita du Mali et le Président Hollande, ce dernier fut d’une subtilité magistrale induisant le faux-pas tout aussi magistral du Président Sassou qui y a vu un feu vert subliminal quant à poursuivre dans son référendum du 25 octobre 2015.

En effet, la question tout aussi subtile posée par le journaliste au Président Hollande, en constatant une « forte tension à Brazzaville huit jours avant le référendum », était précisément la suivante : 

« Est-ce que le Président (sous-entendu Sassou Nguesso) a le droit de consulter son Peuple et quel est le message que Vous lui adressez ? ».

Le Président Hollande dans sa réponse immédiate ne fit que répondre : « Oui, il a le droit de consulter son Peuple » étant sous-entendu dans les conditions permises par sa Constitution, il va de soi, en ne pouvant un instant publiquement faire état d’un Président allant à l’encontre de sa Constitution sans pouvoir diplomatiquement lui en faire la remarque, l’acte n’étant pas encore consommé au moment de la question, ce qui eut été alors un procès d’intention et aussi une ingérence en pays souverain que le Président Sassou n’aurait pas manqué de lui objecter. 

Le Président Hollande, par sa réponse laconique « piégea » de fait le Président Sassou, celui-ci y ayant perçu un encouragement à poursuivre son idée potentiellement inconstitutionnelle et qui l’ait advenue de fait en d’obscures conditions par l’élection anticipée du 20 mars 2016, la perception d’un ralliement implicite du Président Hollande au Président Sassou par l’Opposition congolaise in situ et par la Diaspora Congolaise mondiale n’étant alors qu’une illusion ayant contribué à encourager le Président Sassou dans son faux-pas, comme le suggère son empressement à « saluer la sagesse » du Président Hollande.

Telle est l’analyse magistrale et immédiate du Président Boukadia s’avérant géniale encore, dès qu’il eut pris connaissance de la réponse du Président Hollande : « Sur le Congo, le Président Sassou peut consulter son Peuple, ça fait partie de son droit et le Peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, ça vaut pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux dire sur la question ». Ce qui en rien ne s’oppose à ses « conseils » fondés sur le fait constitutionnel qu’il était interdit au Président Sassou de modifier, voire de faire modifier la Constitution, au prétexte de se représenter ; à bon entendeur salut ; génial dans cette réponse de ne pas y faire allusion ; il suffisait d’attendre le faux-pas dans le piège tendu, en n’analysant pas la réponse pythique. Génial de n’avoir pas mis en exergue les conditions inadmissibles du référendum de modification de la Constitution nonobstant celles tout autant inadmissibles que celles de l’élection présidentielle qui se profilait à un horizon sans être encore anticipée.

Silence,  on fraude au Congo Brazzaville

Alain Mabanckou a parfaitement raison de dire à propos de Brazzaville-Mfoa actuel : "Silence, on fraude!" ; tout le monde le sait, ceux qui l’avouent et ceux qui ne veulent pas, la question pour ces derniers étant « encore un quart d’heure s’il vous plait » en  n’ayant pas perçu qu’il fallait constater l’ampleur de la fraude organisée pour réagir. Donc, que Alain Mabanckou se rassure, et rassure la Diaspora, au second degré les faits sont rassurants ; la géopolitique a des subtilités jansénistes et jésuitiques que le Président Boukadia maîtrise à merveille avec un héroïsme honorant la Sous-Région, lui qui, parmi d’autres, fut à l’origine de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 contre Sassou, en notant que la thèse économique considérée fondamentale est un poncif qui cache l’arbre de la forêt : ce n’est pas en changeant de mentor que l’on résout la question.

La solution est d’un autre ordre plus subtil dont il est encore trop tôt pour en parler, notant que les atrocités faites dans le Pool, viennent de faire prendre conscience à la Communauté Internationale dont la France qu’il s’agit en fait d’une épuration ethnique qui perdure depuis 1997.

Comment se sortir de ce tragique génocide

Donc, la question est comment se sortir de ce tragique génocide semblant perdurer aujourd’hui sans que la Communauté Internationale devienne de fait un complice ?


Que la France ait bien compris la situation au Congo-Brazza, on peut y voir un indice avec la ministre de France, Audrey Azoulay, qui vient de remettre à Alain Mabanckou qui professe au Collège de Franceles insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en rappelant que sa ville de Pointe-Noire a été privée de télécommunication pendant cinq jours lors de la dernière élection, façon de réprouver cette élection en stigmatisant par un carton rouge ceux passés en force contre la volonté du Peuple.

