Mortelles prisons au Congo Brazzaville
Le Grand Débat Radio Africa N°1 – 15/05/2019
Présenté par Francis Laloupo
« J’ai été jugé devant une cour le 3 mai 2017 et jusqu’à présent le jugement n’a jamais été signé. Or aux termes des conventions si au bout de cinq (5) jours ouvrés si la grosse n’est pas signée, l’individu devient libre. Donc, aujourd’hui, je peux donc me considérer libérer de toutes les contraintes judiciaires du Congo.
L’OCDH, la Croix Rouge Internationale, Amnesty International ont des difficultés à visiter l’intérieur des prisons. Quand j’étais en prison, ces organismes ont du mal à venir me voir. Il y a deux (2) autres prisonniers du CDRC qui pour avoir réclamés la République qui sont encore détenus, il s’agit de M. Sylvain NZINGOULA à la maison d’arrêt de Pointe-Noire et de M. Valentin TSIAKAKA à la maison d’arrêt d’Impfondo qui sont là depuis 2013 à ce jour.
Je souligne que ce gouvernement ne respecte jamais aucun texte qu’il signe puisque les deux noms j’ai déjà cités, les Nations unies, la commission des droits de l’Homme avait pris un Avis pour les faire sortir immédiatement. L’avis date de 2014 (Nations Unies Avis n 2014 44 Republique du Congo – Liberaton des Membres du CDRC.)
J’ai été jugé devant une cour le 3 mai 2017 et jusqu’à présent le jugement n’a jamais été signé. Or aux termes des conventions si au bout de cinq (5) jours ouvrés si la grosse (de jugement, Ndlr) n’est pas signée, l’individu devient libre. Donc, aujourd’hui, je peux donc me considérer libérer de toutes les contraintes judiciaires du Congo.
Je pense que le moment est venu pour tous les Congolais de réintégrer la République et, réintégrer la République c’est d’aller vers une solution qui permet à ce que les Congolais se retrouvent. C’est pour ça que j’appelle de tous mes vœux la Conférence Internationale des Nations unies qui nous permettra enfin de nous asseoir et de remettre l’État et la République au Congo.
Sans cette situation, je ne crains que ce que nous disons aujourd’hui perdure… Et ça sera bientôt les autres qui vont venir, chacun sa république, hier c’était la république d’untel ; aujourd’hui la république de ceci et demain ça sera la république de quoi !
Revenons au point de départ pour remettre la République Une et Indivisible du 28 Novembre 1958 qui nous avait permis une union du pays » (Modeste Boukadia, président du C.D.R.C.)











