Peuple du Congo, nous devons mener un combat unitaire pour l’avènement de la Nouvelle République

Peuple du Congo, nous devons mener un combat unitaire pour l’avènement de la Nouvelle République

Suite au succès des derniers articles du Président du C.D.R.C., de la conférence de presse du 3 février à La Semaine Africaineet de l’interview parue dans La Griffe « Victoire de la Sekela en RCA : Modeste BOUKADIA montre la route vecteur d’avenir et de réussites pour la Nouvelle République », une attaque virale a été portée sur le site officiel du C.D.R.C., www.congo-sangha.com, le rendant invisible. 

« Nous en savons un peu plus cet après-midi. Le site a été attaqué et c’est surtout www.congo-sangha.com. N’ayant pas réussi à détruire le site en entier, ils sont montés et y ont injecté des virus…»

Tout ce qui a été essayé jusqu’à présent est vain. Nous venons de trouver une solution : c’est de restaurer tout, 2 jours avant l’attaque. Ce procédé permettra au serveur d’éjecter et les virus, et les fausses informations que les pirates auraient introduits. Le problème restera que tout ce qui a été mis à jour depuis le 25 mars sera à ressaisir. »

Cette attaque prouve que le C.D.R.C. a fait « mouche » et on veut réduire le Président Modeste Boukadia au silence au plan international – au plan national, le Peuple du Congo est déjà DEBOUT – pour son projet de l’instauration de la Nouvelle République sur les cendres de la République Populaire du Congo dont le dernier bastion est l’Etat du Nord-Congo installé par Denis Sassou Nguesso depuis son coup d’Etat du 5 juin 1997, avec un gouvernement et un Haut Commandement Militaire constitué par 98% des ressortissants de son clan de l’Alima. Oui, le problème du Congo, c’est l’instauration de l’Etat du Nord-Congo. Nous faut-il aussi l’Etat du Sud-Congo pour que nous puissions nous respecter parce que la jurisprudence du Nord-Soudan et du Sud-Soudan va jouer en faveur de cette partition ? Avec tous les drames à venir avec des mariages dont les conjoints sont issus soit du Nord soit du Sud ; il va s’en suivre forcément la séparation dans toutes ces familles composites. Que vont devenir les enfants issus de ces unions ; qui devront-ils choisir et de quel côté aller, vers le parent issu du Nord ou vers le parent issu du Sud ? Si l’on ne prend garde, forcément, cet Etat du Sud-Congo verra bien le jour avec l’entêtement du Président Sassou Nguesso à ne pas mettre en place le Gouvernement d’Union Nationale qui est pourtant la solution la plus simple et la pacifique. Parce que l’on connaît aussi l’engagement du Président Modeste Boukadia, comme il l’a dit lors de sa conférence de presse et dans son interview. Autre interrogation : pourquoi le pouvoir PCT/RMP donc Monsieur Sassou Nguesso transfère-t-il les institutions léonines à Oyo en vue d’en faire la capitale politique si ce n’est pas pour accélérer la partition du Congo en deux Etats distincts, Etat du Nord-Congo et Etat du Sud-Congo ? Du côté du PCT/RMP, la partition du Congo est la solution la plus facile pour faciliter l’élection de Denis Christelle Sassou Nguesso à la présidence du Congo en modifiant les règles car il souhaite que le président de la République soit voté par les députés. Pour des raisons que d’aucuns n’ignorent.

Plus que jamais, les Congolaises et les Congolais de la diaspora disséminés de par le monde doivent se mobiliser à l’instar de nous autres qui sommes au pays pour exiger l’avènement de cette Nouvelle République, celle d’une démocratie véritable avec un Etat de droit, une bonne gouvernance et une justice équitable pour tous. 

Le moment est enfin venu pour taire les différences idéologiques voire partisanes pour nous UNIR et MENER ENSEMBLE UN COMBAT UNITAIRE pour mettre fin au régime inique du PCT/RMP et de son président. Oui, nous devons TOUS NOUS LEVER pour déclencher le Printemps Afrique au Congo. Nous devons nous unir parce que nous le pouvons, comme l’ont été CEUX de la Seleka pour impulser le CHANGEMENT AU CONGO

Nous le pouvons parce que la République du Congo n’est pas la propriété de Denis Sassou Nguesso. Le Congo est notre Bien Commun. Le Congo appartient à toutes les Congolaises et tous les Congolais. 

J’habite à Brazzaville, au Congo. C’est depuis le pays que j’écris ce texte sans peur. Alors Congolaises et Congolais, nous ne devons plus avoir peur comme le Président Modeste Boukadia qui parle à la télévision, dans les journaux qui n’a pas peur parce que le temps nouveau de l’avènement de la Nouvelle République est enfin arrivé grâce à l’engagement de chacun de nous ! Bâtissons ensemble notre Pays, s’il vous plait.

Pauline Michèle LEHO-OUAMBA
E-mail : paulmichleho@gmail.com

Le 3 avril 2013

Victoire de la Seleka au Centrafrique : Modeste BOUKADIA montre la route vecteur d’avenir et de réussites pour la Nouvelle République

Victoire de la Seleka au Centrafrique :Modeste BOUKADIA montre la route vecteur d’avenir et de réussites pour la Nouvelle République*

« Le colonel Marcel Tsourou et ses co-détenus doivent être libérés, lavés de tout soupçon, reconduits dans leurs fonctions et promus. » dit-il.

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (C.D.R.C.), Modeste Boukadia s’est prêté à nos questions pour parler de la vie politique, économique et sociale du Congo. Dans cette interview, il dit tout haut ce qu’il pense pour l’avenir de ce pays. Voici ce qu’il dit.

La Griffe : Monsieur le Président, au cours de votre dernière conférence, vous avez dit « vous vous engagez pour que la presse soit véritablement libre et indépendante ; que les journalistes ne doivent pas être soumis à un quelconque pouvoir » pour éclairer l’opinion. Pourquoi cet engagement ?

Modeste BOUKADIA : La presse et les journalistes constituent le 4ème pouvoir dans un pays où l’Etat existe réellement. En ce sens, le 4ème pouvoir sert de traducteur et d’analyste du discours politique pour évaluer le débat et faire entendre les attentes de la population et de la société. Pour que ce travail soit bénéfique pour le pays, il est essentiel que la presse et les journalistes jouent leur partition sans être inféodés à des partis politiques même si les journalistes ont leur propre opinion politique. Oui, il est fondamental que la presse soit fortement libre et indépendante pour qu’elle fasse correctement son travail d’éclairage de la population sur les visées politiques, économiques, sociales de la classe politique, des entreprises voire de la société civile.

Bien sûr, je suis conscient que notre pays est classé comme une dictature, d’après le dernier rapport des Libertés dans le monde de l’ONG américaine FREEDOM HOUSE publié en Mars 2013. Cela veut dire que la plupart des médias, notamment ceux d’Etat sont soumis à des pressions importantes du pouvoir PCT/RMP qui inhibent la liberté des journalistes. Mais, je suis confiant que lorsqu’il y aura le Gouvernement d’Union Nationale, nous nous engageons pour que la presse et les journalistes fassent leur métier dans les meilleures conditions possibles de liberté et d’information. Le programme de gouvernement que je propose pour tout le Peuple du Congo est la mise en place de l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la justice pour tous.
L’Etat de droit veut dire respect des droits humains et liberté garantie de la presse. Nous allons nous atteler pour que les journalistes soient bien formés et bien outillés pour leur travail d’informer l’opinion et de mener des investigations crédibles dans le respect de la déontologie de leur corporation. Nous allons favoriser le développement de cette profession pour qu’il y ait de vrais patrons de presse qui feront le poids vis-à-vis du pouvoir politique mais il est clair qu’il doit y avoir un respect réciproque sans calomnie des uns des autres.

L.G.: Vous vous êtes aussi exprimé sur la situation globale du pays en précisant « qu’on ne doit pas détricoter le costume de Monsieur Sassou qui lui va si bien ! » au risque, dites-vous, d’avoir deux Etats dans notre pays implosant ainsi la République Une et Indivisible. Cela veut-il dire qu’on ne doit ni changer ni modifier la Constitution du 20 Janvier 2002 ?

