Dialogue et prisonniers politiques au Congo ?

Le 22 décembre 2014 l’ONU a demandé au Régime Sassou N’Guesso la libération inconditionnelle des prisonniers politiques du CDRC. Modeste Boukadia Président du CDRC s’inquiète de la non application de l’injonction de l’ONU faite au Congo Brazzaville et se demande quel sort a été réservé aux otages politiques par Monsieur Sassou N’GUESSO. 
Modeste Boukadia nous livre aussi ses réflexions sur les dialogues en cours sur la modification des Institutions congolaises.

Prisonniers politiques du CDRC: Manifestation devant l’Ambassade du Congo à Paris – 13/09/2013

L’association FVCB ( Femme victimes des violences au Congo Brazzaville) organise une manifestation.

Bonjour,
Venez nombreux devant l’ambassade du Congo-Brazzaville , 30 rue Paul Valérie, métro Victor Hugo, Vendredi 13 septembre 2013, de 11h à 14h,Pour manifester l’indignation d’emprisonner abusivement , des femmes et leurs bébés de huit mois(8mois)des citoyens arrachés de leurs domiciles, qui croupissent dans des prisons, depuis plus de 20 jours, parce qu’ils croient en un autre avenir.

Les familles et l’association de soutien au CDRC (Cercle des Démocrates et Républicains du Congo), dénoncent les arrestations arbitraires de militants et des cadres du parti.

Au 23 août 2013, c’est un total de 11 personnes dont un enfant de moins d’un an, qui ont été interpellées à leur domicile depuis le 16 août 2013Le président du parti démocrate du CDRC, Modeste Boukadia est devenu la cible d’une chasse à l’homme.

Le 21 août 2013, sur instruction du Préfet de Pointe-Noire, la gendarmerie a arrêté :

    •  le vice-président du CDRC, Sylvain MIAKAMONA,
    • le Secrétaire général du Kouilou du CDRC,
    • le fils du vice-Président, Ruden MAYALA, 
    • le sergent Alexandre MALONGA,
    •  y compris Mme TSIAKAKA Valentin et son bébé de 8 mois.

Le motif invoqué par le Préfet contacté serait un préparatif d’une insurrection. Cela est inacceptable et non fondé.

 Depuis sa création, le CDRC est un parti non violent. Il appelle à la mise en place de la démocratie et de l’instauration d’un gouvernement d’union nationale. Valeurs qui ont été rappelées lors d’un des Grands Meetings Populaires, celui du 11 Mai 2013 à Makélékélé (Brazzaville). Voir la vidéo : 

Par ce communiqué, nous attirons l’attention de l’Union Européenne, du Gouvernement Français, du Conseil de la Paix et de la Sécurité des Nations Unies, de la Commission de l’Union Africaine, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et de la communauté internationale sur les dérives et agissements. 


Et nous appelons la communauté internationale à ouvrir une enquête et à faire pression par les forces diplomatiques pour faire cesser ces actes anti-démocratiques. 

Compléments d’information 

Le président du CDRC est M. Modeste Boukadia, né à Nkoungou au Congo (Territoire du Moyen-Congo de l’Afrique Equatoriale Française).

En 1996, M. Modeste Boukadia a créé le CDRC, le 1er parti enregistré au Congo-B. Avec les cadres et les militants, il engage le Congo dans la voie de la démocratie et de la relance de l’économie par l’émergence du marché intérieur congolais. 

Télécharger le Communique de presse pour plus d’information

Meeting du CDRC à Pointe-Noire – 29 Juin 2013

Le Cercle des Democrates et Republicains du Congo a tenu un grand meeting populaire à Pointe-Noire le 29 Juin 2013. Le meeting à la Place de la Gare de Tié-Tié à Pointe-Noire.  ci-dessous: le discours du president du CDRC, Modeste Boukadia:

PEUPLE DU CONGO, une fois de plus, je vous salue avec mon salut de paix véritable pour la construction de notre Pays dans la concorde, dans l’unité nationale et la réconciliation. 

PEUPLE du Kouilou et de Pointe-Noire, je vous salue ! Je voudrais vous exprimer tout le bonheur que je ressens d’être dans cette ville qui fut celle qui offrait de grandes et réelles possibilités aux Jeunes. Mais qu’est-elle devenue ?
Mais avant que nous répondions ensemble à cette question, laissez-moi d’abord rendre HOMMAGE à tous ceux qui nous ont quittés dans ces deux départements notamment nos parents morts dans l’accident ferroviaire à Mvougouti et Yanga. Je n’oublie pas, non plus, ceux de l’accident d’avion de Mvoumvou et ces derniers temps par ceux tués par l’accident de deux grumiers. Nous y associons aussi nos autres Morts de tous les départements. Merci de nous lever et d’observer une minute de silence pour tous nos compatriotes disparus.

MERCI. Je voudrais aussi saluer le roi Mâ-Loango qui avec les rois Makoko et Kongo dia Ntotela ont permis à notre Pays de devenir le Congo tel que nous le connaissons, UN et Indivisible. Par la suite, les Présidents Jacques Opangault de la Cuvette, Félix Tchicaya du Kouilou et Fulbert Youlou du Pool ont signé l’acte de naissance de la République du Congo, en cette belle ville de Pointe-Noire, le 28 Novembre 1958 déclarant irréversible le caractère UN et Indivisible dès lors où chacun d’entre nous aura les mêmes droits sans en aliéner les droits des autres ethnies qui constituent notre Grand Pays, le Congo.

C’est pourquoi, il m’est permis ici de rendre HOMMAGE à ces personnages historiques qui nous ont montré la voie de l’UNITE et de la RECONCILIATION au-delà de ce que nous avons pu vivre dès la prime enfance de notre République.

Hommage aussi doit être rendu entre autres à Stéphane TCHICHELLE et Jean-Pierre TCHYSTERE TCHICAYA, des dignes fils du Kouilou qui ont œuvré dans l’édification de l’unité nationale.

LE KOUILOU et POINTE-NOIRE sont nos départements qui doivent attirer l’attention de tout pouvoir pour apporter des solutions aux problèmes de l’Emploi. Il n’y a pas de fatalité. Les solutions existent.

"Debout pour la Nouvelle Republique du Congo"

Oui, j’entends votre lassitude, j’entends votre colère, j’entends votre impatience, j’entends votre détresse. Mais, j’entends aussi votre espoir et votre détermination ! C’est pourquoi, vous, vous êtes mis DEBOUT pour l’avènement de la Nouvelle République !.

C’est sur cet ESPOIR, cette grande richesse qui nous permet de nous dépasser que je fonde « L’AUTRE POLITIQUE – UNE NATION POUR TOUS » car c’est à vous les Jeunes de la mettre en œuvre. Oui, il faut finir avec la politique des slogans populistes du genre La Nouvelle Espérance, Le Chemin d’Avenir, etc. parce que ces politiques-là sont pour enrichir essentiellement la famille de Monsieur Sassou et ceux de son clan du PCA d’Oyo.
Cette AUTRE POLITIQUE s’adresse à toutes les Congolaises et tous les Congolais parce que c’est à nous tous qu’incombe le devoir de bâtir notre pays pour profiter, sans distinction d’ethnie et sans discrimination des autres, des ressources que regorgent notre Pays en construisant des usines et des entreprises, en permettant la formation professionnelle à tous nos Jeunes pour qu’ils aient accès à l’emploi avec revenu.

Oui, j’entends votre confiance parce que je connais parfaitement les problèmes qui se posent ici dans ces deux départements comme dans les autres départements c’est pourquoi le Programme de Gouvernement que je propose est pragmatique et lucide. Il est faisable. Ce programme repose sur la construction du Barrage du Kouilou, le développement du port de Pointe-Noire et la réhabilitation et l’extension de notre chemin de fer jusqu’à Impfondo.

"Bilan du Parti Congolais du Travail : apres 40 ans de pouvoir pas d’infrastructure, chomage des jeunes"

Maintenant, voyons ensemble le bilan de la politique du PCT. Le 27 Mai dernier, M. Sassou a déclaré à sa télévision que le Congo n’avait pas de route, d’électricité, d’eau courante, de bateau, etc. Mais qui devait construire tout cela ? Il a oublié qu’il est au pouvoir depuis 40 ans. Sur l’emploi des Jeunes, c’est un échec patent et pour preuve vous qui êtes là, vous n’avez jamais travaillé, vous avez été réduits à la débrouillardise et même le pouvoir PCT vous empêche de survivre en raflant ce que vous pouvez vendre ici et là… Ce même problème se pose dans les autres départements comme à Brazzaville où le pouvoir ordonne à la Police d’aller rafler les marchandises des Jeunes à Bacongo, à Makélékélé et ces marchandises se retrouvent en vente libre au sein même du Commissariat Central de Brazzaville. Le problème de l’emploi des Jeunes est une grande préoccupation pour moi, c’est la raison pour laquelle je suis là avec vous pour qu’ensemble nous le résolvions.