Modeste Boukadia a la confiance de la communauté internationale

D’autant que la France déclare terminer l’opération Sangaris pour la fin de l’année, que ce 13 mai au matin le Ministère des affaires étrangères du Congo a pris contact avec le représentant du Président Boukadia à Brazzaville pour lui demander : « Qui est votre Président » s’entendant dire : « Consulter votre gros dossier, sinon voyez Sassou, il le connait mieux que quiconque » et qu’on lui ait répondu « qu’une réunion interministérielle à propos de votre Président était prévue et qu’on lui faisait parvenir l’invitation transmise aux différents ministres », une façon de dire que le Président Boukadia, l’Homme Intègre passé sous silence, est au cœur du cyclone, interface providentiel ayant la confiance internationale par sa probité et sa parole en  étant dénué de revanche sans laxisme prônant le repli transitoire pour éviter le sang.

L’Ambassadeur de France exige la libération du Président Boukadia

D’autant que les Autorités Américaines et Européennes ne reconnaissent pas les dernières élections présidentielles ni la formation le 25 avril du gouvernement, que les Autorités belges ont refusé le 5 mai le visa à Clément Mouamba au motif : « on ne reconnaît pas votre gouvernement, libérez les prisonniers politiques » et que la France vient d’en faire autant, l’ambassadeur de France ayant haussé le ton lors de la dernière réunion, ce qui est inhabituel, pour exiger la libération du Président Boukadia et de tous les prisonniers politiques, y compris les 14 membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (en sigle CDRC, parti du Président Boukadia) séquestrés depuis le 21 août 2013, le Président Boukadia ayant été exfiltré du Congo avec l’appui de la France.

Condamnation du Congo-Brazzaville par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

A noter qu’un jugement rendu en Cour d’Appel à Pointe-Noire (sans 1ère instance) relâcha 14 des 28 personnes arrêtées le 21 août 2013 et condamna les 14 autres à des peines d’emprisonnement dont certaines très lourdes pour des motifs reconnus illégitimes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU saisie par le Président Boukadia en novembre 2013 et signifié par l’ONU au Président Sassou en décembre 2014, celui-ci ayant depuis fait le dos rond devant toutes tentatives de la diplomatie internationale qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts à Brazzaville, les promesses de libération immédiate étant systématiquement non tenues et les emprisonnements arbitraires de l’opposition s’étant généralisés au point de créer un climat de terreur.

Donc, remarquable politique prévoyante du silence du Président Hollande relevant comme au judo dans l’attente de la faute de l’Autre pour pouvoir lui signifier un motif réel et sérieux, à savoir l’arrestation du Président Boukadia le 15 janvier dernier qui s’est présenté à l’aéroport de Maya Maya retournant au pays avec une condamnation par contumace de la cour de Pointe-Noire du 9 avril 2014, condamnation qui ne lui a jamais été signifiée et dont il est toujours impossible de s’en procurer une copie, une arrestation rocambolesque qui n’a jamais été médiatisée avec 1900 militaires, quatre chars et un hélicoptère militaire plus un appareil politico-judiciaire ayant investi tout l’aéroport pour accueillir et adouber le Président Boukadia et son épouse, celui-ci se voyant opposé le jugement par contumace aux mêmes motifs que ses hommes (des motifs reconnus abusifs par l’ONU au regard du droit international), puis séparé et embarqué sur un vol partant pour Pointe-Noire où il est depuis séquestré sans motif, le motif le plus grave retenu contre Lui et ses hommes ayant été « atteinte à la sûreté de l’Etat pour demande de gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud » avec brandissement de pancartes « Carton rouge » à l’égard du gouvernement, une situation ubuesque qui porterait à en rire si de nombreuses vies n’étaient pas en jeu.

« Le Changement ne viendra que de Modeste Boukadia»

Le Président Boukadia conditionne sa propre sortie à celle de tous les prisonniers politiques du Congo

De source sûre, il semble que la Gendarmerie Nationale Congolaise fasse pression sur la Magistrature pour que celle-ci sorte le Président Boukadia. Celle-ci répond que l’on veut bien l’extraire car « le Changement ne viendra que de Lui », la question étant ses Hommes, le Président Boukadia conditionnant sa propre sortie à la leur et celle de tous les prisonniers politiques du Pays, lui-même étant reconnu comme tel par la Croix-Rouge Internationale nonobstant l’Avis de la Commission Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU pour libérer ses Hommes et implicitement lui-même, l’auteur de la Requête à l’ONU incarcéré pour les mêmes motifs que ses Hommes. 

