Discours de Modeste BOUKADIA du 27 Janvier 2018

Mesdames et Messieurs les invités,

Mes chers Compatriotes,

Je suis heureux aujourd’hui d’être en face de vous, vivant et en bonne santé.

J’aimerai tout d’abord éclaircir quelques points très importants.

Après 19 mois de détention dans les geôles de Sassou où une tentative d’assassinat n’a pas réussi à avoir raison de ma volonté. Lire la suite

Vœux 2018 de Modeste Boukadia au Peuple du Congo

CONGOLAISES, CONGOLAIS,

Mes chers compatriotes.

Depuis mon retour en France, c’est la première fois que je m’adresse directement à Vous. Je sais que vous avez été présents par vos prières. Et je vous en remercie infiniment. Ma santé s’est considérablement améliorée grâce à l’attention de mon épouse, aux traitements efficaces de mes médecins, à la présence des amis chers et à la bénédiction des Mânes des Ancêtres.

L’année qui s’achève aura été marquée, pour un grand nombre d’entre vous, par la souffrance, les inquiétudes, les injustices et les interrogations : Lire la suite

Congo-Brazzaville – Les Congolais s’unissent autour de la Conférence Internationale proposée par Modeste Boukadia

Face à la crise multi-sectorielle qui frappe le Congo-Brazzaville, Modeste Boukadia, président du CDRC, récemment évacué sanitaire après 575 jours passés à la maison d'arrêt de Pointe-Noire pour délit d'opinion, est pour l'organisation d'une Conférence internationale et un Programme commun de gouvernement pour résoudre les problèmes qui gangrènent le Congo-Brazzaville...

Après la conférence nationale souveraine de 1991, le Congo-Brazzaville a sombré dans une crise multidimensionnelle et multisectorielle qui a atteint le paroxysme avec la vague des arrestations arbitraires et un endettement injustifié sans fond. Lire la suite

Message au Peuple du Congo à l’occasion de la Proclamation de la République, le 28 novembre 1958

CONGOLAISES, CONGOLAIS,

Ce message, je l’adresse à vous mes sœurs, à vous mes frères, à vous mes chers compatriotes. Nous Tous représentons l’ensemble du Peuple du Congo.

Oui, nous avons été humiliés, bafoués, affamés, assassinés, mais malgré tout cela nous sommes debout, fiers et vivants, avec la volonté farouche de nous redresser, de nous relever, de renaître de nos cendres et tous à l’unisson, la main dans la main, nous nous attèlerons à la reconstruction de notre cher pays.

Sachez que malgré ces 575 jours de détention arbitraire, injuste où l’on a tenté de m’assassiner, je ne ressens aucune haine, aucune vengeance au fond de moi.

Seul le Congo est important à mes yeux, seul le Congo, que je porte sur mes épaules et au plus profond de mon être depuis des décennies, fait battre mon cœur, et le bonheur de mon Peuple est la seule chose qui m’anime et m’importe.

Je vous le dis fermement, il faut mettre un terme DEFINITIF à la violence et à ce régime autocratique.

La terre du Congo a été, pendant de trop longues années, arrosée du sang de ses enfants, il faut que tout cela cesse. Alors avec vous mes sœurs, mes frères et mes chers compatriotes, proclamons ensemble, à l’unanimité, la promesse de garder une attitude toujours positive, sans chercher les règlements de compte et la chasse aux sorcières, dans l’unique but de préserver l’intérêt NATIONAL.

Les mutations ne s’improvisent pas, commençons à travailler sur la CONFERENCE INTERNATIONALE que j’appelle de mes vœux et dont l’objectif sera la mise en place du futur gouvernement qui exécutera, dans l’Union, le PROGRAMME COMMUN de GOUVERNEMENT.

À cette Conférence Internationale nous inviterons le FMI, la Banque Mondiale, les Clubs de Londres et de Paris. Nous commanderons à des organismes internationaux un audit sur l’état de santé de notre économie et de nos finances. Nous exigerons aussi la présence des créanciers du Congo qui devront justifier, preuves à l’appui, non seulement leurs créances mais aussi en motiver les raisons ainsi que les taux d’intérêt en découlant.

Pour la première fois dans l’histoire du Congo, relevons le défi, osons et allons vers le Nouveau Monde, vers L’UNION NATIONALE.  Ce Programme Commun de Gouvernement ne mènera en aucun cas une politique clanique, tribale, ethnique, régionale et à l’exclusion des autres. Son unique but est de créer une politique démocratique pour le Congo qui ira de l’extrême Nord à l’extrême Sud, cohérente, sans oublier une seule parcelle du territoire.

Pour faire entrer le Congo dans ce Nouveau Monde, nous donnerons aux régions une AUTONOMIE ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE, pour aboutir à une DECENTRALISATION COMPLETE.

Seuls les pouvoirs régaliens assureront et garantiront la cohésion nationale.