En effet, il y a 25ans à 30 ans, la ville de Pointe-Noire avec son port offrait aux Jeunes de grandes possibilités de réussites. Oui, j’affirme que pour les jeunes des autres départements, venir à Pointe-Noire était synonyme de réussite sociale. Aujourd’hui, que devient cette ville de rêve ? Une grande poubelle, un rassemblement de toutes les mafias, une ville où l’étranger a plus de droits que le Congolais. C’est vraiment triste…

Ici, comme à Brazzaville ou encore ailleurs dans nos villes, nous avons laissé le monopole du commerce aux étrangers parce que le PCT, fondamentalement communiste dans son sang, n’a rien compris à l’économie. Il ne met aucune barrière pour protéger nos propres commerçants. Trouvez-vous normal que les Ouest-Africains et les Chinois fassent du commerce du détail ? Ce n’est pas que je sois xénophobe, loin de là, mais je protège mes compatriotes parce que nous sommes dans une période de grave crise. Oui, je veux donner la priorité aux miens c’est-à-dire aux Congolaises et aux Congolais qui font leur petit commerce de proximité. Les Chinois savent construire mais chez eux pas chez nous et je ne veux pas qu’ils nous laissent beaucoup de petits-chinois. Ici nous avons besoin de nos partenaires historiques qui ont le savoir-faire dont nous avons besoin.

"Manque de formation universitaire a Pointe-Noire"

Que deviennent les jeunes qui obtiennent leur BAC à Pointe-Noire ? Ils sont obligés de se rendre à Brazzaville pour les études universitaires. Mais quelles études ? C’est comme ça depuis des décennies et le PCT ne cesse de dire qu’il travaille pour que le Congo devienne un Pays émergent alors que la capitale économique, la ville sur laquelle repose l’économie du pays, est incapable de donner ni emploi ni formation voire apprentissage à ses jeunes. Je ne parle pas d’université ou encore d’écoles dans le domaine du bois ou de la pétrochimie qui sont nos deux principales ressources naturelles à l’exportation. A quand la mise en valeur de ses produits pour faire de la plus-value ?

En plus, qui peut ici me dire, ce que deviendront les jeunes qui vont finir leurs études à l’Université Marien Ngouabi ? Des chômeurs pendant trois (3) décennies si l’on y prend garde. Car il n’existe aucune initiative d’insertion ni de formation véritablement professionnelle pour nos jeunes. Et si jamais, elles existent, elles n’existent que de nom. Constatez-le avec moi.

"Santé publique : hôpitaux d’Etat où l’on construit plutôt les morgues"

De la politique de santé publique, demandez aux femmes qui vont dans les maternités des hôpitaux d’Etat où l’on construit plutôt les morgues, comment elles sont traitées malgré les douleurs de l’enfantement qui les accablent ? Ces phénomènes de maltraitance de nos femmes à la maternité sont connus du PCT, mais ses dirigeants laissent faire car ils savent que ces sages-femmes et ces infirmières ne sont pas des fonctionnaires pour beaucoup. Et quand elles le sont, elles ne perçoivent qu’une bourse d’étudiant. La politique du PCT se résume par l’augmentation du taux de mortalité infantile et les décès des mères à l’accouchement.

"Rémunérations inégalitaires et sécurité sociale précaire"

Parlons des travailleurs dans les sociétés multinationales, comme Total, Eni, etc., qui ne perçoivent pas ce qu’il faut, car pour le même poste, le travailleur étranger reçoit une rémunération cinq (5) fois plus élevée que le Congolais. Allez y comprendre qu’en plein 21ème siècle que l’on vive encore ce genre de choses.

Et que dire de la multiplication des sous-traitances, dont les sociétés appartiennent aux enfants du Président ou de ses Ministres, qui ne versent rien à la Sécurité Sociale (CNSS). Les jeunes qui y travaillent ne savent même pas qu’ils n’auront pas de retraite lorsqu’ils seront usés. Et le PCT se demande pourquoi il n’arrive pas à payer les pensions des retraités. Voilà encore une preuve que Le Chemin d’Avenir du PCT n’est pas pour apporter des solutions aux problèmes d’emploi pour les Jeunes mais pour les exploiter comme des esclaves au profit des dignitaires du PCT. Alors que sous d’autres cieux, on parle de Couverture Maladie Universelle (CMU). Vous comprenez pourquoi le PCT n’arrive même pas à payer ses retraités au 21ème siècle.

"Loyers chers, eau, électricité inabordable sur Pointe-Noire"

Venons-en à notre Belle Ville de Pointe-Noire, vous constaterez avec moi que la Mairie de Pointe-Noireest très riche. Mais regardez comment les populations sont logées ; il n’y a même pas de logement sociaux, les loyers sont très chères, l’électricité et l’eau sont inabordables parce que les salaires ne suivent pas. Il n’est pas rare de voir quelqu’un mettre tout son salaire dans le loyer. C’est aussi ça le PCT, il place des maires qui se servent au lieu de servir le PEUPLE DU CONGO, les citoyens de ce pays. Ce problème se pose aussi sur l’ensemble du territoire.

"Promesse : paiement de rente aux propriétaires"

PEUPLE DU KOUILOU, je connais le problème et le mépris dont vous faites l’objet. Depuis toujours, le PCT a confisqué vos richesses, car dit-il, que les richesses du sous-sol appartiennent à l’Etat. Fort bien, mais avant que l’état ne trouve du pétrole à LOANGO ou à MBONDJI, à qui appartenaient ces terres ? Vous me direz aux terriens. Alors donnons aussi, aux terriens un peu de ce qui leur appartiennent. Moi BOUKADIA, je promets qu’à notre tour, Nous paierons une rente, aux propriétaires fonciers si on découvre du pétrole ou tout autre minerais sur vos Terres du Kouilou, du Niari, de la Lékoumou, de la Bouenza, du Pool, de Cuvette, de la Sangha et la Likouala, mêmes aux propriétaires des forêts où l’on coupe du bois.

"Investissements dans le secteur du bois et des produits pétroliers"

Oui, je confirme que nous sommes riches avec notre Population estimée à 4,7 millions d’habitants, nous sommes riches par nos forêts, nous sommes riches par notre océan et notre pétrole. C’est toute cette richesse qui nous rend fort, c’est pour cela que nous devons être unis, que nous devons tout faire pour préserver l’unité du pays et favoriser la réconciliation des Congolaises et des Congolais afin que la route vecteur d’avenir que je trace permette à chacun de nous de s’y retrouver pour que chacun de nous donne le meilleur de lui pour le développement du pays.

Avec nos ressources naturelles, nous disposons de devises qui doivent nous permettre d’acquérir des usines de bois ou de raffinage afin d’y envoyer un millier de Jeunes en formation et en apprentissage lesquels viendront à leur tour montrer à ceux qui resteront ici comment on travaille le bois et les produits pétroliers et les dérivées, gaz propane et gaz butane et le goudron pour que nous construisons des routes qui durent et qui ne tuent pas. Oui, pour ces deux grands projets, le bois et la pétrochimie, les contacts sont réalisables d’Etat à Etat.

"Un Gouvernement d’Union Nationale pour sauvegarder l’Unité Nationale"

C’est la raison pour laquelle PEUPLE DU CONGO, nous devons exiger la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale pour sauvegarder l’Unité Nationale et permettre la Réconciliation des Congolaises et des Congolais.

C’est pourquoi Mes Chers Compatriotes, j’appelle au RASSEMBLEMENT DES FORCES NOVATRICES pour vaincre les énergies régressives qu’est le PCT. Mais auparavant, j’aimerais dissiper quelques malentendus : je n’ai jamais participé à l’éviction du Président Lissouba. C’est Monsieur Sassou qui l’a chassé du pouvoir. Je n’y suis pour rien. On a divisé le sud par la guerre entre Pascal Lissouba et Bernard Kolélas ; on a divisé le Pool entre Fulbert Youlou et Massamba-Débat. Aujourd’hui, je dis de manière claire qu’il n’y a plus de Nibolek ni de Check. Nous sommes tous Congolais et je veux l’unité tout le Sud, je veux l’unité du Pays, je veux l’unité du Congo.

Concernant le « Coq », Monsieur Sassou a reconnu qu’il me le devait. Reconnaître une dette n’est pas la rembourser. J’attends maintenant qu’il me fixe la date pour me le donner, pour mettre en place le Gouvernement d’Union Nationale. Sinon, dès maintenant, et de manière responsable, je demande à tous les Congolais du sud qui sont dans la partie nord du pays de commencer à rentrer, pas précipitamment mais sans lambiner non plus, chez eux ici au sud du pays. Je demande à Monsieur Sassou d’assurer leur sécurité pendant leur retour comme j’assure la sécurité des biens et des compatriotes du nord qui sont ici au sud du pays. Je ne les chasse pas car ce sont des Congolais mais je demande à Monsieur Sassou de les appeler à rentrer chez eux aussi au nord du pays où il a créé la capitale au PCA d’Oyo de la République du Nord Congo. Je confirme que si le Gouvernement d’Union Nationale n’est pas installée alors Monsieur Sassou sera au Nord et Moi, Boukadia, je serai au Sud. Et le pays ne s’en portera que mieux. Parce que c’est lui qui divise le pays par la discrimination des Congolais avec son gouvernement et son haut commandement à forte dominance de près de 98% des ressortissants du PCA d’Oyo.