Quatre mois d’incarcération sans cause

En effet, rappelons, malgré l’omerta généralisée de l’Opposition Institutionnelle du Congo-Brazza à propos du Président Boukadia dont le nom brûle les langues même parmi les ténors de la Diaspora pour des raisons compréhensibles d’égo personnel, que celui-ci, ayant la double nationalité française et congolaise ayant prévenu lui-même les Autorités Congolaises et Françaises de son retour le 15 janvier 2016, fut arrêté ce jour en présence de son épouse à sa descente d’avion à Maya-Maya venant de Paris, se voyant opposé par ces Autorités le jugement jamais notifié rendu par contumace contre lui le 9 avril 2014, même jugement introuvable ce jour depuis toujours, et ayant condamné quatorze de ses compagnons politiques du C.D.R.C. à de lourdes peines d’emprisonnement et libérant les quatorze autres tous arrêtés le 21 août 2013 aux motifs reconnus abusifs par la Commission des Droits de l’Homme sur une requête émanant de lui-même, des recommandations signifiées au Président Sassou le 23-12-2014 qui depuis s’enferme dans un autisme diplomatique. 

Après quatre mois d’incarcération, les raisons ayant prévalu à la séquestration du 15 janvier dernier du Président Boukadia abusives au regard du droit international, par la Commission Internationale de Droits de l’Homme, toutes les demandes de remise en liberté se sont révélées sans suite par raison d’absence de motifs réels et sérieux. Conséquence collatérale de ce déni de justice dictatoriale, le Président Boukadia n’a pu enterrer sa mère décédée le troisième mois de la détention du Président du stress provoqué par la condamnation inique de son fils à trente (30) ans de travaux forcés.

Derniers événements, le commandant de zone de la Likouala assure avoir reçu note officielle pour procéder au transfert des 14 prisonniers politiques du CDRC détenus arbitrairement au regard du droit international par le Nord Congo et de 15 militaires attachés au colonel NTsourou, transfert qui devait se faire à Brazzaville pour procéder à leur libération officielle le 9 mai 2016 avec le Président Modeste Boukadia. Mais ce dimanche 8 mai, quand l’avion de la TAC affrété par l’Union Européenne est arrivé à Impfondo, il n’a pu embarquer que 9 militaires du colonel NTsourou et aucun membre du CDRC, ce qui est un détournement par le Président Sassou de la mission officielle de l’avion UE qui était la libération du Président Boukadia, de tous ses Hommes et de tous les prisonniers politiques, dont celle du colonel NTsourou et de ses hommes, ce qui est l’origine même du haussement de ton de l’Ambassadeur de France lui-même.

Paris, le 15 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme
Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès du Président Modeste Boukadia

A l’attention de Monsieur Alain Mabanckou

Monsieur,

 

Tous les réseaux mentionnent votre visite à monsieur François Hollande, Président de la République Française.

 

Défenseur du Congo Brazzaville, vous utiliser la plume et la langue française, autrefois reconnue pour sa richesse et sa diplomatie.

 

Comme vous mon mari, Modeste Boukadia, avec la même arme, défendez la vie des congolais et des congolaises qui subissent des maltraitances (physique et psychologique), survivent de plus en plus péniblement, car récemment les produits alimentaires de bases ont doublé (ex : sac de riz : de 800 à 1800 FCFA).

Comme vous, Modeste Boukadia défend le peuple du Kongo pour que s’arrête ce génocide qui n’a pas le courage de porter son nom, même après la disparition du quart de la population.

 

J’aimerais que vous puissiez évoquer le cas de mon mari auprès de monsieur François Hollande.

 

Permettez monsieur, qu’au nom du Congo, des vies et des traditions qui s’éteignent, je puisse croire en des Hommes droits qui se respectent.

Si votre renommé d’homme de plume vous a conduit au Collège de France, auriez-vous l’amabilité d’être un porte parle, celui de ceux muselés par la peur ou croupissant dans des geôles ?

 

Ci-dessous vous trouverez des propos qui sont celui d’une femme, se battant auprès de son mari et en pièce jointe le CV politique de mon mari

Je vous remercie et vous souhaite un rendez-vous riche et fructueux.

 

Dr Nadine Nagel-Boukadia

Exposé des faits :

Mon mari, Modeste BOUKADIA est Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo-Brazzaville (C.D.R.C.).