M.B.: Je souhaite préciser un point historique capital qui détermine notre position. Le général d’Armées Sassou Nguesso avait justifié le coup d’Etat du 5 juin 1997 auprès de la communauté internationale par la raison suivante : la violation constante de la Constitution du 15 Mars 1992 par le Président élu Pascal Lissouba ; Constitution examinée par le Conseil Supérieur de la République le 20 Décembre 1991 à la suite de la Conférence Nationale Souveraine puis approuvée lors du référendum constitutionnel du 15 Mars 1992 par le Peuple du Congo avec un taux de participation de 96%. Cette raison avait été estimée suffisante par la communauté internationale et le Peuple du Congo ayant pris acte et fait de cause. Mais par la suite, il eut ce que d’aucuns pouvaient qualifier une forfaiture lorsque Monsieur Sassou Nguesso s’est taillé sur mesure la Constitution du 20 Janvier 2002 après une période de transition flexible de cinq ans mettant ainsi la communauté internationale et le Peuple du Congo devant un fait accompli. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire ni de changer ni de modifier ce « costume qui lui sied si bien ». C’est pourquoi, il est important que ceux qui jouent aux apprentis-sorciers sachent que si une des options, changer ou modifier la Constitution du 20 Janvier 2002, devait être envisagée, le Peuple du Congo serait dans sa légitimité souveraine incontestable.
  Le Président français Jacques Chirac disait « Il faut toujours annoncer aux autres ce que l’on va faire. Ils ne vous croient jamais. Quand cela arrive, ils ne peuvent pas dire qu’il y a trahison. » On entend ici et là que « le pays est en danger » parce que les faits sont têtus et que l’histoire se répète toujours. En d’autres termes, des difficultés majeures qui nous feraient tous mal pourraient surgir avec des conséquences inimaginables pour nous tous. Le Congo a déjà beaucoup perdu et il est souhaitable que nous nous attelons à avoir une véritable paix par la création des entreprises pour favoriser l’emploi des jeunes que de recommencer toute expérience douloureuse.
Je ne demande rien d’autres que la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale parce que notre pays est un bien commun qui appartient à nous tous. Monsieur Sassou Nguesso et son clan en ont fait une propriété privée… alors, j’ai pris de la distance qui s’impose pour que les Congolaises et les Congolais ne soient plus ni leurs esclaves ni de leurs amis les Ouest-Africains qui traitent nos compatriotes de « Congolais zoba » c’est-à-dire « idiots de Congolais ! »

L.G.: Avez-vous les moyens de cette politique ?

M.B.: Je suis pour l’Unité Nationale et pour la Réconciliation. Je ne suis pas à l’origine de la mise en place de l’Etat du Nord-Congo. Les Congolais ont été mis devant un fait accompli du fait du Prince… Vous me posez la question de savoir si j’ai les moyens de cette politique. Ce que je propose au Peuple du Congo est une politique humaniste altruiste ; celle de la restauration de l’Etat dans ses fonctions régaliennes, en tant que garant c’est-à-dire régulateur et non gérant, par la mise en place de la bonne gouvernance, le respect de l’intégrité territoriale, le respect des droits de l’Homme et la justice équitable pour tous les citoyens de notre Pays.
Notre politique sera une politique de proximité c’est-à-dire sera très proche des districts où nous allons favoriser la création des entreprises en fonction des projets productifs. Notre politique de proximité va s’accompagner de la construction des routes économiques pour favoriser la circulation des produits et des hommes pour que notre marché intérieur soit effectif. Le district sera l’unité de vie économique qui va générer les emplois pour les jeunes et ensuite favoriser l’accès à tous les services sociaux vitaux à tous les habitants de notre pays, à savoir la santé, la formation professionnelle, l’éducation nationale, le sport, la prise en charge des personnes à mobilité réduite, les transports en commun, etc. Les douanes, les impôts, les prix du pétrole et des carburants retiendront toute notre attention. Notre programme de gouvernement pour la Nouvelle République va s’appuyer sur un certain nombre de grands travaux comme le barrage de Sounda ou barrage du Kouilou, le développement du port de Pointe-Noire et l’extension du réseau ferré sur toute l’étendue du territoire qui vont lancer le marché intérieur.  A côté de ces grands travaux, il y aura des entreprises de relais d’accompagnement pour permettre au marché intérieur de fonctionner correctement.
  Concernant la politique des revenus, elle sera à la hausse. Il faut payer plus pour que les gens consomment plus tout en diminuant les prix des produits de première nécessité. Nous allons revoir l’ensemble des problèmes qui se posent à tous les niveaux en fonction de l’activité professionnelle mais assurément nous allons lancer une concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux pour contracter un revenu minimum brut dont le salaire minimum net acceptable sera payable pour moitié à la quinzaine afin de faciliter la vie de nos concitoyens. Nous estimons le revenu brut mensuel garanti aux environs de 230 000 FCFA. C’est le moins que nous pouvons proposer à négociation avec les partenaires sociaux. Pour ce qui est de l’impôt, de la fiscalité, l’ensemble des prélèvements se fera à la source pour la couverture sociale généralisée ou sécurité sociale afin que la santé soit gratuite pour tout le monde, les allocations familiales à toutes les familles pour une politique sociale viable, la retraite et l’investissement la création des entreprises. Il est important que tous nos concitoyens payent l’impôt sur le revenu pour que chacun jouisse d’une retraite même nos parents qui n’ont jamais travaillé mais qui ont élevé des enfants. Chacun doit se sentir concerné par le développement du pays car chacun verra où va son argent. Quoiqu’il en soit, il va y avoir des négociations avec chaque catégorie socio-professionnelle pour rattraper le retard sur les revenus et les indexer au coût actuel de la vie. Le plus important, nous allons nous atteler pour que ce revenu brut soit inscrit dans la loi et que toute entreprise s’y tienne y compris les taxis et les foula-foula. En terme général, l’impôt sur les sociétés sera modulé en fonction de ce qu’elles font de leur bénéfice s’il y a réinvestissement, la taxation sera moindre que si elle le redistribue. En d’autres termes, nous allons faire appliquer la loi pour que tout employé ait une fiche de paye et donc s’acquitte de l’impôt sur le revenu y compris chez les Ouest-Africains.
  Les transports en commun ont un rôle essentiel dans la vie en société et l’intégration. Nous allons faire de telle sorte que les transports publics prennent le dessus sur les foula-foula et autres. Pour la santé et le bien-être de nos concitoyens, nous allons voir avec les mairies qui sont des districts l’ensemble des problèmes de voiries et assainir tous les marchés qui sont dans la boue et la saleté, causes des fièvres typhoïdes et d’autres maladies, etc. Une attention particulière sera portée sur un sujet qui fait très mal, celui des femmes violées et les enfants issus de ces viols. Dans notre projet de gouvernement, nous y avons inscrit l’indemnisation de toutes les victimes innocentes après le recensement général de la Population et de l’Habitat pour reconstruire tout patrimoine qui a été détruit.
  Pour la Défense Nationale, nous allons également réorganiser les Forces de souveraineté parce qu’elles sont le soubassement de l’Unité Nationale. Nous reverrons l’ensemble des effectifs, les grades en fonction des classes même pour ceux qui sont à la retraite. Nous allons aussi revoir l’effectif de nos fonctionnaires pour les mettre aux normes et en fonction de chaque région. Cela veut dire que chaque région doit fournir dans la mesure du possible le même nombre de soldats et nous allons instaurer des concours équitables. Pour ceux qui sont déjà intégrés dans l’armée, nous allons proposer un programme de mise à niveau et de formatage pour qu’ils acquièrent l’esprit d’un soldat…

L.G.: … Vous parlez de la réorganisation du pays mais la question concernait la possible partition du pays que vous avez évoqué lors de votre conférence de presse.

M.B.: C’est un tout. C’est Denis Sassou Nguesso qui est à l’origine de la partition de fait du pays puisqu’il pratique la politique de la discrimination des Congolais et la violation des droits humains avec son gouvernement et son Haut Commandement Militaire dont 98% des membres sont originaires de son clan qui renforcent l’Etat du Nord-Congo. C’est lui qui refuse de mettre en place un Gouvernement d’Union Nationale. Pendant combien de temps un peuple doit-il supporter les vexations et les frustrations…

L.G.: … Cela est-il suffisant pour que vous aussi vous pratiquiez la même politique que lui ? 

M.B.: Je ne pratique pas la même politique que lui. Je propose « Ensemble, Construisons l’Avenir ». De plus, je ne suis pas à l’origine de l’incompréhension entre le pouvoir PCT/RMP et le Peuple du Congo. Nous tirons les conséquences qui s’imposent. Mais, je dénonce bien sûr cette partition de fait du pays.

L.G.: Cela veut dire que s’il vous demande d’aller chercher votre « fameux coq », vous ne répondriez pas ?

M.B.: J’ai déjà répondu. Il s’agit de mon bon droit. C’est un dû !

L.G.: C’est-à-dire que ce dû peut entraîner la confrontation avec lui…

M.B.: … Qui vous parle de confrontation ! L’Etat du Nord-Congo est une réalité que les Congolaises et les Congolais subissent. Le Peuple du Congo a sanctionné cette division par un taux d’abstention de 94% lors des dernières fausses élections législatives. Nous, nous inscrivons aux côtés du Peuple du Congo, le seul Souverain parce que je suis un démocrate et un républicain…

L.G.: … Donc en tant que démocrate et républicain, en fonction de vos 94%, vous revendiquez le droit à l’existence de l’Etat du Sud-Congo ?

