Communiqué de presse du C.D.R.C. : libération de Valentin Tsiakaka

Le C.D.R.C. informe la communauté internationale de la libération de M. Valentin TSIAKAKA arrêté le 23 août 2013 au matin chez lui et détenu arbitrairement à la maison d’arrêt d’Impfondo.

Le pouvoir dictatorial de Brazzaville lui reprochait, comme aux 28 autres membres du C.D.R.C. et son président Modeste Boukadia lui aussi incarcéré et torturé, d’avoir participé à un meeting populaire, dûment autorisé par la Préfecture de Pointe-Noire, à la Place de la Gare de Tié-Tié baptisé Place Modeste Boukadia, à Pointe-Noire, pour avoir brandi des Pancartes avec les écrits : « CARTON ROUGE = DÉMISSION DU GOUVERNEMENT » et « DEMISSION DU GOUVERNEMENT = GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE ».

Il reste dans les geôles du pouvoir de Brazzaville, à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Sylvain NZINGOULA MIAKAMONA, vice-président du C.D.R.C., arrêté pour les mêmes faits.

La direction du C.D.R.C. est heureuse de cette libération et saisit cette occasion pour souhaiter beaucoup de courage à notre ami Valentin TSIAKAKA et tout le bonheur de retrouver sa famille et de savourer cette liberté citoyenne retrouvée. Qu’il soit conscient qu’il a fait de la prison politique et, ce malgré les épreuves terribles qu’il a subies à la maison d’arrêt d’Impfondo.

La direction du C.D.R.C. remercie tous ceux qui ont œuvré dans le silence pour cette libération.

La direction du C.D.R.C. rappelle que l’Assemblée Générale des Nations unies du 24 décembre 2014 avait adopté l’Avis N° 22/2014 (République du Congo) du Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’Homme ce qui suit : « Le Groupe de travail demande au Gouvernement de la République du Congo de procéder sans attendre à la libération de ces personnes susmentionnées et de prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice matériel et moral subi par ces personnes, en prévoyant une réparation raisonnable et appropriée conformément à l’article 9 (5) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. »

Le gouvernement du Congo, par la voix de son ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de l’époque, Aimé Emmanuel Yoka, avait répondu par « Les Nations unies, connaît pas ! » à Monsieur Tom Malinowski, Sous-Secrétaire d’État Américain à la Démocratie et aux Droits de l’Homme.

Service Presse C.D.R.C.

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