 

Il est délégué des forces de l’opposition extérieure à la Conférence Nationale Souveraine de 1991. En 1997 il se présente à l’élection présidentielle mais le putsh de Denis Sassou Nguesso met fin au processus démocratique. En 2009, il se présente comme candidat indépendant à la présidence de la République pour le changement, l’unité et la réconciliation.

 

Lors de cette campagne électorale (conférences de presse et des meetings populaires) il s’oppose au changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 et milite pour un gouvernement d’union nationale. Pour avoir demandé ce gouvernement d’union nationale il est poursuivi puis condamné à 30 ans de travaux forcés. L’ONU a émis un avis exécutoire, en 2013, pour exiger un non-lieu judiciaire pour une réhabilitation dans ses droits civils et politiques.

 

Il s’oppose dès 2013, lors d’une conférence de presse, au projet de modification constitutionnelle. Depuis, Sassou Nguesso, a gelé le processus jusqu’à cette année.

Arrestation des Membres du CDRC

Mon mari et moi rentrons donc au Congo-Brazzaville le 15 janvier 2016 pour deux raisons :

  • La première c’est un engagement du dictateur à libérer les 27 otages du CDRC incarcérés abusivement et arbitrairement si mon mari revenait au Congo-Brazzaville.
  •  La seconde raison c’est la volonté d’affronter démocratiquement Denis Sassou N’guesso.

Arrivé sur le territoire, mon mari est attendu par 1900 gendarmes et militaires à l’aéroport. Il est menotté et incarcéré immédiatement.

 

Le dictateur n’a libéré aucun des cadres du CDRC contrairement à son engagement et malgré que certains ont été  condamnés à 2 ans en 2013.

Que penser de la position de la France ?

Depuis que mon mari est incarcéré, la France n’a jamais exigé sa libération par les autorités du Congo-Brazzaville. Et pourtant, comme vous, il a défendu monsieur François Hollande, Président de la République française, pour n’avoir pas validé l’élection au Congo, et par le fait qu’un Président peut consulter son peuple à travers un référendum.

 

Modeste Boukadia a la double nationalité et son seul crime aux yeux de la justice du Congo-Brazzaville est d’avoir demandé un gouvernement d’union nationale.

 

Comment les parlementaires français peuvent entretenir une amicale avec un pouvoir qui foule quotidiennement les Droits de l’Homme et la démocratie ?

Un très mauvais calcul à moyen terme :

Mon mari et moi nous ne nous berçons pas d’illusions. Les intérêts économiques de quelques hommes est considérable dans ce pays et leurs réseaux sont puissants.

 

Pourtant on observe déjà que les entreprises françaises quittent le pays, le fils du dictateur a offert à la Chine des concessions pétrolières au détriment de Total. Seul M. Vincent Bolloré conserve encore la gestion du port de Pointe noire.

 

Mon mari, francophone dans l’âme, a toujours milité pour la sauvegarde des intérêts français dans le pays. L’attitude actuelle de la France, son soutien passif au régime génère des rancœurs de la population du sud qui vit quotidiennement les violences.

 

Progressivement le dictateur s’écarte de la France et progressivement la France perd ses soutiens dans le pays.

Ce que j’attends de la représentation nationale de mon pays :

J’ai écrit au Président de la République de la France pour lui demander audience, lettre déposée à l’Elysée, poste de la porte est le 13/05/2016. Pas de réponse, pas même une lettre pour accusé réception signée par un directeur de son cabinet.

 

La représentation nationale ne peut rester immobile face à l’incarcération de l’un de ses ressortissants. Ne rien faire c’est soutenir le régime Sassou et soutenir ce régime ne pourrait être compris par l’opinion publique.

 

Je ne m’explique pas pourquoi les dignitaires du régime et la famille du dictateur bénéficient de la libre circulation en France alors que mon mari est lui toujours en prison.

 

Le régime ayant fait fît des avis de la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et de l’Union européenne nous allons tout faire pour convaincre cette communauté internationale de décréter l’embargo sur les minerais, le bois et le pétrole du Congo-Brazzaville.

 

Mon mari à toujours privilégié la voie démocratique au recours à la violence et au coup d’Etat. Contrairement au dictateur !

 

Il est la voix d’un peuple insoumis que le régime violente pourtant quotidiennement. Nous demandons aux autorités françaises de tout entreprendre pour libérer les cadres du CDRC injustement emprisonné depuis trois ans ainsi que mon mari.

QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE?

"Personne dans le monde, aucune nation dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui les opprimaient." Assata Shakur

Il y a ceux-ci, de la diaspora, sans autre ambition que celui de "faire du vieux avec du vieux", decretant un "Tout sauf Boukadia." De messes basses entre soi, en désinformation auprès de l’Elysée et autres instititions internationales, tout y est passé ! Ne comprenant rien à la mutation en cours dans la société congolaise…

Impassibilité et constance pour celui qui, nous dit-on maintenant, ses actuels géoliers surnomment "Le Grand Tigre."

Il y a ceux-là, du système, ayant cru remporté la palme à son retour sur Brazzaville en le faisant arrêter par une armada d’hommes en treillis, une victoire à la Pyrus en réalité, à s’en mordre les doigts.

Il y a le Peuple qui lui, ivre de son bon droit, attend avec patience que vienne l’Heure ou l’Aigle se posera, enfin, sur la plus Haute branche du Fromager.

Il y a Modeste Boukadia qui, de Son Silence, fait Loi, une seule question depuis : Mais qui est-Il donc ?!!

Il y a ceux-ci, nombreux congolais-es, jeunes et vieux, fracassés par les espoirs suscités par des marchands d’illusions, tous issus de la même matrice qui aujourd’hui, oppresse sans distinction du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est.

Et toujours la lancinante question : "Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!!"

Modeste Boukadia obtint la condamnation du Congo par l’ONU

Ils se l’ont posé aux Nations-Unis lorsqu’il a obtenu la condamnation du système actel et la demande de remise en liberté de ces hommes, tous du C.D.R.C., pris en otage croyant ainsi pouvoir l’obligé. Peine perdue.

Elle s’est aussi imposée à l’Union Europénne, et les congolais-es, tels des errants dans le desert auprès des oasis, boivent sans trop se poser de question sur la provenance de l’eau, s’emerveillent des sanctions de l’UE et des EU, ces défections d’entreprises en cascade, ces mises en porte à faux diplomatiques, ces exigences de liberté contre ce régime inique.

Ceux du système, ce sont aussi posés la question, l’oeil en coin sur leur chef : "Mais qui est donc ce Modeste Boukadia ?!" Le mutisme en guise de réponse, car comme on le dit courament chez nous, "il n’y a plus de temps de choix d’aimer, ou pas, se baigner, si c’est au crocodile que tu as affaire !"

Ils étaient prévenus, ils ont néanmoins osé. A leur dépend !

Reunion du 3 Fevrier 2016 sur le "Cas Boukadia": libération immédiate non exécutée

3 février 2016, en urgence : Avis de réunion N° 000325 /MAEC-SG/DAM/DONU. Sur la convocation, cette litote toute congolaise : « Allégations d’arrestations d’opposants congolais – "Cas Boukadia"…

Conclusion : relaxe pure et simple de M. Modeste Boukadia ainsi que des 14 cadres du C.D.R.C.

"Tu avances, tu meurs. Tu recules, tu meurs. Alors pourquoi tu recules ?" Obosso ! Telle est la devise alors que s’amoncellent plein Sud, sur les pierres tombales, des noms effacés…

 

Emmanuel Yoka, étrange ministre des Affaires Etrangères, dans son agacement à ne pouvoir savoir "Qui est Modeste Boukadia", campera cette stupide loghorée diplomatique : "Les Nations-Unis ? Je ne connais pas ! " Il y a de la mesure …

Modeste Boukadia empêché par la dictature d’assister a l’enterrement de Ma Loutaya, sa mère, Pourquoi?

Leur inhumanité caractérielle se manifestera le 10 avril 2016, au décès de Mâ Lutaya, mère de Modeste Boukadia… Qui pour l’accompagner ? Qui pour honorer Celle qui a enfanté ? Au Fils, cela ne sera pas permis ! De faux fuyants en tergiversations, leur misérable morale croira ainsi triompher de l’Homme. Que nenni, on attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Cette mésintelligence primaire dira sa béance le 11 avril 2016 : lors de l’audience de remise en liberté de M. Modeste Boukadia, pour ne pas y souscrire et sans autre raison juridique valable, ce motif abscon : "maintenu en prison pour sa sécurité car ne voulant pas qu’il soit mêlé aux foyers de tensions en cours." Rien que ça et pas moins ! Le 4 avril avec ses tours de passe-passe était passé par-là.