M.B.: J’appelle à la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale depuis 2008 pour sauvegarder l’Unité Nationale et favoriser la Réconciliation des Congolais. Le Peuple du Congo ne veut plus subir les pratiques d’un gouvernement dont certains ministres sont là depuis 1969. Il n’est pas difficile de comprendre cela et de changer quand je sais que Monsieur Sassou Nguesso avait signé des accords avec le Président Pascal Lissouba en 1992 mais en 1993 il a engagé des hostilités. C’est pour dire que d’après lui, ça ne marchait pas. Aujourd’hui, c’est nous, Peuple du Congo, qui réclamons ce qu’il avait fait c’est-à-dire le changement.
  Le général d’Armées des FDP-FDU Denis Sassou Nguesso a signé le 20 octobre 1997 à Paris 7ème dans les locaux de l’Ecole Militaire des accords par l’intermédiaire de ses porte-paroles officiels en France, MM. Mathias Dzon et Rodolphe Adada ; il a dépêché un Monsieur « Bons offices » de Bruxelles à Paris le même 20 octobre 1997. Aujourd’hui, nous sommes en 2013, cela fait 16 ans. Alors pourquoi inversez-vous le problème ? Le problème dans ce pays est Monsieur Sassou Nguesso qui ne respecte pas les engagements pris alors qu’il se précipite pour être médiateur ailleurs pour faire respecter les engagements ou éteindre le feu ailleurs.

L.G.: Si l’on vous suit bien, vous vous estimez en bon droit de mener la même politique que le Président Sassou Nguesso dans sa pratique de l’Etat du Nord-Congo en configurant l’État du Sud-Congo en fonction de ces 94% ?

M.B.: Si vous faites un sondage sur cette question, vous serez surpris de constater que la majorité du Pays le souhaite, le veut et l’exige. Je ne demande rien d’autres que la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale et l’intégrité territoriale sera maintenue. Je sais que nos Forces de souveraineté maintiennent cette intégrité de la République Une et Indivisible et ceux qui la violent en morcelant le pays, c’est bien le pouvoir PCT/RMP c’est-à-dire Monsieur Sassou Nguesso. Je suis conscient que nos Forces Armées ont juré fidélité à la République et de défendre l’Uniforme et le Drapeau de notre Pays.
Je sais aussi de quel côté se trouveront nos vaillants soldats parce que je suis conscient que nos combattants, nos officiers supérieurs et généraux ont en mémoire leur déclaration de soldat « On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut pas lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer. » Or depuis, on a réduit nos soldats à tricher, à se dédire, à se contredire, à mentir, à se renier, à se parjurer.
Je propose de mettre fin à tout cela et d’améliorer leur ordinaire pour que nos Forces Armées Congolaises retrouvent leur Honneur de porter l’Uniforme pour l’Honneur du Drapeau de notre Pays, le Congo qui est une République Une et Indivisible comme cela été déclarée le 28 Novembre 1958 à Pointe-Noire par les Pères-Fondateurs, Fulbert Youlou, Jacques Opangault et Félix Tchicaya.

L.G.: Que pensez-vous du développement du dossier des BMA en France où vous avez vos entrées surtout que vous avez dit lors de la conférence de presse « qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières et que vous garantissez les intérêts du Président Sassou Nguesso, de sa famille, de ses amis et de ses partenaires » ?

M.B.: Cela ne me regarde pas. Il s’agit d’un problème privé qui concerne la justice française et la famille Sassou Nguesso. Je ne commente jamais les décisions de justice. Par ailleurs, je signale que j’avais écrit un article « Un Président ne rend compte qu’à son peuple Souverain ! » ; un article que certainement les intéressés ont en mémoire. Je maintiens ce que j’ai écrit comme je confirme ce que j’ai dit concernant les BMA.
  Tout comme sur la libération du colonel Marcel Tsourou et tous les autres officiers et sous-officiers incarcérés, je réitère ce que j’ai déjà dit sur les chaînes de télé et radio à Pointe-Noire et à Brazzaville. Du point de vue de la chaîne de commandement militaire, Marcel Tsourou ne devait pas répondre parce qu’il est sous le commandement de son chef hiérarchique, à savoir le vice-amiral Jean Dominique Okemba le vrai patron des services de sécurité de l’Etat, qui en toute logique devait le protéger parce qu’on ne livre jamais son second. A moins que le colonel Marcel Tsourou ait désobéi à un ordre spécial émanant de son chef hiérarchique et il serait en prison pour cette raison qu’on ne peut pas rendre publique ; dans ces conditions, c’est dans une prison militaire qu’il devait être aux arrêts de rigueur pour comparaître devant un Tribunal militaire pour désobéissance et non être déféré dans un pénitencier civil pour être jugé par une cour d’instance civile. Quelle autorité aurait cet officier plus tard devant les civils et les délinquants de ce pays ? Pour moi, le seul responsable dans la tragédie du 4 mars reste le court-circuit. Je m’en tiens à cette version officielle à moins qu’on rende publique le vrai motif, s’il existe, de son incarcération. Il est clair qu’il y a eu un disfonctionnement dans la chaîne de commandement. Ce n’est pas au colonel Marcel Tsourou et ses co-détenus de payer. Je redemande qu’ils soient libérés, lavés de tout soupçon, reconduits dans leurs fonctions et promus comme l’a été Jean Dominique Okemba avec le grade de vice-amiral.

L.G.: Alors Monsieur Boukadia, que pensez-vous dans ce cas du meeting de l’opposition du 9 mars dernier au boulevard Alfred Raoul qui réclame les Etats généraux et la proposition du PCT de se retrouver à Dolisie pour un dialogue, vous y serez ?

M.B.: J’avoue que je n’ai pas suivi cet évènement parce qu’il n’apporte rien au débat pour cause le Congo n’a pas besoin qu’on fasse son bilan de santé puisque le mal est connu c’est-à-dire la présence de Monsieur Sassou Nguesso à la tête de l’Etat depuis 32 ans. Même quelqu’un qui n’a jamais fait de politique le constate alors pourquoi distraire les gens avec les Etats généraux ? Si j’avais un langage léger, j’allais dire que ce meeting met en exergue l’obéissance de cette « opposition » à Sassou Nguesso dont les principaux acteurs sont tout aussi responsables de l’état calamiteux du pays. Ce que je trouve curieux, c’est l’attitude de cette « opposition » qui adore se prendre au sérieux ; après le faux dialogue qui avait écarté Mme Gnali au poste de vice-présidente au profit de Joseph Miokono Onzila pour préparer le coup d’Etat institutionnel de juillet 2009 ; après la concertation d’Ewo pour avaliser la nomination des députés du PCT par décret pour constituer une Assemblée monocolore, c’est maintenant au tour du dialogue de Dolisie pour divertir les Congolais. C’est quand même une « opposition » curieuse… Comment voulez-vous que la communauté internationale leur donne un quelconque crédit ?
Vous dites si nous y serons ? Le C.D.R.C. est un parti de gouvernement et non un essuie-pieds…
  S’agissant des fameux « Etats généraux », j’en ai déjà longuement parlé. J’ai l’impression que Mathias Dzon et ses amis ne connaissent pas l’histoire des Etats Généraux dont la source se trouve en France où le peuple français n’a pas encore fini avec les traumatismes provoqués par la guillotine. A moins qu’ils fassent exprès ou qu’ils jouent le jeu de l’autre en faisant l’autruche. Je répète qu’on ne peut pas les appliquer au Congo car l’histoire des Etats Généraux ne trouve pas sa place. D’ailleurs le PCT vient de leur répondre, le 16 mars dernier, par une fin de non-recevoir cinglante. Si l’on veut parler des Etats Généraux, il faut avant tout faire le tour des Etats au Congo. Combien d’États avons-nous outre celui du Nord-Congo ? Le clergé congolais constitue-t-il un État ? La nomenklatura PCT/RMP est-elle la bourgeoisie du Congo ? Où sont les Tiers-Etats au Congo ? Enfin, ce que nous aurions pu même appeler « L’Etat congolais républicain » n’existe même plus puisqu’il a disparu avec l’avènement au pouvoir de Monsieur Sassou Nguesso à la suite du coup d’Etat du 5 juin 1997.
Voilà pourquoi, j’insiste et persiste que le Congo n’a pas besoin ni des « Etats Généraux » ni de « Dialogue » ni de « Concertation » mais bel et bien d’un Gouvernement d’Union Nationale qui va convoquer une Conférence Nationale nouvelle génération. Pourquoi les gens ont-ils une telle cécité pour ne pas le voir pour ne pas le comprendre ? Monsieur Sassou Nguesso a raison de se plaindre « Pourquoi Dzon joue-t-il au scorpion et la grenouille ? J’ai laissé faire avec ses Ngangoulou. Je lui ai tout donné. Maintenant, il me pique au cou ! »

L.G.: Vous avez dit que le Président de la République devrait, aux termes des conclusions de la Cour Constitutionnelle qui reconnaissent « l’inorganisation, le manque de transparence des élections » dissoudre l’Assemblée nationale. Êtes-vous certain que le Président Sassou Nguesso va le faire ? Enfin pour terminer, quelle est votre vision finalement pour l’avenir, un Etat ou deux Etats ?