Le Congo prospèrera enfin dans un Etat de Droit, de Justice et de Liberté où chacun, sans exception, pourra accéder à la Santé, à l’Education, à la Formation professionnelle, au Logement, à la Sécurité, à l’Agroalimentaire biologique, aux Transports en désenclavant les régions par la construction des voies de communication pour développer notre Marché intérieur ainsi que le développement du Numérique sur tout le territoire.

Mes chères Sœurs, mes chers Frères, mes chers Compatriotes, c’est vrai que le chantier qui nous attend est énorme. Il y a des carences dans pratiquement tous les secteurs d’activités, mais je vous connais, et je connais aussi votre volonté et votre ténacité, nous redonnerons confiance aux nôtres pour croire en l’avenir, et je suis persuadé que nous arriverons tous ensemble à redonner à notre cher Congo la place qu’il mérite parmi les nations développées et démocratiques.

Oui, Ensemble Construisons L’Avenir « Nous le pouvons pour le Congo ».

Vive la République

Vive le Congo

Je vous remercie.

Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C.

Le 28 novembre 2017

Sassou Nguesso confirme la mise en place de l’Etat du Nord Congo – 18/02/2013

La Griffe N°162 du 13 au 20 février 2013 (page 3)

Pendant que Sassou Nguesso nomme des Généraux de son clan, Modeste Boukadia appelle à la nomination d’un gouvernement d’union nationale lors de ses rencontres avec la population pour l’unité du pays pour enrayer le concept infernal «Nord/Sud » qui mine le Congo. « Notre histoire remémore que nous vivions unis et ne faisions pas de différences entre un ressortissant du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest. » Tout en exprimant sa désapprobation sur les nominations des Généraux sur la base clanique, le président du C.D.R.C. explique aux populations, aux responsables des autres partis et à des officiers généraux et supérieurs que si « le PCT modifie la Constitution du 20 Janvier 2002, ce sera la porte ouverte à la création de deux Etats au Congo. Cela fera mal mais nous y arriverons » a-t-il dit lors de sa dernière conférence de presse le 3 février à Brazzaville.

Modeste Boukadia justifie sa position sur le comportement qu’il qualifie d’atteinte à l’intégrité nationale « Je ne comprends pas qu’il empêche François Bozizé qui voulait modifier la Constitution pour se maintenir, ce qui a déclenché la levée de boucliers de la Séléka. Il a pesé de tout son poids pour que le président centrafricain ne modifie pas sa constitution et mette en place un gouvernement d’union nationale pour sauvegarder l’unité et la paix au Centrafrique. Ici, au Congo, où il a signé des engagements le 20 octobre 1997, il pratique la politique de « faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais. » Dans ces conditions, la voie est ouverte à la mise en place de deux Etats au Congo ; un Etat du Nord-Congo déjà en place par la composition du gouvernement actuel et le Haut Commandement Militaire et que les conseils de ministres se tiennent dans sa capitale Oyo, et un Etat du Sud-Congo à configurer » a-t-il savoir.

La conférence de presse du président du C.D.R.C. hante les allées du pouvoir. Le Président Sassou a déclaré à ses proches « Mais où veut-il mettre les frontières… » Cependant, Modeste Boukadia en défenseur de l’unité et de l’intégrité nationale a précisé sa pensée « J’exige la conférence nationale pour que nous remettions l’Etat Congolais dans ses fonctions. Je l’exige pour que les jeunes retrouvent de l’emploi, les fonctionnaires soient à la hauteur de subvenir à leurs besoins afin qu’ils aient une bonne retraite ; pour que les commerçants retrouvent leur place. Je ne suis pas xénophobe, mais je ne voudrais pas que le commerce dans notre pays soit pris d’assaut par des étrangers, comme c’est le cas aujourd’hui ; je ne veux plus que l’argent des ressources naturelles de notre pays soit la chasse gardée d’un groupe d’individus… Voilà le Congo que je dessine pour la vie de toutes ces populations. » En ajoutant que ladite conférence nationale doit être convoquée par le gouvernement d’union nationale ; sans cela, c’est la voie ouverte à des difficultés majeures.

Le Congo est a reconstruire

Modeste Boukadia occupe de plus en plus l’espace avec ses nombreuses descentes dans les quartiers de Brazzaville au cours desquelles il explique sa vision de l’avenir. La question que tout le monde se pose au Pct est de savoir ce que fera le président Denis Sassou Nguesso. 

Cependant, certains de ses plus proches ne sont pas rassurés à l’instar du Premier secrétaire du Pct qui s’est interrogé à haute voix  si le président Modeste Boukadia ne cherche que le gouvernement d’union nationale ou autre chose ?