"Appel aux Démocrates et tous les Républicains a rejoindre le CDRC"

Oui, j’appelle tous les Démocrates et tous les Républicains de quelque bord qu’ils soient de nous rejoindre. De même, Oui, j’ouvre largement mes bras à tous ceux qui se sentent orphelins parce que rejetés par le PCT après l’avoir servi, à l’instar du jeune Okombi Salissa qui a refusé de s’allier au PCT, par la fusion de son parti à celui-ci car il sait que le PCT qui depuis plus de 40 ans dirige le pays sans partage, n’a plus rien à proposer au Congo. Oui, je le félicite de sa clairvoyance pour avoir renié la médiocrité. Je lui ouvre mes bras comme aux autres pour qu’ils participent, avec nous, à la restauration de la démocratie et de la réconciliation du pays et s’affermir avec les démocrates et les républicains. 

Oui, j’appelle également tous ceux de l’opposition qui mènent le vrai combat de la défense des acquis de la Conférence Nationale Souveraine et donc de la démocratie à nous rejoindre.

Retrouvons-nous dans un GRAND RASSEMBLEMENT DES FORCES NOVATRICES pour la défense des libertés fondamentales et pour le développement du pays que nous avons qualifiés « L’AUTRE POLITIQUE – UNE NATION POUR TOUS » pour barrer la voie au PCT qui cherche à se maintenir au pouvoir par tous les moyens, en voulant modifier la constitution.

En effet, pourquoi vouloir modifier la constitution qui va si bien au PCT qui avait écarté les leaders des autres partis en 2009 de la course vers la Magistrature Suprême quand cette fois ci, ce sont eux qui seront écartés ? En effet, après avoir consulté les juristes de notre pays dont la conclusion est sans appel : la Constitution du 20 Janvier 2002 ne peut pas être modifié, le PCT veut concocter le PCT reprend à son compte « l’Additif au document : Stratégies et tactiques du Bureau Exécutif National du RDD » adopté le 15 Juillet 1993 qui recommande « rétro Juillet 1968 » ou « l’expérience de Mars 1977 qui doit être mis à profit » ou encore « Juin 1997 » afin de modifier par coup d’Etat la Constitution du 20 Janvier 2002. Nous disons haut et fort que personne ne peut plus faire un coup d’Etat ici aux fins de modification de la Constitution.

"A 70 ans en 2013 Denis Sassou ne pourra plus être candidat à sa propre succession"

Oui ! LE PEUPLE DU CONGO n’a pas intérêt à ce que la Constitution du 20 Janvier 2002 soit modifiée. Monsieur Denis Sassou en 2016, dont la femme vient de fêter avec faste avec l’argent public ses 70 ans en cette année 2013, ne pourra plus être candidat à sa propre succession comme cela lui a été dit de manière claire lors de son dernier voyage en France « Faites vos valises, vous ne devez pas modifier la constitution et vous ne devez pas non plus vous présenter. » En clair, l’Europe lui a signifié son congé. Alors PEUPLE DU CONGO, signifiez- lui vous aussi son congé dans la dignité pour qu’il sorte par la grande porte.

Si le Peuple du Congo descend dans la rue parce qu’il est fatigué de cette politique sans issue, je mets en garde Monsieur MBOULOU que si jamais une goutte de sang d’un Congolais est versé par la Police, alors il sera le premier Ministre de l’Intérieur de ce pays qui goûtera aux joies de la prison comme celui de la Tunisie. Personne ici ne peut plus faire de coup d’Etat ni verser du sang congolais. C’est pourquoi, je demande au général Jean-François NDENGUET, directeur national de la Police d’être pour une fois du côté du PEUPLE DU CONGO qui veut le changement pour que ce que je lui avais dit en son temps « PIKI KAYEKO NTOMBOKOLO NTSINGA » mais il doit me dire qui sera PIKI et qui sera NTSINGA ! Pour une fois, qu’il fasse quelque chose de bien, qu’il soit du côté du Peuple du Congo et que nous regardions ensemble devant.

C’est la raison pour laquelle, Vous PEUPLE DU CONGO, vous devez IMPERATIVEMENT refuser par tous les moyens, toute proposition de modification ou de changement d’où qu’elle vienne de la Constitution du 20 Janvier 2002. Parce que PEUPLE DU CONGO, tu es le Seul Souverain.

Vive le Congo,

Vive la République Une et Indivisible,

Je vous remercie.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des démocrates et républicains du Congo

11 Mai 2013 Grand Meeting Populaire du C.D.R.C. à Brazzaville

Grand Meeting Populaire du C.D.R.C. « L’Autre Politique – Une Nation Pour Tous »avec le Président Modeste BOUKADIA le Samedi 11 Mai 2013 A 14H00à l’emblématique Place du Centre Sportif de Makélékélé

Le moment est enfin venu pour taire les différences idéologiques voire partisanes. Oui, nous devons TOUS NOUS LEVER pour déclencher le Printemps Afrique au Congo. Nous devons nous unir parce que nous le pouvons pour impulser LE CHANGEMENT AU CONGO

ORGANISATION :
– 06 MAI : 
Installation des banderoles dans toutes les artères de la ville de Brazzaville et des environs ;
– 08 MAI : 
Message à la population de Brazzaville et des environs par mégaphone ; communiqués Radio et Télé diffusés.
– 11 MAI :
 11 heures : manifestations culturelles avec les groupes folkloriques des 10 régions du pays.
14 heures : discours d’introduction du président de tous les Sages du pays, Tâta Mbuta Alexandre Malonga Ma Kouba, suivi du discours du président du C.D.R.C.,Modeste Boukadia sur le thème «Ensemble, Construisons l’Avenir avec la Nouvelle République ».. 
15 heures : animation des groupes folkloriques. 
16 heures : fin de la manifestation.

Le meeting est pour le Peuple du Congo dans son ensemble. Venez nombreux, venez bâtir la Nouvelle République pour l’Unité du Pays et construire la Réconciliation Nationale sur les bases de l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la justice pour tous.
Pour tous renseignements pour tout le Congo, merci de contacter :
– Pointe-Noire : MM. Miakamona : +242066687389
– Mabiala : +242066615631
– Brazzaville : MM. Nguenoni : +242057437408 – Makouangou : +242055993220
Tout soutien multiforme est le bienvenu. Merci
Lien de l’événement

Peuple du Congo, nous devons mener un combat unitaire pour l’avènement de la Nouvelle République

Peuple du Congo, nous devons mener un combat unitaire pour l’avènement de la Nouvelle République

Suite au succès des derniers articles du Président du C.D.R.C., de la conférence de presse du 3 février à La Semaine Africaineet de l’interview parue dans La Griffe « Victoire de la Sekela en RCA : Modeste BOUKADIA montre la route vecteur d’avenir et de réussites pour la Nouvelle République », une attaque virale a été portée sur le site officiel du C.D.R.C., www.congo-sangha.com, le rendant invisible. 

« Nous en savons un peu plus cet après-midi. Le site a été attaqué et c’est surtout www.congo-sangha.com. N’ayant pas réussi à détruire le site en entier, ils sont montés et y ont injecté des virus…»

Tout ce qui a été essayé jusqu’à présent est vain. Nous venons de trouver une solution : c’est de restaurer tout, 2 jours avant l’attaque. Ce procédé permettra au serveur d’éjecter et les virus, et les fausses informations que les pirates auraient introduits. Le problème restera que tout ce qui a été mis à jour depuis le 25 mars sera à ressaisir. »

Cette attaque prouve que le C.D.R.C. a fait « mouche » et on veut réduire le Président Modeste Boukadia au silence au plan international – au plan national, le Peuple du Congo est déjà DEBOUT – pour son projet de l’instauration de la Nouvelle République sur les cendres de la République Populaire du Congo dont le dernier bastion est l’Etat du Nord-Congo installé par Denis Sassou Nguesso depuis son coup d’Etat du 5 juin 1997, avec un gouvernement et un Haut Commandement Militaire constitué par 98% des ressortissants de son clan de l’Alima. Oui, le problème du Congo, c’est l’instauration de l’Etat du Nord-Congo. Nous faut-il aussi l’Etat du Sud-Congo pour que nous puissions nous respecter parce que la jurisprudence du Nord-Soudan et du Sud-Soudan va jouer en faveur de cette partition ? Avec tous les drames à venir avec des mariages dont les conjoints sont issus soit du Nord soit du Sud ; il va s’en suivre forcément la séparation dans toutes ces familles composites. Que vont devenir les enfants issus de ces unions ; qui devront-ils choisir et de quel côté aller, vers le parent issu du Nord ou vers le parent issu du Sud ? Si l’on ne prend garde, forcément, cet Etat du Sud-Congo verra bien le jour avec l’entêtement du Président Sassou Nguesso à ne pas mettre en place le Gouvernement d’Union Nationale qui est pourtant la solution la plus simple et la pacifique. Parce que l’on connaît aussi l’engagement du Président Modeste Boukadia, comme il l’a dit lors de sa conférence de presse et dans son interview. Autre interrogation : pourquoi le pouvoir PCT/RMP donc Monsieur Sassou Nguesso transfère-t-il les institutions léonines à Oyo en vue d’en faire la capitale politique si ce n’est pas pour accélérer la partition du Congo en deux Etats distincts, Etat du Nord-Congo et Etat du Sud-Congo ? Du côté du PCT/RMP, la partition du Congo est la solution la plus facile pour faciliter l’élection de Denis Christelle Sassou Nguesso à la présidence du Congo en modifiant les règles car il souhaite que le président de la République soit voté par les députés. Pour des raisons que d’aucuns n’ignorent.