M.B.: Je n’ai pas la même lecture que lui sur les institutions. Je me penche du côté où l’Etat doit être garant et non gérant. L’Etat repose sur des institutions fortes qui garantissent la stabilité du pays. La Cour Constitutionnelle est une des institutions qui ne doivent jamais être soumises à un quelconque pouvoir si l’on souhaite que l’Etat soit respecté et que le pays soit stable pour attirer les investissements. Les avis de cette institution qui se veut vénérable ne doivent pas être remises en question par qui que ce soit y compris le Président de la République même si, ici au Congo, son Président a été nommé par décret présidentiel.
Vous comprenez que le fait de ne pas respecter les avis de la Cour Constitutionnelle, de refuser de mettre en place un Gouvernement d’Union Nationale et de conserver un gouvernement prévu pour 100 jours à partir d’août 2009 et un Haut Commandement Militaire à haute teneur clanique font parties des vexations et des frustrations qui nous obligent à dire que le bouchon a été poussé trop loin et il est mieux pour éviter des déchirures atroces que nous nous asseyons pour trouver des solutions idoines.
Depuis longtemps, nous avons insisté que le Congo est notre Pays à nous tous. Nous devons le gérer d’un commun accord pour que cet héritage ne se disloque pas. Pour ce faire, la seule solution est la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale, garant de l’unité nationale pour que chacun d’entre nous se sente rassuré. Ce gouvernement que j’appelle de mes vœux depuis 2008 ne doit gérer que les affaires courantes, notamment le recensement général de la Population et de l’Habitat.  Pour les futures élections, le Gouvernement d’Union Nationale doit revoir la loi électorale afin que le nouveau Président de la République soit le Garant de l’Unité du Pays et le gouvernement, un Gouvernement de la République.
Pour la Nouvelle République, nous allons concentrer nos efforts sur l’investissement pour la création des entreprises dans chaque district en fonction des projets productifs pour l’emploi des jeunes. Nous devons sortir de l’économie de rente pour fructifier notre patrimoine national en léguant aux générations futures le produit de nos investissements. Nous privilégierons les négociations avec les partenaires sociaux. Le revenu brut mensuel indiqué est la base de négociation. Quoiqu’il en soit, il nous faut réinitialiser l’ensemble de notre système socio-économique pour que chaque Congolaise et Congolais s’y retrouve.
L’unité du pays constitue notre atout, c’est notre force majeure. Notre population est notre première richesse car nous sommes riches de près de 3,5 millions de Congolaises et de Congolais. Notre jeunesse est l’expression même de cette richesse dès lors qu’on met en place des formations professionnelles adaptées pour qu’elle exprime toutes ses potentialités. Il nous faut aussi associer nos cadres bien formés qui sont disséminés à l’extérieur qu’on appelle diasporas. C’est ensemble que nous devons construire l’Avenir ; cet avenir qui concerne la vie en commun dans l’unité du Pays et la reconnaissance des compétences des uns et des autres. C’est la seule façon d’échapper à l’évènement des deux Etats, celui du Nord-Congo déjà existant qui disloque notre pays et celui du Sud-Congo dont les limites sont certainement à configurer mais non là où le susurre le général Benoît Moundélé-Ngollo !

Propos recueillis par Murielle Ossié

La Griffe dans son Édition N°166 du 21 au 28 mars 2013 (PP. 3, 8 et 12).

Congo Brazzaville : Modeste BOUKADIA fustige l’opposition qui réclame la tenue des états généraux de la nation – 3/02/2013

Modeste BOUKADIA  fustige l’opposition qui réclame la tenue des états généraux de la nation et souhaite la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, M. Modeste BOUKADIA a tenu une conférence de presse le dimanche 3 février dernier à Brazzaville, conférence au cours de laquelle il a critiqué vivement le collectif des partis de l’opposition congolaise qui réclame la tenue des états généraux de la nation avant toute échéance électorale qui pointe à l’horizon.


Les états généraux, dit-il, en citant en exemple Lafayette et autres en France qui décidèrent de les convoquer croyant chercher en commun la solution aux problèmes de leur pays, suscitent l’espoir avant que ceux-ci ne se transforment en inquiétude.

Ce fut le cas en France, dit-il, où survint la chasse aux sorcières avant que ne soit dressée la « guillotine » qui fit tomber des « têtes » comme des ardoises.

Ainsi à la place des états généraux, M. BOUKADIA préfère le « dialogue national sans exclusive » qui serait comme un «mbongui» de chez-nous où les invectives, les insultes et les règlements de comptes n’ont pas de place.

Pourquoi alors dissoudre l’Assemblée nationale ?

En réponse au vœu de la Cour constitutionnelle qui a déclaré que les élections législatives de 2012 ont été un échec cuisant parce que ayant eu un taux d’abstention très élevé, M. BOUKADIA pense que le Président de la République doit savoir interpréter ce message qui voudrait simplement dire de dissoudre l’Assemblée nationale qui n’est pas représentative de la population. La dissolution de l’Assemblée nationale équivaudrait à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale où toutes les filles et tous les fils du Congo s’y reconnaîtraient, sans distinction d’ethnie ni de département d’origine.

Le DP, in Emmanuel N°111 du 03 février 2013

Congo Brazzaville : Modeste Boukadia appelle à un « gouvernement d’union nationale »- 5/02/2013

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Modeste Boukadia appelle à un « gouvernement d’union nationale »,comme « solution à la crise actuelle »

Le président du C.d.r.c. (Cercle des démocrates et républicains du Congo), parti situé à l’opposition, Modeste Boukadia, a donné une conférence de presse, dimanche 3 février 2013, dans la salle Abbé Louis Badila, au siège de La Semaine Africaine, à Brazzaville, sur le thème : « Quelles perspectives pour 2013 ? ». Au cours de cette conférence, il a parlé de son parti et abordé la situation politique nationale. Parlant du dialogue, il a estimé qu’il faut organiser « une conférence nationale », qui aboutira à la formation du gouvernement d’union nationale qui, selon lui, est « la solution à la crise actuelle ». Mais, il s’oppose à toute violence qui conduirait le pays à la ruine et à la destruction. Et également, à la modification de la constitution.

La conférence de presse du président du C.d.r.c. tenait aussi lieu de rentrée politique et de vœux à la presse. « Il est vrai qu’il était prévu la cérémonie de présentation des vœux à la presse, le 15 janvier dernier. Mais, cela n’a pas été possible, nous nous serions retrouvés, en principe, à la mairie centrale, précisément à l’hôtel de ville de Brazzaville, qui est le lieu même des vrais citoyens. Mais aujourd’hui, notre joie est encore beaucoup plus grande, parce que nous nous retrouvons dans une salle de presse, c’est-à-dire, le lieu des personnes engagées à éclairer l’opinion. Et vous comprenez que, pour moi, c’est un vrai bonheur, d’autant que je me suis toujours engagé, battu, pour que les journalistes soient véritablement libres, non verrouillés. C’est pour ça que le choix de cette salle m’honore beaucoup. Et vous savez aussi, je suis très heureux d’être ici, parce que, un des grands directeurs de rédaction de La Semaine Africaine, l’abbé Louis Badila, avait été torturé pour son combat de défendre les valeurs de la République. Donc, c’est pour moi une grande joie d’être ici », a-t-il dit d’entrée de jeu.

Le président du C.d.r.c. estime que les journalistes ont un rôle important à jouer dans le développement du pays. « Un pays se meurt quand les journalistes ne font plus leur travail, quand les journalistes sont soumis à un quelconque pouvoir, les peuples ne peuvent plus s’exprimer », a-t-il déclaré. Modeste Boukadia n’a pas voulu faire de quelconque bilan. Il a voulu, plutôt, regarder l’avenir. Les jeunes qui constituent 56% de la population sont une richesse pour le pays. « Il faut que ces jeunes aient une bonne formation professionnelle. Pour qu’ils soient, comme à l’époque, reconnus comme de vrais travailleurs ». « Malheureusement aujourd’hui, on met l’argent devant tout », a-t-il regretté.