D’autres, en petit comité expliquent : « On connaît la détermination de ce Modeste Boukadia qui n’a jamais cessé d’exiger la mise en place d’un gouvernement d’union nationale depuis 2008 avec la nomination d’un Premier ministre, chef de gouvernement dont il dessine les contours. Il doit y avoir quelque-chose qui nous échappe mais que le Président et lui en ont la maîtrise jusqu’à risquer le déchirement du pays. Au point où il est assuré de sa popularité auprès de la population et de plusieurs officiers et sous-officiers parce qu’il incarne ce qu’ils attendent, il est aussi conscient que l’image du Président de la République s’est fortement dégradée au niveau de la communauté internationale avec tous ses dossiers qui le plombent et le comportement de ses enfants, il sait aussi que si le Président met l’armée en mouvement, une bonne partie de celle-ci ne suivra pas parce que délaissée, Modeste Boukadia a conscience qu’il a les cartes en mains, surtout que l’opposition est décriée par la population, il peut pousser le bouchon d’aller jusqu’au bout… Le Président a tardé trop longtemps pour le recevoir. Aujourd’hui, en le recevant, il apparaîtra comme celui qui a sauvé l’unité nationale et il n’y a plus d’autre issue que le « grand frère » et « son petit frère » se rencontrent pour désamorcer la crise qui risque d’emporter tout le travail fait. Décidément, les vieux démons mis dans le placard par Marien Ngouabi ont refait surface… Et c’est son successeur qui risque de faire sauter le verrou de cette unité de surface qui n’a jamais pris si l’un et l’autre qui semblent bien se connaître ne font pas un pas l’un vers l’autre. »

Les 52 généraux qui font risquent de basculer le Congo en deux Etats : le Nord-Congo et le Sud-Congo !

Voici les 52 nouveaux et anciens Généraux de l’Armée Congolaise de la discorde entre Sassou Nguesso et Modeste Boukadia qui risquent de basculer le Congo en deux Etats : le Nord-Congo et le Sud-Congo !

Ambroise Mopendza, Grégoire Ebadep Myllah, Nianga Ngatsé Mbouala et Mathias Bangui des Forces armées et de la marine nationale, ainsi qu’Antoine Bouiti, Michel Ombeli, Albert Ngoto, Philippe Obara de la police, ont tous été nommés au grade de général de brigade et général de 1ère classe. Alors que Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet, anciens généraux, ont été promus, respectivement, aux grades de vice-amiral et de général de police de 2ème classe.

Les anciens Généraux et leurs régions

Région de la Cuvette : 25 Officiers Généraux

1. Jacques Joachim YHOMBI-OPANGO,

2. Denis SASSOU NGUESSO, 

3. Jean Dominique OKEMBA, 
4. Norbert DABIRA, 
5. Blaise ADOUA, 
6. Jean Marie Michel MOKOKO, 
7. Hilaire MOKO, 
8. Yvon Jacques NDOLOU, 
9. Charles Richard MONDJO, 
10. Guy Blanchard OKOY, 
11. Philippe LONGONDA, 
12. Jacques MORLENDE,
13. Fulgor ONGOBO 
14. Jean François NDENGUET,
15. Gilbert BOKEMBA, 
16. Emmanuel AVOUKOU, 
17. Victor MOIGNY, 
18. ÉBATA, 
19. Pierre OBA, 
20. BOUAGNABEA MOUNDANZA, 
21. Georges MAYOULOU, 
22. NIOMBÉLA-ELENGA, 
23. Emmanuel ELENGA,
24. François OSSÉLÉ, 
25. Pierre NGOMBÉ. 

Région du Pool : 4 Officiers Généraux

1. Anselme MACKOUMBOU-KOUKA, 

 2. Aaron KAKOU, 

 3. Prosper NKONTA, 

 4. René BOUKAKA.

Région des Plateaux : 4 Officiers Généraux

1. Florent NTSIBA, 

2. Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ-MONGO, 

3. Emmanuel ETA-ONKA, 

 4. Raymond Damase NGOLLO.

Région de la Likouala : 4 Officiers Généraux

1. Gilbert MOKOKI, 

2. Léonard ESSONGO, 
3. NDONGO MOKANA, 
4. François AYAYEN.

Région du Kouilou : 3 Officiers Généraux

1. Louis Sylvain GOMA, 

2. Guy Pierre GARCIA, 

 3. Jean Philippe.

Région de la Bouenza : 1 Officier Général

1. Guy Bleck Clément MAMBOU.

Région du Niari : 1 Officier Général

1. Grégoire MABIKA.

Région de la Sangha : 1 Officier Général

1. Paul MBOT.

Région de la Lékoumou : 1 Officier Général

1. Franck-Xavier Ndongo MOUKANA.

Région de la Cuvette-Ouest : Néant.

Il sied de signaler que Frédéric Mbaho aussi se réclamait du grade de général d’Armée suite à sa nomination, semble-t-il, par Pascal Lissouba. Seulement, ce grade lui a déjà coûté un emprisonnement et un procès à Brazzaville. Jusqu’à ce jour, il n’est jamais affiché officiellement sur ce grade.

En somme, le Congo compte 52 officiers généraux dont on ignore à ce jour le salaire mensuel. Y aura-t-il une session spéciale pour la publication de ces salaires comme l’ont été les salaires de certains ministres chiffrés à 15 millions de Fcfa par mois ? La question reste posée (Source Afrik 53).

La Griffe N°162 du 13 au 20 février 2013 (page 3).