Plus que jamais, les Congolaises et les Congolais de la diaspora disséminés de par le monde doivent se mobiliser à l’instar de nous autres qui sommes au pays pour exiger l’avènement de cette Nouvelle République, celle d’une démocratie véritable avec un Etat de droit, une bonne gouvernance et une justice équitable pour tous. 

Le moment est enfin venu pour taire les différences idéologiques voire partisanes pour nous UNIR et MENER ENSEMBLE UN COMBAT UNITAIRE pour mettre fin au régime inique du PCT/RMP et de son président. Oui, nous devons TOUS NOUS LEVER pour déclencher le Printemps Afrique au Congo. Nous devons nous unir parce que nous le pouvons, comme l’ont été CEUX de la Seleka pour impulser le CHANGEMENT AU CONGO

Nous le pouvons parce que la République du Congo n’est pas la propriété de Denis Sassou Nguesso. Le Congo est notre Bien Commun. Le Congo appartient à toutes les Congolaises et tous les Congolais. 

J’habite à Brazzaville, au Congo. C’est depuis le pays que j’écris ce texte sans peur. Alors Congolaises et Congolais, nous ne devons plus avoir peur comme le Président Modeste Boukadia qui parle à la télévision, dans les journaux qui n’a pas peur parce que le temps nouveau de l’avènement de la Nouvelle République est enfin arrivé grâce à l’engagement de chacun de nous ! Bâtissons ensemble notre Pays, s’il vous plait.

Pauline Michèle LEHO-OUAMBA
E-mail : paulmichleho@gmail.com

Le 3 avril 2013

Victoire de la Seleka au Centrafrique : Modeste BOUKADIA montre la route vecteur d’avenir et de réussites pour la Nouvelle République

Victoire de la Seleka au Centrafrique :Modeste BOUKADIA montre la route vecteur d’avenir et de réussites pour la Nouvelle République*

« Le colonel Marcel Tsourou et ses co-détenus doivent être libérés, lavés de tout soupçon, reconduits dans leurs fonctions et promus. » dit-il.

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (C.D.R.C.), Modeste Boukadia s’est prêté à nos questions pour parler de la vie politique, économique et sociale du Congo. Dans cette interview, il dit tout haut ce qu’il pense pour l’avenir de ce pays. Voici ce qu’il dit.

La Griffe : Monsieur le Président, au cours de votre dernière conférence, vous avez dit « vous vous engagez pour que la presse soit véritablement libre et indépendante ; que les journalistes ne doivent pas être soumis à un quelconque pouvoir » pour éclairer l’opinion. Pourquoi cet engagement ?

Modeste BOUKADIA : La presse et les journalistes constituent le 4ème pouvoir dans un pays où l’Etat existe réellement. En ce sens, le 4ème pouvoir sert de traducteur et d’analyste du discours politique pour évaluer le débat et faire entendre les attentes de la population et de la société. Pour que ce travail soit bénéfique pour le pays, il est essentiel que la presse et les journalistes jouent leur partition sans être inféodés à des partis politiques même si les journalistes ont leur propre opinion politique. Oui, il est fondamental que la presse soit fortement libre et indépendante pour qu’elle fasse correctement son travail d’éclairage de la population sur les visées politiques, économiques, sociales de la classe politique, des entreprises voire de la société civile.

Bien sûr, je suis conscient que notre pays est classé comme une dictature, d’après le dernier rapport des Libertés dans le monde de l’ONG américaine FREEDOM HOUSE publié en Mars 2013. Cela veut dire que la plupart des médias, notamment ceux d’Etat sont soumis à des pressions importantes du pouvoir PCT/RMP qui inhibent la liberté des journalistes. Mais, je suis confiant que lorsqu’il y aura le Gouvernement d’Union Nationale, nous nous engageons pour que la presse et les journalistes fassent leur métier dans les meilleures conditions possibles de liberté et d’information. Le programme de gouvernement que je propose pour tout le Peuple du Congo est la mise en place de l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la justice pour tous.
L’Etat de droit veut dire respect des droits humains et liberté garantie de la presse. Nous allons nous atteler pour que les journalistes soient bien formés et bien outillés pour leur travail d’informer l’opinion et de mener des investigations crédibles dans le respect de la déontologie de leur corporation. Nous allons favoriser le développement de cette profession pour qu’il y ait de vrais patrons de presse qui feront le poids vis-à-vis du pouvoir politique mais il est clair qu’il doit y avoir un respect réciproque sans calomnie des uns des autres.

L.G.: Vous vous êtes aussi exprimé sur la situation globale du pays en précisant « qu’on ne doit pas détricoter le costume de Monsieur Sassou qui lui va si bien ! » au risque, dites-vous, d’avoir deux Etats dans notre pays implosant ainsi la République Une et Indivisible. Cela veut-il dire qu’on ne doit ni changer ni modifier la Constitution du 20 Janvier 2002 ?

M.B.: Je souhaite préciser un point historique capital qui détermine notre position. Le général d’Armées Sassou Nguesso avait justifié le coup d’Etat du 5 juin 1997 auprès de la communauté internationale par la raison suivante : la violation constante de la Constitution du 15 Mars 1992 par le Président élu Pascal Lissouba ; Constitution examinée par le Conseil Supérieur de la République le 20 Décembre 1991 à la suite de la Conférence Nationale Souveraine puis approuvée lors du référendum constitutionnel du 15 Mars 1992 par le Peuple du Congo avec un taux de participation de 96%. Cette raison avait été estimée suffisante par la communauté internationale et le Peuple du Congo ayant pris acte et fait de cause. Mais par la suite, il eut ce que d’aucuns pouvaient qualifier une forfaiture lorsque Monsieur Sassou Nguesso s’est taillé sur mesure la Constitution du 20 Janvier 2002 après une période de transition flexible de cinq ans mettant ainsi la communauté internationale et le Peuple du Congo devant un fait accompli. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire ni de changer ni de modifier ce « costume qui lui sied si bien ». C’est pourquoi, il est important que ceux qui jouent aux apprentis-sorciers sachent que si une des options, changer ou modifier la Constitution du 20 Janvier 2002, devait être envisagée, le Peuple du Congo serait dans sa légitimité souveraine incontestable.
  Le Président français Jacques Chirac disait « Il faut toujours annoncer aux autres ce que l’on va faire. Ils ne vous croient jamais. Quand cela arrive, ils ne peuvent pas dire qu’il y a trahison. » On entend ici et là que « le pays est en danger » parce que les faits sont têtus et que l’histoire se répète toujours. En d’autres termes, des difficultés majeures qui nous feraient tous mal pourraient surgir avec des conséquences inimaginables pour nous tous. Le Congo a déjà beaucoup perdu et il est souhaitable que nous nous attelons à avoir une véritable paix par la création des entreprises pour favoriser l’emploi des jeunes que de recommencer toute expérience douloureuse.
Je ne demande rien d’autres que la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale parce que notre pays est un bien commun qui appartient à nous tous. Monsieur Sassou Nguesso et son clan en ont fait une propriété privée… alors, j’ai pris de la distance qui s’impose pour que les Congolaises et les Congolais ne soient plus ni leurs esclaves ni de leurs amis les Ouest-Africains qui traitent nos compatriotes de « Congolais zoba » c’est-à-dire « idiots de Congolais ! »

L.G.: Avez-vous les moyens de cette politique ?