Pour lui, au regard des ressources du pays et de sa population, « nous avons la possibilité de faire travailler tout le monde, parce que nous ne sommes pas nombreux ». Selon lui, le président Denis Sassou Nguesso « a fait ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays ». « Mais force est de constater que ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays, ne l’est pas pour les Congolais. Alors, lorsqu’on tire ces conséquences, là, il y a un choix qui s’impose. Le choix, c’est de savoir comment faire pour que tous les citoyens de ce pays se disent, finalement : c’est notre pays. La seule façon, c’est que nous mettions tout pour qu’il n’y ait plus de division, pour que certains ne se sentent pas lésés, pour que notre unité soit véritablement nationale. Voilà la voie », a-t-il indiqué.

Modeste Boukadia pense que la voie pour y parvenir n’est pas dans la violence. « Tout le monde a acclamé les « printemps arabes », mais où en sommes-nous, aujourd’hui ? En Egypte, les gens sont encore dans la rue, pour demander le départ du président qui vient d’être élu ; où en sont les Tunisiens, les Libyens, les Yéménites, les Syriens ? Vous comprenez que je ne peux pas aborder cette vois-là, parce qu’elle est sans issue », a-t-il dit. Pour lui, la voie demeure le dialogue. « Car, pour moi, la vraie voie, c’est de tendre la main. Même si en face, on ne la prend pas, je la tends toujours », a-t-il fait savoir.

Le président du C.d.r.c. estime que, ce que le président Denis Sassou Nguesso a fait pour la Centrafrique, il peut aussi le faire pour son pays. « Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a été désigné médiateur, il est allé régler ce problème à Libreville, en disant à Bozizé : « Mettons en place un gouvernement d’union nationale. Mais Bozizé qui était réticent, au départ, a fini par accepter. « Alors, je crois que, lorsqu’on règle une situation similaire qui se passe à l’extérieur, on doit se retrouver aussi dans son propre pays, en famille », a-t-il estimé.

Modeste Boukadia a aussi donné son pointe de vue concernant le débat sur la constitution. « Il n’est pas nécessaire de changer la constitution, parce qu’elle a été conçue expressément pour Monsieur le président Denis Sassou Nguesso ; parce qu’il avait des conseillers qui lui avaient dit qu’il pouvait être là, jusqu’en 2016 ; mais on ne change pas en cours. Le costume de Monsieur le président lui va bien. On ne peut pas détricoter ce costume-là. Si on le détricote, je vous assure, je vous donne ma parole, il y aura deux Congo », a-t-il déclaré. Voilà les grands points des perspectives de Modeste Boukadia pour 2013.

Pascal-Azad DOKO in La Semaine Africaine N°3263 du mardi 5 février 2013.

Sassou Nguesso confirme la mise en place de l’Etat du Nord Congo – 18/02/2013

La Griffe N°162 du 13 au 20 février 2013 (page 3)

Pendant que Sassou Nguesso nomme des Généraux de son clan, Modeste Boukadia appelle à la nomination d’un gouvernement d’union nationale lors de ses rencontres avec la population pour l’unité du pays pour enrayer le concept infernal «Nord/Sud » qui mine le Congo. « Notre histoire remémore que nous vivions unis et ne faisions pas de différences entre un ressortissant du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest. » Tout en exprimant sa désapprobation sur les nominations des Généraux sur la base clanique, le président du C.D.R.C. explique aux populations, aux responsables des autres partis et à des officiers généraux et supérieurs que si « le PCT modifie la Constitution du 20 Janvier 2002, ce sera la porte ouverte à la création de deux Etats au Congo. Cela fera mal mais nous y arriverons » a-t-il dit lors de sa dernière conférence de presse le 3 février à Brazzaville.

Modeste Boukadia justifie sa position sur le comportement qu’il qualifie d’atteinte à l’intégrité nationale « Je ne comprends pas qu’il empêche François Bozizé qui voulait modifier la Constitution pour se maintenir, ce qui a déclenché la levée de boucliers de la Séléka. Il a pesé de tout son poids pour que le président centrafricain ne modifie pas sa constitution et mette en place un gouvernement d’union nationale pour sauvegarder l’unité et la paix au Centrafrique. Ici, au Congo, où il a signé des engagements le 20 octobre 1997, il pratique la politique de « faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais. » Dans ces conditions, la voie est ouverte à la mise en place de deux Etats au Congo ; un Etat du Nord-Congo déjà en place par la composition du gouvernement actuel et le Haut Commandement Militaire et que les conseils de ministres se tiennent dans sa capitale Oyo, et un Etat du Sud-Congo à configurer » a-t-il savoir.

La conférence de presse du président du C.D.R.C. hante les allées du pouvoir. Le Président Sassou a déclaré à ses proches « Mais où veut-il mettre les frontières… » Cependant, Modeste Boukadia en défenseur de l’unité et de l’intégrité nationale a précisé sa pensée « J’exige la conférence nationale pour que nous remettions l’Etat Congolais dans ses fonctions. Je l’exige pour que les jeunes retrouvent de l’emploi, les fonctionnaires soient à la hauteur de subvenir à leurs besoins afin qu’ils aient une bonne retraite ; pour que les commerçants retrouvent leur place. Je ne suis pas xénophobe, mais je ne voudrais pas que le commerce dans notre pays soit pris d’assaut par des étrangers, comme c’est le cas aujourd’hui ; je ne veux plus que l’argent des ressources naturelles de notre pays soit la chasse gardée d’un groupe d’individus… Voilà le Congo que je dessine pour la vie de toutes ces populations. » En ajoutant que ladite conférence nationale doit être convoquée par le gouvernement d’union nationale ; sans cela, c’est la voie ouverte à des difficultés majeures.

Le Congo est a reconstruire

Modeste Boukadia occupe de plus en plus l’espace avec ses nombreuses descentes dans les quartiers de Brazzaville au cours desquelles il explique sa vision de l’avenir. La question que tout le monde se pose au Pct est de savoir ce que fera le président Denis Sassou Nguesso. 

Cependant, certains de ses plus proches ne sont pas rassurés à l’instar du Premier secrétaire du Pct qui s’est interrogé à haute voix  si le président Modeste Boukadia ne cherche que le gouvernement d’union nationale ou autre chose ?

D’autres, en petit comité expliquent : « On connaît la détermination de ce Modeste Boukadia qui n’a jamais cessé d’exiger la mise en place d’un gouvernement d’union nationale depuis 2008 avec la nomination d’un Premier ministre, chef de gouvernement dont il dessine les contours. Il doit y avoir quelque-chose qui nous échappe mais que le Président et lui en ont la maîtrise jusqu’à risquer le déchirement du pays. Au point où il est assuré de sa popularité auprès de la population et de plusieurs officiers et sous-officiers parce qu’il incarne ce qu’ils attendent, il est aussi conscient que l’image du Président de la République s’est fortement dégradée au niveau de la communauté internationale avec tous ses dossiers qui le plombent et le comportement de ses enfants, il sait aussi que si le Président met l’armée en mouvement, une bonne partie de celle-ci ne suivra pas parce que délaissée, Modeste Boukadia a conscience qu’il a les cartes en mains, surtout que l’opposition est décriée par la population, il peut pousser le bouchon d’aller jusqu’au bout… Le Président a tardé trop longtemps pour le recevoir. Aujourd’hui, en le recevant, il apparaîtra comme celui qui a sauvé l’unité nationale et il n’y a plus d’autre issue que le « grand frère » et « son petit frère » se rencontrent pour désamorcer la crise qui risque d’emporter tout le travail fait. Décidément, les vieux démons mis dans le placard par Marien Ngouabi ont refait surface… Et c’est son successeur qui risque de faire sauter le verrou de cette unité de surface qui n’a jamais pris si l’un et l’autre qui semblent bien se connaître ne font pas un pas l’un vers l’autre. »

Les 52 généraux qui font risquent de basculer le Congo en deux Etats : le Nord-Congo et le Sud-Congo !

Voici les 52 nouveaux et anciens Généraux de l’Armée Congolaise de la discorde entre Sassou Nguesso et Modeste Boukadia qui risquent de basculer le Congo en deux Etats : le Nord-Congo et le Sud-Congo !

Ambroise Mopendza, Grégoire Ebadep Myllah, Nianga Ngatsé Mbouala et Mathias Bangui des Forces armées et de la marine nationale, ainsi qu’Antoine Bouiti, Michel Ombeli, Albert Ngoto, Philippe Obara de la police, ont tous été nommés au grade de général de brigade et général de 1ère classe. Alors que Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet, anciens généraux, ont été promus, respectivement, aux grades de vice-amiral et de général de police de 2ème classe.