 

"Travaillons seulement", comme dirait l’autre. Hè bien, du Zenith au Nadir, nous avons travaillé, et plutôt bien ! La diplomatie elle, ne dort pas ! Et "aussi dure que soit la pierre, l’eau finira par en venir à bout."

Menaces de sanctions, sanctions. Et sans s’y attendre, la France qui enfin entend la voix de la raison et ce qu’elle n’avait su entendre dans le bras de fer sur les referendums, elle s’y met, les faits l’y contraignent. Le fusil a changé d’épaule.

 

Sur la nouvelle liste, plus exigeante que la première, le 1er d’entre ses Egaux, Modeste Boukadia suivi de ses hommes, puis de Marcel Ntsourou et ses hommes, ceux de Jean-Martin Mbemba, Paulin Makaya, ainsi que de ces autres, victimes …

 

Liberté pour ces femmes et ces hommes incarcérés par l’ignorance, pressions, sanctions, la "Loi 196 des Accords de Cotonou" est alors invoquée. Piteuse capitulation.

Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!! Ils ont arrêté de se poser la question devant l’évidence des faits. Le 9 avril 2016, n’eut été ce détournement d’avion de la TAC, affreté par l’UE pour le transport des "détenus malgré eux et malgré l’élémentaire raison."

Les dirigeants de ce pays qu’est le Congo-Brazzaville, ne reculent devant rien. La honte ne les tue pas, cela doit leur être reconnu.

 

Nous attendons de lire ce qui sera écrit sur le prochain avis de convocation. Que mettront-ils cette fois-ci en lieu et place de l’usité "Allégations" ?

La faute de l’opposition congolaise, tant soit peu que nous-nous entendons sur le mot opposition, est de n’avoir pas pris, mais on le dira jamais assez, la mesure du combat à mener pour que naisse de nouveau, l’espoir d’Une Union, prélude à l’Unité. "Jamais ne faire confiance dans l’alliance avec l’homme puissant", nous dit Virgile, et eux, tous tels qu’ils sont, face au système qui les a enfanté et abreuvé, ne sont rien, sinon, une prime à cette dictature !

 

A l’Homme sage qui sait cacher la feuille convoitée dans la forêt, quoique "seul un criquet soit en mesure de juger du sommeil d’un autre criquet", au-delà ces jugements sans savoir, de ces postures sans lendemains, des jérémiades de ceux qui, à la tête des Hommes perdent la leur, il est plus que temps, à chacun d’entre nous, Peuple, de nous poser la question : Qui est donc Modeste Boukadia ? Probablement que nous n’aurons pas d’autres réponses que les perspectives de nos avenirs car, assurement, il est de ceux qui les dessinent…

 

"Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien." Voltaire

Theophile Mbemba

https://www.facebook.com/theo.mbemba/posts/10206175900307816

Question: Qui a peur de la libération de Modeste BOUKADIA ?

Le Président BOUKADIA avec ses hommes devait être libérés le lundi 9 mai 2016 mais un changement incomprehensible est intervenu.

Petit à petit les langues se délient: une source proche du Président Boukadia  rapporte que le commandant de zone de la Likouala (Impfondo) assure qu’il avait bien reçu la note officielle pour faire procéder au transfert des prisonniers politiques du CDRC et les 15 militaires attachés au colonel Tsourou vers Brazzaville où les membres du CDRC seraient immédiatement transférés avec ceux de Brazzaville pour leur libération avec le Président Modeste BOUKADIA le lundi 9 mai 2016 dès leur arrivée à Pointe-Noire.

Mais quand l’avion de TAC est arrivé le dimanche 8 mai, il n’a procédé qu’au transfert de 9 militaires attachés au colonel Tsourou pour Brazzaville. Le Commandant de zone, totalement confus, ne comprenait plus rien à ce qui se passait avec le détournement de mission de l’avion affrété par l’UE.

De même, la Maison d’arrêt de Pointe-Noire était officiellement informée que le Président BOUKADIA avec ses hommes devait être libérés le lundi 9 mai 2016 et ils n’ont rien compris en voyant à la place des membres du CDRC des militaires affiliés à Tsourou être transférés à Pointe-Noire alors qu’ils leur restent pour certains de ces militaires 4 mois pour terminer leur peine.

Pour rappel plusieurs des membres du CDRC, injustement incarcérés a des peines de 2 ans, ont déjà purgé leur peine et sont toujours maintenus en prison. Sans parler du Président Boukadia, emprisonné sans condamnation.

Question: Qui a peur de la libération de Modeste BOUKADIA ?