M.B.: Je suis pour l’Unité Nationale et pour la Réconciliation. Je ne suis pas à l’origine de la mise en place de l’Etat du Nord-Congo. Les Congolais ont été mis devant un fait accompli du fait du Prince… Vous me posez la question de savoir si j’ai les moyens de cette politique. Ce que je propose au Peuple du Congo est une politique humaniste altruiste ; celle de la restauration de l’Etat dans ses fonctions régaliennes, en tant que garant c’est-à-dire régulateur et non gérant, par la mise en place de la bonne gouvernance, le respect de l’intégrité territoriale, le respect des droits de l’Homme et la justice équitable pour tous les citoyens de notre Pays.
Notre politique sera une politique de proximité c’est-à-dire sera très proche des districts où nous allons favoriser la création des entreprises en fonction des projets productifs. Notre politique de proximité va s’accompagner de la construction des routes économiques pour favoriser la circulation des produits et des hommes pour que notre marché intérieur soit effectif. Le district sera l’unité de vie économique qui va générer les emplois pour les jeunes et ensuite favoriser l’accès à tous les services sociaux vitaux à tous les habitants de notre pays, à savoir la santé, la formation professionnelle, l’éducation nationale, le sport, la prise en charge des personnes à mobilité réduite, les transports en commun, etc. Les douanes, les impôts, les prix du pétrole et des carburants retiendront toute notre attention. Notre programme de gouvernement pour la Nouvelle République va s’appuyer sur un certain nombre de grands travaux comme le barrage de Sounda ou barrage du Kouilou, le développement du port de Pointe-Noire et l’extension du réseau ferré sur toute l’étendue du territoire qui vont lancer le marché intérieur.  A côté de ces grands travaux, il y aura des entreprises de relais d’accompagnement pour permettre au marché intérieur de fonctionner correctement.
  Concernant la politique des revenus, elle sera à la hausse. Il faut payer plus pour que les gens consomment plus tout en diminuant les prix des produits de première nécessité. Nous allons revoir l’ensemble des problèmes qui se posent à tous les niveaux en fonction de l’activité professionnelle mais assurément nous allons lancer une concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux pour contracter un revenu minimum brut dont le salaire minimum net acceptable sera payable pour moitié à la quinzaine afin de faciliter la vie de nos concitoyens. Nous estimons le revenu brut mensuel garanti aux environs de 230 000 FCFA. C’est le moins que nous pouvons proposer à négociation avec les partenaires sociaux. Pour ce qui est de l’impôt, de la fiscalité, l’ensemble des prélèvements se fera à la source pour la couverture sociale généralisée ou sécurité sociale afin que la santé soit gratuite pour tout le monde, les allocations familiales à toutes les familles pour une politique sociale viable, la retraite et l’investissement la création des entreprises. Il est important que tous nos concitoyens payent l’impôt sur le revenu pour que chacun jouisse d’une retraite même nos parents qui n’ont jamais travaillé mais qui ont élevé des enfants. Chacun doit se sentir concerné par le développement du pays car chacun verra où va son argent. Quoiqu’il en soit, il va y avoir des négociations avec chaque catégorie socio-professionnelle pour rattraper le retard sur les revenus et les indexer au coût actuel de la vie. Le plus important, nous allons nous atteler pour que ce revenu brut soit inscrit dans la loi et que toute entreprise s’y tienne y compris les taxis et les foula-foula. En terme général, l’impôt sur les sociétés sera modulé en fonction de ce qu’elles font de leur bénéfice s’il y a réinvestissement, la taxation sera moindre que si elle le redistribue. En d’autres termes, nous allons faire appliquer la loi pour que tout employé ait une fiche de paye et donc s’acquitte de l’impôt sur le revenu y compris chez les Ouest-Africains.
  Les transports en commun ont un rôle essentiel dans la vie en société et l’intégration. Nous allons faire de telle sorte que les transports publics prennent le dessus sur les foula-foula et autres. Pour la santé et le bien-être de nos concitoyens, nous allons voir avec les mairies qui sont des districts l’ensemble des problèmes de voiries et assainir tous les marchés qui sont dans la boue et la saleté, causes des fièvres typhoïdes et d’autres maladies, etc. Une attention particulière sera portée sur un sujet qui fait très mal, celui des femmes violées et les enfants issus de ces viols. Dans notre projet de gouvernement, nous y avons inscrit l’indemnisation de toutes les victimes innocentes après le recensement général de la Population et de l’Habitat pour reconstruire tout patrimoine qui a été détruit.
  Pour la Défense Nationale, nous allons également réorganiser les Forces de souveraineté parce qu’elles sont le soubassement de l’Unité Nationale. Nous reverrons l’ensemble des effectifs, les grades en fonction des classes même pour ceux qui sont à la retraite. Nous allons aussi revoir l’effectif de nos fonctionnaires pour les mettre aux normes et en fonction de chaque région. Cela veut dire que chaque région doit fournir dans la mesure du possible le même nombre de soldats et nous allons instaurer des concours équitables. Pour ceux qui sont déjà intégrés dans l’armée, nous allons proposer un programme de mise à niveau et de formatage pour qu’ils acquièrent l’esprit d’un soldat…

L.G.: … Vous parlez de la réorganisation du pays mais la question concernait la possible partition du pays que vous avez évoqué lors de votre conférence de presse.

M.B.: C’est un tout. C’est Denis Sassou Nguesso qui est à l’origine de la partition de fait du pays puisqu’il pratique la politique de la discrimination des Congolais et la violation des droits humains avec son gouvernement et son Haut Commandement Militaire dont 98% des membres sont originaires de son clan qui renforcent l’Etat du Nord-Congo. C’est lui qui refuse de mettre en place un Gouvernement d’Union Nationale. Pendant combien de temps un peuple doit-il supporter les vexations et les frustrations…

L.G.: … Cela est-il suffisant pour que vous aussi vous pratiquiez la même politique que lui ? 

M.B.: Je ne pratique pas la même politique que lui. Je propose « Ensemble, Construisons l’Avenir ». De plus, je ne suis pas à l’origine de l’incompréhension entre le pouvoir PCT/RMP et le Peuple du Congo. Nous tirons les conséquences qui s’imposent. Mais, je dénonce bien sûr cette partition de fait du pays.

L.G.: Cela veut dire que s’il vous demande d’aller chercher votre « fameux coq », vous ne répondriez pas ?

M.B.: J’ai déjà répondu. Il s’agit de mon bon droit. C’est un dû !

L.G.: C’est-à-dire que ce dû peut entraîner la confrontation avec lui…

M.B.: … Qui vous parle de confrontation ! L’Etat du Nord-Congo est une réalité que les Congolaises et les Congolais subissent. Le Peuple du Congo a sanctionné cette division par un taux d’abstention de 94% lors des dernières fausses élections législatives. Nous, nous inscrivons aux côtés du Peuple du Congo, le seul Souverain parce que je suis un démocrate et un républicain…

L.G.: … Donc en tant que démocrate et républicain, en fonction de vos 94%, vous revendiquez le droit à l’existence de l’Etat du Sud-Congo ?

M.B.: J’appelle à la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale depuis 2008 pour sauvegarder l’Unité Nationale et favoriser la Réconciliation des Congolais. Le Peuple du Congo ne veut plus subir les pratiques d’un gouvernement dont certains ministres sont là depuis 1969. Il n’est pas difficile de comprendre cela et de changer quand je sais que Monsieur Sassou Nguesso avait signé des accords avec le Président Pascal Lissouba en 1992 mais en 1993 il a engagé des hostilités. C’est pour dire que d’après lui, ça ne marchait pas. Aujourd’hui, c’est nous, Peuple du Congo, qui réclamons ce qu’il avait fait c’est-à-dire le changement.
  Le général d’Armées des FDP-FDU Denis Sassou Nguesso a signé le 20 octobre 1997 à Paris 7ème dans les locaux de l’Ecole Militaire des accords par l’intermédiaire de ses porte-paroles officiels en France, MM. Mathias Dzon et Rodolphe Adada ; il a dépêché un Monsieur « Bons offices » de Bruxelles à Paris le même 20 octobre 1997. Aujourd’hui, nous sommes en 2013, cela fait 16 ans. Alors pourquoi inversez-vous le problème ? Le problème dans ce pays est Monsieur Sassou Nguesso qui ne respecte pas les engagements pris alors qu’il se précipite pour être médiateur ailleurs pour faire respecter les engagements ou éteindre le feu ailleurs.

L.G.: Si l’on vous suit bien, vous vous estimez en bon droit de mener la même politique que le Président Sassou Nguesso dans sa pratique de l’Etat du Nord-Congo en configurant l’État du Sud-Congo en fonction de ces 94% ?