Les anciens Généraux et leurs régions

Région de la Cuvette : 25 Officiers Généraux

1. Jacques Joachim YHOMBI-OPANGO,

2. Denis SASSOU NGUESSO, 

3. Jean Dominique OKEMBA, 
4. Norbert DABIRA, 
5. Blaise ADOUA, 
6. Jean Marie Michel MOKOKO, 
7. Hilaire MOKO, 
8. Yvon Jacques NDOLOU, 
9. Charles Richard MONDJO, 
10. Guy Blanchard OKOY, 
11. Philippe LONGONDA, 
12. Jacques MORLENDE,
13. Fulgor ONGOBO 
14. Jean François NDENGUET,
15. Gilbert BOKEMBA, 
16. Emmanuel AVOUKOU, 
17. Victor MOIGNY, 
18. ÉBATA, 
19. Pierre OBA, 
20. BOUAGNABEA MOUNDANZA, 
21. Georges MAYOULOU, 
22. NIOMBÉLA-ELENGA, 
23. Emmanuel ELENGA,
24. François OSSÉLÉ, 
25. Pierre NGOMBÉ. 

Région du Pool : 4 Officiers Généraux

1. Anselme MACKOUMBOU-KOUKA, 

 2. Aaron KAKOU, 

 3. Prosper NKONTA, 

 4. René BOUKAKA.

Région des Plateaux : 4 Officiers Généraux

1. Florent NTSIBA, 

2. Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ-MONGO, 

3. Emmanuel ETA-ONKA, 

 4. Raymond Damase NGOLLO.

Région de la Likouala : 4 Officiers Généraux

1. Gilbert MOKOKI, 

2. Léonard ESSONGO, 
3. NDONGO MOKANA, 
4. François AYAYEN.

Région du Kouilou : 3 Officiers Généraux

1. Louis Sylvain GOMA, 

2. Guy Pierre GARCIA, 

 3. Jean Philippe.

Région de la Bouenza : 1 Officier Général

1. Guy Bleck Clément MAMBOU.

Région du Niari : 1 Officier Général

1. Grégoire MABIKA.

Région de la Sangha : 1 Officier Général

1. Paul MBOT.

Région de la Lékoumou : 1 Officier Général

1. Franck-Xavier Ndongo MOUKANA.

Région de la Cuvette-Ouest : Néant.

Il sied de signaler que Frédéric Mbaho aussi se réclamait du grade de général d’Armée suite à sa nomination, semble-t-il, par Pascal Lissouba. Seulement, ce grade lui a déjà coûté un emprisonnement et un procès à Brazzaville. Jusqu’à ce jour, il n’est jamais affiché officiellement sur ce grade.

En somme, le Congo compte 52 officiers généraux dont on ignore à ce jour le salaire mensuel. Y aura-t-il une session spéciale pour la publication de ces salaires comme l’ont été les salaires de certains ministres chiffrés à 15 millions de Fcfa par mois ? La question reste posée (Source Afrik 53).

La Griffe N°162 du 13 au 20 février 2013 (page 3).

Dialogue ou États généraux de la nation

Dialogue ou États généraux de la nation,  Modeste BOUKADIA dit sa part de vérité et demande la dissolution de l’Assemblée nationale

Murielle Ossié in La Griffe N°162 du 13 au 20 février 2013 

Le Congo héberge des hommes politiques qui ne gardent pas leurs langues dans la poche. En tout cas, Modeste Boukadia (président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo « C.D.R.C. ») en est un. Car lors de sa conférence de presse organisée à Brazzaville (Ndr, le 3 février dernier), l’homme a dit tout haut ce que les uns et les autres pensent tout bas.

Partant de la situation du pays, Modeste Boukadia a dit sans tabou que « le Congo ne marche pas. Le peuple souffre. Le panier de la ménagère laisse à désirer car les prix des denrées alimentaires crèvent les poches des populations. Mais tous ces faits incombent au gouvernement qui n’est pas regardant sur les conditions de vie des populations », a-t-il dit.

 

Ainsi, pour remédier à cette situation que traverse le Congo, Modeste Boukadia a exigé la tenue d’une conférence nationale qui sera comme un tamis ; une conférence nationale exclue de l’esprit de la chasse aux sorcières ; une conférence nationale qui ne sera pas à l’image de celle de 1991 instrumentalisée, brouillée par les cadres « fabriqués » par le Pct parce que pour lui « si tous ceux qui avaient pris part à cette conférence nationale étaient des démocrates, on aurait mis à l’époque Monsieur Sassou en prison ; on aurait pu réquisitionner beaucoup de choses ; on aurait pu exclure Monsieur Sassou de la course présidentielle de 1992. Alors, comme la majorité des gens à cette conférence étaient des « pions » du Pct, ils ont donc bousillé cette grand’messe en créant des différents courants.

Ce que je propose aujourd’hui, c’est une vraie rencontre où les Congolais trouveront des solutions idoines pour la bonne gouvernance et la vraie unité nationale, d’autant plus que nous constatons qu’il y a un Etat du Nord dans ce pays.

Il faut que nous nous asseyions. C’est notre pays à tous. Mais si nous n’arrivions pas à nous entendre, nous risquons de nous retrouver avec un Etat du sud Congo. J’espère que nous n’arriverions pas là parce que, moi, j’ai besoin des forêts du nord. J’en ai besoin parce que mon pays est UN et Indivisible. La Constitution du 20 janvier 2002 est claire sur ce point et toutes les richesses qui se trouvent dans ce pays appartiennent aux Congolais. Je suis Congolais, je dois en jouir…

J’ai entendu dire que le Pct est en train de vouloir organiser un dialogue. Je dis que ce dialogue est une fuite en avant ; il n’arrangera pas les choses. » a-t-il dit.

 

Dans sa vision, le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo entend par la conférence nationale affiner toutes actions pour atteindre les objectifs d’un mieux-être pour tous les citoyens du Congo. Mais ceci ne pourrait être mis en évidence que si tous les acteurs politiques et de la société civile accordaient leurs violons tant pour la gestion de la chose publique que pour l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles.

Modeste Boukadia demande la dissolution de l’Assemblée nationale congolaise

A propos des élections, Modeste Boukadia a demandé au Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale et de mettre en place un gouvernement d’union nationale. Cette demande tire sa genèse sur le rendu du Conseil Constitutionnel, qui, selon le président du C.D.R.C., a « reconnu l’inorganisation, le manque de transparence des élections. »

Sur la base de cette appréciation de la Cour Constitutionnelle, Modeste Boukadia indique qu’il est donc de bon aloi de méconnaître l’honorabilité des députés siégeant à l’Assemblée nationale actuelle.

« Le Peuple du Congo, est conscient que tous les nominés d’Ewo de décembre 2011 ne peuvent se prévaloir en toute constitutionnalité d’être les représentants choisis par lui, car le taux d’abstention chiffré à 94% issu du simulacre des élections législatives de juillet 2012 est criant de vérité. Cela implique au meilleur des cas que seulement 6% du corps électoral adouba cette Représentation. Nous sommes heureux au C.D.R.C. que le Conseil Constitutionnel ait statué anticonstitutionnelles ces élections, ce qui suppose tirer les conséquences » a-t-il dit avant d’ajouter « C’est la raison fondamentale pour laquelle au C.D.R.C. nous préconisons la transition démocratique afin d’éviter le déséquilibre des choses qui commence par nos institutions quand on sait que dans notre pays, avec son Parlement monocolore nommé par décret présidentiel, le gouvernement et le Haut Commandement Militaire ne reflètent pas l’Unité Nationale. Les membres de ces institutions sont issus à 98% de la partie Nord du pays ; ce qui constitue une violation flagrante du principe de la non-discrimination de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen laquelle stipule « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

Le Congo est a reconstruire

Le Congo avant-dernier sur l’indice de prospérité mondiale 

Parlant de la situation du peuple lambda, Modeste Boukadia a indiqué que le pays est à reconstruire. Car, sa situation financière n’est pas brillante. Les fonctionnaires tirent le diable par la queue et atteignent difficilement le bout du mois avec leurs maigres salaires ; les bourses des étudiants à l’étranger sont impayées depuis de nombreux mois. Malgré son étiquette de producteur de bois et de pétrole, le Congo vient d’être classé avant-dernier sur l’indice de prospérité mondiale par The Lagatum Institute.

Poursuivant son constat, le président du Cercle des démocrates et Républicains du Congo a relevé qu’on assiste à une perte de repères culturels voire traditionnels au profit de comportements exogènes pour le moins destructeurs. Et, que dire de l’accentuation d’une discrimination entre Congolais au bénéfice des ressortissants ouest-africains ?

« L’Union fait la Force » dit un adage et ce n’est pas un vain mot. « A travers ce geste significatif, nous bâtirons un véritable État de droit, une véritable démocratie, une bonne gouvernance et une justice juste au service du peuple et non au service des individus qui voudraient s’échapper aux retombées de leur passé catastrophique.

Nous souhaitons déléguer les pouvoirs de façon démocratique, par des élections transparentes avec un découpage électoral fiable et des listes électorales issue d’un recensement des populations organisé selon les règles de l’art.