M.B.: Si vous faites un sondage sur cette question, vous serez surpris de constater que la majorité du Pays le souhaite, le veut et l’exige. Je ne demande rien d’autres que la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale et l’intégrité territoriale sera maintenue. Je sais que nos Forces de souveraineté maintiennent cette intégrité de la République Une et Indivisible et ceux qui la violent en morcelant le pays, c’est bien le pouvoir PCT/RMP c’est-à-dire Monsieur Sassou Nguesso. Je suis conscient que nos Forces Armées ont juré fidélité à la République et de défendre l’Uniforme et le Drapeau de notre Pays.
Je sais aussi de quel côté se trouveront nos vaillants soldats parce que je suis conscient que nos combattants, nos officiers supérieurs et généraux ont en mémoire leur déclaration de soldat « On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut pas lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer. » Or depuis, on a réduit nos soldats à tricher, à se dédire, à se contredire, à mentir, à se renier, à se parjurer.
Je propose de mettre fin à tout cela et d’améliorer leur ordinaire pour que nos Forces Armées Congolaises retrouvent leur Honneur de porter l’Uniforme pour l’Honneur du Drapeau de notre Pays, le Congo qui est une République Une et Indivisible comme cela été déclarée le 28 Novembre 1958 à Pointe-Noire par les Pères-Fondateurs, Fulbert Youlou, Jacques Opangault et Félix Tchicaya.

L.G.: Que pensez-vous du développement du dossier des BMA en France où vous avez vos entrées surtout que vous avez dit lors de la conférence de presse « qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières et que vous garantissez les intérêts du Président Sassou Nguesso, de sa famille, de ses amis et de ses partenaires » ?

M.B.: Cela ne me regarde pas. Il s’agit d’un problème privé qui concerne la justice française et la famille Sassou Nguesso. Je ne commente jamais les décisions de justice. Par ailleurs, je signale que j’avais écrit un article « Un Président ne rend compte qu’à son peuple Souverain ! » ; un article que certainement les intéressés ont en mémoire. Je maintiens ce que j’ai écrit comme je confirme ce que j’ai dit concernant les BMA.
  Tout comme sur la libération du colonel Marcel Tsourou et tous les autres officiers et sous-officiers incarcérés, je réitère ce que j’ai déjà dit sur les chaînes de télé et radio à Pointe-Noire et à Brazzaville. Du point de vue de la chaîne de commandement militaire, Marcel Tsourou ne devait pas répondre parce qu’il est sous le commandement de son chef hiérarchique, à savoir le vice-amiral Jean Dominique Okemba le vrai patron des services de sécurité de l’Etat, qui en toute logique devait le protéger parce qu’on ne livre jamais son second. A moins que le colonel Marcel Tsourou ait désobéi à un ordre spécial émanant de son chef hiérarchique et il serait en prison pour cette raison qu’on ne peut pas rendre publique ; dans ces conditions, c’est dans une prison militaire qu’il devait être aux arrêts de rigueur pour comparaître devant un Tribunal militaire pour désobéissance et non être déféré dans un pénitencier civil pour être jugé par une cour d’instance civile. Quelle autorité aurait cet officier plus tard devant les civils et les délinquants de ce pays ? Pour moi, le seul responsable dans la tragédie du 4 mars reste le court-circuit. Je m’en tiens à cette version officielle à moins qu’on rende publique le vrai motif, s’il existe, de son incarcération. Il est clair qu’il y a eu un disfonctionnement dans la chaîne de commandement. Ce n’est pas au colonel Marcel Tsourou et ses co-détenus de payer. Je redemande qu’ils soient libérés, lavés de tout soupçon, reconduits dans leurs fonctions et promus comme l’a été Jean Dominique Okemba avec le grade de vice-amiral.

L.G.: Alors Monsieur Boukadia, que pensez-vous dans ce cas du meeting de l’opposition du 9 mars dernier au boulevard Alfred Raoul qui réclame les Etats généraux et la proposition du PCT de se retrouver à Dolisie pour un dialogue, vous y serez ?

M.B.: J’avoue que je n’ai pas suivi cet évènement parce qu’il n’apporte rien au débat pour cause le Congo n’a pas besoin qu’on fasse son bilan de santé puisque le mal est connu c’est-à-dire la présence de Monsieur Sassou Nguesso à la tête de l’Etat depuis 32 ans. Même quelqu’un qui n’a jamais fait de politique le constate alors pourquoi distraire les gens avec les Etats généraux ? Si j’avais un langage léger, j’allais dire que ce meeting met en exergue l’obéissance de cette « opposition » à Sassou Nguesso dont les principaux acteurs sont tout aussi responsables de l’état calamiteux du pays. Ce que je trouve curieux, c’est l’attitude de cette « opposition » qui adore se prendre au sérieux ; après le faux dialogue qui avait écarté Mme Gnali au poste de vice-présidente au profit de Joseph Miokono Onzila pour préparer le coup d’Etat institutionnel de juillet 2009 ; après la concertation d’Ewo pour avaliser la nomination des députés du PCT par décret pour constituer une Assemblée monocolore, c’est maintenant au tour du dialogue de Dolisie pour divertir les Congolais. C’est quand même une « opposition » curieuse… Comment voulez-vous que la communauté internationale leur donne un quelconque crédit ?
Vous dites si nous y serons ? Le C.D.R.C. est un parti de gouvernement et non un essuie-pieds…
  S’agissant des fameux « Etats généraux », j’en ai déjà longuement parlé. J’ai l’impression que Mathias Dzon et ses amis ne connaissent pas l’histoire des Etats Généraux dont la source se trouve en France où le peuple français n’a pas encore fini avec les traumatismes provoqués par la guillotine. A moins qu’ils fassent exprès ou qu’ils jouent le jeu de l’autre en faisant l’autruche. Je répète qu’on ne peut pas les appliquer au Congo car l’histoire des Etats Généraux ne trouve pas sa place. D’ailleurs le PCT vient de leur répondre, le 16 mars dernier, par une fin de non-recevoir cinglante. Si l’on veut parler des Etats Généraux, il faut avant tout faire le tour des Etats au Congo. Combien d’États avons-nous outre celui du Nord-Congo ? Le clergé congolais constitue-t-il un État ? La nomenklatura PCT/RMP est-elle la bourgeoisie du Congo ? Où sont les Tiers-Etats au Congo ? Enfin, ce que nous aurions pu même appeler « L’Etat congolais républicain » n’existe même plus puisqu’il a disparu avec l’avènement au pouvoir de Monsieur Sassou Nguesso à la suite du coup d’Etat du 5 juin 1997.
Voilà pourquoi, j’insiste et persiste que le Congo n’a pas besoin ni des « Etats Généraux » ni de « Dialogue » ni de « Concertation » mais bel et bien d’un Gouvernement d’Union Nationale qui va convoquer une Conférence Nationale nouvelle génération. Pourquoi les gens ont-ils une telle cécité pour ne pas le voir pour ne pas le comprendre ? Monsieur Sassou Nguesso a raison de se plaindre « Pourquoi Dzon joue-t-il au scorpion et la grenouille ? J’ai laissé faire avec ses Ngangoulou. Je lui ai tout donné. Maintenant, il me pique au cou ! »

L.G.: Vous avez dit que le Président de la République devrait, aux termes des conclusions de la Cour Constitutionnelle qui reconnaissent « l’inorganisation, le manque de transparence des élections » dissoudre l’Assemblée nationale. Êtes-vous certain que le Président Sassou Nguesso va le faire ? Enfin pour terminer, quelle est votre vision finalement pour l’avenir, un Etat ou deux Etats ?

M.B.: Je n’ai pas la même lecture que lui sur les institutions. Je me penche du côté où l’Etat doit être garant et non gérant. L’Etat repose sur des institutions fortes qui garantissent la stabilité du pays. La Cour Constitutionnelle est une des institutions qui ne doivent jamais être soumises à un quelconque pouvoir si l’on souhaite que l’Etat soit respecté et que le pays soit stable pour attirer les investissements. Les avis de cette institution qui se veut vénérable ne doivent pas être remises en question par qui que ce soit y compris le Président de la République même si, ici au Congo, son Président a été nommé par décret présidentiel.
Vous comprenez que le fait de ne pas respecter les avis de la Cour Constitutionnelle, de refuser de mettre en place un Gouvernement d’Union Nationale et de conserver un gouvernement prévu pour 100 jours à partir d’août 2009 et un Haut Commandement Militaire à haute teneur clanique font parties des vexations et des frustrations qui nous obligent à dire que le bouchon a été poussé trop loin et il est mieux pour éviter des déchirures atroces que nous nous asseyons pour trouver des solutions idoines.
Depuis longtemps, nous avons insisté que le Congo est notre Pays à nous tous. Nous devons le gérer d’un commun accord pour que cet héritage ne se disloque pas. Pour ce faire, la seule solution est la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale, garant de l’unité nationale pour que chacun d’entre nous se sente rassuré. Ce gouvernement que j’appelle de mes vœux depuis 2008 ne doit gérer que les affaires courantes, notamment le recensement général de la Population et de l’Habitat.  Pour les futures élections, le Gouvernement d’Union Nationale doit revoir la loi électorale afin que le nouveau Président de la République soit le Garant de l’Unité du Pays et le gouvernement, un Gouvernement de la République.
Pour la Nouvelle République, nous allons concentrer nos efforts sur l’investissement pour la création des entreprises dans chaque district en fonction des projets productifs pour l’emploi des jeunes. Nous devons sortir de l’économie de rente pour fructifier notre patrimoine national en léguant aux générations futures le produit de nos investissements. Nous privilégierons les négociations avec les partenaires sociaux. Le revenu brut mensuel indiqué est la base de négociation. Quoiqu’il en soit, il nous faut réinitialiser l’ensemble de notre système socio-économique pour que chaque Congolaise et Congolais s’y retrouve.
L’unité du pays constitue notre atout, c’est notre force majeure. Notre population est notre première richesse car nous sommes riches de près de 3,5 millions de Congolaises et de Congolais. Notre jeunesse est l’expression même de cette richesse dès lors qu’on met en place des formations professionnelles adaptées pour qu’elle exprime toutes ses potentialités. Il nous faut aussi associer nos cadres bien formés qui sont disséminés à l’extérieur qu’on appelle diasporas. C’est ensemble que nous devons construire l’Avenir ; cet avenir qui concerne la vie en commun dans l’unité du Pays et la reconnaissance des compétences des uns et des autres. C’est la seule façon d’échapper à l’évènement des deux Etats, celui du Nord-Congo déjà existant qui disloque notre pays et celui du Sud-Congo dont les limites sont certainement à configurer mais non là où le susurre le général Benoît Moundélé-Ngollo !

Propos recueillis par Murielle Ossié

La Griffe dans son Édition N°166 du 21 au 28 mars 2013 (PP. 3, 8 et 12).

Congo Brazzaville : Modeste BOUKADIA fustige l’opposition qui réclame la tenue des états généraux de la nation – 3/02/2013

Modeste BOUKADIA  fustige l’opposition qui réclame la tenue des états généraux de la nation et souhaite la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, M. Modeste BOUKADIA a tenu une conférence de presse le dimanche 3 février dernier à Brazzaville, conférence au cours de laquelle il a critiqué vivement le collectif des partis de l’opposition congolaise qui réclame la tenue des états généraux de la nation avant toute échéance électorale qui pointe à l’horizon.


Les états généraux, dit-il, en citant en exemple Lafayette et autres en France qui décidèrent de les convoquer croyant chercher en commun la solution aux problèmes de leur pays, suscitent l’espoir avant que ceux-ci ne se transforment en inquiétude.

Ce fut le cas en France, dit-il, où survint la chasse aux sorcières avant que ne soit dressée la « guillotine » qui fit tomber des « têtes » comme des ardoises.

Ainsi à la place des états généraux, M. BOUKADIA préfère le « dialogue national sans exclusive » qui serait comme un «mbongui» de chez-nous où les invectives, les insultes et les règlements de comptes n’ont pas de place.

Pourquoi alors dissoudre l’Assemblée nationale ?

En réponse au vœu de la Cour constitutionnelle qui a déclaré que les élections législatives de 2012 ont été un échec cuisant parce que ayant eu un taux d’abstention très élevé, M. BOUKADIA pense que le Président de la République doit savoir interpréter ce message qui voudrait simplement dire de dissoudre l’Assemblée nationale qui n’est pas représentative de la population. La dissolution de l’Assemblée nationale équivaudrait à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale où toutes les filles et tous les fils du Congo s’y reconnaîtraient, sans distinction d’ethnie ni de département d’origine.

Le DP, in Emmanuel N°111 du 03 février 2013

Congo Brazzaville : Modeste Boukadia appelle à un « gouvernement d’union nationale »- 5/02/2013

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Modeste Boukadia appelle à un « gouvernement d’union nationale »,comme « solution à la crise actuelle »

Le président du C.d.r.c. (Cercle des démocrates et républicains du Congo), parti situé à l’opposition, Modeste Boukadia, a donné une conférence de presse, dimanche 3 février 2013, dans la salle Abbé Louis Badila, au siège de La Semaine Africaine, à Brazzaville, sur le thème : « Quelles perspectives pour 2013 ? ». Au cours de cette conférence, il a parlé de son parti et abordé la situation politique nationale. Parlant du dialogue, il a estimé qu’il faut organiser « une conférence nationale », qui aboutira à la formation du gouvernement d’union nationale qui, selon lui, est « la solution à la crise actuelle ». Mais, il s’oppose à toute violence qui conduirait le pays à la ruine et à la destruction. Et également, à la modification de la constitution.

La conférence de presse du président du C.d.r.c. tenait aussi lieu de rentrée politique et de vœux à la presse. « Il est vrai qu’il était prévu la cérémonie de présentation des vœux à la presse, le 15 janvier dernier. Mais, cela n’a pas été possible, nous nous serions retrouvés, en principe, à la mairie centrale, précisément à l’hôtel de ville de Brazzaville, qui est le lieu même des vrais citoyens. Mais aujourd’hui, notre joie est encore beaucoup plus grande, parce que nous nous retrouvons dans une salle de presse, c’est-à-dire, le lieu des personnes engagées à éclairer l’opinion. Et vous comprenez que, pour moi, c’est un vrai bonheur, d’autant que je me suis toujours engagé, battu, pour que les journalistes soient véritablement libres, non verrouillés. C’est pour ça que le choix de cette salle m’honore beaucoup. Et vous savez aussi, je suis très heureux d’être ici, parce que, un des grands directeurs de rédaction de La Semaine Africaine, l’abbé Louis Badila, avait été torturé pour son combat de défendre les valeurs de la République. Donc, c’est pour moi une grande joie d’être ici », a-t-il dit d’entrée de jeu.

Le président du C.d.r.c. estime que les journalistes ont un rôle important à jouer dans le développement du pays. « Un pays se meurt quand les journalistes ne font plus leur travail, quand les journalistes sont soumis à un quelconque pouvoir, les peuples ne peuvent plus s’exprimer », a-t-il déclaré. Modeste Boukadia n’a pas voulu faire de quelconque bilan. Il a voulu, plutôt, regarder l’avenir. Les jeunes qui constituent 56% de la population sont une richesse pour le pays. « Il faut que ces jeunes aient une bonne formation professionnelle. Pour qu’ils soient, comme à l’époque, reconnus comme de vrais travailleurs ». « Malheureusement aujourd’hui, on met l’argent devant tout », a-t-il regretté.

Pour lui, au regard des ressources du pays et de sa population, « nous avons la possibilité de faire travailler tout le monde, parce que nous ne sommes pas nombreux ». Selon lui, le président Denis Sassou Nguesso « a fait ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays ». « Mais force est de constater que ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays, ne l’est pas pour les Congolais. Alors, lorsqu’on tire ces conséquences, là, il y a un choix qui s’impose. Le choix, c’est de savoir comment faire pour que tous les citoyens de ce pays se disent, finalement : c’est notre pays. La seule façon, c’est que nous mettions tout pour qu’il n’y ait plus de division, pour que certains ne se sentent pas lésés, pour que notre unité soit véritablement nationale. Voilà la voie », a-t-il indiqué.

Modeste Boukadia pense que la voie pour y parvenir n’est pas dans la violence. « Tout le monde a acclamé les « printemps arabes », mais où en sommes-nous, aujourd’hui ? En Egypte, les gens sont encore dans la rue, pour demander le départ du président qui vient d’être élu ; où en sont les Tunisiens, les Libyens, les Yéménites, les Syriens ? Vous comprenez que je ne peux pas aborder cette vois-là, parce qu’elle est sans issue », a-t-il dit. Pour lui, la voie demeure le dialogue. « Car, pour moi, la vraie voie, c’est de tendre la main. Même si en face, on ne la prend pas, je la tends toujours », a-t-il fait savoir.

Le président du C.d.r.c. estime que, ce que le président Denis Sassou Nguesso a fait pour la Centrafrique, il peut aussi le faire pour son pays. « Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a été désigné médiateur, il est allé régler ce problème à Libreville, en disant à Bozizé : « Mettons en place un gouvernement d’union nationale. Mais Bozizé qui était réticent, au départ, a fini par accepter. « Alors, je crois que, lorsqu’on règle une situation similaire qui se passe à l’extérieur, on doit se retrouver aussi dans son propre pays, en famille », a-t-il estimé.

Modeste Boukadia a aussi donné son pointe de vue concernant le débat sur la constitution. « Il n’est pas nécessaire de changer la constitution, parce qu’elle a été conçue expressément pour Monsieur le président Denis Sassou Nguesso ; parce qu’il avait des conseillers qui lui avaient dit qu’il pouvait être là, jusqu’en 2016 ; mais on ne change pas en cours. Le costume de Monsieur le président lui va bien. On ne peut pas détricoter ce costume-là. Si on le détricote, je vous assure, je vous donne ma parole, il y aura deux Congo », a-t-il déclaré. Voilà les grands points des perspectives de Modeste Boukadia pour 2013.

Pascal-Azad DOKO in La Semaine Africaine N°3263 du mardi 5 février 2013.