Pour cela, il faut s’asseoir en conférence nationale afin de remettre notre pays sur le chemin des Etats de droit, avec des mesures concrètes permettant un découpage électoral fiable, un recensement de la population selon les règles de l’art et des élections équitables, transparentes et crédibles afin que les élus soient respectés par tous. »

 

Signalons que le C.D.R.C. est un parti politique existant sur l’étendue du territoire national et qui fait des propositions pour que les intérêts du peuple congolais ne soient pas réquisitionner par quelques-uns.

 

« Notre histoire remémore que nous vivions unis et ne faisions pas de différences entre un ressortissant du Nord, du Sud, de l’est et de l’Ouest. Il n’y avait pas de ressortissants du Pool, de la Cuvette, du Kouilou ou des Plateaux. Quand nous allions d’un point à un autre, personne ne disait que vous êtes Bakongo, Téké, Vili, Mbochi ou Ngangoulou. Ces dénominations n’existaient que dans la cervelle de ceux qui apprenaient les ethnies du Congo pour leur culture générale.

J’exige donc la conférence nationale pour que nous remettions l’Etat Congolais dans ses fonctions. Je l’exige pour que les jeunes retrouvent de l’emploi, les fonctionnaires soient à la hauteur de subvenir à leurs besoins afin qu’ils aient une bonne retraite ; pour que les commerçants retrouvent leur place. Je ne suis pas xénophobe, mais je ne voudrais pas que le commerce dans notre pays soit pris d’assaut par des étrangers, comme c’est le cas aujourd’hui ; je ne veux plus que l’argent des ressources naturelles de notre pays soit la chasse gardée d’un groupe d’individus…


Voilà le Congo que je dessine pour la vie de toutes ces populations. » a dit Modeste Boukadia. 

Modeste Boukadia demande la mise en place d’un gouvernement d’Union National – 5/02/2013

Modeste Boukadia appelle à un « gouvernement d’union nationale », comme « solution à la crise actuelle »

Pascal-Azad DOKO in La Semaine Africaine N°3263 du mardi 5 février 2013.

Le président du C.d.r.c. (Cercle des démocrates et républicains du Congo), parti situé à l’opposition, Modeste Boukadia, a donné une conférence de presse, dimanche 3 février 2013, dans la salle Abbé Louis Badila, au siège de La Semaine Africaine, à Brazzaville, sur le thème : « Quelles perspectives pour 2013 ? ». Au cours de cette conférence, il a parlé de son parti et abordé la situation politique nationale. Parlant du dialogue, il a estimé qu’il faut organiser « une conférence nationale », qui aboutira à la formation du gouvernement d’union nationale qui, selon lui, est « la solution à la crise actuelle ». Mais, il s’oppose à toute violence qui conduirait le pays à la ruine et à la destruction. Et également, à la modification de la constitution.

La conférence de presse du président du C.d.r.c. tenait aussi lieu de rentrée politique et de vœux à la presse. « Il est vrai qu’il était prévu la cérémonie de présentation des vœux à la presse, le 15 janvier dernier. Mais, cela n’a pas été possible, nous nous serions retrouvés, en principe, à la mairie centrale, précisément à l’hôtel de ville de Brazzaville, qui est le lieu même des vrais citoyens. Mais aujourd’hui, notre joie est encore beaucoup plus grande, parce que nous nous retrouvons dans une salle de presse, c’est-à-dire, le lieu des personnes engagées à éclairer l’opinion. Et vous comprenez que, pour moi, c’est un vrai bonheur, d’autant que je me suis toujours engagé, battu, pour que les journalistes soient véritablement libres, non verrouillés. C’est pour ça que le choix de cette salle m’honore beaucoup. Et vous savez aussi, je suis très heureux d’être ici, parce que, un des grands directeurs de rédaction de La Semaine Africaine, l’abbé Louis Badila, avait été torturé pour son combat de défendre les valeurs de la République. Donc, c’est pour moi une grande joie d’être ici », a-t-il dit d’entrée de jeu.

Le président du C.d.r.c. estime que les journalistes ont un rôle important à jouer dans le développement du pays. « Un pays se meurt quand les journalistes ne font plus leur travail, quand les journalistes sont soumis à un quelconque pouvoir, les peuples ne peuvent plus s’exprimer », a-t-il déclaré. Modeste Boukadia n’a pas voulu faire de quelconque bilan. Il a voulu, plutôt, regarder l’avenir. Les jeunes qui constituent 56% de la population sont une richesse pour le pays. « Il faut que ces jeunes aient une bonne formation professionnelle. Pour qu’ils soient, comme à l’époque, reconnus comme de vrais travailleurs ». « Malheureusement aujourd’hui, on met l’argent devant tout », a-t-il regretté.

Pour lui, au regard des ressources du pays et de sa population, « nous avons la possibilité de faire travailler tout le monde, parce que nous ne sommes pas nombreux ». Selon lui, le président Denis Sassou Nguesso « a fait ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays ». « Mais force est de constater que ce qu’il pensait que c’était juste pour le pays, ne l’est pas pour les Congolais. Alors, lorsqu’on tire ces conséquences, là, il y a un choix qui s’impose. Le choix, c’est de savoir comment faire pour que tous les citoyens de ce pays se disent, finalement : c’est notre pays. La seule façon, c’est que nous mettions tout pour qu’il n’y ait plus de division, pour que certains ne se sentent pas lésés, pour que notre unité soit véritablement nationale. Voilà la voie », a-t-il indiqué.

Modeste Boukadia pense que la voie pour y parvenir n’est pas dans la violence. « Tout le monde a acclamé les « printemps arabes », mais où en sommes-nous, aujourd’hui ? En Egypte, les gens sont encore dans la rue, pour demander le départ du président qui vient d’être élu ; où en sont les Tunisiens, les Libyens, les Yéménites, les Syriens ? Vous comprenez que je ne peux pas aborder cette vois-là, parce qu’elle est sans issue », a-t-il dit. Pour lui, la voie demeure le dialogue. « Car, pour moi, la vraie voie, c’est de tendre la main. Même si en face, on ne la prend pas, je la tends toujours », a-t-il fait savoir.

Le président du C.d.r.c. estime que, ce que le président Denis Sassou Nguesso a fait pour la Centrafrique, il peut aussi le faire pour son pays. « Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a été désigné médiateur, il est allé régler ce problème à Libreville, en disant à Bozizé : « Mettons en place un gouvernement d’union nationale. Mais Bozizé qui était réticent, au départ, a fini par accepter. « Alors, je crois que, lorsqu’on règle une situation similaire qui se passe à l’extérieur, on doit se retrouver aussi dans son propre pays, en famille », a-t-il estimé.

Modeste Boukadia a aussi donné son pointe de vue concernant le débat sur la constitution. « Il n’est pas nécessaire de changer la constitution, parce qu’elle a été conçue expressément pour Monsieur le président Denis Sassou Nguesso ; parce qu’il avait des conseillers qui lui avaient dit qu’il pouvait être là, jusqu’en 2016 ; mais on ne change pas en cours. Le costume de Monsieur le président lui va bien. On ne peut pas détricoter ce costume-là. Si on le détricote, je vous assure, je vous donne ma parole, il y aura deux Congo », a-t-il déclaré. Voilà les grands points des perspectives de Modeste Boukadia pour 2013.

L’Unite du Congo est Notre force – Conference de presse 3/02/2013

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President du Cercle des Democrates et Republicains du Congo

Modeste Boukadia

Le Dimanche 03 février dès 11:00, dans les locaux du journal La Semaine Africaine, le Président du C.D.R.C., Modeste Boukadia, s’est entretenu avec la quasi-totalité de la presse de notre pays.

Pendant près d’une heure, il a projeté le Congo vers l’avenir faisant fi du passé qui doit être définitivement derrière nous , a-t-il invité le Peuple du Congo de regarder vers l’avenir. Il a insisté de faire la différence entre « Chemin d’avenir » et « Ensemble Construisons l’avenir ». L’échec du « Chemin d’avenir » n’est plus à discuter.  

 « l’unité du pays constitue la force du Congo »

C’est pourquoi le président du C.D.R.C. a indique que « l’unité du pays constitue la force du Congo ». Il faut donc mettre fin à la politique de la discrimination mise en place pour exclure la grande majorité de la population de la richesse nationale.