Sassou Nguesso confirme la mise en place de l’Etat du Nord Congo – 18/02/2013

La Griffe N°162 du 13 au 20 février 2013 (page 3)

Pendant que Sassou Nguesso nomme des Généraux de son clan, Modeste Boukadia appelle à la nomination d’un gouvernement d’union nationale lors de ses rencontres avec la population pour l’unité du pays pour enrayer le concept infernal «Nord/Sud » qui mine le Congo. « Notre histoire remémore que nous vivions unis et ne faisions pas de différences entre un ressortissant du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest. » Tout en exprimant sa désapprobation sur les nominations des Généraux sur la base clanique, le président du C.D.R.C. explique aux populations, aux responsables des autres partis et à des officiers généraux et supérieurs que si « le PCT modifie la Constitution du 20 Janvier 2002, ce sera la porte ouverte à la création de deux Etats au Congo. Cela fera mal mais nous y arriverons » a-t-il dit lors de sa dernière conférence de presse le 3 février à Brazzaville.

Modeste Boukadia justifie sa position sur le comportement qu’il qualifie d’atteinte à l’intégrité nationale « Je ne comprends pas qu’il empêche François Bozizé qui voulait modifier la Constitution pour se maintenir, ce qui a déclenché la levée de boucliers de la Séléka. Il a pesé de tout son poids pour que le président centrafricain ne modifie pas sa constitution et mette en place un gouvernement d’union nationale pour sauvegarder l’unité et la paix au Centrafrique. Ici, au Congo, où il a signé des engagements le 20 octobre 1997, il pratique la politique de « faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais. » Dans ces conditions, la voie est ouverte à la mise en place de deux Etats au Congo ; un Etat du Nord-Congo déjà en place par la composition du gouvernement actuel et le Haut Commandement Militaire et que les conseils de ministres se tiennent dans sa capitale Oyo, et un Etat du Sud-Congo à configurer » a-t-il savoir.

La conférence de presse du président du C.D.R.C. hante les allées du pouvoir. Le Président Sassou a déclaré à ses proches « Mais où veut-il mettre les frontières… » Cependant, Modeste Boukadia en défenseur de l’unité et de l’intégrité nationale a précisé sa pensée « J’exige la conférence nationale pour que nous remettions l’Etat Congolais dans ses fonctions. Je l’exige pour que les jeunes retrouvent de l’emploi, les fonctionnaires soient à la hauteur de subvenir à leurs besoins afin qu’ils aient une bonne retraite ; pour que les commerçants retrouvent leur place. Je ne suis pas xénophobe, mais je ne voudrais pas que le commerce dans notre pays soit pris d’assaut par des étrangers, comme c’est le cas aujourd’hui ; je ne veux plus que l’argent des ressources naturelles de notre pays soit la chasse gardée d’un groupe d’individus… Voilà le Congo que je dessine pour la vie de toutes ces populations. » En ajoutant que ladite conférence nationale doit être convoquée par le gouvernement d’union nationale ; sans cela, c’est la voie ouverte à des difficultés majeures.

Le Congo est a reconstruire

Modeste Boukadia occupe de plus en plus l’espace avec ses nombreuses descentes dans les quartiers de Brazzaville au cours desquelles il explique sa vision de l’avenir. La question que tout le monde se pose au Pct est de savoir ce que fera le président Denis Sassou Nguesso. 

Cependant, certains de ses plus proches ne sont pas rassurés à l’instar du Premier secrétaire du Pct qui s’est interrogé à haute voix  si le président Modeste Boukadia ne cherche que le gouvernement d’union nationale ou autre chose ?

D’autres, en petit comité expliquent : « On connaît la détermination de ce Modeste Boukadia qui n’a jamais cessé d’exiger la mise en place d’un gouvernement d’union nationale depuis 2008 avec la nomination d’un Premier ministre, chef de gouvernement dont il dessine les contours. Il doit y avoir quelque-chose qui nous échappe mais que le Président et lui en ont la maîtrise jusqu’à risquer le déchirement du pays. Au point où il est assuré de sa popularité auprès de la population et de plusieurs officiers et sous-officiers parce qu’il incarne ce qu’ils attendent, il est aussi conscient que l’image du Président de la République s’est fortement dégradée au niveau de la communauté internationale avec tous ses dossiers qui le plombent et le comportement de ses enfants, il sait aussi que si le Président met l’armée en mouvement, une bonne partie de celle-ci ne suivra pas parce que délaissée, Modeste Boukadia a conscience qu’il a les cartes en mains, surtout que l’opposition est décriée par la population, il peut pousser le bouchon d’aller jusqu’au bout… Le Président a tardé trop longtemps pour le recevoir. Aujourd’hui, en le recevant, il apparaîtra comme celui qui a sauvé l’unité nationale et il n’y a plus d’autre issue que le « grand frère » et « son petit frère » se rencontrent pour désamorcer la crise qui risque d’emporter tout le travail fait. Décidément, les vieux démons mis dans le placard par Marien Ngouabi ont refait surface… Et c’est son successeur qui risque de faire sauter le verrou de cette unité de surface qui n’a jamais pris si l’un et l’autre qui semblent bien se connaître ne font pas un pas l’un vers l’autre. »

Les 52 généraux qui font risquent de basculer le Congo en deux Etats : le Nord-Congo et le Sud-Congo !

Voici les 52 nouveaux et anciens Généraux de l’Armée Congolaise de la discorde entre Sassou Nguesso et Modeste Boukadia qui risquent de basculer le Congo en deux Etats : le Nord-Congo et le Sud-Congo !

Ambroise Mopendza, Grégoire Ebadep Myllah, Nianga Ngatsé Mbouala et Mathias Bangui des Forces armées et de la marine nationale, ainsi qu’Antoine Bouiti, Michel Ombeli, Albert Ngoto, Philippe Obara de la police, ont tous été nommés au grade de général de brigade et général de 1ère classe. Alors que Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet, anciens généraux, ont été promus, respectivement, aux grades de vice-amiral et de général de police de 2ème classe.

Les anciens Généraux et leurs régions

Région de la Cuvette : 25 Officiers Généraux

1. Jacques Joachim YHOMBI-OPANGO,

2. Denis SASSOU NGUESSO, 

3. Jean Dominique OKEMBA, 
4. Norbert DABIRA, 
5. Blaise ADOUA, 
6. Jean Marie Michel MOKOKO, 
7. Hilaire MOKO, 
8. Yvon Jacques NDOLOU, 
9. Charles Richard MONDJO, 
10. Guy Blanchard OKOY, 
11. Philippe LONGONDA, 
12. Jacques MORLENDE,
13. Fulgor ONGOBO 
14. Jean François NDENGUET,
15. Gilbert BOKEMBA, 
16. Emmanuel AVOUKOU, 
17. Victor MOIGNY, 
18. ÉBATA, 
19. Pierre OBA, 
20. BOUAGNABEA MOUNDANZA, 
21. Georges MAYOULOU, 
22. NIOMBÉLA-ELENGA, 
23. Emmanuel ELENGA,
24. François OSSÉLÉ, 
25. Pierre NGOMBÉ. 

Région du Pool : 4 Officiers Généraux

1. Anselme MACKOUMBOU-KOUKA, 

 2. Aaron KAKOU, 

 3. Prosper NKONTA, 

 4. René BOUKAKA.

Région des Plateaux : 4 Officiers Généraux

1. Florent NTSIBA, 

2. Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ-MONGO, 

3. Emmanuel ETA-ONKA, 

 4. Raymond Damase NGOLLO.

Région de la Likouala : 4 Officiers Généraux

1. Gilbert MOKOKI, 

2. Léonard ESSONGO, 
3. NDONGO MOKANA, 
4. François AYAYEN.

Région du Kouilou : 3 Officiers Généraux

1. Louis Sylvain GOMA, 

2. Guy Pierre GARCIA, 

 3. Jean Philippe.

Région de la Bouenza : 1 Officier Général

1. Guy Bleck Clément MAMBOU.

Région du Niari : 1 Officier Général

1. Grégoire MABIKA.

Région de la Sangha : 1 Officier Général

1. Paul MBOT.

Région de la Lékoumou : 1 Officier Général

1. Franck-Xavier Ndongo MOUKANA.

Région de la Cuvette-Ouest : Néant.

Il sied de signaler que Frédéric Mbaho aussi se réclamait du grade de général d’Armée suite à sa nomination, semble-t-il, par Pascal Lissouba. Seulement, ce grade lui a déjà coûté un emprisonnement et un procès à Brazzaville. Jusqu’à ce jour, il n’est jamais affiché officiellement sur ce grade.

En somme, le Congo compte 52 officiers généraux dont on ignore à ce jour le salaire mensuel. Y aura-t-il une session spéciale pour la publication de ces salaires comme l’ont été les salaires de certains ministres chiffrés à 15 millions de Fcfa par mois ? La question reste posée (Source Afrik 53).

La Griffe N°162 du 13 au 20 février 2013 (page 3).