Dans son point liminaire, il a indiqué : « Notre population est notre première richesse car nous sommes riches de près de 3,5 millions d’habitants ; notre jeunesse est l’expression même de cette richesse dès lors qu’on met en place des formations professionnelles pour qu’elle exprime toutes les potentialités qu’elle a en elle ; que dire de nos diasporas bien formées et qui sont disséminées à l’extérieur. Oui, nous avons un pays moteur parce que les Congolaises et les Congolais sont des travailleurs dès que le sommet impulse le mouvement. Oui aussi, nous sommes riches de nos forêts, nos cours d’eau, notre océan, le chemin de fer à développer, etc. »

Ensuite, Monsieur Modeste Boukadia a adressé un réquisitoire contre les dangers de la fausse l’intelligence qui efface, qui gomme la réalité dans laquelle se trouve notre Pays tout en stipulant « Le Congo est un grand pays. Nous avons tout pour réussir. Nous devons réunir toutes les forces vives. Nous devons tout faire pour que toutes les diasporas qui sont disséminées à travers le monde reviennent au Pays pour que ces compatriotes reviennent au Pays et participent activement à la construction de notre pays. »

Le Congo Brazzaville doit se tourner vers l’Avenir

Modeste Boukadia a insisté qu’il faut absolument tourner notre regard vers l’avenir :

« Aucun homme politique n’est à l’abri des erreurs. Nous devons faire l’effort d’imaginer que M. Sassou Nguesso croyait bien faire pour le Pays. Il faut le lui reconnaître. Mais, il est aussi clair d’admettre que le Peuple du Congo ne se retrouve pas dans cette vision du « Chemin d’avenir » d’où l’impasse dans laquelle se trouve notre pays. C’est pourquoi, nous ne devons plus nous battre contre les Moulins à vents. Notre Pays, notre Congo na biso, notre Afrique est comme les deux mains. C’est ensemble que nous devons tout faire pour savoir nous prendre pour que nous réunissions les deux mains. CELA NOUS RENDRA FORT. C’est cela notre chance extraordinaire. Car nous avons notre passé et nous avons tout pour que notre avenir soit certain. Il suffit de travailler. Il suffit que chacun de nous travaille. Notre passé nous renseigne que pendant tout le temps, nous avons travaillé sans mettre en avant l’argent. Nous devons travailler pour notre Pays pour être fier et debout. Il est vrai que l’argent a fait glisser tout le monde parce que nous avons oublié l’essentiel. L’argent n’est pas la force. C’est l’essentiel qui est la force. L’essentiel, c’est l’unité, c’est l’union de tous les Congolais autour d’un objectif commun : faire de notre Pays une NATION ET UNE RÉPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE. Quand on aime une femme, elle sait qu’on l’aime. Mais peut-être que la manière de l’aimer ne correspond pas à ses attentes. Tel est notre Pays actuellement. Il nous faut dans cet amour du Congo mettre l’accent sur le travail pour nos enfants, nos petits-enfants car toute femme, toute maman pense d’abord à l’avenir pour ses petits. M. Sassou Nguesso nous a amené là où il a pu et il est difficile de lui demander davantage parce qu’aujourd’hui les repères ont changé. Il ne se retrouve pas dans ces repères modernes qui sont le monde des Jeunes. C’est pourquoi, le plus grand est celui qui sait partir quand il faut. Le général de Gaulle, en demandant le referendum savait que le Peuple français allait voter « NON ». Il l’a fait pour savoir partir avec dignité. Alors, Nous Peuple du Congo, nous devons permettre à celui qui nous a donné ce qu’il a pu de partir dignement pour que nous le respections, pour que le Peuple du Congo le respecte. »

NON aux Etats Généraux, OUI a la Conference Nationale

Entre le dialogue que propose le PCT, les États-généraux dont fait état une certaine opposition, Modeste Boukadia propose une conférence nationale qui est la ligne médiane entre les deux car estime-t-il « La convocation des états-généraux a des conséquences dangereuses. Le C.D.R.C. n’est pas là pour faire le procès de qui que ce soit. Ceux qui proposent ces états-généraux sont eux-mêmes comptables de la situation désastreuse du pays voire responsables de tous les maux qu’on impute à M. Sassou Nguesso. Si les états-généraux et le dialogue sont pour arrimer le Congo vers le cap de l’avenir, je suis prêt aujourd’hui même de m’assoir avec tout le monde. Mais, je ne crains que chacun ait son propre agenda caché. C’est pourquoi je propose une conférence nationale qui ne ressemblera aucunement à celle de 1991 qui avait d’ailleurs été manipulée par le PCT. Pour ce faire, un gouvernement d’union nationale est nécessaire pour organiser ce grand rendez-vous car la situation du pays le commande. D’ailleurs le Conseil Constitutionnel venait de déclarer en « toute indépendance que les élections législatives s’étaient mal déroulées ». Or cela veut dire que M. Sassou Nguesso a l’obligation constitutionnelle de DISSOUDRE L’ASSEMBLE NATIONALE. Le Conseil Constitutionnel lui ayant donné l’argument juridique et politique. Concernant l’intention du PCT de vouloir modifier la constitution de 2002 pour permette à M. Sassou Nguesso de vouloir briguer un autre mandat, le président du C.D.R.C. a indique de manière claire « si le PCT modifie la Constitution voulue pleinement par M. Sassou Nguesso lui-même, alors il est à craindre qu’il peut y avoir des difficultés majeures. Cela risque de faire mal mais nous y arriverons. Autant se projeter vers l’avenir avec un gouvernement d’union nationale pour prévenir toute dérive irréversible. »

Une collation a été offerte aux journalistes et un repas de nouvel an a été donné à la résidence du Président du C.D.C.R. aux militants et sympathisants venus très nombreux.

Brazzaville, le 04 février 2013

L’Afrique Centrale: Otage du soutien a Denis Sassou

L’Afrique centrale : otage du soutien au coup d’Etat du 5 juin 1997 au Congo par le général d’Armées Denis Sassou Nguesso

Au cours de la conférence de presse (Danger imminent d’embrasement en Afrique Subsaharienne – Conférence de presse du 20/10/1997 à Paris) que j’avais donnée à Paris le 20 octobre 1997, je tirais la sonnette d’alarme que ce coup de force était préjudiciable pour la stabilité de l’Afrique centrale d’où le double titre :

1. Danger imminent d’embrasement de l’Afrique Subsaharienne.

2. Congo-Brazzaville : la bombe à retardement. Comment désamorcer la crise ?

Aujourd’hui notre analyse faite en 1997 est plus que d’actualité avec l’avancée des rebelles de la Séléka en Centrafrique. Les pays qui craignent de connaître de telles rebellions se liguent autour de la FOMAC dont « les effectifs de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) devraient atteindre 760 hommes à la fin de la semaine, selon une source au sein de la FOMAC. Cent-vingt soldats gabonais sont arrivés à Bangui. Un contingent de 120 soldats du Congo-Brazzaville était arrivé lundi et 120 Camerounais sont attendus d’ici la fin de la semaine. Ces troupes fraîches s’ajoutent à 400 soldats tchadiens déjà déployés à Damara, ultime verrou sur la route de Bangui, à 75 km au nord de la capitale, en renfort de l’armée centrafricaine. » (Courrier picard du Mercredi 02 Janvier 2013).

Pour mémoire, les pays constituant la FOMAC sont ceux qui avaient aidés le général d’Armées Denis Sassou Nguesso à commettre son « hold-up sur la démocratie » (Marie-France CROS, La Libre Belgique du 18 juillet 1997).

L’Angola absent de la FOMAC

Il est à noter que l’Angola, le bras armé de la sous-région, est absent de la FOMAC et, pour cause, le Président Dos Santos s’est rendu compte de la manipulation dans ce jeu de dupes. Un jeu qui aura coûté la vie à des centaines de milliers de victimes laissées à l’abandon avec pour conséquence « Vers une explosion d’épidémies » (Marie-France CROS, La Libre Belgique du 23 septembre 1997).

Rompre avec la Francafrique

C’est pour cela qu’il est impératif pour l’Afrique de soutenir la politique, de rupture avec la Françafrique et d’y mettre un terme, engagée par le Président François Hollande pour que s’établisse la nouvelle politique française expliquée à l’Assemblée Nationale à Dakar (Sénégal) et devant le Sommet de la Francophonie à Kinshasa (RDC). Nouvelle politique réaffirmée vendredi 30 décembre 2012, lorsque le président Hollande avait souligné que la présence militaire française en Centrafrique n’était pas destinée à « protéger un régime » contre l’avancée de la rébellion, mais les ressortissants et les intérêts français. 

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Conference CDRC Pointe-Noire – 13/12/2012

Interviews des cadres du C.D.R.C. : du Secrétaire général, Constant Nguenoni, du vice-Président, Sylvain Miakamona et de la Présidente de l’AFNAC, Élisabeth Nkouka Loukoula

Après la conférence de presse du Président du C.D.R.C., les journalistes ont tendu leurs micros au Secrétaire général, Constant NGUENONI, au vice-Président, Sylvain MIAKAMONA et à la Présidente de l’AFNAC (Association Femmes Nouvelles pour l’Avenir du Congo), Élisabeth NKOUKA LOUKOULA